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Citrus - Yuri

Chapitre 1

Lesbienne

1 Bizutage



Le Japon, un pays bizarre aux yeux des non-initiés, leader mondial de l’informatique de pointe et des nouvelles technologies, pourtant ancré dans des traditions hors d’âge, le respect de l’autorité, des aînés, la dévotion vouée à l’empereur, l’admiration sans borne portée aux sumotoris autant qu’à la réussite sociale. Chaque Japonais se doit de suivre sa voie ; aux garçons celle des samouraïs, de l’honneur, aux filles celle de l’abnégation, de la soumission. Si Tokyo est la capitale administrative depuis 1858, personne ne doute que Kyoto mérite le titre de capitale culturelle.


Citrus - Yuri est l’adaptation personnelle d’un manga animé, le yuri étant une œuvre essentiellement centrée sur les relations intimes féminines. L’histoire commence donc à Kyoto un début avril, le jour d’une rentrée ordinaire pour tous les étudiants ou presque.

 


♀♀
 


Yuzu Aihara pianota sur son Smartphone, ses copines à Fukuoka devaient apprendre la terrible nouvelle. Non seulement le remariage de sa mère entraînait un déménagement loin de la ville de son enfance, de ses habitudes, mais surtout une remise en question des principes auxquels elle tenait. Personne n’avait jugé utile de la prévenir.

« Une université pour meufs, j’y crois pas ! »

Le Japon en comptait quelques unes, les familles de notables y plaçaient leurs filles de 18 à 21 ans pour apprendre à se tenir en société, aussi loin que possible des tentations habituelles de la jeunesse, le temps de leur trouver un bon parti, de planifier leur avenir.

– Eh, toi ! Les portables doivent rester dans les sacs jusqu’à la fin des cours. Montre-moi ton cahier de correspondance.

Devoir porter un horrible uniforme ne suffisait pas, il y avait aussi des étudiantes qui faisaient le guet à l’entrée de l’établissement. Yuzu décida de jouer l’ignorance, un atout utilisable le jour de la rentrée uniquement, elle prit le carnet dans son sac. Persuadée de l’importance de ses fonctions au bureau des étudiants, la jeune fille découvrit le nom sur l’étiquette avec une certaine stupeur.

– Aihara... tu ne serais pas la demi-sœur de Mei ?

Yuzu acquiesça de la tête, incapable de savoir quelle attitude adopter. Débarquée la veille de Fukuoka pour avoir profité de ses copines le plus longtemps possible, elle ne savait rien de la fille de son beau-père, sinon l’impressionnant CV ; étudiante appliquée en deuxième année, jolie comme un cœur bien que froide comme un glaçon, présidente du bureau des étudiants, ou plutôt des étudiantes, elle accumulait les récompenses.

« La garce aurait pu me prévenir. »

– Qu’est-ce que tu marmonnes ?

– Euh... rien, se défendit Yuzu d’un rire forcé, ça m’arrive de réfléchir tout haut.

Harumi décida exceptionnellement de se montrer charitable, autant savoir si la sœur entrait dans les petits papiers de sa responsable avant de lui infliger une punition ; elle rendit le cahier à l’intéressée.

– C’est bon pour cette fois. Dépêche-toi un peu, tu ne voudrais pas arriver en retard le jour de la rentrée.

Mieux valait faire profil bas le temps de prendre ses marques, la jeune fille rattrapa les nouvelles arrivantes agglutinées devant le bureau des admissions, bien décidée à ne plus se faire remarquer. Mei ne perdait rien pour attendre ; Yuzu tolérait à peine l’idée d’avoir une grande sœur, cette dernière avait intérêt à se comporter comme telle, ou ce serait la guerre dans la famille recomposée.

– Salut. Désolée de ne pas t’avoir attendue ce matin, je devais être au bureau avant les étudiantes, et j’ai pensé que tu avais besoin de récupérer du voyage. C’est bon, tu as tous les papiers ?

La présidente lui lança un sourire désarmant et la jeune fille opina, écœurée de sentir sa colère retomber. 

– Je dois vérifier les salles de classe, à tout à l’heure au réfectoire.

 


♀♀
 

À l’université Owada, nom de jeune fille de l’épouse de l’empereur, l’internat faisait partie intégrante de l’enseignement. Ici, il fallait montrer de la retenue, de l’application, faire preuve de discipline. L’exubérante Yuzu détestait déjà l’endroit avant la fin de la première journée, ou plutôt à la fin des cours et de l’étude obligatoire. Elle prit le bras de sa colocataire afin d’attirer son attention, un réflexe chez toutes les jeunes filles au Japon ou ailleurs.

– Aucune familiarité dans les couloirs, gronda Harumi attentive depuis le dîner avalé en une demi-heure chrono. Allez préparer vos affaires, le dortoir n° 1, dans votre salle de bain à 19 h 30.

