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Claire et nous

Chapitre 1

Une rencontre, un soir, et le bonheur de choses différentes… L'amour peut aussi se conjuguer à trois !

Avec plusieurs femmes

Michel


J’appuie sur le bouton de l’ascenseur dès que j’entre dans celui-ci. Les portes commencent à se refermer et soudain jaillit, comme de nulle part une merveilleuse fille blonde. Elle est essoufflée et j’entends sa respiration courte qui s’apaise doucement alors qu’elle prend place à mes côtés. Je regarde à la dérobée ce joli brin de femme. Sa jupe blanche lui va à ravir et un petit chandail assorti lui donne un air de collégienne mal assurée.


Petit à petit, alors que nous grimpons vers le septième étage, je sens bien qu’elle a vu que je la reluquais. Pourtant, je le fais d’une manière discrète, mais je suis certain qu’elle le sent. Je vois ces joues qui s’empourprent et je détourne mon regard. Nous sommes au cinquième et la porte s’ouvre de nouveau, elle se pousse un peu pour laisser de la place à une grosse dame. Pour ce faire, elle s’est mise de côté et elle me tourne le dos. J’admire une cambrure qui me fait frissonner.


Elle a des jambes magnifiques et son petit cul danse devant mes yeux. Pour le décrire, je dirais qu’il ressort un peu à la manière des culs des noires, ce qui m’a toujours fait fantasmer. Vus de l’arrière, ses cheveux se montrent comme ils sont. Chevelure mi-longue, légèrement ondulée, elle lui arrive au bas des épaules. Je ne décèle aucune trace de culotte ou de string sous la jupe, enfin aucune marque qui me permette de savoir si elle porte un quelconque sous-vêtement. Du moins pour le bas, parce que je suis sûr qu’elle n’a aucun soutien-gorge et pourtant ces petits seins hauts perchés, ont l’air fiers et fermes.


J’en suis là de mes supputations lorsque le voyant de mon étage s’allume et presque à regret, je dois sortir, pour me rendre dans le bureau de mon client. J’aurais bien fait un petit brin de causette, voire de cour à cette belle femme qui ne doit guère afficher plus d’une trentaine d’années au calendrier de la vie. Bon et bien tant pis, je suis dans le couloir qui mène chez mon client et il me faut oublier. J’entre dans le bureau et la secrétaire me fait rapidement pénétrer chez son boss.

Notre entrevue ne dure guère plus d’une heure et c’est déjà l’heure du déjeuner.


Je prends congé de mon client et je remonte dans l’ascenseur qui, dès que la porte se referme, me rappelle la fille lors de mon arrivée. Dans la rue, je cherche un restaurant pour attendre l’heure de mon prochain rendez-vous qui doit avoir lieu dans le même quartier à quatorze heures trente. En voici un qui me semble bien. Un coup d’œil rapide sur la carte et je suis dans l’établissement.

Je prends mon temps, le bar me tend les bras et j’en profite pour commander un apéritif, je songe de nouveau à cette belle créature de l’ascenseur.


J’en ai presque une érection, rien que de repenser à son joli derrière. Alors que le garçon me sert mon « Ricard », mon attention se porte vers l’entrée du restaurant. Je n’en crois pas mes yeux, dans l’encadrement de la porte, la belle blondinette s’y trouve. Elle jette un regard circulaire sur l’ensemble des gens présents au bar et elle ne peut pas ne pas m’avoir vu. Pourtant, rien dans son attitude ne souligne qu’elle m’a reconnu. Un beau râteau pour moi, j’en suis presque triste.


Je me retourne pour me consoler avec mon verre. Le goût prononcé de l’anis coule dans ma gorge, mais il n’est pas vraiment suffisant pour me faire avaler mon amertume. Pris de remords, je me tourne encore une fois vers l’entrée, la belle n’y est plus. Les conversations autour de moi et un brouhaha incompréhensible me fatiguent quelque peu. Je fais signe au serveur, lui désigne mon verre vide et il a saisi que je le voudrais plein une seconde fois. Je ne marche pas sur une jambe et puis, merde, rater une pareille beauté, c’est affligeant.


Alors, il n’y a qu’un coup à boire pour pallier ce manque. Enfin, je parle de manque, mais ce n’est pas vraiment le cas, je suis parti de chez moi ce matin en laissant dans mon lit ma belle épouse. Je me prénomme Michel et ma compagne Claude. Elle m’offre ce que je veux et nous sommes des libertins convaincus. Du reste, cette nuit a été chaude et notre réveil aussi, mais bon, pourquoi le nier, je me serais bien offert un extra avec cette fille qui avait tous les attributs pour m’appâter.

Claude et moi, c’est une longue histoire d’amour, entremêlée de nos frasques respectives et communes.


Plusieurs nuits pas mois, nous avons quelques partenaires pour partager nos ébats et parfois, mais avec juste un zeste de SM, elle se plie à mes volontés. Elle aime à dire qu’elle est ma « salope » et se laisse aller à m’offrir des moments de pur plaisir où l’offrande de son corps se trouve plus brutale.

Je n’ai jamais, au grand jamais, dépassé certaines limites, et les personnes qui nous accompagnent parfois dans nos séances chaudes se gardent bien d’enfreindre celles-ci. J’en suis là de mes réflexions quand je réalise que de part et d’autre de moi, les rires et les parlottes des consommateurs du bar se sont tus.


Mon verre à la main, je tourne la tête et assise gentiment sur un tabouret haut, la belle blonde est là. Elle ne regarde qu’un minuscule miroir et un bâton de rouge court sur ses lèvres qui me font envie. Je constate que si elle ne bouge pas, sa glace elle, s’est légèrement déplacée vers la gauche. Elle a ainsi un angle de visée qui lui permet de me regarder discrètement. Alors, je me dis que ce serait idiot de ne pas tenter quelque chose. Je me rapproche un peu de cette créature appétissante :


— Vous prendrez bien un verre en ma compagnie ?


Son regard quitte le miroir, se porte sur moi et un sourire se dessine sur les lèvres rouge sang.


— Oh pardon, je ne me suis pas présenté, Michel et enchanté de vous offrir à boire si vous le permettez.


Elle ouvre la bouche et sa voix claire et douce me répond, sans aucune ambiguïté.


— Claire et je suis ravie de prendre un pot avec vous.


Le serveur prend la commande et revient vite avec un cocktail d’un bleu profond, que Dame Claire sirote avec une paille. Maintenant qu’elle est en confiance, elle parle, parle et je sais rapidement une partie importante de sa vie. Elle est âgée de vingt-huit ans, elle travaille pour un fabricant de produits féminins, mais sans s’étendre plus sur le genre de produits. Comme je sens le regard des personnes autour de nous, je l’invite à déjeuner en ma compagnie et sans sourciller, elle accepte volontiers. La table, sans être exceptionnelle, est tout de même correcte et nous parlons de choses et d’autres.


Claire est charmante, rit pour la moindre blague, mais un rire de bon aloi, qui résonne bien aux oreilles. Nous en venons à parler de nous et sans rien cacher, je lui dis que je suis marié et que mon épouse est formidable. J’apprends qu’elle vient juste de rompre avec un petit ami qui n’était jamais présent pour elle et surtout d’une jalousie maladive. Alors, en quelques mots, je lui explique que Claude et moi sommes très amoureux l’un de l’autre depuis des années, mais que nous avons des mœurs plutôt libérales en matière de sexe et que nous pratiquons un libertinage doux et tendre.


