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Crème fouettée

Chapitre 7

Erotique

— Bienvenue à la fête des Dragons blancs !

— Vous pouvez déposer vos manteaux sur l’un des cintres mis à disposition à côté de la porte !


Qu’est-ce qu’elles sont bruyantes ces cheerleaders ! Elles n’arrêtent pas de brailler de cette façon à chaque fois qu’un invité arrive !

Ce soir, c’est la fête du club du football américain chez Lionel. Pour la soirée, ce dernier nous a laissé la maison sous la responsabilité d’Alizée et de moi-même. Alizée divertit les invitées en allant voir chacun d’entre eux. Tandis que moi, j’aide à dresser le buffet sur la table du salon. Le club a pris le soin de commander auprès d’un traiteur, heureusement car je ne me voyais pas faire la cuisine pour tout ce monde ! Pour l’ambiance, Alizée a loué les services d’un DJ avec des jeux de lumière. Elle a dit que c’était offert par la maison. C’est surtout un moyen pour se mettre en valeur contrairement à moi qui fait tache dans le paysage. C’est sûr qu’à part dresser le buffet pour la soirée, je n’ai pas grand-chose à faire.


La musique résonne dans le salon, les personnes présentes discutent avec un gobelet à la main ou dansent sur le tempo. J’aperçois les deux amis d’Arthur en train de discuter avec d’autres membres de leur club ; tous aussi baraqués les uns que les autres. Il n’y a pas à dire, ils se démarquent facilement. C’est assez simple de les repérer dans la foule.


J’aperçois Alizée qui se jette au cou de Benjamin, lorsque ce dernier arrive enfin, heureuse qu’il soit là. S’en suit alors un roulage de pelle qui se finit sous des applaudissements rieurs. Je souris en coin. Sa petite mise en scène est parfaite pour la suite de mon scénario, je n’aurais pas rêvé mieux de sa part ! Merci, Alizée, pour avoir entamé toi-même ta descente de ton cher piédestal !


— Alors, c’est lui ton ex ?


Je sursaute pour remarquer qu’Arthur s’est matérialisé comme par magie à côté de moi. Mais comment il a fait ?! Avec ma fixation sur le couple de la soirée, je n’ai pas fait attention à ce qui m’entoure. La honte…


— Ah, euh, oui. Tu es là depuis quand ? lui dis-je, le feu aux joues.


Arthur me répond sans détacher son regard d’Alizée qui rit aux éclats.


— Depuis une minute. Je m’en doutais que je te trouverai près du buffet. Mais étant donné que tu étais absorbée par le spectacle vivant, là-bas, tu n’as pas du tout fait attention à moi. C’est bien la première fois que ça m’arrive.

— Ah, désolée. Ce n’était pas contre toi…

— Je sais, t’inquiètes pas.


Il attrape une verrine avec une cuillère.


— Quand est-ce que je dois amener Alizée à part ?


Droit au but. Il est toujours aussi spontané à ce que je vois.

Je fais mine de m’intéresser aux apéritifs pour ne pas éveiller les soupçons sur nos échanges.


— Tu as ton téléphone sur toi ?

— Dans la poche intérieure de ma veste.


Je jette un rapide coup d’œil à ce qu’il porte. Avec tout ça, je n’avais même pas vu qu’il portait la veste de son club, celui avec un dragon blanc, la mascotte de son équipe.


— En mode vibreur ?

— Bien sûr, comment veux-tu que j’entende la sonnerie avec la musique ?

— C’était juste pour m’en assurer. Tu vois la bibliothèque en face du salon ? Personne n’a le droit d’y entrer. Mais pour toi, je suis sûre qu’Alizée fera une exception.


J’attends qu’il réagisse, mais il demeure imperturbable. Bonjour Monsieur pince-sans-rire ! Je continue :


— Quand je serai prête, je t’appellerai sur ton téléphone, pour être sûre que tu ressentes les vibrations. Ça sera alors le signal pour que tu agisses.

