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Ma correspondante venue du nord

Chapitre 1

Hétéro

Cela fait maintenant quatre ans que je connais Aino. Enfin, je dis « connais », mais c’est un petit peu plus compliqué que ça. La vérité est que je ne la connais pas vraiment, ou plus exactement que je ne l’ai jamais rencontrée. Et pour cause, trois mille kilomètres nous séparent. On pourrait se dire qu’à notre époque, trois mille kilomètres, ce n’est rien, avec l’Europe, les frontières ouvertes. Mais ça, c’est pour les gens qui travaillent. Nous deux, nous n’étions à l’époque que des étudiants fauchés, qui avions du mal à payer le loyer de leur misérable logement étudiant. Alors pas question de prendre l’avion pour parcourir les milliers de kilomètres séparant Lyon et Helsinki. Car oui, je n’ai pas précisé : c’est à Lyon que je fais des études, en cinéma. Quant à elle, elle est finlandaise pure souche, originaire de la capitale. Et pourtant, grâce à la magie d’Internet, nous nous sommes rencontrés, nous avons sympathisé et avons entretenu une correspondance longue et fournie.


Aino, c’est un peu mon secret. Un secret dont je n’ai parlé à personne. Pour cause, je ne pense pas que quiconque comprendrait vraiment la nature de notre relation. C’est que, pour beaucoup, soit on est en couple, soit on ne l’est pas. Une relation à distance, pourquoi pas ? Mais ça doit quand même être une relation. Sauf que dans notre cas, je ne sais même pas vraiment s’il y a quelque chose entre nous. Et puis, nous ne nous sommes jamais vus. Ni en vrai ni par caméra interposée. De son physique, je ne connais que sa photo de profil, sur le forum où nous nous sommes connus. Un visage, rien de plus, mais un charmant visage, plutôt fin, avec de petites pommettes saillantes, et de longs cheveux bruns attachés en queue-de-cheval. Ses yeux d’un bleu perçant me scrutent à travers la photo. Oui, je dois dire qu’elle est tout à fait à mon goût, sur cette photo.


Mais de toute façon, elle ne doit plus vraiment ressembler à cela, maintenant, vu qu’elle n’a pas changé sa photo une seule fois en quatre ans. Moi non plus, remarquez. J’imagine qu’elle devait avoir dans les dix-neuf ans, sur cette photo. Une toute jeune femme découvrant la vie d’adulte. Maintenant, elle a assurément plus d’expérience.


Mais voilà donc : entre nous, ça a tout de suite marché. Nous avons échangé à propos de tout et de rien, et qui plus est, en français, ce qui est tout de même nettement plus confortable que d’écrire en anglais. En fait, elle a étudié le français pendant des années et parle vraiment incroyablement bien. C’en est même un peu humiliant quand je compare à mon piètre niveau en anglais... Mais bref. Chaque jour, donc, pendant quatre ans, j’ai attendu de ses nouvelles, j’ai donné des miennes. Au début, nous avons parlé un peu de nos passions communes, en particulier de livres et de films. Nous avons des goûts assez communs, il faut dire. Nous avons débattu de Pasolini pendant des heures, de la nouvelle vague française, elle m’a fait découvrir Seijun Suzuki... Bref, un véritable échange de passionnés. Mais peu à peu, nous avons aussi commencé à nous parler de nous, de nos vies, de nos douleurs, de nos joies... Jusqu’au jour où...


