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Cohésion d'entreprise

Chapitre 9

Travesti

Elodie planifia le week-end prolongé. Il lui tardait de rencontrer mes parents. Peut-être une façon pour elle de combler l’absence des siens.

Le TGV nous déposa quatre heures plus tard dans la cité héraultaise. Maman nous attendait en bout de quai.


— Bonjour mon grand, me dit-elle avant de me faire la bise.


Puis se tournant vers Elodie :


— Il me tardait de te rencontrer. Depuis le temps qu’on se parle au téléphone.

— Moi aussi, répondit Elodie.


Mes parents étaient agriculteurs. Mon père, Michel, était à la retraite depuis peu. Il avait vendu, non sans une pointe de regret, l’exploitation qui ne payait plus aussi bien par rapport à la quantité de travail fournie. Mais depuis, il avait tourné la page et trouvé d’autres occupations bien plus amusantes comme la pêche ou la pétanque.

Maman, comme beaucoup de femmes d’agriculteurs, aidait à la ferme. Mais, même si elle avait passé la cinquantaine, elle était trop jeune pour prendre sa retraite.

Avec la mise en place des TAP, chères au ministre de l’Éducation, elle trouva un poste à la mairie du village pour s’occuper de la garderie et des activités périscolaires. Ce n’était pas le Pérou, mais c’était toujours mieux que rien.


Elodie et Maman s’entendaient comme larrons en foire. Papa l’appréciait bien, même si je remarquai une certaine réserve lorsqu’il fit sa connaissance.


— Je suppose que vous dormez ensemble, dit maman. Ta chambre est prête. Par contre, le lit risque d’être un peu juste. On le changera pour la prochaine fois.


Et pour cause, ma chambre ne disposait que d’un lit de cent-vingt. Elodie et moi allions nous tenir chaud. Ce qui n’était pas pour me déplaire, loin de là.


Si Elodie me délaissait au profit de ma mère, je passai du temps avec mon père. Bien sûr, on parla beaucoup de notre couple. Je le rassurai sur l’amour que l’on avait l’un pour l’autre et que le physique d’Elodie, car je sentais bien que ça le travaillait, n’était pas un frein. Je l’aimais comme elle était.


La soirée se passa tranquillement. On initia Elodie au tarot, jeu dont elle comprit rapidement les règles et pour lequel elle s’avéra être assez douée. Bien plus que moi.

On alla enfin se coucher. Tout nu bien sûr. Et comme je le faisais souvent, je commençai à la caresser.


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— Pas ce soir, dit-elle en repoussant ma main.

— Tu n’as pas envie ?

— Si, mais tes parents ?

— Quoi mes parents ?

— Ils vont nous entendre !

— Eh bien tu n’as qu’à jouir en silence, dis-je en glissant deux doigts dans sa fente humide.


Elle laissa échapper un petit cri de surprise. Elle m’embrassa goulûment pendant que je la fouillais, étouffant ses gémissements dans ma bouche. Puis elle se mit en levrette, la tête dans l’oreiller. Elodie sut rester discrète. Mais pas le vieux lit de mon enfance.


— Alors les amoureux, bien dormi ? lança maman avec un sourire en coin.

— Oui, très bien, dis-je avant de recevoir un coup de coude de la part d’Elodie.

— Tes frères viennent déjeuner ce midi. Elodie, tu veux venir chercher le pain avec moi ?

— Oui, avec plaisir.

— Vincent, je te laisse préparer la table.


Maman et ma chérie partirent sitôt le petit-déjeuner avalé. Et elles revinrent qu’en fin de matinée. Heureusement que tout était prêt et que le gigot cuisait tout seul sous la surveillance de papa.


Elodie fit donc la connaissance de mes frangins, plus âgés que moi. Mathieu et sa femme Sandrine, puis Thomas et sa compagne Karine. Comme avec maman, Elodie fraternisa très vite avec mes belles-sœurs. Quant à mes frères, ils ne purent s’empêcher de lâcher, en privé, quelques remarques peu flatteuses ou graveleuses à l’encontre d’Elodie.


Le repas se déroula dans une bonne ambiance entre rires et plaisanteries.


— Alors, commença maman, il parait que tu t’habilles en femme ?


Je ne pus m’empêcher de recracher ce que j’avais dans la bouche. Je fusillais du regard Elodie. Car qui d’autres qu’elle aurait pu vendre la mèche.

Cela jeta un froid sur la tablée.


— C’est vrai ? demanda Thomas.


J’étais décomposé.


— Oui, j’ai tout raconté à ta mère, reprit Elodie sur un ton limite provocant. Eh oui, c’est vrai. Vincent devient Emma le week-end. J’aime ses deux facettes. Et je dirais même plus, je préfère largement Emma.

— Tu ne serais pas une lesbienne refoulée ? demanda Sandrine.

— Non, je ne pense pas. J’ai essayé une fois ou deux et je n’ai pas aimé plus que ça.

— C’est parce que tu n’as pas dû tomber sur la bonne personne.


