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Coup d'un soir

Chapitre 1

Hétéro

A R et M dont l’histoire a très largement inspiré celle-ci.



Romane se réveilla, la bouche pâteuse et un mal de crâne de tous les diables.


— Je n’aurais pas dû les suivre, se dit-elle.


Ses collègues et amies, Solange et Marine, avaient enfin réussi à la traîner dans LE bar à la mode. Ça, elles avaient bien fait la fête, abusant clairement des shooters de... De quoi déjà ? Son esprit était encore trop embrumé pour s’en souvenir. Ses copines s’étaient chargées de son look pour cette fois. Finis les trucs trop sages et cachant sa féminité, elles lui avaient choisi une robe rouge avec des accessoires noirs accordés à sa chevelure noire de jais. Elle avait mis des lentilles, mais avait gardé ses lunettes dans son sac en cas de besoin.

Comme elle commençait à émerger, elle se rendit compte qu’elle était nue sous les draps. D’accord, fin août il faisait chaud, ce n’était pourtant pas dans ses habitudes de dormir à poil. Romane se mit sur le dos et regarda le plafond. Celui-ci tourna un peu puis se stabilisa. Elle le trouva étrangement haut et plat. Bien loin du sien : mansardé. Elle réalisa tout à coup :


— Où je suis moi ?


Elle crut un instant avoir dormi chez l’une ou l’autre de ses collègues, mais ça ne ressemblait en rien à leurs appartements. Un mouvement à la périphérie de son champ de vision l’alerta. Elle tourna la tête, la peur lui tenaillant le ventre. Qui pouvait bien être à côté ? Chez quel blaireau, vieux beau ou connard était-elle ? Et si elle était nue... Ça voulait sûrement dire... La jeune femme de 25 ans découvrit de larges épaules et un dos assez musclé. Mais le visage de l’homme à qui ils appartenaient n’était pas visible. Celui-ci bougea un peu, elle eut peur et se retourna de l’autre côté pour faire semblant de dormir. Elle mit à profit ce temps pour essayer de se rappeler qui était là et comment elle avait pu s’y trouver elle aussi.


Matthieu fut réveillé par la lumière du samedi matin qui filtrait par les volets en fer de son appartement. Le soleil l’agressait franchement. Ses yeux voulaient se fermer dès qu’il les ouvrait un peu. Ses oreilles sifflaient encore de la musique trop forte de ce bar de furieux. Ses amis du club de hand-ball et lui avaient choisi cet endroit pour fêter la reprise des entraînements. Il se rappela qu’ils avaient enchaîné les bières une grande partie de la soirée. Un peu, beaucoup, trop pour son estomac qui manifestait sa désapprobation par quelques brûlures bien senties.


Quand ses yeux s’habituèrent enfin au jour, il vit par terre, son t-shirt, son pantalon et le reste de ses affaires. Il s’aperçut alors qu’il avait dormi tout nu. Qu’est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête hier soir pour laisser traîner tout ça ? Au milieu de ce bazar, il avisa enfin un bout de tissu rouge. Il comprit vite qu’il s’agissait d’une robe, car un peu plus loin traînait un escarpin noir à talon aiguille.


— Merde, j’ai ramené qui ?


Matthieu s’imagina tout de suite avoir été pris dans les filets d’une cougar ou d’une poufiasse quelconque. Si sa chaussure et sa robe étaient par terre, c’est qu’elle devait être encore là... Et s’il était nu... Comme Romane quelques instants avant, il se tourna doucement, il tomba nez à nez avec une cascade de cheveux noirs et une épaule dénudée. Celle-ci était assez délicate, fine, mais pas maigre. La femme, jeune ou moins jeune, il ne savait le dire, bougea un peu. Il eut peur et repartit dans sa position initiale, histoire de reconstituer le puzzle de la soirée et de la nuit.


* * *



Romane fut rassurée quand l’homme à ses côtés sembla se rendormir. Elle se refaisait le film de la soirée. Elle venait de se rendre compte qu’elle n’avait plus ses lentilles, elle les avait sans doute enlevées ou perdues ou...


Lorsque Solange, Marine et elle étaient arrivées dans le bar, elles avaient été accueillies par une ambiance déjà survoltée. Ses compères avaient semblé tout de suite dans leur élément. Romane était beaucoup moins à l’aise qu’elles dans ce genre d’endroit. Elle préférait les ambiances plus calmes, plus feutrées. Elles l’avaient tirée vers le comptoir et avaient commandé trois shooters. Elle se rappela avoir eu la gorge brûlée par l’alcool. Elle n’avait pas eu le temps de se plaindre que ses copines l’eurent entraîné sur la piste de danse. Elle était un peu gênée d’être à côté d’elles. Elle enviait tous les jours leurs poitrines plus voluptueuses que la sienne. Elle savait pourtant qu’elle avait d’autres atouts dont un corps entretenu grâce à un footing et du cardio réguliers. Et qui lui servaient à contenir un fessier qui avait tendance à prendre trop de volume, surtout en comparaison de sa poitrine. D’abord hésitante sur ses talons hauts, elle s’était sentie plus femme ensuite.


