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Confidence pour indécence

Chapitre 1

Des vacances aux vacances

Hétéro

Confidence pour indécence



Je vais vous relater un moment de vie vibrant et déroutant qui m’est arrivé il y a quelques années. Je veux absolument garder une trace de tout ceci et j’estime que c’est trop rare et spécial pour le garder confidentiel et condamné à s’évaporer dans les limbes des temps. Une aventure aussi forte devrait toujours être partagée, en tant que message de prévention, fable ou source d’inspiration selon l’avis intime et la perception de chaque lecteur...


Il est possible que certaines et certains puissent me reconnaître en lisant ce témoignage. À ceux-là, je leur demande de bien vouloir m’excuser s’ils se sentent choqués, voire heurtés par mes mots et confidences... Je n’ai bien sûr voulu blesser personne.

Par prudence, j’ai fait exprès de dissimuler le nom des villes et j’ai remplacé les prénoms pour éviter toute identification et protéger la vie privée des protagonistes. Vous le constaterez, certains passages de mon histoire de vie dépassent largement toute convention morale, et je serais moi-même bien perturbée par ce récit si je n’en étais pas l’une des protagonistes en plus d’en être la narratrice.


Ce sera difficile à croire en lisant les différents événements, mais jusqu’à ce passage de vie j’étais une femme très rangée à la vie d’une profonde et sereine normalité. Il est parfois aussi difficile pour moi de réaliser pleinement la tournure de tout cela.

Enfin et surtout, retenez d’une part que je vais veiller à vous restituer tous les éléments le plus fidèlement possible sans en rajouter mais sans non plus édulcorer, et d’autre part que tout ceci n’implique que des adultes consentants de bout en bout.



Chapitre 1 – Des vacances aux vacances



Je m’appelle Béatrice, mon témoignage débute en octobre 2018. Alors âgée de 43 ans et divorcée depuis trois ans, j’étais dans une phase de ma vie assez paisible et sans histoire.


J’étais l’heureuse maman de trois enfants. Cette année, Léa avait 14 ans, Julien, 16, et Marion, l’aînée, tout juste 19 ans. Ma vie sentimentale était devenue bien morne depuis mon divorce réglé en 2015 de façon rapide et sans fracas. En dehors du côté sentimental, cette vie de quadra-célibataire m’allait très bien, elle était bien occupée au plan professionnel sur un poste à responsabilité au sein du service financier d’une grande entreprise de ma ville. En parallèle, j’étais affairée à l’éducation de mes ados, compensant la faible présence de mon ex-mari trop occupé par sa nouvelle conquête, une jeune avocate pimpante récemment sortie de l’école.


En définitive, tout n’allait pas si mal dans cette nouvelle vie où j’avais retrouvé une belle liberté et repris ma vie en main. Et j’en étais fière ! Suprême motif de réconfort, bien narcissique je le concède, les années passaient mais je restais satisfaite de ma silhouette qui avait pris quelques formes réjouissantes depuis les naissances successives de mes trois enfants et l’arrivée dans la quarantaine. Mesurant 1,72 m, je suis dotée d’une corpulence plutôt équilibrée selon les normes de notre époque. Mes seins s’étaient affirmés tout en restant assez fermes, tandis que les hanches avaient gagné en volupté au fil des années. Mais de mon propre avis, mon vrai atout résidait au niveau de mes fesses : elles étaient bien rebondies et musclées grâce à la pratique régulière du stretching depuis la séparation avec mon ex-mari. J’avais ainsi décidé de ne pas me laisser aller en évitant de devenir une femme de maison négligeant sa forme physique et son apparence. La quarantaine bien entamée, les regards des hommes qui suivaient ma silhouette à mon passage finissaient de me convaincre que je restais très désirable. Enfin, au niveau du visage, j’ai, paraît-il, un faux air d’Ingrid Chauvin, une actrice de série télé un peu oubliée en 2022.


