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Le club

Chapitre 6

Hétéro

CHAPITRE 1


Madeleine réapparut à l’appartement de Jérôme dans un état lamentable et le jeune voyou comprit immédiatement que ce vieux pervers de juge s’était bien amusé avec cette petite grue. Elle avait les traits tirés et les yeux cernés indiquant qu’elle avait pleuré à chaudes larmes. Pire, il remarqua immédiatement sa démarche arquée tout à fait inhabituelle qui montrait bien que le vieillard était passé par l’issue de secours. Il se retint de sourire en réalisant ce que cette sainte-nitouche avait été prête à accepter alors qu’avant elle était tant réticente aux caresses les plus basiques. Décidément, il avait énormément à apprendre du juge et de ses méthodes de manipulations.

— Assied-toi, fit-il faussement compatissant. C’est fini maintenant.

Elle eut toutes les peines du monde à trouver une position assise qui ne lui faisait pas vivre le martyr mais Jérôme ne put pas trop profiter de ce spectacle, le seul plaisir qu’il pouvait encore tirer de Madeleine. Il se retourna vers le chauffeur du juge qui lui tendit un paquet qui était censé être le paiement pour la « prestation » de Madeleine. Tout cela était bidon bien sûr mais il fallait jouer le jeu jusqu’au bout. Il se demanda soudainement si cette montagne de muscle avait participé à la petite fête. Le géant resta silencieux comme d’habitude et repartit sitôt son paquet remis.

Jérôme reporta alors son attention sur Madeleine qu’il sentait au bord de la crise de nerf. Il devait lui remonter un peu le moral car si elle s’effondrait maintenant et que ses parents s’en rendaient compte, leur plan pouvait tomber à l’eau. Il s’approcha d’elle et la prit dans ses bras. Elle se serra contre lui et se mit à pleurer. Il trouva ce comportement d’une faiblesse ridicule mais savait qu’elle lui servait. Il resta ainsi lové contre elle aussi longtemps qu’il fut nécessaire. Elle sécha enfin ses larmes et il se sépara d’elle.

— Je sais que ce fut terrible, mentit-il, mais tu ne le reverras plus. Je vais acheter la marchandise et nous seront bientôt libres. Je vais devoir m’absenter quelques jours.

Il lut immédiatement la panique dans son regard et il saisit à quel point le juge avait raison.

« Fais-toi désirer, lui avait-il expliqué. Rends-toi rare et tu verras que tu deviendras indispensable ». Il appliquait ses préceptes et il devait reconnaître que sa rencontre avec ce vieillard pervers avait vraiment changé sa vie. De simple petit loubard sans avenir, il était devenu quelqu’un dans le quartier grâce à ses conseils et à l’argent qu’il lui avait déjà donné juste parce qu’il avait eu la chance de séduire une fille dont personne ne voulait tant elle était rasoir. Même une des reines du quartier comme Félicia qui naguère ne faisait même pas attention à lui, préférant se faire baiser par des caïds qui la baladaient dans leurs grosses voitures, accourait désormais dès qu’il sifflait. D’ailleurs, ce soir pendant que l’autre conne se faisait casser le cul par le juge, lui en profitait pour s’envoyer en l’air avec elle. Il devait bien faire passer sa frustration puisque le juge lui avait interdit de toucher à Madeleine qui pourtant ne demandait que ça.

— Combien de temps ? Demanda Madeleine anxieuse. Combien de temps vais-je rester sans te voir ?

— Je ne sais pas, répondit-il. Une semaine, peut-être deux.

Il devait être suffisamment vague pour augmenter son trouble.

— Rassure-toi, je te recontacte dès que je le peux.

Il la sentait perdu et il était temps de porter l’estocade. Il reprit la pipe qu’il lui avait fait fumer auparavant et lui tendit.

— Tiens fume, cela te calmera un peu.