Cela permettait de compenser son petit 1m60. Elle s’était laissée embarquer par ses amies, elles firent l’aller-retour entre le comptoir et son shooter et la piste de danse. L’alcool fort l’avait désinhibée au fur et à mesure de la soirée. Romane se rappela enfin que vers... 1h, elle eut remarqué une bande de sportifs qui faisait de plus en plus de bruit. Ils n’avaient pas l’air méchants, mais ils prenaient de plus en plus de place dans le bar.


Matthieu, de son côté, se souvenait enfin du déroulé de sa soirée. Cinq de ses coéquipiers et lui avaient décidé de sortir un peu pour fêter ce début de saison. Ils avaient testé deux bars avant d’entrer dans celui-ci. Ils avaient déjà pu goûter à pas mal de bières. Ils avaient failli d’ailleurs ne pas pouvoir entrer dans celui-ci, le videur les regardant d’un œil suspect. Ils étaient passés malgré tout et avaient commencé à s’amuser et faire du bruit.


Plusieurs de ses copains avaient tenté des approches vers les jeunes femmes présentes dans le lieu. Matthieu n’en avait rien fait. Après ses dernières expériences malheureuses, il s’était promis de ne plus fréquenter les nanas des bars. Une cougar, deux pimbêches idiotes et vulgaires l’avaient sérieusement calmé. Dans la foule, il avait aperçu trois nanas qui semblaient pourtant sortir du lot : moins gamines que les autres et moins mémères en recherche de sensations avec un jeunot. Elles ne s’étaient pas laissées vraiment approcher par les lourdauds présents autour d’elles, y compris ses propres amis.


— Oh, Marc, laisse tomber, se souvint-il avoir dit.

— Pfff, mais non, j’y vais. Tu vas voir mon charme agir...


Il était revenu une minute plus tard la queue entre les jambes. Les trois femmes l’avaient renvoyé au coin. Matthieu et les autres s’étaient marrés un bon moment. Le jeune homme se rappela que celle avec la robe rouge dégageait un "je ne sais quoi" qui l’avait intrigué. Il l’avait dévisagée un certain temps en regardant par-dessus son épaule. Mais ce matin, il avait le plus grand mal à se souvenir de son visage. Etait-ce bien elle qui était à ses côtés ?


Romane se souvint qu’un des sportifs l’avait regardée un peu plus que les autres. Elle était gênée, mais pas mal à l’aise. Elle avait pensé que ses amies auraient attiré les regards et les dragueurs comme celui qu’elles venaient de rembarrer. Il était revenu s’asseoir avec les sportifs. Il avait pourtant été assez gentil et respectueux. Solange et Marine en avaient presque eu des remords. Romane avait eu quant à elle du mal à détacher ses yeux de la carrure et de la tignasse ébouriffée de celui qui leur tournait le dos. Ses yeux avaient semblé percer la foule pour ne la regarder qu’elle.


Les trois amies étaient reparties au comptoir pour un dernier tour de shooter. Elles avaient été surprises de constater que ceux-ci leur étaient offerts par les sportifs. Ils avaient levé leurs verres dans leur direction. Elles en avaient fait autant et s’étaient regardées :


— On va un peu avec eux. Ils ont l’air sympas..., proposa Marine.

— Oui, on y va. T’es OK Romane ? demanda Solange.


Elles avaient été surprises qu’elle acceptât si vite. Les filles s’étaient installées avec les joueurs. Dans la ronde des prénoms échangés cette nuit, Romane et Matthieu n’arrivaient plus à remettre celui de la femme et de l’homme qui était dans le lit. Il y avait beaucoup de choses qu’ils n’arrivaient pas à remettre. Plusieurs tournées s’étaient enchaînées ensuite. Ils s’étaient finalement retrouvés en comité restreint, les trois filles, Marc et Matthieu. Marc n’avait pas cessé de tenter sa chance vers Solange et Marine, mais elles l’avaient fait tourner en bourrique. Il aurait sûrement pu le faire vers Romane. Solange et Marine auraient pu taquiner aussi Mathieu et le rembarrer. Mais les deux étaient restés un peu en dehors. Ils se rappelèrent que de l’électricité semblait passer entre eux. Mais ça restait bien flou, peut-être simplement fantasmé.

Romane vit son sac à main vibrer par terre. Elle en sortit son téléphone, il y avait un message de Solange :


— T’es où ?

— Sais pas.

— On vous tenait plus cette nuit. Vous êtes des grands malades.

— ???


Romane reçut alors une photo. Celle-ci était de mauvaise qualité, mais ne laissait pas la place au doute. On distinguait bien son visage. Elle semblait être dans les toilettes du bar. Ses mains étaient plaquées contre les parois des toilettes. Elle avait les jambes relevées, ceinturant la taille d’un homme. Vu la position de celui-ci, le pantalon baissé et la robe relevée, il était évident qu’il était en train de...


— Merde ! J’ai pas baisé dans les toilettes quand même..., se lamenta-t-elle.


Des flashs lui revenant, elle dut se résoudre à la vérité.

Matthieu aussi commençait à démêler les fils. Il ne savait plus trop pourquoi, mais les deux filles que Marc avait désespérément tenté de draguer avaient décidé de le "récompenser" par un "bisou" pour ses efforts. En fait de bisou, celui-ci avait eu droit à un gros roulage de pelle par les deux donzelles. Emportés par leur excitation, les trois lui avaient lancé ainsi qu’à la dernière fille :


— Vous aussi ! Un bisou ! Un bisou !