Un peu partout, les responsables d’étage distribuaient les consignes aux nouvelles un peu déboussolées. Himeko poussa la porte coulissante puis s’effaça devant sa camarade.

– Quelle abrutie, celle-là, soupira Yuzu au passage, elle se prend pour une gardienne de prison. Oh la vache ! C’est pas un palace.

L’ameublement réduit au strict minimum ne laissait aucune place à l’intimité. Deux lits côte-à-côte, des armoires où suspendre les uniformes et ranger les sous-vêtements, des tables pour réviser ou écrire, difficile de faire plus sobre. Dans un renfoncement, un minuscule coin toilette avec son lavabo évitait aux pensionnaires d’avoir à s’aventurer dehors après l’extinction des lumières. Himeko soupira.

– Ouais, il y a plus de place dans ma garde-robe. Prends le pieu que tu veux, je dors n’importe où.

Elle se retourna pour trouver sa colocataire une oreille collée à la cloison. De l’autre côté, d’autres internes prenaient leurs marques. Chaque dortoir comptait cinq chambres doubles, une salle de télévision et une salle de bain commune.

– Qu’est-ce que tu fais ?

Yuzu haussa des épaules.

– C’est bon, on n’entend rien. Ils ont quand même assuré avec l’insonorisation. Je prends le côté de la fenêtre alors.

Devant une armoire, Himeko suspendait déjà son uniforme, sourire aux lèvres. Quitte à pouvoir donner son avis sur la question, elle n’aurait pas voulu d’une autre camarade de chambre que cette nana délurée, un peu bavarde mais tellement nature.

– Tu ferais bien de te préparer, on a rendez-vous dans cinq minutes.

Le sourire de Yuzu se transforma en grimace, le téléphone portable atterrit sur le lit ; les copines de Fukuoka sur les réseaux sociaux devraient patienter encore un peu.

 


♀♀
 

Dans les internats universitaires au Japon, la toilette se faisait en commun au mépris de toute pudeur. Arrivées en dernier, Yuzu et Himeko accrochèrent leur kimono à une patère près de la porte avant d’entrer dans le grand bassin qui occupait une bonne moitié de la salle, où huit jeunes filles se prélassaient en évoquant les dernières vacances de printemps.

À 18 ans, la pension leur permettait d’échapper aux contraintes familiales exigeantes, c’était l’occasion de se retrouver entre soi, de faire des connaissances. Chacune avait sa petite histoire à raconter, des souvenirs souvent trop romantiques pour être vrais ; une aventure ou une relation douteuse pouvait ruiner la réputation d’une famille en un rien de temps, les demoiselles n’étaient jamais livrées à elles-mêmes.

– J’ai largué mon petit copain à Fukuoka, lança Yuzu histoire d’attirer l’attention. Les relations à distance, très peu pour moi, j’en trouverai un autre à Kyoto. Dommage, il embrassait bien.

La remarque souleva une vague de murmures dont la jeune fille se régala, la vérité n’aurait pas été aussi délectable. Comment avouer à ses nouvelles copines qu’elle était trop timide pour répondre aux avances courtoises, ou simplement aller au cinéma seule avec un garçon ? Au moins, mentir évitait les railleries.

– C’est vrai que tu es la demi-sœur de la présidente du bureau des étudiantes ? Elle est comment chez vous ? Parce que à l’université, elle traîne une sacrée réputation.

En réalité, Yuzu n’avait pas encore eu le temps de se faire une idée claire au sujet de Mei. La balance penchait en faveur de la froideur, d’une extrême rigueur ; d’un autre côté, sa voix douce ce matin l’avait rassurée devant le bureau des admissions.

– Ça, les filles, vous le saurez la semaine prochaine, je suis rentrée trop tard hier soir pour le savoir. Maman dit qu’elle est géniale, mais on n’a pas les mêmes valeurs.

L’ouverture de la porte mit fin au bavardage. Derrière Harumi reconnaissable à son brassard, des étudiantes de troisième année s’alignèrent le long du bassin. Les sourires cannibales n’avaient rien d’engageant ; pourtant, c’était la badine entre les mains de la responsable qui monopolisait les attentions.

– Debout ! Tenez-vous droites.

Les nouvelles pensionnaires obéirent sans discuter. Yuzu, la dernière à réagir, sentit le poids des regards. Une ancienne l’attrapa par le bras.

– Encore une petite maligne, ça va me plaire de te dresser...

– Non, la coupa Harumi décidée à se montrer prudente avec la sœur de la présidente, on ne va pas faire des jalouses le premier soir.

L’étudiante examina les physionomies, de si près que le souffle chaud sur la peau de certaines provoqua la chair de poule ; la promotion s’annonçait prometteuse. Elle jeta un regard interrogateur à la responsable.

– Mettez-vous par chambrée, gronda cette dernière d’une voix étranglée, les unes en face des autres.