Ensuite, j’ai droit à une avalanche de questions, elle semble très intéressée par le sujet. Je m’efforce de répondre le plus clairement possible à cette demande qui me surprend. Et, arrive un moment auquel je ne m’attendais pas du tout.


— C’est bien beau ce que vous me racontez, mais les hommes sont tellement menteurs que j’ai beaucoup de peine à vous croire.


Piqué dans ma fierté de mâle, je sors mon téléphone et je compose le numéro de Claude.


— Allo, ma chérie, tu vas bien ? Je déjeune avec une charmante demoiselle qui aimerait te parler !!


Et je tends l’appareil à Claire qui me regarde, les yeux comme des billes. Je me lève et pendant que les deux femmes se disent je ne sais quoi, je me rends aux toilettes. À mon retour, le téléphone est sagement remis devant mon assiette et la jeune femme arbore un large sourire.


Claude


Michel est parti depuis ce matin et je vaque à des occupations plutôt terre à terre. Changer les draps du lit, un brin de ménage, d’autres choses de femme en quelque sorte. Je voulais faire aussi les vitres de la véranda, mais le soleil ne me le permet pas. Ensuite, je vais en courses, je veux un bon dîner pour ce soir, pour qu’il soit heureux. Depuis que nous sommes ensemble, il a tout fait pour que je sois bien. Un joli chalet, des amis fidèles et puis cette complicité de tous les instants, celle qui nous unit bien plus fort que tout.


Je vais chez notre petit poissonnier et je sais d’avance ce qui va lui faire un immense plaisir. Deux belles douzaines d’huîtres, quelques crevettes, des langoustines, un superbe crabe, des bulots et quelques moules d’Espagne, auxquels s’ajoutent des praires, une poignée de bigorneaux. Le vendeur me donne un gros sac de glace pilée et deux beaux citrons. Me voilà parée pour un festin que mon Michel va sûrement apprécier. Maintenant direction la maison, où là, je jette les fruits de mer crus dans de l’eau bouillante salée et je confectionne le plateau de ces merveilles dont nous raffolons.


Je descends à la cave pour y chercher une bouteille de pinot noir d’Alsace. Un bon mariage avec les fruits de mer, parce que je sais qu’il préfère les déguster avec ce vin rosé frais plutôt qu’avec un blanc. Affaire de goût, mais je trouve moi aussi que c’est une riche idée que de les marier. Alors que je retire la poussière de l’étiquette de la bouteille, j’entends comme un bruit qui me parvient de la cuisine. Je ne percute pas immédiatement, mais soudain, je comprends que c’est le téléphone qui grésille et je me hâte pour rejoindre le rez-de-chaussée.


Je décroche en vitesse et j’ai le plaisir d’entendre ta voix.


— Allo, ma chérie, tu vas bien ? Je déjeune avec une charmante demoiselle qui aimerait te parler !


Puis sans dire autre chose, voici que c’est une voix féminine qui m’arrive au creux de l’oreille. Nous nous présentons l’une à l’autre et déjà j’aime cette femme, que je ne connais pas encore. À sa voix, je la devine jeune. Elle rit, me dit qu’elle déjeune effectivement et me raconte qu’elle ne t’a pas cru quand tu lui as déclaré que nous étions libertins. Elle est un peu gênée, mais je la mets immédiatement à l’aise, déclarant que tu ne mens jamais, et surtout pas sur ce sujet-là.


Je sens bien qu’elle voudrait que j’aille plus avant dans mes explications, mais je ne veux pas brusquer les choses et je lui demande où elle réside. Quand elle me répond que son appartement se trouve à Remiremont, juste à quelques kilomètres de Gérardmer là où se trouve notre chalet, je lui propose de venir dîner ce soir avec nous deux et que nous pourrons ainsi en parler plus tranquillement. Et je lui précise de ne pas t’en parler, ce qui sera pour toi, mon Michel, une bonne surprise.


Elle rit de bon cœur et me donne son accord. Je lui communique notre adresse et je raccroche, heureuse de cette soirée qui s’annonce sous les meilleurs auspices. J’ai aussi, maintenant, une autre bonne raison de prendre soin de mes crustacés et autres délices. Je prépare une mayonnaise maison en chantonnant, puis une sauce à base de vinaigre et échalotes pour mes huitres. Je me dis que je n’en aurai pas assez et qu’il me faut aller en rechercher une autre douzaine à la ville.


Je m’y rends rapidement et puis je prends aussi deux homards, au diable l’avarice, je veux le meilleur pour cette invitée surprise. Quand tout est prêt, il est déjà presque seize heures trente, alors il est temps que je m’occupe de moi. Direction la salle de bain pour me faire belle, pour que tu sois fier de ta petite femme.


Michel


Claire me sourit gentiment, me bredouille quelques mots que je prends pour des excuses. Et nous déjeunons, tranquillement. Elle est devant moi et la vue que j’ai sur sa poitrine me fait presque loucher. Il me faut penser à des choses totalement étrangères à ce repas pour garder une contenance. Je la soupçonne de bouger plus que nécessaire, pour me faire danser ses petits seins pointus sous le nez. Et ça marche, non ça coure même, j’en baverais presque d’imaginer ces tétons sous ma langue. Je me fais violence pour ne pas tendre la main, juste pour en connaitre la douce texture.


Le repas, mais je ne sais pas ce que je mange, se passe dans une sorte de fièvre entretenue subtilement par la demoiselle qui parle de tout, de rien, du beau temps, de sa voiture. Enfin elle parle, elle meuble trop le temps de ce déjeuner. J’ai du mal à mettre mes idées en place, j’ai l’impression de passer aux yeux de la belle pour un « gros lourd ». Le café, puis l’addition. Elle veut absolument payer sa part, je refuse, galant, et je finis par l’emporter. Enfin une victoire, mais quel combat pour arriver à sortir mon petit morceau de plastique du CIC, et déjà je suis à quelques minutes de mon second rendez-vous.


C’est d’une main franche qu’elle me dit un « au revoir » auquel j’aurais préféré une bise. Je vois s’échapper pour la deuxième fois de la journée ce petit cul affriolant et cette fois, c’est sans espoir de la revoir. Comme un imbécile, je n’ai pas même tenté de lui arracher un numéro pour la joindre, une adresse pour la retrouver. Je regarde marri, ces hanches qui se balancent au rythme de ses pas, alors que Claire se dirige vers un cabriolet noir, de chez Peugeot.


Arrivée au niveau de la voiture, elle se retourne, son visage s’éclaire d’un grand sourire et elle me fait un petit signe de la main. Planté comme une borne kilométrique sur le trottoir, je regarde partir l’objet de mes envies dans un crissement de pneu. Quelques centaines de mètres, le hall d’une entreprise, une autre secrétaire souriante, rien à voir avec cette créature bandante avec qui je viens de déjeuner. Je suis dans un bureau poussiéreux, et j’ai bien du mal à émerger de cette vision d’ange qui vient de me filer entre les doigts.


Mais il faut que je me remette dans le bain et vaille que vaille, je m’y colle de toute mon énergie.

J’ai décroché ce contrat, on ne peut pas perdre tout le temps. Malheureux en amour, heureux au boulot, nouveau dicton qui m’obsède. C’est déjà ça et le patron de la boite qui me tape sur l’épaule, m’invite à prendre un pot pour sceller notre toute nouvelle collaboration.


— Allons-y !