Matthieu se rappela qu’il avait échangé un regard gêné avec la jeune femme. Ils avaient été un peu poussés et s’étaient fait un petit smack sur les lèvres. Romane et lui se remémorèrent la décharge électrique qu’ils avaient ressentie à ce léger contact. Lorsqu’on les eut incités à faire un "vrai bisou", ils crurent se souvenir qu’on n’avait pas eu besoin de trop les pousser cette fois. L’image et le goût de ce baiser leur revinrent au même moment, leur posant un sourire sur les lèvres.


Les choses s’étaient enchaînées bizarrement et étrangement vite. Ils s’étaient retrouvés tous les cinq sur la piste de danse. Romane se revoyait danser, collée à ce grand gaillard. Elle était toute petite entre ses immenses bras. Ils avaient renouvelé de nombreuses fois ce baiser.


Romane avait bien le souvenir des mains de jeune homme sur ses reins, dans son dos, mais aussi sur ses fesses et ses seins. Elle-même se revoyait bien tâter la musculature du sportif. Toute la "musculature". Un flash précis la montra en train de masser la braguette du jeune homme.


Matthieu se voyait, en plus du reste, poser sa main sur le pubis de la jeune femme. Il s’était senti tiré, poussé, avec elle. Ils s’étaient dirigés vers les toilettes. En tout cas, il s’était retrouvé là avec la brune, il ne savait comment. Ils s’y étaient embrassés goulûment un long moment. Une chose en entraînant un autre, le tanga de celle-ci était tombé à ses pieds, la braguette avait été ouverte, la ceinture débouclée et le bouton défait, le pantalon était tombé lui aussi. D’une poche en était sorti un préservatif. Matthieu ne se rappelait pas en avoir eu un. Soudainement, l’image de Marc lui glissant en lui disant "Amuse-toi bien." le frappa.


Romane avait vu la capote au sol. Elle croyait ce matin que c’était bien elle qui l’avait ramassée et ouverte pour l’enfiler sur le sexe du jeune homme. Elle se morfondait de son attitude maintenant. Dans son emportement, elle n’avait pas vu Marine qui avait passé son portable par-dessus la cloison pour faire des photos. L’autre jeune homme, Solange et elle avaient admiré discrètement le spectacle, se souvenait Romane. Ce dont elle avait le souvenir et qu’il l’étonnait beaucoup était le plaisir qu’elle avait ressenti malgré la rapidité et l’incongruité de ce moment.


Matthieu se revoyait "baiser" la jeune femme dans les toilettes. Il s’était senti poussé des ailes et, ce matin, ne se rappelait pas avoir jamais été aussi "performant" dans ce genre de situation. Bien qu’il n’ait jamais connu ce genre de situation. Il avait relevé ses jambes et avait directement plongé son membre dans l’antre de la jeune femme. Il n’y avait pas eu le moindre préliminaire, et pourtant lui bandait déjà comme un cerf, et elle était déjà trempée d’excitation. Matthieu avait donné de nombreux et violents coups de reins. Romane avait crié tout ce qu’elle pouvait, mais sa voix avait été étouffée par la musique ambiante. Ni lui ni elle ne se souvenaient s’ils avaient joui. Lorsqu’ils en étaient ressortis, les trois autres les attendaient à leur table. Mais alors qu’il tenait la brune par la main, il avait croisé son regard. Romane avait encore bien en tête les yeux perçants du grand gaillard. Il lui avait demandé de partir avec lui ?


Dans ce lit, ce matin, elle n’en était plus certaine, mais hier soir elle avait ressenti le besoin de le suivre.


— Je la ramène chez elle, avait-il lancé en passant.

— A lundi les filles, avait-elle dit.


En fait de chez elle, ils étaient donc partis chez lui. A pied, à ce qu’elle se souvenait. Elle se rappelait aussi qu’ils avaient fait de nombreuses haltes sous des porches d’immeubles pour se peloter l’un l’autre.


— Mon tanga ! Il est resté dans le bar !


Cet éclair de lucidité de Romane signifiait qu’elle avait fait tout le chemin les fesses à l’air. Et pas que les fesses d’ailleurs. Elle était sûre que dans ces haltes, il lui avait délicieusement caressé le sexe. Elle était quasi certaine de lui avoir mis la main dans le pantalon pour lui palper le membre. Pour qui allait-il la prendre ?


Matthieu revoyait ces mêmes images, il commençait à s’inquiéter que quelqu’un ait pu les voir. Et puis, elle pouvait très bien considérer tout cela comme de l’agression sexuelle au réveil. Il commençait à stresser, mais la suite de leur parcours lui revint en mémoire. Une fois dans son hall, la jeune femme l’avait collé contre le mur. Elle s’était mise à genoux devant lui et avait sorti son sexe pour le sucer. Matthieu gardait l’impression d’une fellation très agréable, mais pas exceptionnelle. Etait-ce son trop-plein d’alcool à elle ou à lui qui avait joué ? Il en avait tout de même un bon souvenir. Il se souvenait de la jeune femme le suçant avec entrain. Ça le rassurait quant à ses craintes précédentes.


