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Le cul d'Adèle

Chapitre 3

Erotique
Jérôme travaillait dans le cinéma, en tant que producteur, et il m’invitait souvent aux soirées chics que son métier lui permettait de fréquenter.Ce soir-là, nous avions assisté à l’avant-première de Jupiter ! Premier long-métrage d’un jeune réalisateur prometteur que Jérôme avait découvert. Après la projection, le mot avait circulé que l’on se rendait dans une boîte de nuit du quartier Saint George, un peu au sud de Pigalle. Jérôme, fatigué, était rentré se coucher, mais curieux, j’avais suivi l’équipe du film.
J’aimais beaucoup l’actrice qui jouait le rôle principal, mais comme elle était sans cesse entourée d’une nuée d’admirateurs, je n’essayais même pas de l’approcher. D’ailleurs, pour lui dire quoi ? J’échouais donc au bar, où une jeune fille adossée au comptoir, comme si c’était là sa place naturelle, entreprit de me faire la conversation. Elle semblait très libre d’esprit. Elle m’incitait à lui offrir des verres et, chaque fois que je m’exécutais, un bouton de son chemisier s’ouvrait comme par magie. Bientôt, ses seins bruns semblèrent prêts à me jaillir sous le nez.
— Je vais vous sembler très naïf, dis-je, mais... — Mais ? — Je me pose une question. — Laquelle ? — Je me demandais si... — Si... ? — Mais non, rien. — Mais si. Vous avez peur de me vexer. Vous ne devriez.
Je lui demandai si peut-être elle était ce que je suspectais qu’elle pût être. Elle éclata de rire et me répondit que, quand bien même c’eût été le cas, il n’aurait pas en faire tout un plat. Elle n’en serait pas moins demeurée une fille comme les autres. Je suis tombé d’accord. Peut-être étais-je un peu déçu.
Elle était superbe et je le lui dis. Sa jupe noire remontait très haut sur ses cuisses, dévoilant presque l’attache en porte-jarretelles de son collant nylon. De sa coiffure très complexe s’échappait une mèche de cheveux rebelle, qui, chaque fois qu’elle bougeait le visage, lui caressait la nuque en cadence. Elle avait un don pour afficher un sourire prometteur et secret.
L’atmosphère était propice aux confidences, nous en vînmes rapidement à parler de nous. À tous les deux, la vie parisienne nous paraissait dure et cruelle. Elle déplora l’étroitesse de son appartement et me précisa incidemment qu’il se trouvait à Pigalle, non loin d’ici. Nous commandâmes des Dark & Stormy. Elle ne connaissait pas ce cocktail, mais l’adora aussi. Le rhum brun, le gingembre et le citron vert faisaient bon ménage. Elle me dit qu’elle avait l’impression d’être à Manhattan, dans un bar clandestin, durant la prohibition. Ses lèvres étaient de plus en plus rouges. À un moment donné, elles se retrouvèrent si proches des miennes qu’il eût été impoli de ne pas les embrasser.
Pour me donner une contenance, je commandai deux nouveaux cocktails, mais ma carte bleue ne passa pas. Elle afficha une moue railleuse.
— Je vous l’avais dit, dis-je.— Que quoi ? Vous ne parlez jamais clairement. — Que je ne suis pas très riche.
— C’est drôle. Quand je vous ai vu entrer dans le bar, j’aurais juré que vous l’étiez. Vous avez l’air d’être le fils de quelqu’un. — Oh, dis-je, je ne suis le fils de personne. Vraiment personne.
Mon regard s’égara par-dessus son épaule, sur la tapisserie. Elle était toute noire, un peu luisante sous la lumière tamisée, et décorée de dizaines de fleurs.
— Je crois que ce sont des pivoines, dis-je. C’étaient les fleurs préférées de Zelda. — Votre ex ? — Oh, non. Zelda Fitzgerald. L’écrivaine. — Moi, dit-elle, ça va vous sembler grossier, mais je n’aime que les roses. Des roses par dizaines, des roses par centaines. Par milliers. Voilà ce que je crois mériter. — Des roses des roses des roses, dis-je.
Quand je rentrai à la maison, je racontai tout ça à Adèle. Elle me demanda si j’avais eu envie de coucher avec la fille. Sans hésiter une seconde, je répondis que oui. Puis, nous fîmes l’amour. Nous aimions élaborer des scénarios, et celui de ce soir était tout trouvé. Nous nous amusâmes beaucoup.
— Je suis heureuse, me dit-elle, lovée dans mes bras et le ventre couvert de sperme. — Moi aussi, répondis-je.