Cette année, lessivée par les premières semaines de septembre particulièrement intenses, j’avais attendu impatiemment les vacances d’automne pour m’octroyer quelques jours de répit. Avec mon ex-mari, nous avions convenu d’une répartition des enfants pendant ces deux semaines de break. J’étais heureuse d’avoir maintenu des liens simples et cordiaux avec lui, cela facilitait tout et évitait les négociations sans fin. Mes deux plus jeunes rejetons avaient pris la route du Sud-Ouest pour rejoindre leur père où ce dernier passait son temps à roucouler avec sa conquête de 15 ans plus jeune que lui. Pourquoi pas ! Je n’allais pas commencer à être aigrie et juger sa conduite, je valais plus que ça, du moins je l’espérais.


De mon côté, je restais avec la plus grande, désormais bien autonome et libre d’esprit du haut de ses 19 ans. Pour elle, les vacances en approche s’apparentaient à un doux relent de l’été, encore bien présent dans ses pensées. En août, sur une plage vendéenne où nous avions passé deux semaines de complicité uniquement toutes les deux, elle avait fait la connaissance de Louis, un jeune homme de 6 ans son aîné. Grand, une belle chevelure brune qui descendait jusqu’à ses épaules, il était doté d’un regard assez perçant et envoûtant. Son sourire laissant découvrir de belles fossettes ne gâchait rien.

Je l’avais aperçu à son arrivée sur la plage lorsqu’il cherchait où installer sa serviette de plage, il avait scruté les lieux durant une bonne minute sans manquer de nous regarder et scruter nos corps. J’avais bien compris son petit jeu et je n’avais pas été surprise de le voir se décider à s’installer précisément à cet endroit, le parfait spot pour nous mater en toute tranquillité derrière ses lunettes opaques qu’il avait confondues avec la cape d’invisibilité d’Harry Potter.


Finalement, au cours de cet après-midi écrasant d’un soleil plombant, c’est lui qui s’était décidé à l’aborder... Elle qui était plongée dans son magazine de pseudo-philo. Il avait profité d’une petite opportunité correspondante au moment où, sentant mon thermostat s’emballer, j’étais allée me rafraîchir d’une petite nage au milieu des gentilles vagues du moment.

Apaisée par ce bel instant de fraîcheur, j’étais revenue en marchant lentement vers notre emplacement du jour, je les avais alors découverts tous deux en train d’amorcer une douce séduction à base de rires à gorge déployée.


De prime abord, quand je regardais le tableau qui m’était proposé, ma fille paraissait bien jeunette à côté de lui. Elle paraissait jeune, mais était toutefois loin d’être vilaine : son visage fin, constellé de légères taches de rousseur et sublimé par un nez exquis et de belles lèvres charnues, plaisait assurément à de nombreux jeunes mâles. Au lycée, elle avait ainsi la réputation d’être la fille nature, un peu inaccessible qui faisait rêver les gars en quête d’une copine qui n’était pas recouverte de maquillage. C’était Sophie, sa copine inséparable, qui m’avait fait cette confidence. Corporellement, loin d’être objective en tant que maman, je la trouvais tout de même très gâtée par la nature, son corps encore adolescent était bien équilibré entre courbe et finesse. Elle était plus mince que moi et n’avait pas hérité de mon imposante poitrine... au moins, ça évitait que l’on se pique les soutiens-gorge. Assez ignorante de ses nombreux atouts vis-à-vis de la gent masculine, elle semblait à cet instant assez impressionnée et captivée par ce bel apollon.


Bien qu’il soit beaucoup plus jeune que moi, je n’avais aucun mal à reconnaître intérieurement que nous avions à faire là à un magnifique jeune homme qui devait trouver une nouvelle copine chaque jour dans sa boîte aux lettres. Aussi, je comprenais facilement l’émoi de ma fille, c’était déjà un homme assuré, sociable et plaisant à regarder... trois qualités plutôt décisives pour un jeune nomade sur une plage vendéenne.