Ça ne rassurait pas Romane qui avait dans la bouche le goût du sexe du jeune homme. Qu’est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour se mettre à le sucer dans son hall ? En plus, elle qui détestait le goût du sperme avait été servie. Il n’avait pas pu se rincer le gland depuis les toilettes du bar. Elle s’était sentie gauche et peu assurée de ce qu’elle faisait. Le garçon avait posé ses mains sur seins en se faufilant sous sa robe. Elle se rappelait bien ses grandes paluches recouvrir ses globes. Elle avait la vague sensation que ceux-ci s’étaient retrouvés à l’air libre, sans en être sûre. Elle l’avait sucé quelques minutes, elle avait encore en mémoire ce qu’il avait dit :


— Ah oui, je vais...


Même dans cette circonstance, il avait pris soin de la prévenir avant d’éjaculer. Elle en avait profité pour le finir à la main. Mais où avait terminé son sperme ? Sur le sol ? Sur elle ? Elle se passa la main sur le visage, non pas là. Puis elle alla sur sa poitrine, ah oui là.


Matthieu avait relevé sa partenaire et lui avait roulé une pelle d’enfer. Elle y avait répondu avec ferveur, croyait-il. Ils avaient avancé vers l’ascenseur, se poussant, se tirant et titubant. Matthieu se rappelait s’être cogné contre la porte de celui-ci. Ils étaient difficilement montés à l’intérieur. Il avait appuyé sur son étage et ils avaient démarré. Matthieu se voyait alors tourner la brunette vers la paroi du fond puis descendre entre ses cuisses.


Romane sentait encore sa robe retroussée à sa taille et elle priait qu’il lui gratifie d’un bon cunnilingus. Elle avait été exaucée, il s’était montré assez doué, mais un peu trop précautionneux à son goût. Encore qu’elle avait du mal à bien se souvenir de ce qu’il avait fait. Elle avait plaqué ses mains sur la cloison du fond. Mais il ne devait pas avoir assez de recul dans ce petit espace. Ils avaient pivoté pour se mettre en diagonale. Sa main avait actionné malencontreusement plusieurs boutons. Il y avait eu plusieurs arrêts. Elle ne croyait pas qu’il n’y eut quelqu’un à aucun moment. Mais c’était possible, tellement elle était saoule et emportée par la bouche du garçon.


Matthieu l’avait retournée pour se coller contre elle. Mais il avait tangué puis était tombé. Devant les fesses de sa partenaire, il n’avait pu s’empêcher de venir déposer ses lèvres sur celles-ci. Puis des fesses, il avait glissé vers le sexe de la jeune femme qu’il trouva intégralement épilé, vu de là où il était. Il ne se considérait pas comme un expert en la matière, amenant parfois ses précédentes amies à l’orgasme, parfois les laissant à mille lieues de là. Il avait eu besoin de plus de place, ils avaient un peu tourné. Ça devait être mieux pour elle, car elle avait appuyé sur plusieurs boutons pour prolonger le temps passé dans l’ascenseur. Cela l’avait motivé et il avait poursuivi son œuvre. La jeune femme avait déjà pris du plaisir dans le bar, elle était encore humide quand il avait posé ses lèvres sur les siennes. Les effluves de son intimité lui remontaient encore au nez ce matin.


Lorsque l’ascenseur n’eut plus bougé, il n’en avait pas moins continué son léchage, la jeune femme n’étant plus loin de jouir.


— Continue, continue.


Cette phrase tournait encore dans sa tête ce matin.

Romane avait de nouveau des palpitations à se remémorer cet instant, lorsqu’elle avait fini par jouir dans la cabine. Elle se demandait si elle n’avait pas trop crié et rameuté les voisins. Elle n’en avait pas le souvenir en fait. Ils étaient un étage ou deux trop haut. Le sportif l’avait tiré par la main et ils avaient descendu les escaliers. Arrivé sur le bon palier, il avait eu un instant d’hésitation.


— J’aurais dû partir à ce moment-là, se maudit-elle.


En fait, Matthieu avait eu un doute sur la bonne porte. Les brumes alcoolisées qui flottaient devant ses yeux n’avaient pas aidé. Il se souvint qu’il avait opté pour la porte à droite, mais que ses clés ne rentraient pas. Il avait lentement compris que ce n’était pas la bonne et était parti vers l’autre du palier. Soudain, il se rappela qu’un flash avait eu lieu. Il chercha alors son portable, il était posé sur sa table de nuit. Il le prit discrètement, il y avait deux messages. Le premier, cette nuit, de Marc :


— T’es où ? La capote que je t’ai filée t’a été utile ;) T’en as eu besoin d’autres ?


Il avait au moins une certitude sur la provenance de la capote du bar. L’autre message venait de ses voisins, un jeune couple avec qui il entretenait de bonnes relations.


— Y a des hôtels et des chambres pour ça. ;) La prochaine fois, essaye de pas te tromper de porte.


Le texte était accompagné d’une photo. On le voyait devant sa porte, l’air hagard et le sexe à l’air ! En partie cachée, on voyait la brunette. On devinait qu’elle avait les seins en dehors de sa robe. Mais on ne distinguait pas son visage. Matthieu se dit alors qu’il allait en entendre parler.