Elle me sourit puis humecta son doigt de salive et frotta énergique mon avant-bras, où la jeune femme du bar avait inscrit sur numéro de téléphone. Les chiffres disparurent.Mais le numéro m’était resté en mémoire. Je n’avais jamais fait l’amour avec une fille aussi belle. Je n’en aurais peut-être plus jamais l’occasion, si je ne la saisissais pas maintenant. Voilà le genre de choses que je me racontais. Moi aussi je vieillissais ; moi aussi, mon charme allait s’estompant doucement. Je songeais qu’après tout, on n’avait qu’une vie – ce que l’on songe toujours avant de faire une bêtise. La fille s’appelait Anna. Au téléphone, elle répondit à la troisième sonnerie. Je lui déclinai mon identité. Elle prétendit se souvenir de moi.
— Je savais que tu appellerais, me dit-elle.— Tu es perspicace, répondis-je. — Pourquoi m’appelles-tu ? demanda-t-elle.
Je balbutiai.
— Tu m’appelles parce que tu es incapable de m’oublier, me coupa-t-elle. — Oui, dis-je, c’est vrai. — Alors, dis-le-moi. Trêve de silence et de devinettes. — Je n’arrive pas à t’oublier, dis-je. — Je m’appelle Anna. — Puisqu’il est impossible de t’oublier, Anna, qu’est-ce qu’on fait ?
Son appartement se trouvait tout en bas de la rue Lepic. Il n’était pas si petit que ça. Il était bien arrangé, avec une belle vue sur les toits de Paris. Ça devait être agréable à vivre. En entrant, je déposais sur la commode l’unique roman de Zelda. Accordez-moi cette valse. J’avais glissé quelques roses séchées entre les pages.
— Tu trembles ? demanda-t-elle en m’apportant un verre.
J’étais terrorisé comme un adolescent. En bas de chez elle, j’avais hésité plusieurs minutes avant de sonner à l’interphone. Même en entendant sa voix, j’avais failli prendre la fuite. Elle attendit patiemment que j’eûs terminé mon verre puis me mena jusqu’au lit. Nous nous embrassâmes, je passai sa robe au-dessus de ses épaules. Quand elle commença à déboutonner la braguette de mon pantalon, je l’arrêtai. Je voulais d’abord la contempler du mieux possible, dans sa presque nudité.
— Rouge, dis-je.
C’était la couleur de ses sous-vêtements. Bien sûr, dit-elle, fataliste : tu es le genre d’homme à aimer le rouge. J’embrassais son ventre, ses cuisses, sa nuque, ses épaules. Je lui ôtais son soutien-gorge et sa culotte. Son sexe était rasé. Je me mis à le lécher. C’était râpeux. Pendant que je la léchais, elle gémissait d’une façon que je trouvais un peu exagérée. Je m’en voulus aussitôt d’avoir des pensées aussi viles dans un moment pareil. Pourquoi n’étais-je donc pas capable de profiter, de profiter seulement ?
Après l’avoir léchée, je me déshabillai à mon tour puis m’allongeai sur le dos. Elle me suça. Je fus étonné qu’elle me suce si bien. Je n’avais jamais réellement aimé qu’on s’attarde sur mes bourses, mais la façon dont elle s’y prit me transforma tout entier en frissons. Puis elle passa sa langue sur mon trou du cul. Je serrai ma main autour de ses cheveux pour maintenir son visage près de mon cul. Elle redoubla d’efforts pour me le lécher. Puis je l’allongeai sur le dos et la pénétrai. Je compris que je ne jouirai peut-être pas, car soudain, je pensai à Adèle, qui me faisait si aveuglément confiance. Je regardai par la fenêtre, où le ciel, d’un bleu phosphorescent, commençait à se remplir d’étoiles.
— Où veux-tu ? me demanda-t-elle. — Pardon ? dis-je. — Jouir. Où veux-tu ? — Sur ton ventre, dis-je. — Sur mon visage, dit-elle.
Elle me sourit. Elle avait les joues légèrement rosées et un sourire très beau. Elle portait du mascara. Son regard était encourageant. Je sentis l’orgasme monter irrésistiblement. Je jouis très fort et, quand je rouvris les yeux, je fus étonné qu’il n’y eût pas davantage de sperme pour la recouvrir. Elle attrapa mon sexe et s’en frotta les joues, l’embrassa du bout des lèvres, le passa même sur son front.
— Tu ne débandes pas, fit-elle remarquer.— Oups, dis-je.
Elle rit.
— D’ici une heure, je dois sortir dîner. En attendant, tu me lirais un passage du roman que tu as apporté ? N’importe lequel. Quelqu’un qui te plaise.
Je hochai la tête et naviguai entre les pages du roman. Je choisis le chapitre où Zelda évoquait l’été 1924, à Antibes, lorsque par désœuvrement, elle trompa le pauvre Scott avec un aviateur français. Il paraît que Scott ne s’en remit jamais tout à fait.
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