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Le coup de folie

Chapitre 10

Le réveil

Hétéro

Et effectivement, il fait jour en ce dimanche qui s’annonce ensoleillé. Je me réveille avant Lucas. Nous sommes allongés en chien de fusil sur le côté gauche. Il dort toujours profondément dans mon dos et épouse mes formes sur la totalité de nos corps, sa bite en forte érection, comme elle l’est tous les matins avant son réveil, confortablement nichée entre mes fesses. Je sais qu’il aime y débander tranquillement pendant qu’il émerge lentement… quand lui ou moi n’avons pas d’autres plans pour profiter de cette splendeur.


Et ce matin justement, il m’en vient un. Hier soir, il n’a pas pu conclure son parcours dans mon cul encore trop dilaté par Piero. Le connaissant, il doit en concevoir une certaine frustration. Et puis je suis moi-même contrariée. Quelque part, le fait qu’il n’ait pas pu arriver à ses fins me dérange. J’aurais en effet aimé que ce soit lui qui conclue cette soirée, un peu comme un animal aurait marqué à nouveau son territoire après le passage d’un rival. Peut-être que cela m’aurait permis d’être moins focalisée sur Piero…


Alors que je n’arrive pas à évacuer ces pensées, je mesure le chemin que j’ai parcouru en six mois, ne sachant pas si je dois m’en réjouir ou m’en inquiéter.


En prenant garde de ne pas le réveiller tout de suite, j’écarte doucement les jambes, je glisse ma main droite entre mes cuisses et me saisis de son membre. Je fais glisser délicatement le gland dans ma raie pour venir le positionner contre mon anus. Puis, par de petits mouvements latéraux du postérieur tout en me reculant, je l’y fais pénétrer… sans aucune difficulté malgré l’absence de lubrification.


D’un mouvement réflexe, toujours assoupi, Lucas donne quelques coups de bassin comme il le fait souvent inconsciemment quand il dort entre mes fesses, comme s’il voulait soulager une démangeaison très… localisée. Du coup, la totalité de sa bite se retrouve engloutie, comme aspirée.

Je savoure cet instant en poussant un long gémissement plaintif, yeux fermés.


Alors que je m’attendais à ce qu’il enchaîne, il reste immobile, visiblement toujours plongé dans un profond sommeil. À moins qu’il ne fasse semblant pour me laisser paresseusement l’initiative de la suite ?


Je lui accorde le bénéfice du doute et le laisse en paix. Je suis bien avec sa queue calée au plus profond de la partie la plus intime de mon corps. Je savoure cet instant fusionnel en essayant de faire le vide dans mon esprit.


En dehors de toute volonté consciente, la main qui a lâché son pénis a remonté doucement et s’est arrêtée sur ma chatte abondamment lubrifiée. Deux doigts, qui se sont humidifiés au passage, s’arrêtent sur mon clitoris et se mettent à le caresser. D’abord négligemment, puis de manière de plus en plus appuyée quand des picotements de plaisir commencent à éveiller mes sens.


Je ressens comme un manque. Trois doigts de mon autre main viennent machinalement s’enfoncer le plus profondément possible dans mon vagin. Si je le pouvais, je rentrerais ma main tout entière, jusqu’au poignet.


C’est à la bite de Piero que je pense. Comme je le voudrais à la place de mes pauvres doigts… Je ferme les yeux et les images de la scène défilent devant moi. Il me semble ressentir les sensations que cela me procurerait. Effrayée par ce qui ressemble à une obsession naissante, remplie de culpabilité, je tente de chasser ces pensées et de me concentrer sur la réalité.


Lucas semble anesthésié. Mes doigts, comme animés d’une volonté propre, s’agitent de plus en plus vigoureusement, chacun dans leur rôles respectifs. Le plaisir qui commence à monter connecte à nouveau un cerveau que je m’efforçais de tenir à l’écart et je me mets à fantasmer de plus belle sur Piero. Son corps musclé, aussi lisse qu’une statue de marbre mais chaud comme une braise ardente, ses manières tantôt raffinées tantôt machos et surtout… son magnifique membre démesuré.


Maintenant, je ne peux plus détacher mes pensées de cette bite formidable. Et je ne le veux plus. Je me vois la sucer maladroitement, je l’imagine s’agiter dans ma chatte… alors que Lucas reste désespérément immobile. Mais ce que j’aimerais par-dessus tout à cet instant, c’est que Piero soit à sa place et qu’il me prenne sauvagement pendant que je me masturbe.