Romane n’avait pas le souvenir de ce flash, seulement qu’elle était entrée dans le domicile du gaillard. Tout en s’embrassant langoureusement, ils avaient navigué vers le séjour puis vers la chambre. Elle se revoyait le déshabiller avec empressement et lui en faire autant. Elle avait le plus grand mal à se souvenir à quoi il ressemblait. Ils avaient titubé et étaient tombés sur le lit.


Romane essaya de se dire qu’ils étaient trop saouls pour avoir eu des relations sexuelles, mais des images lui revenaient sans cesse en tête. Tout comme Matthieu qui visualisait la femme le chevauchant, prenant ses seins dans les mains. Il la vit aussi allongée sur le dos et lui au-dessus. Et puis elle, allongée sur le ventre alors qu’il la pénétrait vigoureusement. Il commençait à se demander s’il n’avait pas fantasmé tout cela, il n’avait jamais enchaîné autant de positions à la suite. Il gardait quand même la sensation d’un vagin accueillant, serré juste ce qu’il fallait. D’une jeune femme prenant plaisir, lui caressant le torse, les fesses, selon les cas.


Romane avait plus ou moins les mêmes souvenirs, surtout celui d’un sexe la remplissant pile comme il fallait. Elle aussi se revoyait dans différentes positions : le missionnaire, la cowgirl. Mais aussi elle était sûre d’être passée par la levrette, les cuillères. Elle se rendit compte que son sexe la faisait souffrir comme un muscle qu’on avait trop sollicité. Elle voulut vérifier l’état de celui-ci et descendit sa main. Elle en tâta l’extérieur, il était assez collant et poisseux. Clairement, elle avait baisé et pas qu’un peu.


Matthieu de son côté s’inspectait discrètement la verge, elle était un peu irritée, sur les poils de son pubis, il y avait quelque chose qui avait séché et qui collait. Pas de doute, c’était du sperme. Il en était là quand une dernière sensation lui revint en mémoire.


— Non, mais, on n’a pas fait ça quand même !

— Oh non, mais, on a..., se lamenta au même moment Romane.


Ils se revirent alors faisant l’amour, mais en changeant de position, laquelle c’était un peu flou, il y avait eu un moment d’hésitation ou d’incompréhension. Toujours était-il que Matthieu se voyait clairement prendre le petit cul ferme de la demoiselle, enfoncer son sexe dans son anus serré. Il n’y avait pas de doute là-dessus. Romane sentait encore une légère gêne de ce côté-là. Comment avait-elle pu le laisser faire ? Elle qui s’y était toujours refusée. Elle n’en gardait pourtant pas un mauvais souvenir. Mais tout de même, elle aurait bien du mal à se regarder dans la glace pendant plusieurs jours, surtout qu’elle avait l’impression de l’avoir elle-même proposé. Matthieu avait souvent rêvé de pratiquer la sodomie, mais n’avait jamais pu le faire. L’alcool ne lui permettait pas d’en avoir des souvenirs bien précis. Il espérait ne pas avoir forcé sa partenaire, il pensait l’avoir proposé et qu’elle avait accepté.


Ils eurent finalement la sensation d’avoir passé une nuit de sexe assez exceptionnelle, en tout cas de leur point de vue et de leur expérience assez classique. Ils allaient tous deux devoir se lever un jour ou l’autre et affronter le regard de ce partenaire d’une nuit.



Ils se tournèrent l’un vers l’autre quasiment simultanément. Matthieu découvrit une jeune femme assez jolie, très charmante. Elle maintenait le drap devant ses seins, ils lui parurent de taille moyenne. Son bras était comme ses épaules, fin et délicat, sans être maigre. Il voyait quelques muscles se dessiner sous sa peau bronzée.

Romane trouva en face d’elle un jeune homme plutôt pas mal, ses cheveux châtains un peu bouclés semblaient encore plus ébouriffés que dans ses souvenirs. Une fine barbe recouvrait une mâchoire carrée et virile. Elle vit aussi une musculature moins marquée qu’elle se l’était imaginée depuis son réveil, mais plus "moelleuse". Ses yeux la regardaient avec attention et la rassuraient par la douceur qui s’en dégageaient.


— Bon, ça n’a pas l’air d’être un connard, un vieux, se dit-elle.

— Ouf, elle est jeune et naturelle, se félicita-t-il.


Il fallait quand même échanger quelques mots, ils n’allaient pas rester là à se regarder dans le blanc des yeux. Mais ils devaient se souvenir du prénom de l’autre pour ça. Matthieu se lança le premier, quitte à passer pour un idiot :


— Bonjour, euh... Excuse-moi, j’ai oublié ton prénom.


Romane le trouva assez mignon, tant il était gêné :


— Romane. Bonjour. Et toi, c’est Marc, c’est ça ? dit-elle fièrement.

— Non, Matthieu, Marc, c’était mon copain hier soir.


Romane eut honte et se cacha derrière ses cheveux. Matthieu trouva ça assez craquant. Il reprit :


— Ça va ? Tu as bien dormi ?

— Euh, oui. Toi aussi ?