Finalement, l’alcool lui ne nous lâche pas, je bois un coup, encore un ! Puis sorti de l’immeuble, je flâne pour rejoindre mon véhicule, mais là, ancrée dans mon esprit, cette Claire qui l’est plus que moi maintenant. Je lève le bras, fais signe au taxi et l’homme se range.


— À la gare s’il vous plait !


Le moelleux des sièges me ferait presque somnoler si ce n’était cette vision d’un petit derrière qui se déhanche dans mon crâne. Ce soir, Claude va avoir chaud aux siennes de fesses. Avec la trique que j’ai depuis que j’ai vu Claire, je ne vais pas me priver de faire l’amour. C’est con, mais pourquoi est-ce que je me surprends à faire des comparaisons avec les fesses de l’une et le cul de l’autre ?

Dommage, mais je crois que « je t’aime Claude ».


Nancy-Epinal, un train régional, environ quarante-cinq minutes de trajet et je retrouve ma berline.

Je me demande si avec ce que j’ai picolé, c’est bien raisonnable de prendre le volant. Puisque c’est comme ça, je vais prendre un café, en face de la gare d’Épinal. Je rentrerai tout à l’heure. Bonne journée pour le travail, moins pour la libido, encore que… !


Claude


La maison est calme, l’eau m’a fait, comme toujours, un bien fou. J’ai été fébrile tout l’après-midi suite à l’appel de cette fille. J’aimerais faire plaisir à mon mari et que la demoiselle reste toute la nuit avec nous deux. Réalisable ou non ? C’est à voir. Nous aimons les fruits de mer et j’espère qu’elle les apprécie aussi. Je chantonne, la joie de vivre tient à peu de choses souvent. Je chante ce que tu aimes, à savoir « je veux t’aimer », de Michel Sardou et je me sens fraîche. J’ai envie d’être femme jusqu’au bout des ongles ce soir, et finalement peut-être pas seulement pour toi.


La voix de cette femme m’a plu et chez moi, les sons sont autant de musiques qui me ravissent, qui déclenchent des images, des rêves érotiques, des désirs quoi ! Je suis presque prête, je fais glisser le tube de rouge sur mes lèvres et le miroir me renvoie une image que j’apprécie. Dix-huit heures, le carillon du portail chante, et par le visiophone, j’aperçois un superbe visage de jeune blonde.


Une pression sur le bouton et le mécanisme d’ouverture se met en marche, libérant l’entrée du chemin long de quelque cent mètres qui mène à notre pavillon. Depuis le perron, je regarde descendre un joli cabriolet noir, les gravillons crissent sous les roues. La demoiselle qui s’extrait du véhicule est une créature superbe. D’une voix douce, elle me lance :


— Claude ? Je suis Claire !


J’ai un sourire et la belle blonde se tourne vers le lac, vers le ponton où notre bateau se balance mollement au gré d’un vent léger.


— Vous avez une bien jolie propriété, il doit faire bon vivre ici !


Je lui souris en signe d’assentiment et je lui fais faire lentement le tour des extérieurs. En cette saison, les arbustes sont encore tous feuillés et ils bruissent doucement sous les caresses de l’air qui coure sur les branches, sur nos peaux aussi. Au loin, sur le bleu de l’eau, passe le bateau qui transporte les derniers touristes sur la surface azurée d’une onde pure. Les haies qui entourent notre petit nid sont suffisamment élevées pour que les regards indiscrets ne puissent rien voir de ce qui se passe ici. Nous revenons vers la terrasse où je dresserai, tout à l’heure, la table et nous prenons place en attente de ton retour.


Claire parle de tout, dit qu’elle aime notre chalet, qu’elle adore nos extérieurs et que ce serait avec un immense plaisir qu’elle ferait un petit tour sur le lac. Je lui réponds que c’est certainement possible et que nous aviserons quand tu seras rentré. La pelouse fraîchement tondue est d’un vert brillant et donne envie de s’y allonger. Nous papotons de concert, elle me parle de son travail, mais je n’arrive pas trop à comprendre ce qu’elle peut bien vendre. Avec un énigmatique sourire, elle se borne à me déclarer qu’elle nous montrera ce soir quelques-uns des produits que sa firme propose.


Nous nous sommes installées sur la balancelle, sous le gros chêne et nos mouvements nous entraînent vers des rêves un peu langoureux. Je suis heureuse qu’elle soit là et comme tu n’arrives pas, elle me demande si elle peut se rafraîchir. Alors, je la conduis dans la maison et plus exactement dans la salle de bains. J’ouvre le placard, lui sort une immense serviette parfumée à la lavande, je la laisse pour qu’elle puisse prendre une douche. Je me retire doucement en tirant la porte derrière moi, mais sans m’en rendre compte celle-ci ne se referme pas totalement.


Le bruit de l’eau qui coule, étant plus fort que la normale, je reviens vers cette porte et là devant moi, par l’entrebâillement, j’ai une vue splendide sur Claire qui n’a pas, elle non plus, tiré le rideau de la douche. Elle se savonne vigoureusement une poitrine affriolante et je ne sais pour quelle obscure raison, je suis tétanisée par cette scène sublime. Ses mains frictionnent les deux globes desquels je n’arrive pas à détacher mon regard.


Michel l’a trouvé belle, elle me semble plus que cela encore. Une statue grecque, une odalisque sortie tout droit d’un conte de fées. Elle se frotte partout et je vois sa peau remplie d’une mousse abondante, et ses mains qui courent sur son ventre, franchissent la limite du nombril et viennent doucement laver le pubis. Celui-ci est couvert de poils blonds qui mouillés ressortent étrangement sur sa peau mate. Ses doigts s’attardent dans la fourche de ses cuisses, là où passe le sillon doux de son sexe que je devine plus que je ne le vois.


Elle ploie quelques instants ses jolies jambes et les lèvres s’ouvrent toutes seules. Le bain moussant ensuite m’interdit de voir quoi que ce soit et je me dis que je suis une gourde d’ainsi jouer à la voyeuse. Je tire la porte sans bruit, et m’éloigne, rouge de honte, mais trempée d’avoir aperçu cette scène hautement érotique.

Michel ! Tu as un excellent goût, surtout en matière de femme !


Michel


Sur le bar, j’ai déposé l’argent du café et ma tasse vide, je prends le chemin de la sortie. La rue est déjà moins animée et je remonte à pied le long du quai des bons enfants, je flâne un peu. Je retrouve ma voiture sur le parking fermé où je l’ai laissé. Je prends la route, direction Gérardmer. Au premier feu rouge, je songe que je dois appeler Claude, juste pour lui dire que, dans trente-cinq à quarante minutes, je serai à la maison. J’aurais bien envie de sortir ce soir, mais je connais ma petite femme, elle a sans aucun doute préparé un petit repas pour nous deux.


Et puis une soirée câline, calme, juste elle et moi, ce n’est pas pour me déplaire. Je m’arrête sur le parking du « Malgré-Moi » quelques centaines de mètres plus loin que la déchetterie d’Épinal et je préviens Claude. Bien sûr qu’elle n’aurait rien dit si je ne l’avais pas fait, mais nous avons pris au fil des années des habitudes. Celle-ci n’est pas mauvaise et je la garde. La première chose qui m’a plu chez Claude en dehors de son corps de rêve, c’est sa voix. Douce, musicale, je l’ai aimé tout de suite.


Là encore aujourd’hui, après toutes ces années passées ensemble, j’adore quand elle me répond au téléphone.


— Allo, mon cœur tu rentres ? Reviens vite et prends soin de toi !


