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Dans la forêt - Prologue

Chapitre 1

La timide.

Erotique

Dans la forêt - Prologue


J’entame ici une nouvelle série mais plus ... personnelle. Chaque récit est un petit souvenir, anecdote indépendante des autres, et dans le désordre chronologique, même. Comme c’’est moi qui écrit, je fais ce que je veux ... Il y a tout de même deux points communs à ces histoires : Tout est arrivé, seuls les noms sont changés, et tout se passe dans ma forêt, mon coin à moi de montagne.


******


Je m’appelle Ben, j’ai 46 ans et je vis dans un coin perdu des Alpes depuis quelques années.

Super, dites-vous. L’ermite de la montagne, ça va être sympaaaaa ...


Je ne suis pas un ermite, j’ai juste choisi ce coin de nature un peu à l’écart du monde parce que ce dernier me fait franchement chier. J’exerce un autre métier qui me permet de le faire, mais celui-ci n’a pas beaucoup d’intérêt. 

Faire profiter du coin quelques promeneurs, randonneurs et autres gens de la ville qui viennent en petit nombre se ressourcer est, sans être ma ressource financière principale, ma ressource humaine primordiale. 

J’ai aménagé ma grande maison en gîte, ouvert toute l’année, et avec quatre chambres, en demi-pension, et je reçois, cuisine, fait visiter ou donne des conseils à mes visiteurs de passage.


******


Ce printemps là était assez tardif. Les derniers randonneurs en raquette étaient partis depuis quelques jours, et j’avais un petit "trou" dans les réservations.

Quand ils débarquèrent, ce couple avait l’air autant dans son élément que moi dans une galerie marchande.


Ils n’avaient tout bonnement rien à faire dans une montagne, une forêt, ou n’importe quel lieu à moins de 2 kilomètres d’un Mcdo.


Je tronçonnait un vieil arbre pas loin de la maison quand j’entendis siffler d’un coup. 

Petite aparté : après 5 ans de service en restauration, me faire siffler est quelque chose qui a le don de ne pas me mettre de bonne humeur. Je descendis du tronc et allai vers les deux silhouettes qui contournaient la maison. En éteignant ma tronçonneuse, on ne sait jamais.


Ils devaient avoir la quarantaine, j’étais plus jeune en ce temps-là. 


Lui portait un sac de rando et toute la panoplie entièrement neuve du gars qui a dévalisé une boutique du vieux campeur sans limite de budget. La cerise sur le gâteau étant la montre GPS à 2000 euros qui, dans mon petit coin de nature, ne sert pas à grand-chose : on n’est pas en haute montagne, tous les sentiers sont balisés et accessibles quasiment tous en basket. 

Venez essayer un week-end, au pire vous aurez deux ampoules.


Lui, on aurait dit qu’il partait faire le Kilimandjaro et le Mont-blanc. Dans la même journée...


— Eh, jeune homme, où peut-on trouver le patron ici ?

— Bonjour. ( oui, ça se dit parfois ... ) Vous l’avez devant vous.


Si la condescendance pouvait couler, il en aurait pleuré. Derrière lui sa femme était aussi rouge d’effort que discrète de nature. Je la saluai d’un hochement de tête.


— Ah. OK je vois. ( Il voyait quoi ? mystère.) Vous avez des chambres de libre ?

— Oui. toutes. Faites votre choix, on dîne à 19h, lui dis-je alors en retournant vers mon tronc à finir.

— Et ... c’est tout ? Vous ne ... faites pas de check-in ?


J’ai toujours adoré (ironie, suivez un peu) les gens qui utilise des anglicismes. Comme dire to share en commandant un dessert à partager.


— Il n’y a que vous et moi à presque 10 kilomètres à la ronde. Donc si vous partez sans payer, je vous rattraperai, lui fis-je avec un clin d’oeil, ma stilh à la main.


Humour désopilant du Rustre de la forêt, chapitre un. Lui ne rit pas, par contre Elle pouffa délicieusement.


— A tout à l’heure, ajoutai-je en remontant dans mon arbre.


******


J’avais fait une blanquette express. C’est comme une blanquette de veau traditionnelle, mais il faut blanchir rapidement les morceaux. En deux heures, vous avez 5 heures de tendreté. Merci Michel le boucher pour l’astuce. Par contre, les champignons c’est du cèpe. Je ne me vois pas mettre du champignon de paris dans mon trou perdu de montagne.


Mes deux zozos descendirent à 19h pile. A défaut d’être sympathique, Lui était au moins ponctuel. Elle le suivait comme son ombre, mais c’était bien elle qui irradiait ma salle à manger. Là ou il était un quelconque bonhomme au physique banal, elle était charmante et voluptueuse, petite et ronde délicieusement, de solides cuisses sous dans hanches marquées à la taille, une paire de seins se devinant ronds et lourds sous un pull en laine épaisse. Un carré blond devait vouloir masquer un peu son visage, mais en fait il ne faisait qu’illuminer de grands yeux verts et une bouche rose joliment ourlée sur sa peau blanche et ses joues un peu rouges.


— Asseyez-vous, j’amène le repas, les invitai-je.

— Merci, c’est vraiment chaleureux ici, me répondit-elle en me faisant entendre sa voix pour la première fois.


