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Court séjours voluptueux, épicurien.

Chapitre 1

Erotique

Une grande place pleine de passants, de touristes. Au milieu, une femme assise sur une simple chaise en bois, entre ses jambes, un violoncelle, devant l’instrument, un chapeau et une très jeune demoiselle vient y déposer quelques piécettes. Soudain, la musique commence, ce sont les premières mesures de l’hymne à la joie. Un contrebassiste rejoint cette femme, joue à son tour. Enfin, des quatre coins, une nuée d’instrumentistes arrive, chacun venant s’ajouter à l’orchestre qui se forme devant nous, le public, les badauds. C’est aussi émouvant que beau et cette gamine qui est là, devant cette violoncelliste, subjuguée par ce qui se déroule, ce qui se joue, elle est juste émerveillée comme nous le sommes tous. Je n’ai d’yeux pour cette femme derrière son instrument, on se regarde, se fixe. Voilà les chœurs qui arrivent et ça continue, ça s’amplifie, c’est fantastique, jamais un flash-mob ne m’aura fait couler autant de larme. Et puis, il y a cette femme qui ne cesse de me sourire, je la crois aussi émue que moi, que cette enfant entre nous. Plus beau que ça, tu meurs.


Le bouquet final se fait sentir, c’est superbe et si bien fait. Bon sang, je pleure de bonheur, depuis quand cela ne m’était plus arrivé, dix ans, peut-être plus. Et cette femme, cette violoncelliste, ses yeux braqués sur moi, ses beau yeux bleus. Pour un peu, je me jette à ses pieds, juste pour les embrasser.



C’est fait, la musique s’arrête, ça applaudit de partout, une ovation, y a pas de mot, y a plus de mot. Je sèche mes larmes, cette femme, celle au violoncelle, elle se lève, déploie sa très longue et très belle chevelure, fermant ses yeux un bref instant, ce qu’elle est belle. L’orchestre se dissout, elle reste encore un instant, me regardant toujours. De son archet, elle me fait signe de la suivre. Comment refuser pareille invitation, c’est impossible, elle m’attire tel un aimant.



Autre place, cette fois, c’est une contrebassiste qui se tient debout face à la foule qui se demande ce qu’elle fait là. Cette fois, c’est moi qui joue l’enfant. Un billet de cent, c’est un minimum et il joue, Toréador, je reconnais l’air. Je devine quelque chose d’encore plus merveilleux. Une personne dispose trois ou quatre chaise et ma belle inconnue se joint à son amie. On amène un piano, un pianiste s’assoit, se joint à la mélodie. Je suis paralysé par la beauté de cette femme qui, assise, joue, me fixe, comme si elle ne jouait que pour moi, c’est émouvant. Je sens des larmes couler sur mes joues. Elle me sourit. Putain, il m’arrive quoi ? Je n’ai aucune réponse que la beauté du moment. Et l’orchestre se reforme, joue, chante, c’est...c’est...non, les mots ne veulent plus sortir de ma bouche. Oui, merveilleux, fantastique, c’est tout ce que j’ai en stock. Et elle, je la regarde comme elle me regarde, tendrement, presque amoureusement. Et là, cette réalité qui me traverse la tête, cette question sans réponse, pourquoi ce merveilleux flash-mob alors que tant de personnes meurent par la faute d’assassin et pour un bout de territoire. La question s’enfuit aussi vite qu’elle était venue. La beauté seule compte, la beauté de cette violoncelliste, de cette musique, de ce moment, de ce lieu. Je voudrais que cela dur éternellement. Je suis sous le charme, envoûté par la musique, cette femme.



La musique s’arrête, on applaudit de partout, ils saluent, se dispersent encore. Je suis figé devant elle, mon inconnue, ma belle violoncelliste. Elle se lève, s’incline, je m’incline devant sa beauté, sa virtuosité. Elle me fait signe, je dois encore la suivre. Au bout du monde si elle l’exige, j’en suis fou, oui fou. Elle pénètre dans un immeuble, celui derrière l’opéra. Elle me fait signe de l’attendre. Je m’assois sur les marches, impatient d’être patient, malade d’être amoureux d’une inconnue.