Complètement anxieuse, elle s’empara de la pipe et aspira rapidement une goulée de fumée. Il comprit immédiatement à son regard révulsé que la drogue faisait effet. Ce n’était pas une dose puissante bien au contraire ; le juge lui avait aussi interdit d’en faire une junkie.

« Si tu la rends suffisamment dépendante pour lui faire perdre un peu le sens des réalités, ce sera l’idéal, lui avait-il expliqué, mais pas plus. Je ne veux pas que tu en fasses une épave ni que tu la rendes trop dépendante. Le moment venu, je veux être capable de la sevrer. »


CHAPITRE 3


La semaine qui suivit fut un véritable calvaire pour Madeleine. Jérôme ne donna à nouveau aucune nouvelle et il ne se passa pas une seconde sans qu’elle pensa à lui ou à l’horrible acte qu’elle avait dû subir. Elle faisait des cauchemars toutes les nuits, réveillant sa sœur qui dormait dans la chambre voisine. Jérôme lui avait laissé une pipe et des doses afin de calmer ses angoisses mais elle avait rapidement consommés ses réserves et désormais, elle n’avait plus rien pour la protéger contre le traumatisme des horreurs qu’elle avait vécu. Elle avait plus que jamais besoin de Jérôme.

Il réapparut 10 jours après leur rencontre précédente et elle descendit le rejoindre. De nouveau, elle se jeta sur lui pour l’embrasser. De nouveau, il se montra distant, ce qui la rendit folle.

— Je suis heureux de te revoir, déclara-t-il alors que ses actes démentaient ses paroles. J’ai réussi à récupérer la marchandise mais ce ne fut pas facile. Je crois que je suis surveillé par la police.

— La police ? S’affola-t-elle.

— Rien de grave. C’est à cause de Joël, mon coloc. Ils surveillent l’appart et je ne peux pas me ramener avec autant de came, ce serait de la folie. J’ai besoin d’un endroit pour la cacher. C’est pour ça que je suis ici, il faut que tu la gardes chez toi.

— Chez moi ? Mais je ne peux pas.

— Je n’ai pas d’autre endroit où la cacher et il me faut du temps pour la monnayer. Si tu m’aimes, tu dois le faire.

Il la serra contre lui et de nouveau, elle se sentit incapable de lui résister.

— Ne me laisse plus seule, se désespéra-t-elle, j’ai besoin de toi.

— Nous ne serons plus séparés. Promis. La preuve…

Il lui tendit alors un petit téléphone portable.

— C’est un téléphone à carte, expliqua-t-il. Je viens de l’acheter. Je suis le seul à avoir le numéro, ne le donne à personne. Je t’appellerais tous les soirs, promis.

Elle se sentit soudainement rassurée à la simple idée de l’entendre tous les soirs et il lui tendit alors un autre petit paquet.

— Tiens ! Ce sont quelques doses pour ta pipe… pour t’aider à tenir.

Elle prit les deux paquets et elle remonta chez elle à contrecœur après l’avoir embrassé longuement. En rentrant dans sa chambre, elle eut la surprise de tomber sur Sarah qui l’attendait.

— Bon sang Madeleine, s’étonna-t-elle. A quoi tu joues ?

— A rien, je suis juste allé rejoindre Jérôme comme d’habitude.

— Arrête. Je sens bien que tu ne vas pas bien.

Elle dévisagea alors sa jeune sœur. Elle avait seulement un an de moins qu’elle et, jusqu’à un mois auparavant, elle était la personne dont elle se sentait la plus proche. Pourtant, elle était aussi celle dont elle était la plus différente. Sarah lui ressemblait physiquement, châtain blonde comme elle, elle portait toujours ses cheveux en queue de cheval et si leurs visages se ressemblaient, leurs corps étaient différents. Bien que plus jeune, Sarah faisait étrangement plus femme et pourtant elle était toujours à fleur de peau, immature pensait leur mère. En fait, Madeleine apparaissait comme la tête et Sarah comme le cœur.