— Oui, oui.


C’était bien beau, mais ils n’allaient pas rester à se dire des banalités.


— Euh, je vais aller prendre une douche. Tu veux peut-être y aller avant moi, proposa-t-il.

— Non, non, tu es chez toi.


Romane comptait mettre ce temps à profit pour filer en douce.


— Euh, si tu pouvais ne pas regarder pendant que je me lève.

— Oui, bien sûr.


Romane ferma les yeux, elle sentit Matthieu glisser hors du lit. Il sembla se diriger vers l’armoire pour prendre des affaires propres, pensa-t-elle. Il bougea encore puis lui dit :


— Tiens, je te mets des serviettes, une grande et une petite.


Instinctivement, Romane ouvrit les yeux. Elle le vit déposer des serviettes sur le lit. Elle vit aussi son corps musclé et peu poilu. Mais elle se focalisa sur son sexe une fraction de seconde. Elle se mit à rougir et referma les yeux, espérant qu’il n’avait rien vu. Comme il ne disait rien, Romane fut soulagée. Elle l’entendit partir vers le fond de la chambre, de son côté du lit. Elle ne put s’empêcher d’ouvrir un œil, elle vit Matthieu entrer dans la pièce par une porte coulissante. Elle put admirer la fermeté des fesses du jeune homme, confirmant l’impression qu’elle avait eue cette nuit. Romane se mit à fixer le plafond. Elle savait qu’elle devait se dépêcher de partir, mais une ombre dans sa conscience lui disait de rester.


De son côté, Matthieu avait bien aperçu Romane le regarder. Mais il n’avait rien dit puisque visiblement, c’était involontaire de sa part et qu’elle avait vite refermé les yeux. Il était en train de mettre ses vêtements sales dans le panier quand il trouva dans la poche de son pantalon un sous-vêtement féminin. Il devait appartenir à Romane, il l’avait sans doute ramassé dans les toilettes du bar et fourré là sans s’en rendre compte. Il le prit, le parfum intime de sa partenaire d’un soir lui vint aux narines, il ne put faire autrement que de le humer plus profondément. Son odeur lui plut, il se dit un instant qu’il pouvait le garder en souvenir, mais il se ravisa :


— Je peux rouvrir un instant ?

— Euh, oui, oui.

— J’ai trouvé ça dans ma poche de pantalon. C’est à toi, je suppose, dit-il en entrouvrant la porte et en passant le bras avec la culotte dans la main.


Romane n’avait pas remis ses lunettes et sa myopie l’empêchait de distinguer clairement ce qu’il montrait. Elle devina néanmoins, vue la couleur, que ce devait être son tanga.


— Oh, c’est mon tanga ?

— On dirait.

— Lance-le.

— T’es sûre ?

— Oui, oui.


Matthieu prit son élan et le jeta le plus loin possible puis referma. Mais le tanga s’arrêta à moins d’un mètre du lit. Romane se pencha vers le sol pour le récupérer, à ce moment, la porte se rouvrit :


— Au fait, si jamais tu veux autre chose, n’hésite pas à fouiller mon armoire.


En passant la tête, Matthieu aperçut le corps de Romane dépassé des draps. Il vit un bref instant ses seins, son ventre. Il crut même distinguer les poils de son pubis. Il se retira vite, mais le mal était fait de son point de vue. La jeune femme avait la tête penchée vers son sous-vêtement, il attendit une réflexion, mais rien ne vint. Il avait dû partir à temps. Il revoyait le sexe de Romane et sourit intérieurement. Il partit finalement sous la douche, calmer ses ardeurs naissantes.


De son côté, Romane avait eu le temps de le voir se retirer vivement. Elle avait compris qu’il n’avait pas cherché à la voir nue, elle n’avait pas envie de lui en vouloir. Elle fit le point quelques instants. Le garçon chez qui elle était semblait assez charmant et gentil. Mais il y avait toujours quelque chose qui la taraudait méchamment. Elle en était toujours là quand il ressortit une serviette autour de la taille. Il avait pourtant des vêtements propres avec lui, mais il était sorti comme il le faisait habituellement. Romane n’en avait pas profité pour filer, il était content.


— A ton tour.

— Merci. Euh...

— Si tu veux, tu peux te couvrir avec le drap, tu le mettras dans le panier de linge sale.

— D’accord.


Elle se leva, le drap bien plaqué sur sa poitrine. Elle fila vers la salle de bain, les serviettes à la main. Elle ne put complètement cacher ses fesses qui apparurent à la vue de Matthieu. Il découvrit un fessier moins petit que dans son souvenir, plus rond. Son côté maniaque le rattrapa. Il se mit à retirer le drap-housse, les taies d’oreiller. Il ramassa ensuite les vêtements de Romane. Il les déposa sur le lit : la robe rouge, la ceinture et les escarpins. Il mit par-dessus le tanga et le soutien-gorge dépareillés. Il était clair qu’elle était sortie sans chercher à se trouver quelqu’un. Il aurait dû s’habiller maintenant. Mais il lui semblait qu’il aurait dû faire autre chose. Ça le chagrinait, il réfléchissait toujours quand Romane rentra dans la chambre, une serviette sur la tête et une autour du corps. Elle couvrait tout juste ses seins et ses fesses.