— Je vois. Tu ferais une excellente cheffe d’équipe, tu sais ? Mais, comment vas-tu faire pour envoyer ton ex dans la salle ? J’espère en tout cas ne pas en venir aux mains.

— Pense uniquement à ton objectif, ok ? Benjamin, j’en fais mon affaire. Il ne te fera pas de mal. Je ne pense pas qu’il veuille blesser son corps de nageur. Et puis, face à un joueur de football américain, il faut être stupide pour se confronter à lui.


Arthur finit sa verrine et me fait face à présent. Il m’observe sans montrer une once d’émotion. Décidément, ce type est une vraie joie de vivre. Son regard met vraiment mal à l’aise.


— Je ne demanderai pas plus d’explication, car cela ne me regarde pas. Après tout, je suis là uniquement pour honorer un pari.


Si la définition de douche froide devait être reformulée, je ne dirais qu’une chose : Arthur Lacroix.


— Arthur ! s’exclame une voix au loin. C’était là que tu étais, sacripant !


Je reconnais son ami Tim qui traverse la foule, tel un chasse-neige. Tout le monde s’écarte sur son passage.


— Oh ! Salut, Angie ! Tu vas bien ? me fait-il, enthousiaste.


Je jette un dernier coup d’œil à Arthur avant de lui répondre sur le même ton.


— On ne peut mieux ! Alors, heureux d’être ici ?

— Oui ! Cette baraque déchire grave ! Encore merci, Angie !


Ça me fait bizarre qu’il m’appelle par mon surnom alors qu’on se connaît à peine. Mais étrangement, c’est assez plaisant à entendre.


— Bien, je ne vous retiens pas plus. Je pense que vos amis ont des choses à vous dire. À plus tard !

— À plus, Angie !


Je me faufile hors de la salle pour rejoindre le jardin. Sur la terrasse, des filles discutent tout en gloussant sur leur crush de la soirée, dont l’un est bien évidemment, Arthur. Elles ne font absolument pas attention à moi, cela m’arrange même beaucoup. Il ne faut surtout pas qu’on me suive, car ça pourrait compromettre tout ce que j’ai mis en œuvre.


Je m’éloigne de la villa le plus loin possible et disparais dans la nature, qui reprend ses droits sur la partie éloignée du terrain aménagé. Je longe une ancienne allée de haies sauvage, avant de trouver l’entrée d’un petit jardin à l’abri des regards. Je l’ai trouvé un jour par hasard, alors qu’Alizée m’énervait une fois encore avec sa musique à fond dans sa chambre. J’étais sortie dans le jardin pour trouver un havre de paix. Et en marchant, j’ai fini par découvrir cet endroit qui était autrefois aménagé, mais aujourd’hui laissé à l’abandon. C’est tout simplement une table de pique-nique en bois qui a sans doute accueilli une famille aimante dans le passé. Dorénavant, elle m’accueille pour mes séances de croquis et aussi pour y trouver l’inspiration. Et en plus, l’endroit est littéralement loin de la maison.


Je jette un coup d’œil au ciel et souris : je suis contente qu’il n’ait pas de pluie ce soir. Car si ça avait été le cas, cela aurait été problématique pour ma vengeance.

J’approche de la table et soulève la bâche de protection que j’avais mise dessus pour lui accorder plus de répit. Malheureusement, je ne peux rien faire de plus pour elle. Sous la bâche se dissimule mon ordinateur portable. Je m’en empare, le pose sur la table, l’ouvre et attends qu’il affiche sa page d’accueil. J’entre le mot de passe pour le déverrouiller puis lance ensuite un logiciel. Les quatre images qui apparaissent sur mon écran sont celles de la bibliothèque. Je ne suis peut-être pas douée pour le bricolage, mais je sais me débrouiller pour installer du matériel informatique, du moins à l’aide d’une notice.