Le repas fut un grand moment. Un grand moment de Lui : il était l’archétype du gars qui ne sait parler que de lui, monologue interminable sur ses expériences ( peu intéressantes), sur ses voyages ( de rêve ...) et surtout sur ses succès innombrables. Seul son verre que je remplissais non-stop semblait ne pas s’ennuyer. J’avoue que j’espérais en secret qu’en alourdissant ma main en le re-re-servant, il finirait par sombrer dans le coma.

Le dessert envoyé, j’amenai un génépi glacé qu’un voisin (à 10 kilomètres) faisait en secret et avec talent.

Je finis par entendre un peu le son de la voix de la femme, Anne, quand le débit de son mari faiblit en même temps que les degrés d’alcool commençaient à grimper franchement dans ses veines à lui.

Elle me remercia en aidant discrètement son mari à quitter la table, et je rangeai ma cuisine et le reste tandis qu’ils montaient se coucher.


Une heure plus tard, j’éteignis tout et montai à mon tour. Quelques pages d’un interessant bouquin plus tard, je descendis de mon escalier. La maison est divisée en deux étages, le mien d’un côté, les 4 chambres de l’autre, se rejoignant au rez-de-chaussée dans la salle commune et à côté la cuisine.


Un verre d’eau plus tard, j’allais remonter quand j’entendis quelques bruits dans l’escalier des chambres.

Trop tentant. J’avoue, ça n’est pas bien, mais que voulez-vous : Toute distraction est sympathique dans ces contrées sauvages ...


Je montai les marches discrètement en sachant un peu à quoi m’attendre. Une petite surprise cependant m’attendais sur le palier: mes deux invités se croyant seuls, ils n’avaient pas fermé leur porte donnant sur le couloir. Et lorgnant subtilement dans l’encadrement, je vis et entendis alors que l’homme s’en donnait à coeur joie. Il était en train de pilonner la jolie blonde en levrette, et à la lumière de la lune sur ses fesses le spectacle était délicieusement pornographique, surtout avec ses invectives qu’il lui adressait.


— J’ai bien vu qu’il t’excite le montagnard !

— Ahnnn non je ...

— Si ! haaa soit honnête un peu salope ! Dis-le !

— Ahhhh oui il ... il m’excite oui !

— T’aurai aimé qu’il te baise pas vrai ?

— Ahnnn oui !

— T’aurai aimé qu’il te prenne comme ça par derrière, hein ?

— Aaah oui j’aurais aimé ça !

— AH putain t’es vraiment une salope, toi !

— Aaaahhh oui !

— Oooh tu ... putain tu m’fais jouir !


Et deux coups de hanches plus tard il s’écroula sur le côté. Je descendis aussi silencieusement les escaliers qu’à la montée. A la dernière marche, je crois qu’il ronflait déjà.


J’allais remonter dans ma chambre quand j’entendis un bruit dehors, assez sourd. Rien de bizarre, parfois une branche tombe, ou un ours passe. Nan, c’est pas vrai, il n’y a que des branches. 

J’allai vérifier, je fis un tour de la maison et re-rentrai 5 minutes plus tard.

Et là, deuxième surprise dans le salon. La jolie Anne, en petit short et t-shirt était assise à la table avec un verre d’eau devant elle. Elle n’avait plus du tout son air timide quand elle me demanda :


— Vous ... nous avez entendus n’est-pas ?

— Ça arrive, ne vous inquiétez pas.


Elle se leva, s’approcha de moi dans la pénombre et se colla à moi.


— Je ne suis pas inquiète.

— Et votre mari ?

— Il dort. Et ne se réveillera que demain matin, comme après chaque fois qu’il me baise vite-fait.

— Je peux vous être d’une quelconque utilité ?


Elle ne dit rien, se contenta de me prendre la main et de entraîner vers ma propre chambre. Arrivée au pas de ma porte, elle fit glisser son short par terre et enleva gracieusement son t-shirt. Je remarquai alors ses cheveux mouillés d’une récente douche, et un parfum de vanille embauma l’air. Elle monta sur mon lit, féline en avançant doucement à quatre pattes et me faisant dos elle me tendit sa croupe blanche, écartant les cuisses pour m’en révéler le secret : une fabuleuse touffe blonde et deux lèvres roses qui en dépassait.


— Viens terminer ce qu’il a commencé mon beau, me dit-elle alors simplement.


Je me dévêtis rapidement et la rejoignis mais devant son visage. Elle me prit en bouche sans mot dire, mes mains partirent à la recherche de son sillon puis plus bas de sa chatte humide et délicieusement accueillante.

Elle se retourna au bout d’un moment et quand je m’enfonçai en elle la nuit ne faisait que commencer.

Elle m’offrit son intimité longtemps, criant sans gêne comme s’il ne se réveillerait jamais, dans toutes les positions que je n’avais pas révisées depuis des lustres. Puis elle me chevaucha encore, et m’offrit ses reins sans aucune retenue en m’encourageant à l’enculer comme une salope, selon ses mots. Elle me fit jouir sur ses gros seins fabuleux et dans sa bouche, et après une autre chevauchée perverse elle reprit le chemin de son côté de la maison.


Au petit matin, je n’eus même pas à préparer le petit déjeuner, ils avaient pris le sentier avant l’aube, me laissant le paiement de la nuitée sur mon bureau.


Mais elle revint le printemps suivant, et resta une semaine entière, seule cette fois là, et dans mon lit la plupart de son séjour.

Le vendredi de son départ, elle me remercia encore avec son corps mais aussi de ses mots. Et je ne la revis jamais.



(A suivre ...)

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