Elle voulut lui dire la vérité, elle était sa sœur puis elle pensa à ce qu’elle avait promis à Jérôme et décida de se taire.

— Tu te trompes, mentit-elle. Je vais très bien. Et maintenant laisse-moi seule !!!

Sarah ouvrit la bouche mais elle ne lui en laissa pas le temps et la mit à la porte sans ménagement. C’était la première fois qu’elle se montrait violente envers elle depuis qu’elles étaient adolescentes et elle se sentit coupable.


CHAPITRE 4


De nouveau, elle resta de longs jours sans revoir Jérôme. Cependant, il tint sa parole en l’appelant tous les soirs sur le téléphone qu’il lui avait laissé mais leurs conversations demeuraient courtes et frustrantes : elle voulait le voir et il refusait de peur de compromettre leur plan. Elle devenait de plus en plus nerveuse, n’arrivait plus à étudier et consommait de plus en plus de la substance à fumer. Puis un jour, ce qui devait arriver arriva. Sa mère la coinça dans la cuisine pour « une conversation importante ».

— Madeleine, fit-elle affreusement sérieuse. Je suis inquiète. Je viens de recevoir un coup de téléphone d’un de tes professeurs. Il était très malheureux en m’avouant que tes résultats étaient en chutes libres. Il m’a affirmé que ton prochain bulletin serait catastrophique.

Elle se demanda qui pouvait bien l’avoir dénoncé ainsi. Elle ne pensait pas qu’en un mois ses notes avaient pu devenir aussi mauvaises pour pousser un de ses enseignants à contacter directement sa mère. Elle devait tout faire pour conserver son calme et ne pas se trahir.

Sa mère s’approcha d’elle et tenta de lui prendre la main. Elle ne refusa pas ce contact pour ne pas l’alarmer. Dans la passé, elle s’était toujours bien entendue avec elle, contrairement à Sarah qui avait souvent été à couteau tiré avec elle.

— Tu sais que tu peux tout me dire, lui assura-t-elle. Si tu as un problème, je peux t’aider.

Elle marqua un temps d’hésitation avant d’ajouter :

— Si c’est ce petit voyou.

— Ce n’est pas un voyou, s’emporta-t-elle et elle réalisa que tous ses efforts pour cacher sa nervosité avaient été vains.

— Je sais très bien ce qu’il est. C’est un petit trafiquant et un sale vendeur de drogue.

Elle se plaça en face d’elle et elle comprit alors qu’elle tentait de voir si ses pupilles étaient rouges. Elle détourna le regard de peur de révéler la vérité.

— Mon dieu Madeleine…, s’affola sa mère. Ton professeur avait raison.

— Raison de quoi ?!? Hurla-t-elle, autant de rage que pour enfin mettre fin à cette conversation. De quoi m’accuse-t-il donc ?!? De vendre de la drogue ? Comme tu l’as fait pour Jérôme ?

Sa mère resta sans voix devant ces accusations et elle sut qu’elle venait de viser juste. Elle avait vraiment dénoncé son petit ami à la police. Elle s’enfuit en pleurant en direction de sa chambre. Sa mère lui cria de revenir, en pleurs elle aussi. Elle savait qu’elle allait la poursuivre mais la sonnerie de la porte d’entrée la préserva de la poursuite de cette horrible conversation. Elle se crut sauvée… elle ne savait pas qu’elle tombait de charybde en scylla.

— Police, madame, fit une voix forte. Nous répondons à votre appel !

— Mon appel… bafouilla sa mère.

Madeleine comprit que la police allait arriver, qu’elle allait fouiller sa chambre et trouver le paquet de drogue. Elle paniquait totalement quand une sonnerie lui indiqua qu’elle venait de recevoir un SMS sur le portable de Jérôme.

— Fuis ! Fuis ! Répétait ce message.