Plus tard dans la journée, alors que le soleil débutait son lent déclin quotidien, à l’issue d’un après-midi farniente des plus léthargiques, j’avais essayé de la raisonner sur le chemin du retour en jouant mon rôle de mère protectrice. Un rôle qui m’allait assez peu en raison de la confiance que nous avions toutes les deux et qui évitait habituellement tout type d’ingérence. Je cherchais toutefois à la convaincre doucement et sans la vexer qu’il n’était probablement qu’un séducteur en quête d’une proie naïve à ajouter à sa longue liste estivale. J’eus le sentiment qu’elle m’entendait sans m’écouter, assez pensive et marquée par cette rencontre du jour.


Le lendemain, le beau jeune homme nous retrouva au même endroit où nous l’avions quitté la veille. Alors que le soleil était un peu voilé et aurait pu nous départir de notre bonne humeur, il n’en fut rien, grâce à Louis, je dois bien le reconnaître. Avec lui, nous entamâmes de belles conversations, et je fus assez surprise de découvrir une vraie maturité teintée de légèreté chez ce mec de 25 ans. Rapidement, je revins sur ma première idée, je devais bien reconnaître qu’il n’était en rien un mauvais garçon manipulateur, et puis quand bien même, ma Marion n’avait plus l’âge d’être supervisée par sa mère. Quelle mère je serais à faire obstruction à une amourette estivale naissante !


Les jours au bord de l’océan s’égrenèrent paisiblement et au fur et à mesure de nos rencontres avec Louis, et j’eus même l’impression de voir ma fille gagner en maturité à ses côtés. Je riais souvent en les écoutant jouter et débattre sur divers thèmes. Je fermais les yeux par moments pour mieux profiter de ces instants, quelque peu en apesanteur, hors du temps. Leurs discussions sur les relations entre femmes et hommes – si banales mais intelligentes – se mêlaient au son des vagues qui venaient s’échouer sur la plage. Un instant, je me serais presque crue dans un film de Rohmer en les écoutant discourir sur la séduction et ses écueils.


Évidemment, ces vacances trouvèrent une fin bien trop hâtive et cruelle tant nous avions trouvé un petit rythme plaisant tous les trois, où chacun jouait sa partition sans se sentir de trop. Nous nous promîmes de nous revoir... moi, sans trop y croire tellement cette scène m’en rappelait tant d’autres où les projets étaient vite balayés par le rythme endiablé de la réalité.


Avec ma fille aînée, sur la route du retour, nous nous étions relayées au volant en direction de notre ville bien loin de l’océan et des souvenirs de gaieté estivale. Tout ceci avec une pointe d’amertume que nous nous efforcions de réfréner par pudeur et, pour moi, une légère honte face à l’aspect un peu régressif de ces vacances aux parfums d’amourette... même par procuration...


Les deux semaines avaient été finalement plutôt brèves, mais Marion semblait marquée durablement par cette rencontre. Depuis lors, en septembre, durant son entrée en deuxième année à la fac de droit, elle avait royalement ignoré, voire éconduit, ses compagnons d’amphi qui tentaient vainement leur chance auprès d’elle. Elle m’en parlait souvent le soir après le dîner une fois que son frère et sa sœur étaient partis vaquer à leurs occupations. J’aimais beaucoup ces moments de confidences mère/fille, cela me donnait le sentiment d’être très proche de Marion, de pouvoir la conseiller ou la rassurer, de garder une place importante à ses yeux malgré le passage de l’adolescence.

Elle me reparlait souvent de Louis, le comparant aux autres gars qu’elle croisait à la fac. Sans surprise, ces derniers avaient le mauvais rôle et leurs évocations précédaient toujours un « moins de... » ou bien encore un « manque de... ».