Dix, vingt minutes passent avant qu’elle n’arrive belle, portant son instrument dans son étui, sur son dos. Ses amies la rejoignent, quatre, je reconnais la contrebassiste. Elle me fixe, me sourit en me disant que jamais elle n’avait vu un homme aussi ému en écoutant ce genre de musique, la grande musique, celle des grands Maîtres de la musique symphonique, de l’opéra. Elles m’invitent à boire un verre. Ma violoncelliste me prend par le bras.



« Je suis Isabelle, 26 ans, toutes mes dents et vous me plaisez ! »



C’est clair, net et précis. À mon tour, je me présente : « Chris, 31 ans, il me manque mes dents de sagesses et je suis fou de vous, de vos yeux dans lesquels je voudrais me noyer. » des Waow nous parviennent de ses amies. Nous, nous, on s’embrasse, c’est le coup de foudre, comment décrire ça autrement.



Dans un break, elles déposent leurs instruments. On s’installe dans cette voiture, on se serre, les instruments prennent une grande partie de la place. On roule, chacune à leur tour, elles déposent leurs instruments chez elles. Enfin, nous sommes devant chez Isabelle, elle me prend par la main, m’entraîne dans une course folle, son instrument sur son dos. Elle rit, m’entraîne dans son rire si musical. Une porte, une clef, la porte s’ouvre, c’est un petit studio. La porte se referme, on s’embrasse, Isabelle m’embrasse, Chris l’embrasse. On roule sur le sol. Dehors, des coups de klaxon nous appellent.



On rejoint les autres. Isabelle s’assoit sur moi, me guide en son entrecuisse. Sa petite culotte est trempe. Mon érection me fait mal. Sa main sous ses fesses découvre mon émoi. On me fusille de question, pour, quand, comment et cela n’arrête pas. Je n’ai pas répondu à une que la suivante est déjà lancée. Je ne sais plus où donner de la réponse, de la tête quand cette bouche, sa bouche s’empare de la mienne. Là, c’est juste magique, toutes se taisent. Sa bouche, celle d’Isabelle possède un gout merveilleux, c’est une symphonie à elle toute seule. Je serre son corps contre moi, c’est encore plus intense. Nous ne cessons ce long, très long baiser que devant ce restaurant. Main dans la main, on parle de soi, de la vie, de ce qu’on ressent déjà. C’est juste de la folie, une belle et douce folie.



À table, c’est à peine si nous parvenons à manger, chacun tenant la main de l’autre. Autour de nous, plus rien n’existe. Je vis, je revis avec cette sublime jeune femme assise si près de moi. Plus tard, c’est dans un bus que nous rentrons, chez elle. Je ne vis pas dans cette ville. Dès la porte fermée, c’est les corps qui deviennent subitement fou. Elle m’entraîne sur son canapé lit ouvert et c’est un corps à corps qui commence, avec pour toute violence que nos exclamations de bonheur. Nous nous aimons jusqu’au bout de la nuit. Nos corps se vident peu à peu de leur essence, de leur force. Pourtant, nos âmes, nos cœurs en veulent encore. Belle au moment de jouir, sublime quand elle l’exprime, le vit, réalise son plaisir. Je perds toutes notions de temps, de la réalité avec elle. Elle me dit que nous sommes dimanche, mais avec elle, chaque jour est un dimanche, le plus beau qui soit.



Ces doux instants disparaissent quand ce traître de sommeil nous enveloppe lentement entre ses bras, nous serrant l’un contre l’autre. J’ai le souvenir de son odeur, celle de la transpiration, celle de l’amour, celle de la vie qui coule entre ses jambes puis, plus rien.



À mon éveil, elle est là, plus belle que jamais. Elle me fixe comme sur cette place, de ses yeux merveilleusement bleus. Son corps tombe sur moi, nous reprenons où nous en étions resté. C’est lundi, je devrais être au travail, elle aussi, aucun des deux n’en a cure.



Le soir arrive, cette journée vient d’épuiser nos corps, à défaut de nos cœurs, de nos âmes enlacées. Bien à contre cœur, je dois la laisser. Seule la promesse d’un retour apaise nos larmes devant cette porte qui se referme déjà sur notre amour naissant.



Semaine longue, pénible, remplit de pensées qui s’envolent vers l’autre. Les pendules semblent toutes figées, paralysées. Elles nous préviennent aussi que le temps s’écoule malgré tout.