Voilà, ces quelques mots que l’on vient d’échanger me font chaud au cœur et je peux redémarrer tranquillement. J’imagine déjà la soirée, tendre à souhait, je mise sur une valeur sûre. C’est guilleret que je remonte en passant par la tranchée de Docelles, vers « Le Tholy » et enfin la dernière ligne droite qui me mène à Gérardmer. Je vois déjà se profiler dans le loin les sapins géants de nos forêts vosgiennes, elles me rassurent.


Le temps ici semble passer plus lentement, plus sereinement aussi. Cette région m’est chère et la quitter quelques fois pour plusieurs jours est difficile, Claude fait le lien entre moi et notre chez nous. Enfin, j’aperçois le portail qui masque le chemin de graviers menant à notre chalet. Déjà la télécommande est en fonction et lentement, avant même que je sois arrivé devant celui-ci les deux vantaux s’ouvrent.



Claude


Le téléphone sonne, mon cœur bat plus vite. Michel m’annonce son arrivée et il sera là dans trente-cinq à quarante minutes. Aucune inquiétude pour moi. Le repas du soir est totalement prêt et je n’entends plus l’eau couler. Je pense que Claire termine de se refaire une beauté. La porte de la douche s’ouvre alors que je repose mon portable et elle est drapée dans la serviette, nouée juste au-dessus de sa poitrine.


Ses cheveux sont peignés et elle sort pour aller dans le coffre de sa voiture. Elle repasse devant moi, sans aucune gêne, avec un large sourire. Qu’elle est belle ! La salle d’eau l’accueille à nouveau et elle en ressurgit quelques minutes plus tard. Elle arbore une jolie petite jupe rouge et un petit haut qui moule sa poitrine. Elle est ravissante et donne envie. Sur ses lèvres, je perçois la trace rose d’un gloss brillant. Un vrai piège à baiser que ces lèvres-là…


Nous bavardons un peu, je lui dis que tu arrives et c’est ensemble que nous dressons les couverts pour notre dînette. Il arrive que pour poser une fourchette, un couteau, nos mains se frôlent, mais je ne vois là rien que de très normal. La terrasse est déjà à demi plongée dans le soir qui tombe tout doucettement. Les verres pour l’apéritif sont placés sur la table et j’ai sorti le seau à champagne, lequel est rempli de glace pilée. Voici maintenant la bouteille de « cordon rouge « qui s’enfonce dans la fraicheur de l’eau solidifiée.


Mon oreille perçoit les bruits du moteur qui actionne le portail, je sais que tu rentres et je suis heureuse que tout soit en ordre. Le chemin fait grésiller les graviers de l’allée sous les roues de ta voiture. Je suis debout face au garage et je vois ta voiture qui y retrouve sa place. Comme tu ne passes pas par l’extérieur, tu n’as sans doute pas aperçu la « Peugeot » noire qui sommeille dans la cour.


Je t’entends qui vas et viens dans la maison, puis la porte de la douche claque. Claire, depuis ton arrivée n’a plus dit un mot, elle attend, sans stress apparent, que tu viennes te joindre à nous. Je viens voir où tu en es, te demande si je peux servir l’apéritif et je saisis que c’est un oui. Je repars donc vers notre invitée surprise et je décachette la bouteille de champagne, délie le muselet. C’est au moment où tu arrives, serviette nouée sur les hanches que le bouchon saute bruyamment. Tu approches tes lèvres des miennes, puis, alors qu’elles se touchent, tu sursautes soudain, à la vision d’une Claire hilare.



Michel


Voilà, la maison enfin retrouvée, j’en apprécie toute la quiétude de m’y reposer, surtout après cette journée. Claude n’est pas dans la maison, sans doute occupée à terminer de dresser les couverts, ou quelque chose dans le genre. Tant pis, je suis trop las, je vais prendre ma douche. Je lui ferai un bisou tout à l’heure. Zut ! J’ai laissé échapper la porte qui claque et je n’aime pas cela. Décidément c’est une journée sans, enfin une journée comme je ne les aime pas pour le moins.


Claude me parle et je crois avoir compris qu’elle me demandait si elle devait servir l’apéro. C’est fou comme elle pense à tout, je rentre et tout est calme, tout est en parfait ordre de fonctionnement. Quand je lui aurai raconté que j’ai fantasmé sur le cul et les seins de la blonde avec qui elle a conversé au téléphone, elle va éclater de rire. J’en suis certain, cela fait si longtemps que l’on se raconte tout, que l’on partage tout et que nous sommes amoureux… Je ferme l’eau et ne prends pas le temps de me sécher totalement, ma serviette fera le reste, et puis si d’aventure Claude avait une petite envie.


Allez hop ! Me voici mon petit cœur, j’ai envie de t’embrasser. Nos lèvres se touchent, mes bras tirent contre moi cette femme que j’aime plus que tout. Au moment où mes yeux vont se fermer pour ce baiser que je désire ardemment, j’aperçois dans la demi-obscurité du jour mourant une petite tête blonde. Je fais un bond de surprise et une petite voix que je reconnais m’interpelle.


— Bonsoir, Michel, vous avez l’air en forme !


Quelle incroyable surprise, Claire et mon épouse, ensemble, je n’en crois pas mes yeux. Claude me rend un furtif baiser sur le coin de la bouche et me tend une coupe de Champagne. Avec ma serviette autour du ventre et ma presque nudité, je me sens quelque peu idiot devant ces deux femmes. Mais comme ni l’une, ni l’autre ne semble choquées, je fais mine de rien. Le repas débute dans les rires et les sous-entendus des femmes qui affichent une connivence de bon aloi.


Elles ont l’air de se connaitre depuis toujours et je suis stupéfait de constater combien Claude fait amie amie avec une femme pour qui elle me sait avoir de l’attirance. Elle ne peut ignorer que j’ai eu envie de Claire, je ne le lui ai pas caché non plus. Le plateau de fruits de mer est une pure merveille et je ne sais jamais comment Claude s’y prend, mais j’ai l’impression qu’elle sait toujours par avance ce qui va me faire plaisir.


Pendant que nous dînons tous les trois, les filles rient aux éclats, le vin aide sans doute à détendre l’atmosphère. Moi aussi, je me suis détendu et j’en arrive à pratiquement oublier que je suis presque nu. Le dîner s’achève par des rires et des mots très gentils entre mes deux compagnes de soirée. Et, alors que le café est servi, que je déguste presque avec extase un vieux bourbon, je pose la question qui me vient à l’esprit à Claire.


— Alors, tu nous dis enfin ce que tu vends ?


Elle éclate de rire et comme Claude et elle ont fini de desservir la table, elle se dirige vers son véhicule. Je vois que sa démarche est mal assurée, qu’elle ne va plus très droit. Claude et moi échangeons un sourire complice et je suis certain que dans sa tête, trottent les mêmes idées que dans mon crâne. C’est les bras chargés d’une mystérieuse valise que Claire réapparaît devant nous. Sur la table vide, elle ouvre son coffre à trésors et nos regards se figent sur les incroyables objets que celui-ci contient.


Cette fille transporte avec elle un véritable sex-shop. Il y a de tout, des queues en caoutchouc de toutes les tailles, des godes ceintures, des ventouses, des poids, un imbroglio invraisemblable d’articles sexuels.


— Voici… ce que je vends, des articles pour couples et femmes seules, et je peux vous assurer que tout ceci se vend très bien, surtout lors des démonstrations privées que je suis chargée de réaliser pour le compte de ma boite.