Voilà ! Je n’aurai plus qu’à enregistrer ce que je souhaite le moment venu. Oui, c’est un sacré coup bas, mais si je m’abaisse à un tel niveau c’est à cause d’Alizée. Et je vais lui rendre tout ce qu’elle m’a fait au centuple !


Des bruits attirent mon attention. Ne me dites pas que des gens ont décidé de s’aventurer jusqu’ici ?! Mince ! Comment je fais, moi, si jamais on me découvre ici ?

Mon premier réflexe est de descendre le PC sur le banc en le recouvrant de la bâche. Je reste aux aguets quand une silhouette finit par apparaître.

Ça y est ! Tout est fichu !


— Bah dis donc, tu es sacrément bien cachée ici !

— Ben ?!


Mon ex arrive, tout sourire, les deux mains dans les poches de son jean.


— Effectivement, c’était plus judicieux de se cacher ici que dans la maison.

— Oui, je ne veux pas paraître suspecte en restant à l’intérieur, soupiré-je de soulagement. Et toi ? Tu n’es déjà plus avec Alizée ?

— Je pense qu’elle a mieux à faire que de s’occuper de son copain. Elle trop fière d’être la sauveuse de la soirée des Dragons blancs. Et puis…


Il s’avance vers moi d’un air amusé.


— Je voulais vite te rejoindre. Je n’avais pas envie d’attendre plus longtemps parmi des inconnus. Tu penses que j’aurai dû rester là-bas ?

— Peut-être. Je ne veux pas que ta disparition paraisse suspecte. Et puis, je comptais bientôt t’appeler pour te donner le signal.


Je m’écarte de lui et fais tout le tour de la table. Même s’il est mon complice pour ce soir, je ne veux pas qu’il sache que je compte enregistrer toute la scène en vidéo. Il n’est pas au courant pour cette partie-là.

Avec soulagement, Benjamin me rejoint aussitôt.


— Oui, mais je préfère rester avec toi en attendant. De plus, ça fait un petit moment qu’on n’a pas été en tête-à-tête. Si tu vois ce que je veux dire…


Ses yeux en disent long sur ses intentions. Je décide d’entrer dans son jeu. Après tout, je ne suis pas à cinq minutes près. J’ai le droit de me divertir un petit peu.


— Oh ! Eh bien puisque c’est le cas, que veux-tu faire pour passer le temps ?


Même si je sais très bien ce qu’il a en tête. Je fais exprès de me mordre la lèvre inférieure pour le provoquer. Son visage s’assombrit en me voyant faire.


— J’ai bien ma petite idée.


Sans attendre ma réponse, il plonge sur mes lèvres pour m’embrasser. Notre baiser est violent et bestial. Nos langues se trouvent, se caressent, entament une danse sensuelle.

Ses mains agrippent férocement mes fesses pour me serrer contre son érection à travers son pantalon. Il grogne entre mes lèvres quand je commence à me tortiller contre sa bosse.


— J’ai envie de toi. Tout de suite, me chuchote-t-il bruyamment.


Il glisse sa main sur mon short, défait les boutons et le baisse maladroitement. Je l’aide à l’enlever, suivi de ma culotte. Il plonge aussitôt un doigt en moi. Je gémis fortement.


— Tu es si trempée, Angie. Tu en as aussi envie que moi, n’est-ce pas ?


Un deuxième doigt rejoint le premier. Mon corps tremble sous cette intrusion délicieuse. J’attrape le bord de son jean, enlève le bouton et baisse sa fermeture éclair. Je libère son sexe, prêt à me donner tout ce que je désire.


— Assis-toi. Je veux te chevaucher, lui dis-je haletante.


Il s’exécute, baisse son pantalon et tout en me tenant la main, me guide à m’installer sur lui. C’est la première fois que je vais faire l’amour dans cette position, alors je suis à la fois excitée et nerveuse.

