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Le coup de folie

Chapitre 2

Le prix à payer

Hétéro

Alors que Chloé vient de partir pour la pharmacie, je suis toujours sous le choc de ses révélations, stupéfait, sidéré, effondré, fou de colère, rongé par l’angoisse… Comment a-t-elle pu en arriver là ? Comment a-t-elle pu me faire ça ? Nous faire ça ? Vu la manière dont ça s’est passé, je ne peux même pas lui trouver des circonstances atténuantes en pensant qu’on l’a forcée ou qu’elle a été abusée. Elle s’est vautrée dans la luxure de son plein gré, sans retenue et en y prenant un plaisir intense.


La pensée que d’autres hommes aient pu jouir en elle sans protection me révolte et me dégoûte. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle a été irrémédiablement souillée, quand bien même les tests sérologiques se révèleraient négatifs.


Pour couronner le tout, le fait qu’elle se soit adonnée à au moins quatre pratiques qu’elle m’a toujours catégoriquement refusées me met dans une rage noire. Elle s’est comportée comme une véritable… salope.


Est-ce que je l’aime toujours ? Est-il possible de continuer à l’aimer ? Je suis désemparé. Décider quoique ce soit dans l’état où je suis serait la dernière erreur à commettre. Et puis la laisser tomber alors qu’elle est en plein désarroi et qu’une gigantesque épée de Damoclès va peser au-dessus de sa tête pendant au moins six semaines serait indigne.


Alors je vais passer ces semaines à angoisser avec elle. On verra bien après. Mais plus question de jouer les mijaurées avec moi. Maintenant qu’elle a dévoilé une facette de son tempérament que même elle ne connaissait pas, je suis bien décidé à rattraper, pendant cette courte période qui risque néanmoins nous paraître une éternité, le temps perdu ces dernières années.


En plus, l’usage impératif et systématique du préservatif entre nous va inévitablement faire resurgir dans ma mémoire les scènes qu’elle a décrites et que je voudrais pourtant oublier. Alors que j’ai jusque-là toujours respecté les limites qu’elle avait fixées de manière complètement unilatérale sans jamais faire l’effort d’essayer de satisfaire certaines de mes attentes, ça ne va pas me mettre dans de bonnes dispositions à son égard.


Assis dans un fauteuil en attendant son retour, les yeux dans le vague, j’ingurgite nerveusement de grandes rasades de whisky pour tenter de me détendre. Toutes ces pensées m’obsèdent. Je n’arrive pas à chasser les images de Chloé en train de lécher sa copine pendant qu’elle se fait défoncer la chatte par un membre énorme ou encore en train de se faire enculer pendant qu’elle suce une bite. Et le pire, je crois, c’est que ça me fait bander…


La voilà qui rentre. Elle se dirige vers moi et me tend timidement une boite de préservatifs avec une mine penaude. Je m’en saisis en la regardant fixement, droit dans les yeux, J’en extrais un en le laissant dans son emballage individuel et le lui donne en silence. Je me lève et je me déshabille devant elle. Le manque depuis le début de la semaine, l’énervement, la rancœur font que je suis au garde à vous avec un besoin purement mécanique d’éjaculer, juste pour me soulager. Je dois expulser toute cette rage qui m’a envahi depuis que Chloé m’a avoué sa trahison.


— Mets-le en place.


Elle n’a jamais utilisé ce type de protection. Quand nous nous sommes rencontrés, elle était encore vierge. De mon côté, sortant d’une relation « tumultueuse », j’avais fait un bilan sérologique peu de temps avant notre coup de foudre et le début de notre relation amoureuse. Puis j’étais resté abstinent jusqu’à notre premier rapport. Comme elle avait commencé à prendre la pilule avant que je la déflore, nous n’avons jamais eu recours aux capotes.


Du coup, elle fait preuve d’une maladresse confondante. Une fois l’étui de latex extrait tant bien que mal de son emballage, elle le regarde d’un air interrogatif, comme si c’était la première fois qu’elle en manipulait un… ce qui en fait est le cas. Après quelques secondes, debout face à moi, elle l’étire, le pose sur le sommet de mon gland et le déroule gauchement le long de la hampe. Le contact de ses mains me fait frissonner.


Une fois la protection bien en place, je lui dis simplement :


— Suce-moi.


Chloé me regarde avec un air à la fois surpris et inquiet. Face à mon regard déterminé, elle s’incline pour s’exécuter. Je l’interromps.


— À genoux. Et fous-toi à poil en faisant un strip-tease sensuel avant.


Elle n’a jamais voulu me faire une fellation dans cette position. Pas plus qu’un effeuillage d’ailleurs. Elle trouvait ça dégradant, humiliant pour une femme. Et en plus, je ne lui ai jamais parlé comme ça. Mais aujourd’hui, elle sera bien obligée de s’y résoudre.


Je la vois encaisser le coup. Elle commence à se déshabiller lentement en ondulant maladroitement du bassin. Elle déboutonne son chemisier du haut vers le bas avant de le laisser glisser le long de ses bras. Elle baisse ensuite les bretelles de son soutien-gorge en relevant chaque épaule une après l’autre, tête baissée, yeux rivés sur le sol.