Nous aimerions lui poser mille et une questions, mais elle est lancée sur son laïus publicitaire et l’arrêter ne nous parait plus guère possible. Elle vante les mérites de tel ou tel olisbos en jouant avec, elle déballe des crèmes et autres gels, tous sensés apporter un peu de sang neuf aux couples fatigués. Alors que Claude et moi regardons avec des yeux ronds les éléments d’un autre plaisir qu’elle nous met littéralement sous le nez, elle prend un sexe de latex noir, long et épais, le flanque dans la main de Claude.


— Regarde, sens comme il fait vrai dans la main, n’est-ce pas qu’il a l’air vivant ? Tu crois que Michel peut rester dur aussi longtemps que celui-là ?


Elle éclate de rire en voyant la moue presque désabusée que je fais et par jeu, elle accroche de ses doigts le nœud qui retient la serviette. L’effet est instantané, le drap de bain s’écroule à mes pieds et je suis dans le plus simple appareil, sous les regards des deux femmes. Je vois passer dans l’œil de Claude une lueur, un message que je connais bien, je sais qu’elle a envie, de moi ? Ou de la bite qu’elle tient dans la main ?  Quant à Claire, elle ne sourit plus, en constatant que ma queue à moi monte fièrement vers le ciel obscurci par la nuit, mais que celle-ci n’a rien à envier au pénis factice qu’elle a donné à mon épouse. Elle ne sait plus trop quelle attitude adopter.


Claude


Nous dînons tous les trois et nos rires à Claire et moi éclatent dans ce début de nuit. Tu as un peu de mal à entrer dans l’ambiance bonne enfant de cette soirée, gêné sans doute par cette semi-nudité qui était prévue pour mon plaisir uniquement. Le repas te plait, je le sais, je le sens.

Claire et moi buvons plus que de raison ce merveilleux « Pinot noir » et bien sûr, au fur et à mesure que l’heure passe, les esprits sont plus échauffés.


Tu assumes mieux maintenant cet incroyable retournement de situation et je crois que tu attends pour voir où je veux aller. Nos rires, nos éclats de voix montent dans la nuit qui vient et j’aime assez te regarder du coin de l’œil. Nos bavardages vont bon train et le repas aussi se termine en apothéose. Tu poses, au moment du café, une question simple à Claire.


— Alors tu nous dis enfin ce que tu vends ?


Ce qu’elle ramène de sa voiture me sidère et toi aussi, tu ne crois pas à ce que tu vois. Claire déballe d’une sorte d’immense coffre, un tas d’objets hétéroclites. De sa malle, elle sort des sexes en caoutchouc, des godes, avec ou sans ceinture, enfin des tubes de pommades et autres élixirs qui doivent assurer la sérénité dans les couples. Peut-être aussi sont-ils utiles aux femmes seules, enfin c’est ce que semble dire Claire. Nous croisons nos regards et elle continue à décrire, à vanter les mérites de ses engins tout droits sortis d’un sex-shop.


Elle montre plusieurs modèles, de toutes dimensions, puis sans autre forme de procès, j’en ai un qui m’atterrit dans la main, alors qu’elle me fait des remarques du genre :


— Regarde, sens comme il fait vrai dans la main, n’est-ce pas qu’il a l’air vivant ? Tu crois que Michel peut rester dur aussi longtemps que celui-là ?


Alors que je me sens bête avec le truc dans les doigts, les siens, sans faire exprès, tirent sur le nœud de ta serviette qui s’ouvre. Pour le coup, c’est tous les trois que nous avons une attitude étrange, en apercevant ta totale nudité. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens monter le désir en moi, et toi tu commences à bander. Finalement, je vois Claire qui reste les yeux fixés sur ton sexe à toi qui prend des proportions que n’atteindra jamais le morceau de latex qu’elle m’a mis en main.


Elle semble gênée, mais je vois dans tes regards que tu commences à aimer ce petit jeu auquel je t’ai un peu amené. J’ai remis sur la table la bite noire et je me suis approchée de notre invitée. Celle-ci ne dit plus rien, et quand mes bras l’entourent, elle se laisse aller contre ma poitrine. Mes mains sont tout naturellement venues sur sa nuque alors que son visage est à quelques centimètres du mien. Elle tremble un peu, je la serre encore un peu plus fort, comme pour la rassurer. C’est finalement elle qui monte ses lèvres au-devant des miennes.


Le baiser est empreint d’une douceur exquise. Comme sa bouche est douce, fraîche, comme elle embrasse bien. Juste avant de fermer les yeux pour savourer ce moment de tendresse, j’ai vu que tu te plaçais derrière elle. Tes mains sont venues en renfort de mes doigts qui tentent d’ouvrir les boutons de son petit haut. Tu parviens bien mieux que moi à faire céder les pressions qui laissent entrevoir mille promesses bien fermes dans deux nids douillets. Le paradis à portée de mains, le bonheur au bout des doigts, alors que Claire soupire dans la nuit.


C’est au tour de l’agrafe du soutien-gorge, de laisser s’échapper les deux globes blancs de la demoiselle. Notre baiser est long, langoureux et j’ai, comme elle, la respiration qui est plus rapide, saccadée. La jupe de notre invitée s’évade sous tes doigts impatients et la voici nue, comme toi. Je suis la seule à être encore vêtue. Notre baiser se termine, mais c’est un autre qui débute, Claire se laisse aller maintenant contre toi pendant que je quitte toutes les pièces de tissu qui enveloppent mon corps.



Michel


En tirant sur l’éponge qui m’enveloppait, Claire vient involontairement, de passer à l’étape suivante de la soirée. Elle reste plantée là, ne sachant plus sur quel pied danser et toi, mon amour, tu viens de te rapprocher d’elle. Vos lèvres se rapprochent ce qui m’excite au plus haut point. Tu croises mon regard alors que je m’approche de Claire qui, me semble-t-il, a pris l’initiative du baiser. Vos deux souffles se mélangent et je me sens tout raide. Tes mains naviguent sur la nuque de Claire. Il me parait que tu essaies d’ouvrir les pressions de son chemisier. Comme tu n’arrives à rien, je viens donc te prêter main forte.


Voilà la chemise qui laisse apparaître un joli soutien-gorge. Je ne peux m’empêcher de titiller l’attache qui cède rapidement sous l’impatience de mes doigts. Et ces seins jaillissent, bijoux laiteux qui me comblent de ravissement. Je persiste en dégrafant la jupe qui finit sa course avec le reste des vêtements de Claire. C’est à cet instant que vos bouches se désolidarisent, et que je penche la mienne. L’envie de baiser, ce fruit frais m’a trottiné dans le crâne toute la journée. Comme elle embrasse divinement, je me sens fondre dans les bras de cette merveilleuse poupée.


Tendre passion qui nous unit, douces langues qui commencent un ballet des plus érotiques. Elle et moi soudés, alors que toi mon amour, tu en profites pour dénuder ton corps de rêve. Vous êtes toutes différentes, elle blonde et toi si brune. Sous la lumière maintenant plus soutenue des lampes extérieures, je crois rêver, je suis heureux d’avoir pour moi seul, deux si jolies plantes. Les choses s’enchaînent désormais au rythme de vos envies, de votre instinct. Claire me quitte en se détachant de moi, elle se dirige vers ta silhouette nue.