Je regardai Sandrine, sans savoir si elle avait lancé ça comme une simple remarque, ou si au contraire, c’était une proposition.


— Emma a l’avantage d’avoir la douceur et une sensibilité toute féminine associées à une virilité qui me plaît et me satisfait. Rien à voir avec les gros machos rustres et maladroits que vous êtes, dit-elle en fixant Matthieu et Thomas. Et puis, Vincent m’aime telle que je suis.

— Donc si je comprends bien, dit maman en brisant le silence glacial, la prochaine fois, on te voit en fille ?

— C’est ça, répondit Elodie à ma place.

— Mais pourquoi ? insista Thomas.

— Parce que j’aime Vincent, mais j’aime encore plus Emma, avoua Elodie non sans émotion.

— Eh bien, il me tarde de voir le résultat, dit Karine.

— Et moi donc ! renchérit Sandrine.


La discussion en resta là. Mais mes frères me regardèrent de travers, comme si j’étais un animal étrange, une bête de foire. Etonnamment, papa ne disait rien. Maman et lui devaient déjà avoir eu une discussion sur le sujet. Et peut-être que de nous avoir entendus faire l’amour hier soir l’avait rassuré.


Nous rentrâmes à Paris. Même si ce coming-out forcé avait été relativement bien accepté par ma famille, j’en voulais un peu à Elodie de m’avoir pris au dépourvu. Je fus particulièrement boudeur sur le trajet du retour. Mais au fond de moi, j’étais heureux. Ou plutôt heureuse. Emma n’avait plus besoin de se cacher et je remerciai intérieurement Elodie d’avoir fait le boulot à ma place. Mais ce n’était pas une raison pour qu’elle décide de tout.

Je poussai la bouderie jusqu’à refuser de lui faire l’amour. Pourtant, Dieu savait que j’en mourrais d’envie !


— Tu m’en veux toujours ? demanda Elodie au réveil.


Le ton de sa voix trahissait une inquiétude, celle d’avoir été trop loin, celle d’avoir fait une grosse bourde, celle de m’avoir mis en porte-à-faux vis-à-vis de ma famille. Et ce, malgré la certitude d’avoir bien fait.

Je la fixai en faisant ma tête des mauvais jours. Puis j’éclatai de rire.


— Mais non, je ne t’en veux pas. Mais je ne pouvais pas laisser passer le fait que tu as agi sans m’en parler. Maintenant que ma famille sait qu’Emma existe, ça va être plus simple. Ou pas.

— Fais-moi l’amour, demanda-t-elle en m’embrassant.


Je lui fis ce plaisir.

On arriva en retard au bureau.


La vie continua. Vincent au travail, Emma le reste du temps. Samantha nous invita une nouvelle fois et je pus regoûter aux plaisirs de la sodomie. De même, nous prîmes Elodie en double pénétration.


— Pourquoi tu ne viens pas en fille au bureau ? lança Samantha après une discussion sur mon avenir de travesti.

— Ça ne serait pas raisonnable, répondis-je.


Pourtant ce n’était pas l’envie qui me manquait.


— Et puis, continuai-je, il y a encore plein de choses qui font que ce n’est pas possible. La barbe d’abord. Et puis la poitrine. Les faux seins c’est bien, mais c’est pas le top non plus.

— Ce ne sont que des détails, répliqua Samantha. La barbe, ça s’épile et pour les seins, il y a les hormones et la chirurgie. Et ça, ça marche assez bien.

— Je vais y réfléchir, dis-je.

— Mais là, maintenant, si on te proposait de franchir le pas, tu le ferais ? demanda Samantha très sérieusement.


Je regardai Elodie. Pour elle, la réponse était évidente.


— Si j’en avais les moyens, oui, je le ferai.

— S’il n’y a que ça qui t’arrête... dit Samantha évasive.

— Dis oui ma chérie, supplia Elodie.

— Oui à quoi ? demandai-je.

— Oui à l’épilation de la barbe, aux hormones, à la chirurgie. Je meurs d’envie de te caresser les seins.

— OK. Mais quand j’aurai les moyens.

— Parfait, dit Samantha. Je te prends tous les rendez-vous nécessaires.


Je les regardai, totalement perdu. Où avais-je bien pu rater un épisode ?


— Décidément, railla Elodie, l’habit ne fait pas le moine. L’intuition féminine pêche encore. Samantha te propose de prendre en charge tous les frais dont on vient de parler.

— Oui, confirma l’intéressée. On peut même te poser de petits implants. Un bonnet B devrait déjà être possible.

— Pourquoi tu fais tout ça ?

— Parce que j’ai eu la chance d’avoir quelqu’un qui m’a aidée quand j’en ai eu besoin. Alors je fais un peu pareil. Pour toi bien sûr, mais surtout pour Elodie. Elle est de plus en plus amoureuse d’Emma et de moins en moins de Vincent. Tout ce qu’elle veut bien garder de lui, c’est sa queue.


Je me jetai sur les deux femmes et les embrassai.

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