Vendredi, je suis dans le train, ce train qui s’arrête à tous les petits arrêts sans que personne ne monte ou descende de ce train. Dieu que le temps est long quand on est loin de ce cœur qu’on voudrait serrer contre le sien.



Enfin, la gare, je la cherche des yeux. Un violon, je suis ses notes qu’il déverse. Je reconnais ce violoncelle, il m’appelle, c’est elle. Dieu que de monde, cette foule compacte qui part pour le weekend, je dois la traverser, la fendre comme un bateau dans la tourmente de l’océan, vague après vague. Je découvre, je la vois, elle est là, avec ses amies. Je pleure comme un enfant, comme cette fillette mettant sa pièce dans le chapeau, sur cette place, oui, je suis elle à ce moment de ma vie. Plus bel accueil n’est pas possible. Les gens s’arrêtent, je ne peux rejoindre l’élue de mon cœur. Je peine, recule pour mieux sauté. Je slalome, serpente pour parvenir à ma promise. Devant elles, je suis encore cette enfant, cette fillette et je n’ai pour honte que mon amour que je déclame sur cette musique de Mozart. Oui, je chante mon amour à mon amour, genou à terre. Je me découvre une voix, celle de ma passion que je transmets à cette femme aux yeux si bleus, si belle quand, émue, elle ne peut plus jouer. Trois violoncelles, une contrebasse nous encercle, nous cache, nous laisse nous embrasser sans comme une mesure que celle de notre folie qui dévore nos âmes enfin réunies. La musique ne cesse pas. On joue Mozart, Bach pendant que deux corps enlacé s’embrasse tendrement. Un agent arrive, nous voit, sourit, on se relève, Isabelle s’avance vers lui, baise ses joues.



Assise, son violoncelle, entre ses cuisses merveilleuses, me donne l’étendue de l’amour que me porte celle qui en joue. Je pleure encore en entendant un Alléluia mélodieux, je le chante, faux, oui, mais je le chante, certains me rejoignent, m’accompagne. L’amour improvise aussi, j’en suis témoin, un témoin privilégié et amoureux. Je la regarde elle, elle qui semble faire corps avec son instrument, elle qui semble lui faire l’amour, là, devant nous, pauvres ignares. 



La suite n’est que pur bonheur, on m’emmène, on m’assoit dans une voiture, on me bande mes yeux. Je perds le cap, le sens de l’orientation. Mais cette main qui serre la mienne me rassure, cette bouche me rend encore plus amoureux. Mais qui m’embrasse, Isabelle ou l’une de ses amies, qui conduit, Isabelle ou une de ses amies. La véhicule s’arrête, on m’extrait, on me guide, on me conduit, on, oui, beaucoup de on, mais qu’importe, j’aime, elle m’aime, c’est ça qui compte plus que tout. Je monte des marches, beaucoup de marche. Une porte s’ouvre, je sens une douce chaleur. L’odeur, ce n’est pas celle du studio de mon aimée.



On me pose sur un canapé, pas un mot, juste des rires étouffés. On me retire mes vêtements, on s’exclame autour de moi. On me couche, une bouche, une seconde, une troisième, elles sont toutes sur moi. je suis dépité, je n’ai que deux bras et une bouche, je sens les chairs nues de cette quatre voluptueuses femmes folles de désirs. On me tire au sort, je sens un sexe venir entourer le mien que je sens pénétrer dans ce corps inconnu. Mon dieu, des folles du sexe, je masse une poitrine qui n’est pas celle d’Isabelle. Ma main part à l’aventure, elle trouve trois corps qui s’adonnent à des plaisirs saphiques. Ces cheveux longs, e sont ceux de mon Isabelle. Sa bouche baise ma main, suce mes doigts. On me lèche à nouveau. J’entends des déglutitions lascives, des baisers tendres, des caresses douces, amoureuses.