Vous vous embrassez de nouveau et mon sexe lui reste au garde-à-vous. La balancelle vous accueille pour suivre l’évolution troublante de vos ébats balbutiants. Les mains s’envolent, se nouent et se dénouent, dans de grands soupirs de bien-être. Je ne suis plus que le spectateur privilégié de vos errances féminines. Vous êtes tellement belles, Déesses d’un amour si troublant que mes yeux n’en perdent pas une miette. Puis comme par enchantement, vos positions respectives vous amènent au cœur de vos féminités. Les baisers qui sont échangés sont maintenant beaucoup moins chastes et j’imagine vos bouches butinant les Fleurs du mal.


Elle et toi, vous recueillez le miel de cet endroit si cher à nos âmes d’hommes. Je bave un peu d’attendre que vous daigniez penser que je suis encore présent. Mais le spectacle de vos deux corps se donnant du plaisir me fait vibrer. Malgré mon impatience, je reste à regarder, doux supplice que celui de vous savoir chaudes à souhait et juste consommées par l’autre… Mon dieu, comme tu es belle ma femme, dans tes amours saphiques, dans ce lesbianisme primaire qui me trouble et me ravit. Je vois vos langues qui entrent et sortent d’endroits que je voudrais explorer, de replis qui vous font gémir.


Tu es la première, ma Claude bien-aimée, à hurler de plaisir, ruant comme une pouliche sous les attouchements d’une Claire en folie. Ta tête qui part à droite et à gauche donne le « la » à cette jouissance qui monte en toi, alors que la nuit est bien ancrée tout autour de la maison. Les sons sont portés bien plus fortement par cette voûte étoilée et quand c’est au tour de Claire de laisser aller ses envies s’exprimer, c’est la nuit qui semble s’embraser et rapporter en écho les plaintes de bonheur de la jeune demoiselle.


Moi, je regarde cela avec une érection de plus en plus conséquente, avec aussi un besoin grandissant de venir au-devant de vous deux. Claire s’est remise à genoux, alors qu’elle te chevauche depuis un long moment. Je vois vos deux cuisses qui se frottent les unes contre les autres et j’imagine que vos abricots glissent l’un sur l’autre, émoustillants de cette manière, vos clitoris tendus par l’envie. Elle s’est emparée d’une main d’un gode-ceinture et très rapidement, je la vois se harnacher de cet engin qui pointe vers le ciel, alors qu’une longue partie est entrée en elle. Elle se recouche sur toi et je sais que d’un seul coup de reins, elle vient de planter dans ta chatte, la longue tige de latex. Tu halètes littéralement et moi, je suffoque d’envie. Alors que dans la nuit vos gémissements étendent leurs ailes de désirs, je n’y tiens plus.


Claude


Claire continue et nous tombons toutes les deux dans la nacelle de la balancelle. Maintenant, nous sommes comme seules au monde, bien que tu sois toi « voyeur ». Elle m’a ouvert les cuisses et déjà ses doigts fouillent tout mon corps, elle recherche les points qui sont sensibles. Elle a les mains douces et sait exactement où elle doit les faire passer pour que je ne maitrise plus mon corps. Comme la position qu’elle adopte amène presque naturellement sa fleur au niveau de ma bouche, il arrive ce qui doit arriver. Je suis submergée par des émotions contradictoires et finalement, me lâche complètement.


Moi aussi, je glisse mes mains entre les cuisses lisses de la femelle en rut qui se rue sur moi. Ma langue court sur les parties tendres de l’intérieur de la fourche de Claire. Puis, elle entre en contact avec le minou qui n’attend que cela. Les deux lèvres s’entrouvrent sous l’effet de celle-ci et je sens le bassin qui ondule, exactement comme le mien. Mon souffle se fait plus court et dans l’euphorie de nos caresses, alors que de deux doigts, j’écarte exagérément la chatte, je plonge avec la langue dans cet antre chaud et humide. Elle pousse d’étranges gloussements et fait naître en moi, une gerbe de sensations nouvelles.


Les amours au féminin ne sont pas vraiment ce que j’ai pratiqué le plus, mais avec cette femme, j’adore cela et je t’imagine avec la queue dressée, spectateur attentif. Nous nous frottons de partout, l’une contre l’autre, et je jouis dans des soupirs languissants, lesquels font écho aux mêmes cris de la part de ma partenaire. Aucun endroit de mon corps, aucune parcelle de celui de Claire ne restent inexplorés par nos bouches gourmandes, par nos doigts inquisiteurs. Je suis certaine, dans les brefs instants où je pense à toi, que tu dois espérer un signal de nous deux pour te joindre à la partie.


Mais, c’est encore Claire qui prend les initiatives. Elle vient de saisir, sur la table dans tout son fatras, une sorte de gode-ceinture. En quelques secondes, un des bouts disparaît, happé par son ventre en fusion, l’ensemble étant attaché sur ses reins. Sans attendre un mot de moi, elle enfonce l’extrémité tendue, dans ma chatte qui est humide au possible. Quelle sensation que celle d’être enfin remplie, de sentir naviguer en moi un sexe, même si je regrette un peu que ce ne soit pas le tien ! Elle s’y prend bien la diablesse et les mouvements qu’elle donne au membre de latex, me font rouler de droite et de gauche, et je sens aussi qu’elle arrive à se satisfaire aussi.


Le morceau qui est en elle bouge au rythme qu’elle lui imprime en me baisant lentement ou plus fortement, juste en fonction de ses envies du moment. Nous laissons échapper, tous les deux, des cris de bonheur qui montent vers les étoiles de cette nuit bleue. Oh ! Mon amour, comme c’est bon, comme j’ai envie que cela ne s’arrête plus. Sous la lumière artificielle des lampadaires qui inondent maintenant toute la terrasse, j’ai la perception très nette d’un mouvement.


Je sais déjà que tu es venu, que tu t’es approché de nous. Il n’y a eu aucun bruit autre que ceux que nos bouches laissent échapper, mais une sorte de bruissement de l’air ambiant me dit que tu es proche de nous deux. Alors que je suffoque sous les coups de boutoir d’une Claire en folie, j’entrouvre les yeux. C’est aussi ce que fait ma partenaire, pratiquement au même instant. Entre nos deux têtes, se tend un mat de chair, un sexe distendu par une monstrueuse érection. Je t’ai rarement vu bander de la sorte. Qu’elle est belle ta bite mon amour !


Michel


Sans un bruit, je me suis rapproché de vos deux corps en rut. Vos yeux sont clos par ces envies qui vous tenaillent. Claire te chevauche aussi bien que je le ferais moi-même. Un court instant, j’ai senti que tes paupières se relevaient très légèrement. La perception féminine de l’approche du mâle, sans aucun doute. Maintenant, tu sais que mon sexe est entre vos deux visages. Ta langue doucement sort de sa cachette et elle glisse le long de ma hampe raidie par vos gestes si suggestifs.  Puis une seconde caresse vient elle aussi lisser un autre endroit de mon sexe. Vos deux langues se joignent pour me faire une fellation de rêve.


C’est chacune votre tour que vous passez et repassez sur le gland, sur la tige et sur les couilles. Je cherche à retenir mes émotions le plus possible, il y a déjà longtemps que je bande pour vous, mes deux merveilleuses « salopes ». J’aime que vous soyez goulues à ce point, bien que Claire n’ait pas cessé ces allées et venues en toi et que par moment, elle soit la seule à s’occuper de mon vit. Parfois aussi, ta langue dérape et vient s’insinuer dans le sillon serré qui cache l’œillet brun. Cette pointe baveuse me lèche dans une douce feuille de rose et j’apprécie que ma bite, elle aussi, soit sucée par Claire.


