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La conversion de Laura

Chapitre 2

Erotique

Les jours qui suivirent, Sylvie aida Laura à s’installer et à s’accoutumer à sa nouvelle vie. Ce ne fut qu’une semaine plus tard qu’elle revint sur la façon de se vêtir. Proclamant sans ambages qu’il fallait qu’elle se refasse une nouvelle garde-robe, elle l’emmena dans un grand magasin de confection où elle choisit de manière quelque peu autoritaire robes, chemisiers, jupes et sous-vêtements qu’elle envoya Laura essayer dans une cabine. Comme celle-ci tardait vraiment à en sortir, Sylvie la questionna au travers du rideau :


— Ça va, Laura ?

— Oui… Euh… Non.

— Que se passe-t-il ?

— Ce… C’est trop petit…

— Je peux entrer ?

— Non ! C’est de toute façon trop petit !

— Attends ! J’entre, lança Sylvie en se glissant de l’autre côté du rideau.


Laura portait une mignonne petite robe bleu foncé, froncée sous la poitrine, et qui s’arrêtait en haut des cuisses. Au premier coup d’œil, Sylvie sentit son cœur s’emballer. Elle était adorable dans cette robe et, ce qui ne gâchait rien, la honte lui avait allumé les joues d’un feu très vif.


— Tu es… très bien ! s’exclama la prof, tout en sentant qu’elle commençait elle-même à rougir.


Elle ne pouvait s’empêcher de regarder les cuisses dévoilées et de puiser dans cette vision de quoi alimenter l’excitation qu’elle sentait poindre en elle.


— Je ne peux pas mettre ça, murmura Laura.

— Mais si, mais si. C’est de ton âge !


Laura était cramoisie.


— Et le slip, ça va ?

— Oui, oui…

— Laisse voir !


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Et Sylvie s’empara du bas de la robe bleue pour la retrousser. D’un geste vif, Laura interposa sa main.


— Excuse-moi, fit la prof, je ne voulais pas te gêner.


Elles étaient toutes deux très rouges. Sylvie hésita un instant, se demandant si elle ne devait pas sortir. " Ah ! si Justine était ici, pensa-t-elle, elle saurait comment s’y prendre…"


— Je voulais voir si ça allait, finit-elle par murmurer.


Est-ce la timidité avec laquelle elle avait parlé ? Ou Laura succomba-t-elle à son petit démon ? Toujours est-il que celle-ci - après avoir encore hésité un instant - souleva elle-même le bas de sa robe. Dévoilée jusqu’au nombril, elle offrait un spectacle des plus émouvants. Les cuisses entièrement nues dont la ligne prolongeait la courbe harmonieuse des hanches, le ventre plat et satiné à moitié découvert, et puis le slip blanc dont la dentelle soulignait la fragilité de la peau au creux de l’aine et qui enveloppait délicieusement le bombement du sexe : tout concourait à accroître le trouble de Sylvie. Quant au trouble de Laura, il atteignait un paroxysme. Elle se voyait dans le grand miroir, les mains tenant sa robe haut levée, le ventre exhibé au regard de sa cousine. Et elle apercevait ce petit slip de coton qui cachait si peu… Elle se sentit comme paralysée, incapable de prononcer un mot, l’étrange malaise grouillant plus que jamais sous le slip…


Sylvie ne sut comment prolonger les choses. Elle finit par demander :


— Le reste va bien aussi ?

— C…C’est… pareil, fit Laura dans un souffle en laissant retomber le bas de sa robe.

— Parfait, on achète ! Apporte tout à la caisse ! lança la prof en sortant de la cabine.


Restée seule, Laura se troussa à nouveau. Elle contemplait ce que les culottes des religieuses ne lui avaient jamais permis de voir : le charme et l’attrait de son propre corps. Et elle goûtait au délice de la chair, un délice qui se concentrait sans cesse davantage sur le bas de son ventre. Retenant la robe de la main gauche, elle porta la main droite entre ses cuisses. Et elle vit dans le miroir ses doigts se poser sur le slip, juste au milieu de son sexe. Ce simple contact déclencha en elle une vague voluptueuse qui la traversa des reins jusqu’au creux de la fente que sa main palpait. Plus la petite voix intérieure lui criait qu’elle était en train de basculer dans le péché, plus elle appuyait fortement les doigts.


Brusquement, le rideau s’entrouvrit pour laisser passer la tête de Sylvie.


— Tu viens ? dit-elle en même temps qu’elle apercevait la main vagabonde.


La tête disparut et le rideau retomba. Laura se sentit pétrifiée. Comment faire pour mourir de honte ? Un désespoir total la submergea. Elle venait d’être surprise dans une attitude indigne à laquelle elle ne voyait pas comment elle pourrait jamais donner une justification. Comme une somnambule, elle remit ses vieux vêtements, ramassa les articles essayés et se dirigea vers la caisse. Elle gardait le regard au sol, terrorisée à l’idée de croiser celui de sa cousine. "Si au moins elle m’interrogeait, pensa-t-elle, je pourrais lui dire que je vérifiais si ça allait. " Mais, l’instant d’après : " Ce serait mentir… et mentir de manière visible " Elle n’entrevoyait plus aucun avenir possible.