Une fois au-dessus de son gland, je regarde Benjamin dans les yeux. Il me renvoie son regard aussi fiévreux que le mien, puis je m’empale sur toute sa longueur. Le visage de Benjamin se décompose de bien-être.


— Oh ! Putain, oui ! Angie, c’est trop bon !

— Ce n’est que le début.


Je pose les mains sur ses épaules pour commencer mon ascension sur son sexe.


— Et là ? Tu aimes ? lui dis-je, le corps tremblant.

— Oui, j’aime ça…


J’entame lentement la descente. Son pénis écarte petit à petit les parois de mon sexe.


— Et maintenant ?

— J’aime toujours autant, me souffle-t-il, sans me quitter des yeux.


Je n’ai pas l’habitude d’observer le visage de mon amant pendant une partie de jambes en l’air, mais je dois dire que ce n’est pas désagréable à expérimenter.

Je remonte à nouveau puis m’abaisse aussitôt. La tête de Benjamin part en arrière. Je répète plusieurs fois mon geste.


— Bordel, Angie ! C’est de la torture !

— Une agréable torture, je l’espère.

— Oui, ça l’est.


Il passe une main derrière ma tête pour me donner un baiser.


— Cependant, ça te dirait de passer à la vitesse supérieure ?

— Allons-y, lui sourié-je vicieusement.

— Coquine, va.


Benjamin glisse ses mains sous mes fesses et nous donne une nouvelle cadence. Mes bras reposent autour de ses épaules pendant qu’il me pistonne. Il va-et-vient en moi ; je gémis de plus en plus fort. C’est tellement bon de prendre son pied avec lui. Ce qui fait encore plus monter ma libido, est le fait que je fasse ça dans le dos d’Alizée alors qu’elle n’est pas bien loin. Je couche avec son petit-ami, comme elle l’a fait quand il était encore « mon » petit-ami. Finalement, cette situation me plaît plus que tout à cet instant !

Mes jambes ceinturent encore plus autour des hanches de mon ex, tandis qu’il continue de m’empaler le long de son sexe. Ses mouvements se font plus rapides, je gémis de plus en plus fort. Je serre Benjamin contre moi, incapable de garder le contact visuel plus longtemps. J’entends ses gémissements étouffés près de mon oreille, son souffle dans mon cou caresse ma peau de plus en plus rapidement.


— Ben, je vais…


Il est là, je le sens, il arrive : l’orgasme.


— Moi aussi, Angie. Ensemble… Jouissons ensemble !


Je m’accroche à lui de toutes mes forces. Je commence à me laisser partir. Mon corps ne peut plus supporter la luxure plus longtemps.

Nous hurlons à l’unisson, tandis que l’un des meilleurs orgasmes que je n’ai jamais eus me frappe de plein fouet.

Nos corps tremblent. Je sens le sexe de Benjamin pulser en moi, me prodiguant de légers soubresauts entre les jambes ; il vient d’éjaculer à l’intérieur de moi.

Je repose ma tête sur son épaule, l’esprit encore embrumé par ce qui vient de se passer. Je sens les bras de Benjamin m’enlacer contre lui.


— Avec toi c’est toujours parfait, Angie. Je suis vraiment un gros con de t’avoir quitté.


Oh ! ça oui ! Tu es vraiment un gros connard ! Tu ne te souviens même plus que c’est « moi » qui t’ai quitté !


— Après ta vendetta, tu voudras te remettre avec moi ?

— Peut-être…


Que dalle !!! Plutôt embrasser un babouin que de me remettre avec toi !

Cependant, même si je suis rancunière, je ne préfère pas répondre. Je veux lui faire croire que je lui ai pardonné son écart, en quelque sorte.


— Ben, il va falloir que tu y ailles. Si tu t’absentes trop, Alizée va…

— Tu as raison. Pourtant, j’ai encore envie de toi. Prête pour un deuxième round ?