« Cher Edouard,

C’est un peu idiot de te dire ça, mais j’ai l’impression que nous sommes devenus si proches, et je ne vois pas à qui d’autre je pourrais raconter ça. On ne s’est jamais rien dit de si personnel, et j’espère que ça ne te mettra pas trop mal à l’aise. Mais j’ai envie de te le dire : ce soir, je pense faire ma première fois. C’est assez intimidant, surtout à mon âge... Plus personne n’attend d’avoir vingt ans pour faire l’amour. Mais lui, c’est le bon, je pense. Il est tellement beau, et très attentionné avec moi. J’ai vraiment envie de m’offrir à lui. Nous allons sortir dans un bar, et je compte lui proposer de venir chez moi après pour passer la nuit. On verra bien, mais j’espère que ça se passera... »


Est-ce que ça m’a dérangé qu’elle m’en parle ? Je ne dirais pas cela, non. Bien au contraire, en lisant ces mots, je me suis surpris à avoir une érection absolument incontrôlable. Nos rapports n’avaient pourtant jusque-là rien de sexuel, et je n’avais jamais eu aucune pensée coquine ou érotique vis-à-vis de cette jeune fille avec qui je correspondais. En fait, c’est simple : elle n’était pas plus qu’un avatar, sans sexe, sans existence réelle. C’est pour cela que cette érection m’a tant surpris, ainsi que la petite pointe de jalousie que j’avoue avoir ressentie. Qui était-il, ce garçon qu’elle trouvait « beau » et « très attentionné » ? Pourquoi lui et pas moi ? Je me souviens que je n’étais pas fier de moi, ce jour-là, assis devant mon ordinateur, face à son message innocent, avec mon sexe dur comme la pierre dans mon boxer. Je me suis interdit d’y descendre ma main, même si la tentation était immense : « non, je ne me masturberai pas en pensant à Aino ! Je ne la connais même pas !


Ce serait tellement malsain... » Pas plus, en tout cas, que de l’imaginer avec ce garçon, dont j’apprendrai plus tard qu’il s’appelle Tomi. Quel nom idiot ! Tomi, finlandais, donc probablement blond aux yeux bleus. Un petit air un peu viking peut-être ? Non, rasé de près, comme moi. Tomi la suit dans son appartement, enlève ses chaussures. Il est un peu éméché après leur soirée au bar, mais il l’a déjà embrassée là-bas. Il a déjà pressé sa bouche contre ses deux petites lèvres roses, avait peut-être même glissé sa langue entre elles. « Ah non, Edouard ! Ce n’est pas bien de penser à ces choses-là. » Pas bien non plus de penser au moment où il lui enlève son t-shirt, son soutien-gorge en dentelle, libérant deux petits seins comme deux fruits à dévorer, deux fruits gorgés de sucre et de nectar. Pas bien non plus de penser au moment où il lui enlève sa culotte, révélant une petite forêt blonde, une douce toison protégeant son adorable petite chatte qu’il serait le premier à découvrir.


J’ai vraiment essayé de m’empêcher de penser à tout cela, et à leurs ébats passionnés, une fois la douleur de la première pénétration passée, de penser qu’il la prendrait dans toutes les positions, jouirait peut-être sur ses seins magnifiques, ou dans sa bouche, ou sur son dos cambré en levrette... Oh que je m’en suis voulu d’avoir eu ces pensées, que je m’en suis voulu d’avoir senti mon sexe se gorger de sperme, exploser dans mon boxer, alors que j’étais tout habillé, que je ne l’avais même pas touché.


Ce jour-là, je m’en suis certes voulu horriblement, mais j’ai aussi réalisé une chose : Aino me fascinait, et je ressentais une attirance presque magnétique, qui ne s’est jamais vraiment atténuée. Non, je ne l’ai jamais vue, non, je ne l’ai jamais touchée, jamais goûtée, et pourtant, je suis fou d’elle, fou de cette Finlandaise inconnue. Et j’ai dû intérioriser cette passion, car je ne voulais pas que tout s’arrête entre nous. Je voulais encore la lire, la lire à l’excès, lui écrire aussi, la faire rentrer dans ma vie. Au diable le cinéma, au diable Pasolini et Eisenstein ! C’est d’elle que je veux parler, c’est sur elle que je veux lire. Je veux tout savoir de cette douce ingénue qui s’est peut-être fait dépuceler ce soir-là.