C’est fou, c’est dingue, je sens que si vous insistez encore quelques minutes, je ne vais plus pouvoir me retenir. Je suis sans doute sauvé d’une éjaculation féroce par les coups de queue désordonnés de notre invité à ma belle. Elle force si violemment que Claude lâche mon vit turgescent, ce qui stoppe instantanément la montée du sperme. Il s’en est fallu d’un cheveu. Dans un mouvement de recul que j’ai pour ne pas me vider les bourses, je sens les dents de la pompeuse forcenée qui accroche mon gland et j’ai une douleur, vite oubliée par le retour de la langue de mon épouse.


C’est un vrai bonheur que de me faire éponger le dard par ces deux femelles qui sont chaudes comme de la braise. Mes mains vont se balader sur la poitrine opulente de notre invitée et je serre quelque peu ses bouts de seins qui me semblent exagérément sortis. Je l’entends glousser, alors qu’elle termine lascivement ses allers et retours dans le ventre de Claude. Elle se laisse tomber sur le côté et j’accompagne sa chute préméditée. Nous sommes sur le gazon coupé ras et c’est doux, moelleux. C’est au tour de ma compagne de regarder le départ de nos ébats.


Je cherche et trouve les lèvres de cette femme qui me les offre sans résistance. Un baiser étrangement passionné nous unis, sa bouche à un goût de miel et quel délice que de boire à la source de ses jeunes années. Soudés, cramponnés l’un à l’autre nous tournons sur nous même dans l’herbe qui nous accueille. Sa peau est douce, élastique au possible, un enchantement. Elle râle sous mes mains qui pétrissent ses seins, eux qui sont si fermes, durs presque. Les tétons sont surdimensionnés par rapport à la taille des nichons.


Ils doivent bien faire quatre centimètres de longueur et avoir une circonférence égale à un pouce d’adulte. Je sens bien qu’elle est extrêmement sensible, que dès que je les touche, elle entre en transe. Et je ne me prive pas d’y mettre aussi mes lèvres, de croquer dans ces belles pommes d’amour au goût délicat. C’est aussi vrai qu’elle est parfumée d’une agréable façon et que sa peau embaume. Quand je commence à la mordiller, elle me murmure :


— Fais-moi mal, fais-moi mal, beau salaud.


Alors je me déchaîne, je serre ces pointes marron, je tire sur ces bouts et elle beugle dans la nuit vosgienne. Dans mon dos, je sens Claude, qui remise, revient à la charge et elle me tient les couilles entre ses mains et elle les malaxe à m’en faire presque mal.


— Vas-y mon cœur, baise-la, cette salope, elle en crève d’envie, vas-y mets lui ta grosse bite, quelle sache ce qu’est une vraie queue, oh ! Donne-nous du plaisir…


Ces paroles s’incrustent sous mon crâne et elles me font, s’il en est besoin, bander encore davantage. Je ne suis pas habitué à t’entendre me faire de pareilles déclarations, mais finalement je crois que j’aime quand tu te libères ainsi. Et ensuite, tu reprends la hampe de ma queue qui s’impatiente, tu la retrousses doucement et sur le gland, ta langue papillonne un moment. Comme je me suis maintenant retourné pour être enfin en position de prendre Claire, c’est ta main qui me guide vers le sanctuaire de la belle.


Quel bonheur que de pouvoir entrer dans cette grotte mouillée à souhait ! Ma bite s’y glisse comme dans un nid, et elle démarre un travail de limage tranquille, sans à coup. La blonde se met à gueuler comme une bête égorgée et pendant quelques secondes, je suspends mes mouvements, mais de ses deux mains posées sur mes fesses, elle sait me faire comprendre que je dois continuer.

Alors j’y vais de tout mon cœur…


Claude


Michel est enfin près de nous et je fais attention à ce qu’il n’éjacule pas trop vite. Pourquoi ai-je envie de le voir baiser cette blonde, alors que moi aussi j’en meurs d’attendre ? Je vois cette queue qui me donne du plaisir qui sort de la bouche de Claire et je suis presque jalouse de ne pas en profiter seule. Elle est entre elle et moi et sa longueur n’en finit plus de me surprendre. Je la guide dans la bouche de notre invitée et je la lèche sur toute la surface qui n’est pas installée dans sa gorge.


Je mouille comme une salope, je sens bien que je coule de partout, sur mes cuisses. Le filet de cyprine glisse entre mes fesses et tu te retires violemment en arrière. Ton mouvement a été si brutal que j’ai comme dans l’idée que les dents de Claire ont dû te faire presque mal. Attends mon bébé, je vais t’arranger cela en te suçant encore un peu l’anus et les couilles. Et tu viens de l’attraper par les seins, c’est impensable, les tétons qu’elle a, gros comme je n’en ai jamais vu. Dans les gestes qu’elle fait sous la pression de tes doigts qui lui maltraitent les pointes, elle te déséquilibre.


Vous voici dans l’herbe fraîche, surtout avec la nuit tombante. Et vous roulez en riant comme deux fous. Que vous êtes beaux, tous les deux, là encore, j’en suis surprise par une petite montée de jalousie qui se traduit vite par de l’envie. Mon amour, te voilà grimpé sur ta gazelle et elle a les jambes écartées, tu te trouves juste à côté d’elle. J’ai encore quelques secondes pour sucer ce braquemart qui, je le sais bien, va entrer dans cette salope qui l’espère plus que tout désormais.


Mais c’est ma langue qui passe encore un peu sur cette belle bite, juste avant que d’une main ferme, je te la dirige vers le centre que tu convoites. Et, je m’excite autant que toi en te criant :


— Vas-y mon cœur, baise-la, cette salope, elle en crève d’envie, vas-y mets lui ta grosse bite, qu’elle sache ce qu’est une vraie queue, oh ! Donne-nous du plaisir…


Je dis bien « donne-nous du plaisir », j’ai la ferme intention d’en avoir aussi, d’abord en vous regardant baiser, puis en me servant également de cette chose dure et chaude, que le ventre de Claire avale tout entière. Mon dieu, ma main glisse le long de mon sillon, pendant qu’agenouillée, je suis avec intérêts vos ébats. Les cris de Claire montent dans la nuit et heureusement que nous sommes loin du village, sinon les gens appelleraient sûrement les secours…


Tu es vigoureux et tes coups de queue la font pâmer, elle ne rechigne pas non plus pour se donner à fond. Je te vois soupirer d’aise, de plaisir alors que, de ses ongles bien vernis, elle te laboure le dos en signe de bonheur. Je pense que tu vas éclater en elle, fruit bien mur, qui va laisser aller sa semence éclabousser les parois vaginales de la belle blonde. Mais c’est bien mal apprécier la situation, finalement je te sentirais bien mieux si tu étais en moi. C’est en levant la tête vers moi que tu me fais comme un signe. Celui d’avancer vers toi. Je franchis la courte distance entre vous et moi et tu pousses le haut de ton corps sur le côté, de manière à me faire de la place.


Je fléchis sur mes jambes et mon abricot vient à la hauteur de la bouche de la belle baisée. Sur son visage, je peux frotter, me frotter tout à loisir et elle sort sa langue et m’astique doucement le berlingot en gémissant. Ces cris ne sont que du plaisir, difficile à traduire, difficile à retranscrire. Alors libérée, je pars dans une telle jouissance que je laisse ma mouille couler dans la bouche de Claire et la position dans laquelle je suis, lui interdit de refuser ma liqueur. Elle garde jusqu’à la dernière goutte de mon offrande alors que toi, tu la fourres de plus en plus vite.