Comme envahie par ce message, elle bondit par la fenêtre et emprunta l’escalier de secours pour s’échapper en laissant tout derrière elle. Elle courut dans les rues sans avoir aucune destination, persuadée que les flics se lanceraient à sa poursuite. Elle galopa ainsi pendant presque 10 minutes puis, à bout de force, elle s’arrêta pour reprendre son souffle. Toujours en proie à l’affolement, elle reprit sa route, voulant se rendre à l’appartement de Jérôme puis se rendit compte que ce serait le premier endroit que sa mère indiquerait aux policiers. Totalement perdue, elle erra alors dans les rues pendant des heures quand enfin le téléphone sonna à nouveau. Elle décrocha comme une folle.

— Bon sang, fit la voix de Jérôme. Je suis passé prés de chez toi, ça grouille de flics.

— Mon Dieu, Jérôme, ils étaient au courant de tout. J’ai dû fuir.

— Fuir ? Mais comment ? Et la cargaison ?

— Jérôme, pleura-t-elle, j’ai besoin de toi.

— Très bien ! Très bien ! Retrouvons nous sur les quais sud.

Elle repartit en courant en direction des quais. Il lui fallut une demi-heure mais quand elle arriva Jérôme était déjà là et il semblait affreusement nerveux. Elle se jeta sur lui pour rechercher du réconfort dans son contact. Il la serra mais rapidement s’écarta car il voulait des explications. Elle lui dit tout et au fur et à mesure de son explication, elle vit son visage qui se décomposait.

— Et la marchandise ? demanda-t-il enfin. Qu’en as-tu fait ?

— J’ai dû la laisser. J’ai suivi ton conseil et je me suis enfui.

— Mon conseil ?

— Oui ? Ton SMS.

— Je ne t’ai envoyé aucun SMS. Tu t’es affolée, oui. Tu aurais dû emporter la dope, Madeleine.

— Ils allaient m’arrêter.

— Mais tu ne me comprends pas. Je devais en vendre une partie cet après-midi et payer mes fournisseurs dès ce soir, j’ai déjà deux jours de retard. Maintenant que tu as perdu la came, je n’ai plus rien. Ce ne sont pas des rigolos.

— Il faut partir…

A ce moment là, une grosse voiture surgit dans la nuit et s’arrêta à quelques mètres d’eux. Deux colosses de deux mètres de haut en sortirent. Immédiatement, Madeleine comprit à l’expression de Jérôme qu’ils les connaissaient et que ce n’étaient pas des amis.

— Monsieur Freddy veut son argent Jérôme, fit l’un des gorilles en s’approchant.

— Je vais vous expliquer, fit Jérôme.

Mais avant qu’il ne puisse ajouter le moindre mot, il reçut un coup de poing en pleine figure et s’écroula. Le gorille qui l’avait frappé se jeta sur lui et lui expédia un coup de pied qui le fit saigner du nez. Madeleine courut en hurlant pour s’interposer mais le second gorille l’agrippa alors et en dépit de tous ses efforts, elle ne réussit pas à s’échapper de sa poigne de fer.

— Tu nous dois beaucoup d’argent et nous ne tolérons aucun retard, fit le gorille qui avait frappé Jérôme. Tu dois nous payer ou alors…

Il le frappa de nouveau et un nouveau flot de sang gicla. Madeleine hurla. Le gorille se tourna vers elle en sortant une arme.

— Ta gueule, pétasse ou je te fais taire !

Elle se tut en fixant l’arme avec horreur et le gorille se retourna vers Jérôme.

— Comment s’appelle cette pute ? demanda-t-il.

— C’est ma petite amie.

— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.

— Madeleine Bonnet.

— Tu as deux jours. Sinon, nous reviendrons vous voir tous les deux.

Le second gorille lâcha Madeleine et elle s’agenouilla à côté de Jérôme dont le visage était barbouillé de sang. La voiture repartit dans la nuit, les laissant seul.


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