Un soir de milieu de semaine, il m’apparut clairement qu’elle avait besoin de le revoir pour avancer dans un sens ou peut-être pour l’oublier une bonne fois pour toutes. De l’idée aux actes, j’avais balancé l’idée de l’inviter dans notre maison pour la deuxième semaine des vacances. Je n’avais pas beaucoup réfléchi avant de formuler cette proposition, elle m’était venue naturellement. Je m’avouais dans mon for intérieur que cette présence ne me déplairait pas non plus : la présence de Louis amènerait certainement un supplément d’âme à ces vacances et me permettrait de déconnecter encore plus avec le travail.


Un détail n’avait pas précédé ma réflexion, où Louis pourrait dormir pendant son séjour chez nous. L’idée de le faire dormir dans la même chambre que Marion fut vite écartée, après tout ils n’étaient pas encore en couple. Depuis quelque temps, je savais que Marion avait déjà une sexualité naissante et n’était plus vierge. Sans entrer dans les détails, elle m’avait confié qu’elle était passée à l’acte avec un jeune homme qu’elle avait fréquenté quelques semaines entre la fin du lycée et ses premiers mois de fac. Je savais qu’à ce niveau elle était dans une phase de découvertes et parfois de doutes, bref, elle semblait assez épanouie et éclairée sur le sujet. Rassemblant mes pensées, j’avais posé comme condition à la venue de Louis qu’ils devraient faire chambre à part.


Aussitôt verbalisée, cette règle m’avait fait me sentir un peu injuste et austère aux yeux de ma grande. Leur statut de couple indéfini m’avait permis de m’en sortir la tête haute. Marion avait accepté ma condition sans même rechigner, bien trop heureuse de mon idée initiale sortie de nulle part. Louis, informé dans les minutes qui avaient suivi notre conversation, avait accepté en toute simplicité. Il paraissait vraiment intéressé par ma fille, j’en retirai une petite fierté de maman, heureuse de sentir qu’elle avait ce pouvoir de capter l’attention d’un jeune homme au charme ravageur. À la fin de l’appel, il avait précisé qu’il en profiterait pour voir son jeune demi-frère, avec lequel il partage le même père, qui habitait dans les environs de notre ville et qu’il voyait peu depuis quelques années.


La semaine précédant la venue du jeune homme avait été un peu tendue entre Marion et moi. Je l’avais sentie stressée, à fleur de peau, et très inquiète, à tel point qu’elle m’avait demandé si nous ne ferions pas mieux d’annuler la venue de Louis. Je l’avais rassurée en lui précisant qu’elle ne devait pas se mettre la pression, que dans tous les cas, une belle amitié pourrait naître même si l’amour ne se révélait finalement pas entre eux. Je l’avais sentie apaisée par mes propos. Je la connaissais trop bien, je savais qu’elle était déjà très amoureuse, qu’elle l’était probablement depuis les premières minutes passées en sa compagnie.


Le jour de son arrivée, pour passer le récupérer, nous parcourûmes la distance entre le domicile et la gare en voiture dans un silence pesant, où ni l’une ni l’autre ne prendrait la responsabilité de dégonfler la pression, seule son apparition semblait avoir ce pouvoir. Nous arrivâmes, et au bout de cinq minutes bien trop longues, le jeune homme apparut sorti de la gare avec son lourd sac de randonnée, il paraissait bien moins perdu que tous ceux qui l’avaient précédé, son charisme le distinguait nettement des autres jeunes. Il était un brin moins bronzé mais fidèle à la version que nous avions laissée sur la plage quelques semaines plus tôt, quoiqu’encore un peu plus charmant avec ses cheveux bruns qui atteignaient désormais ses belles épaules.