C’est au moment où tu vas jouir que je te vois te retirer rapidement et te relever un peu, et ta tige se présente à ma bouche. Tu y vides tes couilles dans un cri de bonheur, en jets courts, mais puissants et je bois cette semence avec délectation, attentive à n’en perdre aucune goutte. Je suis heureuse que tu m’offres ce cadeau béni !


Nous avons tous un peu froid maintenant, nous décidons d’aller à l’intérieur. Claire ramasse ses engins de plaisir disséminés sur la table, moi je replace le salon de jardin qui vous avez mis sens dessus dessous, lors de vos roulades érotiques. Puis, notre invitée se rend à la douche, alors que tu craques une allumette, laquelle embrase les bûches que je prépare toujours par avance dans la cheminée.


Michel


Je suis sucé de belle manière et j’ai tellement envie de prendre ce petit cul qui danse dans ma tête depuis ce matin. Elle peut se vanter de m’avoir donné une sacrée trique cette belle pouliche… Mais je vais être récompensé de mon attente, tous mes espoirs vont se concrétiser. Le summum c’est que c’est Claude qui me met la queue en place pour que je puisse enfin la baiser. Incroyable, pendant que je la lime au plus profond, que je suis sur elle, les bras en extension, mon épouse vient frotter son chat sur la bouche de la tigresse blonde.


Elle arrive à me donner encore plus d’envie de la voir ainsi réagir. Je ne l’aurais jamais crue aussi « salope ». À chaque coup de ma queue dans Claire coïncide un frottement de Claude sur la bouche de la baisée. J’ai envie de la bouche de ma femme, mais elle, les yeux clos, est toute à son affaire, elle ne me regarde absolument pas. Quel spectacle, quel bonheur, ces deux corps somptueux à ma seule disposition, je me sens un peu comme un prince arabe dans son harem. Je tente bien sûr de faire durer mon plaisir, le plus longtemps possible, je me concentre au mieux.


Les sensations qui m’assaillent sont diverses et multiples, mais je voudrais ne plus entendre les gémissements de l’une et l’autre de mes amazones, juste pour que je garde encore un peu ma semence bien au fond de mes couilles. Dur d’assumer la tête froide, alors qu’elles m’excitent au plus haut point, que leurs cris de bonheur attisent mes sens sans relâche. Je n’en peux plus, je vais exploser, mais je veux que ce soit Claude qui en profite finalement. Alors, comme je sais que je vais jouir, je me retire brusquement du ventre de Claire, la laissant sans doute sur sa faim, je me redresse sur mes deux jambes fléchies et empoigne ma compagne par le cou.


Sa bouche accueille mon vit juste au moment où le premier jet s’échappe et c’est plusieurs fusées de ma laitance qui s’évanouissent dans la gorge de Claude. Calmé et repu, le froid de la nuit nous gagne tous les trois. Alors Claude propose que j’aille allumer la cheminée et que nous allions nous installer dans le salon. Nous tombons d’accord sur le principe et chacune des deux femmes s’activent, l’une à récupérer son attirail de sex-shop, l’autre à remettre en ordre ce que nous avons dérangé, chaises, table et autres objets extérieurs.


Quant à moi, rapidement je vais mettre en route ce feu que Claude laisse toujours en attente, depuis la fin de l’automne, pour les « petites soirées d’arrière-saison ». Rien que d’entrevoir la flamme de l’allumette, l’impression de chaleur est présente. J’entends l’eau de la douche couler et je me dis que je serais aussi bien sous ce jet avec celle qui s’y trouve. À la salle de bains, elles sont les deux à se frotter les parties noyées sous l’eau qui leur coule partout.


Elles éclatent de rire en me voyant les rejoindre. Le jeu continue sous la douchette qui nous asperge les trois maintenant. C’est bon d’être ainsi chez soi, à partager ces délires d’une soirée tendre, d’une soirée coquine au possible. Les perles d’eau qui nous éclaboussent, roulent sur nos corps comme autant de tendres ors et les filles posent leurs lèvres sur moi comme pour me déguster. La douche est à nouveau le prélude à des instants magiques, pour des mains qui palpent tout, qui touchent ce qui passe à leur portée.


Pour finir, les serviettes viennent parachever les attouchements et nous sommes encore une fois tous les trois en état de fébrilité sexuelle extrême. Et chez moi, ça se voit, personne ne peut en douter, alors que c’est dans les yeux brillants des deux femmes que ce ressent cette envie latente.

Claude et claire s’embrassent, bouquet de brune et de blonde aux chevelures mélangées, et à la toison luxuriante et blonde, pour notre invitée, alors que la petite touffe de mon épouse reste d’un brun visible.


Je regarde à nouveau ce ballet de mains qui papillonnent de l’une à l’autre, de l’une sur l’autre et mon érection est aussi visible qu’un nez au milieu d’une figure. C’est aussi tendrement que les deux femmes se caressent partout, des gémissements m’entourent et il me semble que je perds un peu le sens des réalités. La première a crié grâce, c’est toi ma Claude et tu me réclames un verre. De la cave, je remonte une bouteille de champagne et j’ouvre celle-ci alors que Claire te tient la main.


Elle a posé sa petite frimousse en travers de tes genoux alors que tu es allongée sur le canapé. Le champagne pétille dans vos verres et un peu du breuvage des dieux, coule sur ton ventre, aussitôt lapé par notre invitée qui rit aux éclats en parcourant ta peau d’une langue de chat. La nuit suit son cours et je suis finalement un homme heureux d’avoir ainsi à disposition deux muses ravissantes.


Claude


La douche, c’est toujours magique pour moi. Surtout que maintenant, nous y sommes tous les trois. Elle nous coule en gouttelettes douces, elle dégouline de partout et j’en profite pour glisser mes mains sur les deux corps qui sont si proches de moi. Nous sommes sortis de la salle de bains et nous recommençons des caresses Claire et moi. Elles sont de plus en plus précises et je suis la cible de toutes ses attentions, elle tire de mon être les plus merveilleux des sons. Mes plaintes emplissent le salon, je n’en peux plus d’être sollicitée de la sorte. Mon ventre monte et se creuse, me plongeant dans les affres du stupre le plus cher à mon cœur. Je crie, je geins, je hurle, je roule dans tous les sens.


Michel ne s’est pas immiscé dans notre corps à corps, il s’est juste installé, sa bite tendue, pour nous regarder. Elle est redevenue énorme de bander dans une excitation quasi permanente et elle me fait envie. Comme je voudrais que tu me finisses en douceur, juste en me plongeant cette épée de chair chaude dans le ventre. Puis, j’ai la salive qui vient à manquer, je veux boire, vite un verre, de n’importe quoi, mais de grâce donnez-moi à boire. Alors, tu files vers la cave et bientôt j’entends le « plop » caractéristique d’un bouchon de champagne qui saute.


Quand tu nous tends à toutes les deux un verre pétillant, j’ai la tête de Claire sur les genoux et je lui caresse les seins d’une manière calme. Un peu de vin coule sur ma peau me donnant la chair de poule. Claire, d’une langue habile, lave ce torrent qui s’écoule sur mon ventre, se niche dans le petit cratère du nombril et c’est ainsi que tu viens toi aussi, poser ta joue contre celle de notre invitée. Devant la cheminée où le feu n’en finit plus de mourir, c’est là, rassasiés et ivres de bonheur que nous nous endormons, nos corps l’un contre l’autre, nos visages accolés.


Le bonheur tient à si peu de chose, parfois !

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