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Cohésion d'entreprise

Chapitre 2

Travesti

Elodie m’apostropha dans l’escalier menant à notre étage.


— Bon, on a du travail pour faire de toi une ... gonzesse (elle reprit le terme de Damien avec exaspération) qui ressemble à quelque chose. Aussi, je te propose de commencer dès ce week-end. Tu es libre ?

— Si tôt ? demandai-je, étonné.

— Ben oui, je pense qu’il faudra ça. Marcher sur des talons hauts ne va pas se faire dans un claquement de doigts, répliqua-t-elle, joignant le geste à la parole.

— Bon, bon. Je te dis tout à l’heure.


Lorsque j’arrivai, certaines conversations se turent et je pus voir quelques sourires entendus sur les lèvres de mes collègues. Le couple que je formais désormais avec ma coach alimentait les premiers ragots.


Malgré tout, si Elodie était plutôt jolie de visage, sa corpulence hors normes ne m’attirait pas vraiment. Et je me rendis compte que l’idée de m’afficher à ses côtés me gênait. Pire : me dégoûtait. Comment pouvais-je avoir des idées pareilles ? Finalement, je n’étais pas si ouvert d’esprit que ça.


— Bon, c’est OK pour ce week-end ? me demanda Elodie en venant près de moi.


Du regard, je fis le tour de l’open-space. Encore ces sourires ...


— Oui, oui, dis-je rapidement, presque à voix basse.

— Parfait ! On commencera dès vendredi soir. Tu viens chez moi. Pense à prendre des affaires de rechanges.


Je restai interdit. Sa mission de coach venait de commencer. Autour de moi, des « Oh ! Oh ! » aux sous-entendus graveleux troublèrent le brouhaha.


Le reste de la semaine se passa avec toujours ces petits sourires en coin. Comme s’il pouvait se passer quelque chose entre moi et Elodie. Pour moi, il n’y avait aucune ambiguïté : Elodie n’était pas mon genre et n’était pas près de l’être. Point barre !

Ce projet de cohésion d’entreprise commençait mal si chacun se moquait déjà de l’autre.


Le vendredi se terminait enfin.


En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

— Prêt ? demanda Elodie.

— On y va, dis-je en éteignant mon PC.

— Amusez-vous bien ! railla Tiphaine.


Je lui lançai un regard noir. Elle me répondit par un signe de la main, qui tenait plus du foutage de gueule que de la compassion. Elle aurait pu tout aussi bien me faire un doigt d’honneur, mais elle n’avait pas encore atteint ce niveau de vulgarité.


— Voilà mon chez moi, dit Elodie en jetant ses clés dans une bonbonnière posée sur un petit meuble à l’entrée.


Elle me fit le tour du locataire. Elle habitait un petit deux-pièces dans le quatorzième, non loin de la place d’Alésia.


— Ma chambre, dit-elle en ouvrant la porte sur une pièce en désordre. La salle de bain et les toilettes.

— C’est mignon, commentai-je pour meubler la conversation.

— C’est comment chez toi ?

— C’est un studio. Tout dans la même pièce. Et ça me suffit.

— C’est bien les mecs ! Bon, tu veux boire quelque chose ?

— Euh ... non ... oui, enfin si tu prends un truc, je te suis.

— Mojito ? Whisky Coke ? Vodka orange ?

— C’est bien les filles ça ! Je prends comme toi.


Elle servit deux whisky-coca au dosage improbable.


— J’ai oublié de racheter du coca, dit-elle pour se justifier.

— Je vois, je vois. Sinon, qu’est-ce que tu as prévu pour moi alors ?

— C’est simple. Comme Samantha veut que vous, les garçons, fassiez la choré en talons hauts, il te faut t’entraîner à marcher avec. Et le but est que tu arrives à marcher avec ça.


Elle se leva, fila dans sa chambre et revint avec une paire de chaussures aux talons vertigineux.


— Tu es sérieuse ?

— Oh que oui !


Je bus une gorgée de whisky avec un vague arrière-goût de cola pour digérer la nouvelle.


— Et donc, continua Elodie, le meilleur moyen est de t’entraîner. Mais pour éviter d’être trop ridicule, le mieux est que tu te transformes en fille.

— Bah pour quoi faire ?


Elle me regarda d’un air, comme si j’avais dit une ânerie évidente.


— Tu te vois marcher dans la rue avec des talons hauts avec tes fringues de mec ?

— Ah parce qu’on va aller dehors ?

— Ben oui. Tu n’imagines pas rester ici.


Je terminai mon verre cul sec.


— Mais avant, il faut t’épiler. Complètement.


Elle prononça ce dernier mot avec une gourmandise évidente.


— J’ai tout acheté, dit-elle. Tu viens ?

— Je peux dire non ?

— Non !


Je la suivis comme si j’allais à l’échafaud. L’idée de me déshabiller devant elle me mettait mal à l’aise.


— Je te laisse aller dans la baignoire. Tout nu bien sûr. Je reviens.