Son côté chevaleresque ne semblait pas non plus déplaire à Marion à la façon dont elle le dévorait des yeux. Elle retrouva subitement un grand et beau sourire, et rien ne put gâcher ce moment, même pas l’agitation de la circulation environnante caractéristique des abords d’une gare. Rapidement, à son arrivée jusqu’à nous, ils s’étreignirent tendrement avec une fougue qui laissait déjà entrevoir la nature des prochains jours. Je restai à distance pour les laisser profiter de ce beau moment de retrouvailles, légèrement gênée d’incarner le détail en trop dans ce plan digne d’un film romantique.


À peine arrivés dans notre appartement familial, Marion l’entraîna avec allant dans une visite méticuleuse de chaque recoin du domicile. Le point d’orgue de la visite fut l’arrivée dans la chambre de ma grande, elle lui détailla les lieux avec force d’anecdotes sur sa première année d’étudiante, une façon détournée de se vieillir un peu et d’effacer à tout jamais son image de lycéenne. Louis semblait déjà assez à l’aise et ne manquait pas d’occasions pour la taquiner gentiment, ce qui provoquait toujours un rire de Marion en réponse. J’observais tout ce joli manège avec un air mi-amusé mi-charmé, tout en restant discrète pour éviter de les envahir. C’est finalement ma fille qui me ramena sur scène, elle fit une allusion moqueuse sur la distanciation imposée par le dictateur des lieux. Alors que je savais bien que ce n’était pas dit méchamment, j’encaissai quand même ceci avec un soupçon d’agacement, bien vite balayé. Un simple clin d’œil de mon ingrate de fille à mon attention détendit l’atmosphère et déclencha un rire bruyant, collectif et libérateur de toute la pression accumulée ces derniers jours. Les vacances à trois étaient officiellement lancées !


Les deux premiers jours furent l’occasion de lui faire découvrir les coins sympas de notre ville. Nous avons ainsi sillonné les parcs, visité quelques musées, et nous nous accordions de belles pauses sur des terrasses encore bondées par les nostalgiques de l’été. Le soir, rentrés à l’appartement, nous partions dans de grandes discussions jusque tard dans la nuit en dégustant des bons vins. Nous partions parfois dans des délires en tentant de nous remémorer des vieilles chansons ringardes ou des chorégraphies oubliées, prenant alors conscience que nos discussions nous ramenaient à des références bien différentes selon nos âges. En observant le déroulé de cette soirée, je constatai que la complicité de l’été semblait raffermie. Un plaisant équilibre apparaissait dans notre trio. Je sentais aussi que Marion était heureuse que je sois là, elle savait que je saurais être respectueuse de leur intimité de couple embryonnaire.


En fin de soirée, je me décidai à les laisser seuls après un dernier fou rire sur des confidences sur nos pires hontes respectives où Louis avait largement remporté la mise. J’avais déjà regagné ma chambre quand je m’aperçus que j’avais oublié mon chargeur de téléphone dans le salon. Je revins sur mes pas tout en sentant qu’une atmosphère plus chaude s’était installée entre temps dans le séjour. Curieuse et légèrement enivrée après quelques coupes de vin, je m’installai dans un recoin du couloir pour les observer très discrètement sans révéler ma présence. Leurs chuchotements m’empêchaient d’entendre leurs conversations, mais je vis nettement la main de Louis caresser délicatement le cou de Marion. Elle souriait et lui lançait des regards langoureux, leurs yeux se rencontrèrent et sans grande originalité, ils s’embrassèrent doucement, puis plus fougueusement. Je regardais cette scène avec un mélange étrange de trois sensations. Pour commencer de la tendresse, devant ma fille qui n’était plus une gamine désormais, ensuite de gêne en constatant mon propre voyeurisme, et enfin de trouble en pensant à ma propre situation de femme célibataire qui n’avait pas été étreinte par un homme depuis plus de six mois maintenant. Cette dernière pensée entraîna chez moi un étrange sentiment de jalousie irrépressible à l’encontre de ma fille, amplifié par un intérêt naissant mais réel pour notre bel invité.


