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Cohésion d'entreprise

Chapitre 1

Travesti / Trans

AzurWeb était une start-up qui créait des sites web pour des petites entreprises, des artisans et, plus rarement, des particuliers. Elle s’occupait de clients que les structures plus grosses ne voulaient pas. Elle faisait aussi des encarts publicitaires qui paraissaient dans les journaux ou des affiches pour des manifestations culturelles.


AzurWeb était dirigée d’une main de fer dans un gant de velours par Samantha Fresnel, une jeune femme de trente-cinq ans environ. Très jolie, toujours habillée avec élégance, perchée sur des talons hauts, dont les semelles peintes en rouge attiraient les regards et surtout les commentaires de mes collègues féminines. Ses tenues devaient coûter une bonne partie de mon salaire.


AzurWeb était une petite structure qui comprenait huit salariés : moi, Vincent Montjoie, infographiste ; Elodie Masson, l’assistance de Samantha ; Damien Armand qui s’occupait de la partie informatique de la PME et tout le staff féminin : Marion, Léa, Tiphaine, Chloé et Louise. On avait tous et toutes à peu près le même âge. Vingt-cinq ans en moyenne. Nous étions donc deux garçons au milieu de toutes ces filles, qui plus est aussi jolies les unes que les autres.


Elodie était un cas à part. Et pour cause : elle affichait et assumait des rondeurs généreuses. Très généreuses même. Elle répétait souvent qu’il valait mieux faire envie que pitié. Pour moi, elle ne faisait pas vraiment envie non plus.

Malgré son tour de taille hors norme, elle avait un très joli visage, savamment maquillé qui faisait oublier tout le reste.


Mais pas question pour autant de batifoler, car, excepté moi qui étais toujours célibataire, tous mes autres collègues étaient en couple. Du moins, c’est ce qu’ils laissaient entendre. Enfin presque tous, car Elodie et Samantha restaient une énigme. Quelques ragots disaient même qu’elles étaient ensemble. Ce qu’Elodie démentait formellement.


L’autre particularité de la start-up était son turnover plutôt élevé. AzurWeb embauchait ses employés en CDD. Ils se faisaient une première expérience puis allaient chercher ailleurs un job mieux payé. Seule Elodie avait un CDI.

Quant à moi, je faisais presque partie des anciens avec bientôt deux ans de présence. Sauf que je n’étais pas tenté de changer. Je me plaisais bien dans cette boîte. Certes, ce n’était pas très bien payé, mais j’y étais bien entre un boulot agréable, pas stressant, des locaux sympas où l’espace détente était cossu et à moins d’une heure de chez moi et du centre de Paris.


Nous travaillions dans une bonne ambiance. On riait bien. Samantha nous laissait tranquilles du moment que le travail était bien fait et les commandes honorées.


L’automne s’installait, mais les journées restaient encore douces et ensoleillées. Ces dames portaient encore des jupes et des robes légères, ce que j’appréciai particulièrement, surtout lorsqu’elles montraient leurs jolis petits petons aux ongles vernis.


— Vous connaissez tous les challenges d’entreprises ? commença Samantha.


Tout le monde acquiesça.


— Parfait ! dit-elle. Alors j’aimerai que l’on en fasse un nous aussi.


Des cris de joie fusèrent.


— Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Damien. Un stage de survie ? Un saut en parachute ? Du canyoning à la Réunion ?


Chacun y alla de son idée, tout aussi farfelue, aventureuse, ésotérique, parfois érotique (proposition de Damien, bien sûr).


— Non, non, rien de tout ça, calma Samantha. J’ai mieux, quelque chose que personne n’a fait. Et surtout moins cher.


Le silence se fit, chacun d’entre nous pendu aux lèvres de notre patronne.

Elle sortit son smartphone, tapota sur l’écran et une musique se fit entendre.


— C’est du Beyonce, dit Tiphaine. Quel rapport ?

— Très simple : je voudrais que vous fassiez une chorégraphie sur cette chanson.

— Nous aussi ? demandai-je.

— Bien sûr, répondit Samantha, comme si c’était une évidence.

— Bon, bon, dis-je un peu dépité.


Déjà, Beyonce n’était pas ma chanteuse préférée, ensuite, je n’aimais pas danser.


— Alors, qu’en dites-vous ? s’enquit Samantha.

— Pourquoi pas, dit Marion.


Tout le monde accepta l’idée. Sauf Damien et moi. Mais, majorité oblige, nous fûmes contraints et forcés de suivre le groupe.


— L’étage de dessous est vide, continua Samantha. J’ai obtenu de pouvoir l’utiliser pour que vous répétiez. Et j’ai aussi demandé à une chorégraphe de venir vous entraîner. Elle arrivera dès la semaine prochaine, une heure le lundi, mercredi et jeudi avant d’aller déjeuner.


Les commentaires allèrent bon train sur la proposition de notre patronne. Tous les écrans ou presque se connectèrent à YouTube pour rechercher à quoi pourrait bien ressembler la chorégraphie sur Crazy in love. Même moi, je me joignis à mes collègues pour savoir ce que j’allais devoir endurer.


Christelle Duchamp, notre chorégraphe pour les semaines à venir, arriva comme prévu. Les premières séances furent consacrées à tester nos capacités physiques. Et force était de constater que Damien et moi partions de loin. Nos suppliques pour abandonner le projet pour cette raison furent inutiles. Elles eurent même l’effet contraire.


Quelques jours plus tard, Samantha assista à notre entraînement. Elle nous regarda sans faire de commentaire. Mais alors que nous allions reprendre notre travail, elle nous demanda de rester quelques instants.


— J’ai beaucoup réfléchi, dit-elle. Vous êtes sept et seulement deux garçons. Ce qui va faire un peu désordre sur le plan vestimentaire. Aussi, je pense que Damien et Vincent devront s’aligner sur les filles et mettre la même tenue.

— Tu veux qu’on s’habille ne gonzesse ? râla Damien.

— C’est l’idée, oui, confirma Samantha très sérieusement.

— Portnawak ! Même pas en rêve !

— Sauf que j’ai appelé ta copine et elle est emballée par l’idée. Elle a déjà tout prévu. Prends ça comme un jeu ou une soirée déguisée. On ne va pas te demander de venir travailler en fille tous les jours.

— Manquerait plus que ça ! grogna Damien.


Puis Samantha se tourna vers moi :


— Vincent, comme je sais que tu es célibataire, c’est Elodie qui va te coacher. Je vous laisse vous arranger entre vous.


Elle nous renvoya à notre travail, laissant Damien au téléphone avec sa copine dans une conversation qui devenait de plus en plus houleuse.

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