J’ai donc répondu :

« Chère Aino,

Je suis heureux de lire que tu me fais confiance pour me parler de ces choses. Tu peux le faire quand tu le souhaites, car en effet, nous sommes très proches. J’espère que ta soirée s’est bien passée, et que tu as pu découvrir les joies de l’amour. En tout cas, je trouve ça beau d’attendre le bon pour ta première fois. Moi, je n’ai pas attendu, je l’ai faite avec la première fille avec qui je suis sorti... »


Et c’est ainsi que nous avons commencé à nous raconter nos vies. Elle voulait en savoir plus sur cette première fille. Melinda, rien que le prénom était tout un programme. C’était le jour de mes dix-huit ans, et avais fêté cela avec une bande d’amis du lycée. L’un d’eux était venu avec une blonde un peu bimbo, pas trop mon style, mais avec des seins tellement imposants que je n’avais pu les quitter du regard de toute la soirée. Ça ne semblait pas lui poser trop problème. Alors à la fin de la soirée, tout le monde est parti sauf elle, qui m’a longuement branlé avec sa poitrine majestueuse, avant de s’asseoir sur mon sexe. J’étais au paradis. Un mouvement de bassin. Deux mouvements de bassin. Trois mouvements de bassin. Et je n’ai pas tenu plus, déversant en elle le flot blanc et visqueux de ma semence. Elle est restée la nuit entière, et nous avons baisé trois fois, chaque fois un peu plus longtemps.


Au matin, un bisou sur la joue, bien plus prude que nos ébats de la nuit, et au revoir. Je ne l’ai jamais revue, et à vrai dire je n’ai jamais trop repensé à elle avant de raconter tout cela à Aino. Qui à son tour me raconte sa folle soirée...


À peine rentrés dans son appartement, elle s’est agenouillée devant lui, a ouvert sa braguette et s’est saisie de sa verge. « J’en avais vu dans des films, mais en vrai, c’est tellement intimidant. La sienne n’est pas énorme pourtant, mais c’est drôle, ce morceau de chair dure, dressé vers le ciel, qui n’attend que d’être gobé. Je me demande ce que vous ressentez quand on vous suce. » Parce que oui, elle l’a sucé, longuement, avec application. Apparemment, elle a beaucoup aimé. Et moi, j’aurais beaucoup aimé qu’elle s’occupe de moi plutôt que de ce type. Ensuite, elle a baissé son pantalon et son string (ah, elle porte donc des strings ? Moins timide que je ne le pensais !), s’est retournée, et lui a présenté son cul. Je bande rien qu’en pensant à ces deux petites fesses rondes et roses, toutes parfaites, dans lesquelles j’aimerais moi aussi me glisser. Il l’a prise comme ça, au milieu de l’entrée, contre le mur, pour sa première fois. Il l’a pilonnée avec ardeur et acharnement.


D’après elle, il n’en était pas à son coup d’essai. « Au début, ça a un peu saigné, bien sûr, ça a fait un petit peu mal, mais rapidement, ça s’est transformé en un plaisir comme je n’en avais jamais ressenti. Même quand je me caresse, je ne ressens pas de sensations aussi intenses. Il voulait changer de position, continuer sur le lit, mais je ne sais pas, dans la folie de l’instant, je lui ai dit de finir comme ça, debout, sauvagement. Il a continué ses va-et-vient en moi, toujours plus fort. Et à un moment, il s’est retiré et a joui sur mes fesses. Moi, j’ai poussé un dernier soupir : je n’étais plus vierge ! »


Et voilà comment, Aino et moi, nous avons cessé de parler cinéma et avons commencé à nous parler de notre vie intime. Je me suis souvent demandé si c’était une sorte de jeu sexuel entre nous. Si tout cela, c’était une façon de se chauffer mutuellement. Ou bien si c’était purement honnête, si elle me racontait les choses comme elle les raconteraient à sa meilleure amie autour d’une bière. Non, vraiment, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que j’ai beaucoup joui en lisant ses récits. Et que je me suis senti comme paralysé en lisant son dernier message, en date d’hier, où elle m’annonce qu’elle vient me rendre visite à Lyon dans un mois.

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