Je continuai à scruter la scène, désormais sa main se posa sur la fine épaule droite de ma grande, puis descendit doucement vers sa poitrine. Je m’aperçus à cet instant que ma propre main massait doucement mon sein à travers mon haut. Je devais me ressaisir, ça devenait vraiment malsain. J’étais alors partagée entre l’idée d’interrompre la scène en faisant du bruit pour mettre un terme à tout ceci, et à l’inverse, celle de laisser les choses se faire sans ingérer et d’éviter ainsi de tenir le rôle de la « mauvaise » du film.


La main du beau brun caressait à présent franchement les seins de ma fille, les empoignant avec un mélange de douceur et de virilité, sa bouche était maintenant au contact de son cou, je voyais la bouche de Marion s’entrouvrir d’excitation. La jambe de Louis s’était intercalée entre les jambes de ma fille, les mouvements de petites pressions ne laissaient aucun doute sur la suite de tout ceci. À l’évidence, rien ne cesserait si je ne mettais pas un stop rapide et définitif d’une façon ou d’une autre. Mon trouble lui s’était amplifié, je sentais maintenant une grande chaleur suave dans mon bas-ventre, je savais que mon entrejambe commençait à s’humidifier et que le processus était un aller sans retour. J’avais terriblement honte de cette situation mais je me sentais un peu hypnotisée.


Soudain, prise par un éclair de lucidité et de dignité maternelle, je décidai finalement de décamper et de laisser la situation évoluer librement hors de mon champ de vision... Bon sang, ce n’était plus une gamine, elle avait 19 ans, je ne l’avais pas vu grandir, et maintenant elle allait se faire prendre par ce bel homme ! Elle ne saisissait probablement pas sa chance... Je rejoignis alors ma chambre et, après un passage express dans la salle de bain, je me retrouvai dans mon grand lit, seule, et un peu désemparée... Une envie de pleurer survint à ce moment-là, c’était trop injuste, je n’avais plus le temps pour rencontrer un homme, je donnais tout à mon travail et à ma famille... et mes envies intimes dans tout ça ? Puis, sortant de ces réflexions stériles, mes pensées un peu embuées par l’alcool me ramenèrent à la scène que je venais de quitter. J’avais du mal à l’admettre mais l’état de mon entrejambe était là pour me le confirmer, j’étais diablement excitée par tout ceci. Le passage de mes doigts à travers mes courts poils pubiens ne put que confirmer qu’un petit ruisseau s’était formé dans mon vagin. Dans un tel état, il était illusoire de croire que je m’endormirais tranquillement, et seules les caresses et la jouissance sauraient me libérer et me conduire vers les bras de Morphée.


Alors que je commençai à toucher fiévreusement mon bouton de plaisir, j’entendis une porte s’ouvrir et se refermer aussitôt, celle de la porte de la chambre de ma fille séparée de la mienne par une paroi, trop fine à cet instant précis. J’entendis quelques rires étouffés et une nouvelle fois je fus partagée entre plusieurs sentiments. J’étais un peu déçue que ma fille fasse fi de ma demande sur les chambres séparées, ça entamait un tout petit peu l’impression de grande complicité et confiance que j’avais cru qu’il existait entre nous. Et puis, il y avait cette excitation, si malsaine, mais obsédante : ma fille avec ce bel homme, sa queue qui allait percer l’entrée intime de ma Marion. Son air d’innocente ingénue qui allait être secoué par des ruades viriles et profondes, elle allait connaître une pénétration sauvage qui la ferait crier de plaisir... Ces pensées confuses et obsédantes anéantirent vite toute autre pensée rationnelle ou saine. Ma main revint rageusement à la rencontre de ma vulve désormais bouillante et déchaînée, tandis que l’autre empoignait un sein et jouait avec mon téton.