Une douce musique vient encore égayer ces moments sulfureux. Je vais jouir sur la petite musique de nuit, grandiose. Et ce corps qui se tend, se tord, ce râle qui s’amplifie, cette bouche qui cherche la mienne, cette main qui s’insinue entre mes fesses, forces mon anus. Dieu que c’est bon, merveilleux. Je voudrais les voir. Je m’interdis de retirer mon bandeau. Cette femme qui jouit, ses gémissements, son orgasme qui m’entraîne, me fait éjaculer en elle, longuement. Orchestre en chambre du bonheur quand d’autres jouissent après nous. On m’attire sur le sol moelleux. On me baise, on me masse, on m’embrasse. Je suis au paradis. À genou, je peux sentir ce corps qui se présente devant mon sexe déjà tendu. Je connais ce corps, oui, c’est elle que je pénètre, je lui donne tout de moi, mon corps, mon cœur, mon âme, mes mots pour détruire ses maux, ses bobos. Je le veux heureuse, sur un nuage. On nous embrasse sans cesse, de partout, oui, même là. Jamais je n’avais vécu cela, même dans mes fantasmes les plus dingues, les plus fous. Si c’est un rêve, ne me réveillez jamais.



Enfin, ça se calme, je me couche près de corps plus long que les autres, la contrebassiste. Je lui donne du plaisir en apprenant la géographie de son corps, de ses belles formes. Je fais de même avec toutes. Je mémorise tous ces corps, ces chairs collées à moi. Je m’apaise, fatigué mais non repus. Ma bouche donne autant que me mains, sans savoir qui je touche, caresse ou embrasse.



Je m’étire, je sens ce corps, je vois ce corps étendu près de moi. Nous ne sommes plus que tous les deux. Je bande, Isabelle m’accueille en son antre de plaisir, son jardin, la naissance du plaisir. Je redouble d’effort pour l’aimer jusqu’au point de non-retour, l’orgasme. Ma bouche vient aider mon sexe, mes mains caressent ce corps, il est un régal. Je donne tout, je suis prêt à donner ma vie pour l’entendre exploser de bonheur. Oui, mourir près de cette femme, quelle belle mort. Humble, je me mets à lécher Isabelle, de ses pieds à son front, passant partout, jusque dans le moindre petit repli de son corps merveilleux. Pendant une courte pause, elle me gave telle une oie. Croissant, café, confiture, beurre, tout y passe.



Nous sortons, Isabelle raconte notre nuit. Durant la balade, écoutant son récit, elle me donne envie, une puissante envie. Dans un coin qui me parait désert, je la pousse, soulève sa jupe, l’empale sur mon pénis sans attendre. Debout, nous nous aimons debout, c’est sauvage, animal. Ensemble, nous nous envolons dans ce monde, cet univers, celui du plaisir de la chair. Explosions de bonheur, visage irradiant le bonheur, moment charnel délectable.



Un bistrot, un thé, côte à côte, baiser furtif, baiser tendre, mains caressantes, l’envie est encore là, bien présente. Elle le veut autant que moi je le désire. Elle m’emmène, me guide dans sa ville. Rue déserte, immeuble vide, un vieux matelas, elle me couche, m’embrasse. Sa fellation est merveilleuse, sa main se glisse entre ses cuisses, je vais jouir, sa gourmandise est sans fin, ses désirs sans limites, tout comme les miens. Je l’arrête, me place derrière, mouille sa croupe et m’y enfonce lentement. Son râle est puissant, violent quand, bien en son fondement, elle hurle son bonheur. Jamais femme ne jouit aussi vite et elle en redemande. Je m’active pour lui donner satisfaction, je m’épuise à la voir, la sentir, l’entendre, exprimer son plaisir de jouir. Sa croupe est un ravissement pour mes yeux, tout comme l’ensemble de son corps. Ce même corps à qui je donne, j’offre tout ce que j’ai pour la rendre heureuse.



Merveilleux fondement, sphincters sachant jouer autour de mon pénis. Elle se caresse, je m’active, nous nous réunissons encore, plus aimant encore quand il survient, passant d’un corps à l’autre. Orgasme généreux, animal, brutal, puissant qui nous prend notre énergie, pas nos âmes, encore moins notre amour. Étendus, blottis l’un contre l’autre, nous nous regardons, baiser coquin, mains curieuses. 



Là, il est temps de nous bouger, de fuir ce lieu pour un autre qui sera, j’en suis persuadé, tout aussi voluptueux. Seul l’avenir nous le dira.



Fin.


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