Cette vision me fait partir dans un orgasme qui m’arrache un cri que je ne peux étouffer. Je sens Lucas sursauter dans mon dos. Il met quelques secondes à réaliser la situation. Sans lui laisser le temps de réfléchir plus avant, je lui demande sur un ton implorant :


— S’il te plaît, défonce-moi.


Probablement encore à moitié dans le coaltar, il s’exécute malgré tout, mais trop mollement à mon goût. Je suis toujours parcourue d’ondes de plaisir et je donne de violents coups de reins en poussant des grognements désapprobateurs pour lui faire comprendre ce que j’attends de lui.


Je m’entends le supplier :


— Mais vas-y franchement, bordel !


Il se saisit enfin de mes hanches et se met à me pilonner comme je le souhaite. Est-ce parce que mon petit trou a gardé la mémoire de son visiteur hors norme d’hier soir ? Est-ce simplement une impression purement psychologique ? En tout cas je reste sur ma faim et je ne peux m’empêcher d’établir des comparaisons peu à l’avantage de mon compagnon.


Ne ressentant plus rien, j’attends qu’il finisse, au bord des larmes. À cet instant, je suis vraiment très inquiète et pendant qu’il s’agite dans mon cul à la recherche d’un plaisir qu’il semble avoir du mal à atteindre, des idées noires comme on en a parfois au réveil jaillissent dans ma tête de manière incontrôlable. Et des tas de questions aussi. Est-ce purement physique, à cause d’une dilatation persistante ? Et si oui, est-ce provisoire ? Ou bien suis-je devenue un peu comme une bête qui aurait goûté le sang et qui ne peut plus s’en passer ? Ou… suis-je victime d’un coup de foudre ?


Le gémissement plaintif de Lucas dans mon cou me sort de ces réflexions malsaines. Je lui masse délicatement les couilles de ma main gauche glissée entre mes jambes tout en lui caressant négligemment la nuque de la droite pendant qu’il prend son plaisir, que je ne ressens absolument pas pour la première fois alors qu’il me possède par cette voie. Perdue dans mes sombres interrogations, l’esprit totalement ailleurs, je ne suis plus avec lui. Je n’avais même pas remarqué qu’il m’avait basculée sur le ventre !


Une fois apaisé, affalé sur mon dos et toujours planté dans mon cul, Lucas m’interpelle sur un ton qui me semble lourd de reproches :


— Qu’est-ce qui t’a pris ce matin ? Tu n’en as pas eu assez hier soir ?


Un peu vexée, je réplique sèchement, ce qui me permet d’éluder le fond de la question :


— Tu n’as pas aimé ma manière de te réveiller ?


Comme s’il avait senti qu’il m’avait blessée, il répond presque en s’excusant :


— Si, si, mais c’est exceptionnel, quand même. Et puis après ce que tu as vécu, je pensais plutôt que tu voudrais te remettre tranquillement aujourd’hui.


Je saisis l’ouverture qu’il me fait involontairement. Heureusement, le fait qu’il soit dans mon dos ne lui permet pas de jauger la sincérité de mon explication qui, si elle est juste à la base, ne pourrait masquer mes états d’âme du moment à quelqu’un qui me connaît… à fond. De la voix aussi douce et caressante que je suis capable de produire, je lui dis :


— Comme tu n’avais pas pu finir par là hier soir, j’ai pensé que tu serais heureux d’avoir le dernier mot.


En m’embrassant tendrement dans les cheveux alors que je garde mon visage enfoui dans mon oreiller pour cacher mes doutes, il conclut poliment, en faisant preuve d’un tact dont je lui suis reconnaissante. Est-il sincère ?


— Tu as bien fait. Je te remercie.


Puis il reste silencieux un long moment, immobile et toujours en moi. Je le sens débander lentement. Je ne précipite pas la séparation car cela me laisse le temps de reprendre une certaine contenance. J’imagine qu’il se pose des tas de questions lui aussi. Est-il assailli par la peur de me perdre ? Souhaite-t-il ne plus jamais renouveler cette expérience ? Ou bien au contraire remettre ça dès que possible… comme je me surprends moi-même à le désirer ardemment, atterrée ?

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