Comment ça ?

Il remue son bassin sous moi en me lançant un regard aguicheur. Son sexe est de nouveau au garde-à-vous.


— Ben, tu viens juste de venir ! m’exclamé-je, stupéfaite de la vitesse à laquelle il a repris du poil de la bête.

— Et alors ? Ma partenaire a les fesses à l’air en plein milieu d’un jardin. Ça me donne titille rien que d’y penser, ricane-t-il, fier de lui.

— Pervers !

— Je prends ça pour un compliment.

— Ce n’en était pas un ! lui dis-je, un tantinet énervée.


Benjamin n’entend plus rien. Il me soulève, me libère de son érection avant de me mettre à genoux sur le banc, face à la table.


— La nuit est presque tombée, mais je ne vois que tes fesses blanches dans la pénombre.

— N-Ne ne dit pas ce genre de chose ! C’est… c’est gênant.


Une de ses mains se pose sur mes fesses pour les caresser délicatement.


— J’ai adoré te prendre comme ça dans les toilettes, l’autre fois. Et d’après mes souvenirs, tu avais beaucoup apprécié te faire prendre face au miroir. Dommage qu’il n’y en a pas un maintenant. J’aurais aimé voir ton visage, se tordant de plaisir pendant que ma bite te pénètre sauvagement la chatte.


Je ne devrais pas aimer sa façon de me parler, mais je recommence à mouiller.

Benjamin remarque que je commence à me tortiller devant lui.


— Angie, tu es une petite menteuse. Ton corps a envie de se faire prendre, il ne se gêne pas pour me le dire, lui.

— Alors qu’est-ce que tu attends au lieu de parler ? Baise-moi !

— Ton vocabulaire me plaît de plus en plus. Tu me surprends de jour en jour. J’aime ça.


Il plaque d’une main mon torse contre la table et me pénètre violemment par dernière. Je hurle dans la nuit. Oh mon dieu ! Que c’est bon !


— Allez, Angie. Un dernier round avant de jouer les justiciers. Je vais te baiser tellement fort que tu vas me sentir en toi pendant des jours.

— Ouiii ! Putain !

— Tu aimes ça, hein ?


Ses hanches claquent fortement contre mes fesses, me prodiguant de merveilleuses sensations dans le vagin. Benjamin me baise comme une bête assoiffée de sang au-dessus de sa proie. Plus c’est fort, plus c’est bon ! Je ne sens pas la douleur de mes genoux frotter contre le bois sous les assauts violents de Benjamin. Je m’en fiche aussi d’avoir la joue collée contre la table, prisonnière et totalement offerte à lui.


— Encore ! Encore, hurlé-je sous le plaisir qui me gagne de plus en plus.

— Bordel ! Tu me rends fou ! grogne Benjamin.


Il agrippe mes fesses fermement, ses doigts s’ancrent dans ma peau. Je ne vois plus rien autour de moi. Je ressens seulement son sexe et toutes les sensations qu’il me prodigue. Je n’aurais jamais cru me faire prendre brutalement contre cette table ce soir ! Je pensais que je ferais uniquement ma petite vengeance et rien de plus. Finalement, ce n’est pas plus mal que Benjamin m’ait suivi jusqu’ici.


— Tu es si serrée, Angie ! Si tu continues, je vais jouir à nouveau !


Je ne l’écoute pas, trop concentrée à prendre mon pied avec son énorme bite qui me pistonne depuis tout à l’heure. Je ne veux pas que ça s’arrête, bien au contraire !

La tête plongée entre mes bras, je halète comme une chienne en chaleur. J’ai presque atteint ma limite, je touche presque le nirvana…

Je jouis !!!

Mes muscles se contractent, mon dos se creuse et j’explose autour du sexe de mon ex. Benjamin claque une dernière fois ses hanches contre moi et vient à son tour. Je le sens se verser à l’intérieur, une nouvelle fois. Il grogne avant de se retirer d’un coup sec et de lâcher mes fesses. Je m’écroule sur le banc, épuisée, mais comblée plus que jamais.