— Merci, j’en avais besoin.

— Euh, mmh de rien, c’est normal.

— Ça va ?

— Oui, enfin, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose.

— Ah, moi aussi, je ne sais pas, mais...

— J’ai le sentiment d’avoir oublié de ranger un truc.


Il se mit à chercher du regard cette chose. Romane était en train de finir de se sécher les cheveux. Elle se décida et voulut l’aider.


— Attends, on va chercher ensemble. Mais avant...


Elle fouilla dans son sac et en sortit ses lunettes aux montures noires et aux grands verres ovales.


— Oh, tu es très jolie, dit-il. Ça te va très bien.

— Euh, merci, tu es très mignon aussi.


Ils rougirent tous les deux, mais se mirent à fouiller. Ils furetèrent un peu partout, mais de moins en moins assidument. Leurs yeux préféraient se tourner vers l’autre plutôt que vers la moquette épaisse. Chacun trouvait son partenaire d’une nuit particulièrement attirant au final. Puis Romane s’exclama soudain :


— Ah, là, sous ton lit !


Elle passa le bras dessous, mais il était trop court, même lorsqu’elle se mit complètement à plat ventre.


— C’est trop loin. Tu as des grands bras, tu devrais y arriver.

— Attends, je vais essayer.


Son bras était plus long, mais aussi plus large, son épaule ne passait pas sous le lit. Il dut se tortiller un moment avant de réussir à attraper... une chaussette. Il pensait la brandir comme un trophée, mais c’était un peu incongru et loin de l’importance qui avait justifié son tracas. Ils se relevèrent et se mirent sur les genoux. A force de se frotter par terre, les serviettes se dénouèrent d’elles-mêmes. Leurs corps se dévoilèrent, Romane et Matthieu ne purent détacher leurs yeux des atouts physiques de l’autre. Lui admirait ses seins pas énormes, mais fermes et haut perchés, son ventre tendu, son sexe épilé à la mode brésilienne. Elle se délectait de son ventre et son torse musclés, de son sexe déjà un peu gonflé. Et qui continuait de prendre de l’ampleur sous ses yeux. Elle sentait ses tétons se dresser et son sexe s’humidifier. Si leurs cerveaux n’avaient pas le complet souvenir de la nuit, leurs corps semblaient l’avoir.


— Vraiment, tu es très belle, dit-il en tendant une main vers elle.


Il la passa dans le cou de la jeune femme, elle pencha la tête pour accentuer le contact. Il se rapprocha de Romane et l’embrassa. Elle avait déjà entrouvert les lèvres, elle trouva le baiser un peu chaste et le rendit plus passionné. Sentant que Romane avait envie, Matthieu posa son autre main sur le sein gauche de sa partenaire. Elle frémit de plaisir et vint caresser les muscles du garçon. Elle fit glisser sa main plus bas, vers le membre turgescent. Elle le branla jusqu’à ce qu’elle le sente au maximum de ses possibilités. Romane fut ravie du résultat, pas petit et pas trop gros non plus. Matthieu n’avait pas perdu de temps, s’il avait laissé sa main droite sur son sein, la gauche était partie vers le Mont de Vénus de Romane. Elle le laissa tout de suite glisser sa main entre ses cuisses. Le jeune homme trouva un sexe parfaitement épilé à l’exception du triangle du pubis. Mais surtout, elle mouillait déjà abondamment.


Ils roulèrent au sol, leurs lèvres restant collées ensemble, Matthieu les fit ramper jusqu’à sa table de chevet. Il lança un bras au-dessus de sa tête et fouilla dans le tiroir. Il en sortit un préservatif. Romane lui prit, déchira d’un coup de dent l’étui, le sortit et l’enfila d’une main experte sur le pieu dressé. Elle ne perdit pas de temps et vint s’empaler sur lui. Elle se sentit divinement remplie. Matthieu sentait son sexe enserré dans un écrin de douceur. Il passa ses mains sous les fesses de Romane et l’aida à monter et descendre sur lui. Elle gémit et dut poser les mains au sol. Ses seins se retrouvèrent devant Matthieu qui les téta et les lécha habilement. Elle reprit ses esprits et décida de mener la barque à un rythme qu’elle imprima elle-même. C’était un supplice pour Matthieu tellement Romane se déchaînait sur lui. Il voulait faire durer ce moment. Il la bascula sur le dos et se plaça sur elle. Il put alors la pénétrer à la cadence qu’il voulait.


Il ahanait sous l’effort, voulant marquer dans son esprit, clair cette fois, le plaisir qu’il avait dû avoir la nuit dernière. Romane avait le même objectif, celui de graver ça clairement dans son cerveau.


Puis elle le fit de nouveau basculer pour reprendre la direction des opérations, ils échangèrent ainsi leur position plusieurs fois. Finalement, Romane se laissa aller sur le dos, elle enserra la taille de Matthieu entre ses jambes. Il se donnait à fond, elle ne criait pas, mais gémissait de plus en plus. Il sentait qu’elle allait peut-être jouir. Lui-même savait qu’il ne tiendrait plus longtemps. Il allait craquer et se sentait par avance déçu de ne pas l’avoir amenée à l’orgasme quand elle se crispa sur lui, serrant ses jambes à lui en briser les reins. Elle jouissait et le jeune homme put alors se libérer en elle. Ils se détendirent, s’embrassèrent un peu. Matthieu se coucha près de Romane au sol.