Je ne savais pas trop quoi faire. Obéir ou prendre mes jambes à mon cou et filer en quatrième vitesse. Mais cette option ne serait pas sans conséquence, d’abord sur le projet de cohésion d’entreprise, mon avenir dans la boîte, et ensuite, et surtout, vis-à-vis des collègues qui s’imaginaient tout et n’importe quoi.

Je me déshabillai donc. Elodie arriva à ce moment-là. Nue elle aussi.


— Je me suis dit qu’il ne serait pas juste que tu sois seul à être à poil. Et donc, par souci d’égalité, j’ai fait pareil.


Si je m’étais souvent imaginé à quoi pouvait ressembler Elodie en tenue d’Eve, maintenant je savais et mon imagination n’était pas si loin de la réalité. Elodie était grosse, c’était indéniable. Seins énormes, gros ventre, hanches larges, cuisses épaisses. Grosse, c’est vrai, mais je devais admettre que ce n’était pas sans un certain charme.


— Tu es prêt ? demanda-t-elle sans faire de remarques sur mon voyeurisme malsain.

— Oui, oui, allons-y.


Elle me badigeonna de crème dépilatoire, sans oublier mon intimité qu’elle manipula comme si de rien n’était. On attendit le délai prescrit et elle racla ma peau pour tout enlever, crème et poils.


— Je te laisse te rincer. Je t’attends dans le salon.


Si je l’avais maté sans vergogne, de son côté, Elodie s’était aussi largement rincé l’œil. Je me lavai, me séchai, me rhabillai et la rejoignis dans le salon. Elle lisait une revue, mais contrairement à moi, elle était toujours nue.


— J’aime bien être à poil, dit-elle sans relever le nez de sa revue. Tu savais que j’étais naturiste ? Tous les ans, je passe deux semaines à Montalivet, le premier et un des plus grands centres naturistes d’Europe. Au moins là-bas, personne ne te juge.

— Je ne te juge pas.

— Mais bien sûr que si. Oh pas ouvertement, c’est sûr. Mais tu me juges. Je suis sûre que tu parles de moi en disant « la grosse ».


Je ne répondis pas. Elle avait raison, cent fois raison. Et soudain, je me sentis con, très con même. Alors je me mis au diapason et la rejoignis sur le canapé. Tout nu.


— Merci, dit-elle.


Elle servit une vodka orange et sortit des gâteaux apéritifs.


— Comment tu te sens ? demanda-t-elle.

— Ça va. Ça me fait drôle d’être tout nu.

— Je parlais surtout de ton épilation.

— Ah. Oui, ça va aussi.

— Tu sais, je n’ai pas toujours été comme ça, dit-elle. C’est quand ma mère est décédée que j’ai pris du poids. Choc psychologique. J’ai dû faire tous les régimes possibles. Sans succès. Alors j’ai laissé tomber et décidé d’assumer mes formes. Même si je rêve de revenir à une taille plus normale.


Je ne dis rien. Je ne savais pas quoi dire en fait. Elodie s’ouvrait à moi, comme si j’étais son confident, son meilleur ami. Alors que je n’étais juste qu’un collègue de travail.


— Le naturisme est venu assez vite. C’est en regardant un reportage sur le sujet que je me suis dit que je pourrai aller à la plage sans attirer les regards. Et en effet, la nudité met tout le monde sur un pied d’égalité. Impossible de masquer ses défauts. Les gros seins, les petits seins, les gros ou les petits zizis, les rides, les ventres plats ou les bedaines rebondies, la cellulite, les bourrelets, rien n’échappe à personne et tout le monde s’en fout. Et moi, je suis heureuse.

— Je comprends, dis-je enfin. Désolé si je t’ai fait du mal, indirectement.

— T’inquiète, je suis habituée. Mais c’est gentil. J’apprécie. Bon ce soir, je te propose pizza. Ça te va ?

— Parfait !


Elle fit réchauffer deux pizzas et prépara une salade. Je mis la table. Inévitablement, le petit appartement favorisa les contacts. Ma peau lisse contre la sienne, même si le contact, était bref et furtif, n’en était pas moins désagréable. Malgré tout, évoluer en tenue d’Adam me faisait tout drôle.


— Le programme pour demain : matin, on fait du shopping pour te trouver une tenue féminine. T’inquiète, ça va rester sobre : un jean, un haut, une veste. Et bien sûr, les chaussures. On reviendra ici, tu te changeras, je te maquillerai et on sortira pour que tu t’exerces. Dimanche : encore balade pour finir de t’habituer.

— C’est toi la coach, acquiesçai-je, résigné.


On discuta de tout et de rien, la télé en sourdine. J’eus l’occasion d’apercevoir son minou caché dans les replis graisseux. Un minou totalement épilé. Grosse, mais coquette.


On déplia le clic-clac. Le lit était déjà fait.


— Bonne nuit Vincent, me dit-elle en me faisant la bise, ses seins se collant à mon corps.

— Bonne nuit Elodie.

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