— Regarde-moi dans les yeux et trémousse-toi mieux que ça. Imagine que tu es avec ta copine devant les trois mecs qui se branlent si ça peut t’aider.


J’ai bien conscience que cette remarque est d’une mesquinerie et d’une méchanceté absolues. Pourtant je ne la regrette pas. Peut-être quand j’aurai déchargé une première fois… et cuvé le whisky.


Chloé relève la tête et me regarde tristement, accablée. Ses yeux sont embués mais elle poursuit en tentant d’y mettre plus de conviction. Le soutien-gorge rejoint le chemisier pendant que ses déhanchements tentent de se faire plus aguicheurs.


Vient le tour de sa jupe, puis de la culotte pas franchement sexy, qu’elle fait glisser jusqu’aux chevilles en gardant les jambes légèrement écartées et bien tendues. J’ai toujours admiré sa souplesse, sans pouvoir en profiter comme je l’aurais bien aimé plus d’une fois.


Elle est maintenant complètement nue, à l’exception de ses escarpins, que je lui fais signe de garder quand elle entreprend de les retirer. Elle est vraiment belle du haut de ses vingt-quatre ans. Des petits seins hauts perchés en forme de poire, couronnés par des larges aréoles sombres et des tétons pointant fièrement ; une taille fine ; une belle cambrure, accentuée par les talons de ses chaussures ; un ventre plat ; un petit cul rond et musclé posé sur des jambes bien galbées par une activité sportive régulière. Quel gâchis…


Je la sens vraiment réticente à s’agenouiller devant moi. Je lui fais part de mon impatience d’un hochement de tête autoritaire. Elle finit par s’exécuter avec une mauvaise volonté évidente. Je poursuis dans l’humiliation.


— Applique-toi. Pas question de me suçoter du bout des lèvres. Imagine que tu fais une gorge profonde à tes copains.


Elle saisit ma verge d’une main et prend la moitié de mon gland dans la bouche avec une grimace de dégoût. Le latex ne doit pas avoir très bon goût…


— Mets tes mains dans le dos. Je ne veux plus d’une simple branlette accompagnée du bout des lèvres. Je veux une vraie pipe.


Chloé accuse à nouveau le coup. Elle écarte les mâchoires et commence sa progression, le plus profondément qu’elle peut. Même si le préservatif gâche un peu mon plaisir, je savoure. Il m’aura fallu deux ans et des circonstances dramatiques pour arriver enfin à visiter vraiment sa bouche.


Je sens que j’arrive en butée à l’entrée de sa gorge, ce que ses réflexes de régurgitation qu’elle tente de maîtriser confirme. Elle commence alors un va-et-vient appliqué mais maladroit et sans passion, d’un rythme trop régulier, en tentant de s’aider de sa langue.


Après quelques minutes de ce traitement trop mécanique, perturbé par le préservatif, je ne sens pas de progression. Je m’agace. Je saisis alors son visage entre mes deux mains et décide d’imposer mon rythme. Je bloque fermement sa tête et je me mets à la posséder par la voie buccale. Elle ne me suce plus, je lui baise la bouche.


À chaque coup de reins, je m’enfonce le plus profondément possible. Chloé tousse, est prise de hauts le cœur. De la salive épaisse mélangée de sucs gastriques régurgités s’échappe de ses lèvres. Des larmes coulent le long de ses joues. J’accélère encore le mouvement. J’ai l’impression d’aller de plus en plus loin. La quasi-totalité de ma bite disparaît maintenant à chaque passage et elle se retrouve le nez dans mes poils pubiens.


Quand je sens la montée inéluctable de l’orgasme, je me retire vivement, j’ôte le préservatif d’un geste rageur et me branle sous son nez.


— Garde la bouche ouverte et avale tout. Je suis sain, moi.


Je veux qu’elle boive le calice jusqu’à la lie.


J’éjacule enfin en longs jets abondants. Je n’arrive pas à bien orienter le premier, qui s’écrase sur son visage. Chloé fronce les sourcils et ferme les yeux. Ça non plus je n’ai jamais pu le faire. Je dirige les autres dans sa bouche. Elle les avale comme elle peut avec des grimaces de dégoût. Elle manque vomir à chaque déglutition.


Quand j’ai enfin fini, je m’éloigne d’elle sans un mot. Elle se laisse glisser par terre, prostrée en chien de fusil et se met à pleurer à chaudes larmes salie, souillée, humiliée.


Je la regarde avec tristesse, partagé entre remords maintenant que je suis apaisé et une rancœur toujours aussi tenace. J’éprouve à la fois de la peine pour elle et un désir de vengeance. Je l’aime autant que je la hais.


Après quelques secondes d’hésitation, je reviens vers elle et m’assieds froidement à ses côtés.


Chloé vient se blottir contre moi. Je reste immobile. Elle se met à pleurer de plus belle, agitée de convulsions. Entre deux sanglots, elle crie :


— Si tu savais comme j’ai honte, comme je regrette !


Je sais, je sais… pensé-je, incapable de lui témoigner le moindre geste d’apaisement, toujours tiraillé entre des sentiments et des envies contradictoires.


Pour la première fois de ma vie, l’avenir m’angoisse.


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