♀♀

 

Yuzu et Himeko se dévisagèrent, soudainement conscientes que les rumeurs au sujet du bizutage disaient vrai ; jusqu’à quel point restait la grande question. Aucune n’était pressée de le savoir. Harumi donna de la voix une nouvelle fois.

– Touchez la poitrine de celle qui vous fait face.

La première réaction des novices fut l’hésitation. La tolérance de la société se limitait souvent à la découverte de son intimité par quelques attouchements supposés calmer les poussées hormonales banales à 18 ans. Dans tous les cas, ce devait être un acte solitaire à ne surtout pas partager, encore moins avec une autre fille.

– Allez ! Un peu de courage.

Réfléchir ne servait à rien, Himeko effleura un sein ferme, galbé à souhait, une larme versée par la déesse de la fécondité. L’attouchement se transforma en palpation, puis en caresse. Sonnée par l’audace de sa camarade, Yuzu cueillit une jolie poire qu’elle ne put s’empêcher de trouver appétissante.

La responsable passa en revue les couples improvisés, sensible aux premières bouffées de chaleur dans son ventre. Rien ne valait une petite séance de domination pour sentir monter l’excitation ; elle en connaissait une qui lui brouterait le minou le moment venu, et ce serait l’extase.

– Dis donc, Himeko Tsuda, quelle chance d’avoir une copine de chambrée aussi bien foutue. Vous allez vous éclater pendant les trois ans à venir. Voyons si tu es aussi douée avec ta bouche.

Comprenant ce qu’on lui demandait, la jeune fille embrassa la peau veloutée autour de l’aréole, surprise de ne ressentir aucun dégoût. Yuzu retint difficilement un soupir ; la main de sa camarade lui procurait déjà une délicieuse sensation, la caresse buccale la transporta. Sans y réfléchir, elle empoigna Himeko par les cheveux pour la guider.

La langue sur et autour de son téton, les lèvres qui le pinçaient à intervalles réguliers, la bouche gourmande qui l’aspirait, c’était divin. Jamais son sein n’avait été autant à la fête, au point se sentir un désir puissant l’envahir. Peu importait les regards ou de savoir une nana responsable de son état lamentable.

– C’est bon, ça suffit. Allez vous coucher.

La voix grave à la porte de la salle de bain ne reflétait aucune colère ni indignation. Chacune des bizutées s’empressa d’enfiler son kimono avant de s’éclipser en silence, heureuse d’échapper à l’emprise sournoise. Au passage, Yuzu lança un regard suppliant à sa demi-sœur qui l’ignora.

– Vous aussi, demanda Mei aux étudiantes de troisième année.

 


♀♀
 

Harumi tournait lentement autour de Mei, comme un sergent-chef aurait inspecté une recrue au garde-à-vous. Elle empoigna sans ménagement la poitrine sous la chemise de coton boutonnée jusqu’au cou.

– Tu sais qu’elle a des seins magnifiques, ta sœur ? Ronds, fermes, et sensibles avec ça. L’autre n’a eu aucun mal à faire bander ses tétons. Je vais me régaler à la dresser. Si tu es sage, je te laisserai en profiter, on pourra se la taper à deux.

Davantage que l’avertissement, le léger coup de badine arracha un frisson à Mei, elle suivit sa vice-présidente le regard bas. Cette dernière s’assit sur un lavabo scellé au mur, certaine d’avoir capté l’attention de son esclave sexuelle depuis bientôt un an et demi.

– Applique-toi !

Obéissante, la jeune fille s’agenouilla, la tête entre les cuisses ouvertes, et remonta la jupe plissée. Fidèle à ses habitudes, Harumi ne portait pas de culotte le soir. Elle caressa la fente entièrement épilée sous la toison pubienne.

– Lèche !

L’ordre claqua, Mei investit l’intimité de la langue. Sa maîtresse mouillait déjà, sans doute excitée par le spectacle des nouvelles pensionnaires. Elle commença à la fouiller de plus en plus profondément.

– Aspire ma mouille, avale.

Harumi frissonna. De toutes les nanas dont elle profitait, aucune ne lui donnait autant de plaisir que la présidente, aussi douée avec la langue qu’avec les doigts, soumise à ses moindres caprices. Bientôt, ce serait à la cadette des sœurs Aihara de l’honorer.

– Branle-toi.

Sans réfléchir, surtout sans interrompre son cunni sous peine de sentir la badine, Mei écarta sa culotte pour investir son intimité. Le doigt s’enfonça facilement dans la grotte lubrifiée, vite rejoint par un second.

– Hummm, gémit Harumi au bord de la crise de nerfs.

La jeune fille surfa un moment sur les vagues de plaisir qui se succédaient avant de succomber à un orgasme libérateur, violent et doux à la fois. Le temps de se remettre, elle découvrit le rictus sur la bouche maculée de ses humeurs. Mei jouit en silence, comme sa maîtresse le lui avait enseigné.

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