— Ça ne va pas, interrogea Sylvie, à qui son désarroi n’échappait pas.

— S… si, murmura-t-elle de façon quasi inaudible.


Sa cousine lui posa alors la main sur l’épaule, le plus affectueusement possible, et lui glissa dans l’oreille :


— Nous en parlerons à la maison.


Sylvie eut beau multiplier les efforts pour engager la conversation tout au long du chemin de retour, ce fut en vain. Sa jeune protégée était murée dans un silence qui trahissait une véritable détresse. Aussi, à peine rentrée, réclama-t-elle sa présence au salon et, l’ayant invitée à s’asseoir dans un fauteuil face à elle, lui tint-elle ce langage :

— Laura ! écoute-moi : tu es perturbée parce que je t’ai surprise dans la cabine. N’est-ce pas ?

— Je ne…

— Ne dis rien ! Ecoute-moi !

— Oui.

— D’abord, je suis fautive. Je me suis conduite de façon très indiscrète en surgissant dans la cabine. Ensuite - et c’est ça le plus important -, ce que tu y faisais, toutes les filles, toutes les femmes le font.

— Oh non ! s’exclama Laura. C’est…

— Ecoute-moi Laura ! Les Sœurs ont eu bien raison de t’enseigner la pudeur et la chasteté. Mais c’est un enseignement qui ne convient qu’aux religieuses. Hors du couvent, il faut laisser la sexualité vivre sa vie, du moins tant qu’elle ne porte en rien préjudice aux autres.

— Ce n’est pas un péché, ou alors il est fort véniel, ajouta-t-elle après un moment de silence.


Laura avait relevé la tête. Les pensées se bousculaient en elle. Et la petite bête de son ventre revenait. N’était-ce pas elle qui l’incitait à trouver les propos de sa cousine raisonnables ? Elle fut encline à le croire, d’autant que son regard tomba sur la cuisse de Sylvie que le croisement de ses jambes sous sa jupe dévoilait. Et elle ne put s’empêcher de trouver la vue attirante.


— Moi aussi, poursuivit la prof, j’ai des envies charnelles, comme tout le monde. Et moi aussi, j’aime quelquefois caresser mon propre corps…


Laura sentit le feu lui monter à nouveau au visage.


Sylvie hésita un instant, puis lança d’une voix que le trouble rendait rauque :


— Ainsi, quand tu regardes mes jambes sous ma jupe - comme en ce moment -, je trouve ça… excitant.


Laura crut que le monde basculait. Cette allusion était à ce point juste et provocante qu’elle se mit à balbutier :


— Je… Mais… C’est…

— Pourquoi ne pas admettre ce qui, après tout, n’est pas si terrible ? Si j’aime que tu regardes sous ma jupe, c’est parce que j’ai deviné que, de ton côté, tu aimais regarder. Ça te plaît ? Non ?


Laura resta silencieuse. On entrait là dans un univers tellement éloigné du sien qu’elle ne savait plus du tout où elle en était.


— Je dis juste ça pour que tu te sentes à l’aise. Pour moi, il n’y a rien de coupable à accorder aux plaisirs du corps une place qui est compatible avec le respect d’autrui. Réfléchis-y ; nous en reparlerons à l’occasion.


Lorsque Laura se retrouva seule dans sa chambre, son trouble n’avait en rien diminué. Elle s’efforçait de réfléchir à toutes ces recommandations souvent entendues au sujet de l’impureté. Mais, d’elle-même, sa pensée revenait sans cesse à sa cousine : "Elle a dit qu’elle trouvait plaisir à ce que je regarde sous sa jupe", se répétait-elle. Et, telle la plus belle des insinuations du Malin, elle imaginait Sylvie se déshabillant devant elle et lui présentant le spectacle de sa chair dévoilée. Jamais le plaisir ressenti n’avait été aussi aigu. Une sorte de crispation suave lui nouait le sexe. Et elle cherchait à présent à mieux se représenter la scène, inventant des voiles multiples qui se seraient soulevé autour du corps offert. Tout son esprit s’était tendu pour construire l’image de la nudité imaginée. Mais elle n’arrivait pas à en forger une image précise. Seul le visage de Sylvie, souriante et complice, lui apparaissait nettement. Une sorte de vertige immense la submergea. Sa cousine ne l’invitait-elle pas à présent à la caresser ? Brutalement, elle s’aperçut que, sans trop s’en rendre compte, elle s’était couchée sur le lit à la renverse, qu’elle avait introduit sa main sous sa propre jupe et qu’elle se tripotait comme une éhontée. Un cri de rage lui sortit de la gorge :


— Ah !


Elle se redressa comme une furie et s’agenouilla. "Je vais devoir retourner chez les Sœurs ; Sœur Marie-Ange avait raison. Si je reste ici, je vais me perdre" murmura-t-elle. Et une larme roula sur sa joue.

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