— Cette fois-ci, j’y vais vraiment, me fait Benjamin, tout en remettant son jean. J’attendrai ton coup de fil.


Il dépose un baiser sur ma tête avant d’ajouter :


— Tu me manques déjà.


Je me redresse lentement pendant qu’il disparaît dans la pénombre. Son sperme se verse sur le banc depuis mon entrejambe. Il n’est pas y aller de main morte : il a éjaculé deux fois de suite en moi !

Je cherche à tâtons mon short dans l’herbe, et sors mon portable pour m’éclairer. Le ciel commence à s’assombrir de plus en plus ; je dois vite me remettre derrière mon ordinateur.

Après avoir remis mon short et mon sous-vêtement, je me précipite sur mon ordi portable. Tout va bien, le logiciel et les webcams fonctionnent encore ! J’enlace mes doigts et les étire devant moi : c’est parti pour le show !


Je compose le numéro d’Arthur. Les tonalités résonnent à travers le combiné : le signal est lancé.

Je guette mes quatre écrans sur l’ordinateur, puis quelques minutes plus tard, je vois Arthur et Alizée, entrer dans la pièce. Cela ne m’étonne même pas que ça soit elle qui l’ait invité à entrer et qui ferme derrière elle. J’appuie aussitôt sur le bouton « enregistrer ».


Je la vois examiner à la dérobée Arthur de façon explicite pendant qu’il a le dos tourné. Je m’en doutais : elle a envie de se le faire ! Elle voit en lui un intérêt qui moi-même me dépasse. Elle aborde un air innocent quand Arthur lui fait face. C’est le moment pour moi d’appeler Benjamin pour qu’il entre en jeu.


Quelques minutes passent avant que ce dernier fasse irruption dans la pièce, pile au moment où Alizée était en train de poser ses mains sur le torse d’Arthur. Je n’ai pas de son, mais j’imagine que ça doit être festif. C’est même dommage que je ne puisse rien entendre d’ailleurs.


Après avoir crié sur sa copine (d’après ce que j’ai vu), Benjamin sort précipitamment de la bibliothèque, suivie d’Alizée. Je suppose qu’elle va tenter de l’arrêter pour qu’il ne fasse pas une scène devant tout le monde, or c’est exactement ce qu’il va faire. L’image d’Alizée va être ternie ce soir ! Je savoure ma victoire tout en m’étirant devant mon écran.


Au moment où j’arrête d’enregistrer, je remarque qu’Arthur me fixe sur l’un de mes quatre écrans. Mon visage pâlit : merde ! Il a trouvé l’emplacement de l’une de mes webcams !

J’ai l’impression qu’il me voit à travers elle, c’est effrayant ! Un malaise me parcourt le corps entier. Ce mec est décidément très perspicace. Mais que va-t-il penser de ma méthode à présent ? Et si jamais il me dénonce pour ce que je viens de faire ?


Je prends une grande inspiration pour me calmer. Non, je ne pense pas qu’il le fasse. Il m’a juré qu’il haïssait Alizée autant que moi, du moins il ne la porte pas dans son cœur lui non plus. Il va falloir que je fasse attention à lui à l’avenir.


Après, ce qui me parut des heures, Arthur décide enfin de couper le contact visuel, et sort enfin de la pièce. Toute la tension que j’avais sur les épaules disparaît. Je m’empresse de refermer l’écran de mon ordi, par crainte de revoir le regard impénétrable d’Arthur. Heureusement qu’il ne me reste plus que quelques jours avant la fin de son gage envers moi, car je n’ai vraiment plus envie de le revoir après !


Je ne veux pas retourner à l’intérieur pour l’instant, de peur de recroiser Arthur. Je préfère attendre un peu plus longtemps, là où je suis…

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