Désormais, les rires étouffés avaient laissé place à des gémissements bien reconnaissables. Ma fille se laissait aller à des vocalises qui alternaient entre l’aiguë et le roque. Elle semblait vivre un plaisir dévastateur et incontrôlé. Elle m’avait complètement oubliée et n’était concentrée que sur son plaisir immédiat, quitte à se faire entendre dans tout l’appartement, voire même jusque chez nos voisins. Il me semblait entendre des mots s’échapper entre deux grognements. Il semblait clair qu’elle en redemandait, qu’elle en voulait plus, qu’elle se faisait saillir avec furie, qu’elle voulait être sa chose à cet instant... Toujours plus engluée dans le continent des tabous et du malsain, je l’imaginai, son corps si innocent de mon regard de maman, être empoignée docilement par cet homme possédé par un désir animal, visitant sans retenue ses orifices intimes. J’imaginai son pénis s’enfoncer en elle, dévaster les parois de son intimité en allant toujours plus profond en elle. J’étais désormais allée trop loin dans l’excitation pour pouvoir revenir en arrière, les cris de la pièce voisine ne faisaient qu’accroître mon état de dépravation.


Quelques minutes plus tard, j’entendis enfin de grands soupirs de jouissance de mes deux « colocataires », des sons qui précédèrent un beau silence. Dans ce moment de calme relatif, j’atteins quelques secondes après l’orgasme. Il fut puissant, long et secoua chaque parcelle de mon corps. Ce fut une jouissance bien rare dans ma vie actuelle assez routinière. Enfin apaisée, je me sentis voguer doucement vers le sommeil. Avant de m’endormir, une dernière pensée me traversa et me ramena sur ma situation actuelle : tout ceci se positionnait assez haut sur l’échelle de la perversité ! Il fallait que je trouve rapidement un homme pour m’éviter de devenir folle.


Au matin, alors que les amoureux dormaient encore, j’étais assise seule dans la cuisine face à mon mug de thé, tentant de rassembler mes idées et, surtout, de me déculpabiliser de mes errements érotiques de la veille. Au bout de quelques minutes de cette méditation de circonstance, les deux firent une apparition conjointe dans la cuisine. Je souris en les découvrant, et intérieurement je leur décernai la palme d’or du meilleur « air innocent ». Ainsi, rien ne laissait deviner qu’ils avaient passé une nuit endiablée et qu’ils ne s’étaient probablement rien interdit en découvrant et dévoilant leur jeune corps. Après les banales courtoisies matinales, la discussion sur les vertus du thé noir matinal acheva de donner une tonalité des plus normales à cette matinée de vacances. Je me surpris à regarder Louis avec un nouvel œil, plus scrutateur, plus femelle aussi. Mes caresses de la nuit avaient décidément provoqué un changement dans ma perception que j’avais de lui... J’observai du coin de l’œil ses belles mains fines et d’apparence puissante. Son bas de pyjama laissait aussi entrevoir de belles fesses musclées, chose assez banale pour un sportif comme lui. Je laissais enfin mon regard divaguer doucement vers son entrejambe, sans rien remarquer de particulier de ce côté-là... Marion semblait ailleurs, pas encore complètement revenue de son voyage céleste de la nuit.


Soudain, quelque chose vint interrompre le cours de cette matinée. Louis nous rappela au bon souvenir de Théo, son demi-frère qu’il devait voir cette semaine. Ce dernier avait fêté ses 18 ans une semaine auparavant. Gérard, le père qu’ils avaient en commun, avait tenté de faire venir Louis à cette occasion mais celui-ci bossait, aussi il devait rattraper le coup en profitant de cette semaine pour voir son petit demi-frère. Il dit en plaisantant, tout en se donnant un air solennel, que c’était « son petit » qu’il devait éduquer et accompagner vers l’âge adulte.


Je ne réagis pas à cette allusion qui, pourtant, portait en elle une douce perversité. Après la nuit de confusion que je venais de vivre, j’estimais que mon voyage vers le malsain avait déjà atteint un point culminant. Et pourtant, l’avenir proche me réservait bien d’autres surprises...

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