— Ouha, c’est génial, dit-elle.

— Merci, tu as été top aussi.

— Heureusement que ta moquette est bien épaisse.

— Je sais...

— Déjà essayé ?

— Oui, j’avoue.


Elle sourit et lui déposa un smack sur les lèvres.


— Bon allez, faut que j’aille jeter la capote, dit-il tout en la retirant de son sexe.


Alors qu’il faisait un nœud pour éviter que son sperme ne coule, Romane et lui eurent un éclair de lucidité :


— Putain ! On a pas mis de capote cette nuit !

— Meeeerde ! Attends, paniquons pas, on était bien bourré, si ça se trouve, il y en a peut-être dans la poubelle de la salle de bain.


Il se leva et vérifia, mais il n’y avait rien. Par acquit de conscience ils allèrent inspecter le contenu de la poubelle de la cuisine, mais là aussi, ils firent chou blanc. Ils stressèrent pas mal, chacun cherchant à savoir si dans ses relations récentes, il y avait un risque. Après quelques hésitations, ils se confièrent l’un à l’autre. Le dernier test qu’ils avaient était négatif et depuis, ils n’avaient eu que des relations protégées. Ils se détendirent quelque peu.


— Tu veux prendre un petit-déjeuner ?

— Oui, mais je vais repasser un peu sous la douche et me rhabiller.

— Pas bête, je passerai après toi.

— Ou en même temps, proposa-t-elle mutine.

— Oh, mais on arrête les bêtises, lui fit-il un clin d’œil.


Elle rigola et ils se douchèrent ensemble, mais sans geste déplacé. Romane remit son tanga, mais préféra piquer un t-shirt de Matthieu pour l’instant. Lui enfila aussi un t-shirt et un caleçon. Ils petit-déjeunèrent l’un en face de l’autre, Matthieu se mettant en quatre pour son invitée. Chacun commençait à regretter que cette histoire n’aille pas plus loin. Mais la nuit qu’ils avaient passée était bien trop loin de leurs standards habituels, trop sexuelle, trop en dehors de leurs limites. Ils n’en revenaient toujours pas d’avoir pratiqué la sodomie, sans qu’aucun n’en éprouve un regret pourtant.

Malgré tout, cette absence de capote les inquiétait. Ils se virent pianoter sur leurs smartphones. Au bout d’un moment, Romane se lança :


— Matthieu, j’aimerais bien qu’on fasse un test, ça me rassurerait.

— Oui, moi aussi, je reste pas très à l’aise. J’ai cherché sur Internet, j’ai trouvé un centre ouvert ce matin.

— Oh, moi, aussi.


Ils se montrèrent le résultat de leurs investigations, ils avaient trouvé le même. Il était déjà 10h30, il fallait s’activer un peu, il risquait d’y avoir du monde et le centre fermait ses portes à 12h30. Ils s’y rendirent, les gens présents n’étaient pas très nombreux, mais pas tous très rassurant pour Romane. S’il y avait deux couples de jeunes avant eux, l’un semblait dormir dans la rue. Il y avait aussi des toxicomanes, Romane se blottit contre Matthieu en attendant leur tour. Elle se sentait sécurisée près de lui. Ils passèrent enfin et à la sortie, ils s’échangèrent leurs numéros pour se donner rendez-vous afin de se montrer leurs résultats.


Ils repensèrent à cette nuit particulière, au jeune homme, à la jeune femme qui avait été là. Ils avaient déjà eu des coucheries d’un soir, mais jamais aussi torrides. Et celle-ci leur laissait un goût un peu amer. C’était probablement dû à cette histoire de capote (s) oubliée (s). Car leurs mémoires s’éclaircissant, il était certain qu’ils avaient fait l’amour au moins trois fois, sodomie non comprise.


Le mercredi, ils eurent les résultats et se donnèrent rendez-vous après le travail. Ils se retrouvèrent devant un café, Matthieu fut sous le charme du style simple de Romane, loin de son look plus glamour du vendredi soir. Elle le trouva d’une élégance à couper le souffle dans son costume cravate. Ils se montrèrent les résultats négatifs reçus par mail. Ils trinquèrent, discutèrent un peu puis se séparèrent.


Ils pensaient tous deux que la gêne occasionnée par l’absence de préservatif, et le risque associé, se serait envolée. Mais il n’en était rien, après une bonne semaine, Romane et Matthieu traînaient toujours leur peine. Ce dernier rongeait son frein puis il se décida à faire ce dont il avait envie depuis quelques jours, il envoya un message à Romane, lui proposant de se revoir pour prendre un verre ensemble. Lorsqu’elle reçut ce texto, elle fut d’abord ravie de constater qu’elle l’intéressait. Elle-même souhaitait recevoir ce genre de message de la part de Matthieu. Mais était-elle capable d’accepter ce rendez-vous ? Elle se décida finalement à dire oui.


Ils ne se marièrent pas, mais eurent quand même deux enfants (pour l’instant).

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