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Dans le labyrinthe des plaisirs

Chapitre 1

Introduction et préparation pour ma première expérience

Gay

Je tire sur la poignée de la porte d’entrée du Cube et je pousse cette dernière. En ce début de décembre, dans le nord de la France, les températures sont bien froides. Bien couvert, je fais quelques pas et je m’engage dans la rue du Vieux Faubourg.

En ce dimanche après-midi, non loin de la gare de Lille-Flandres, la rue est très très peu fréquentée et ce, même si nous ne sommes plus qu’à quelques semaines de Noël. Je recouvre mes esprits. Le port altier, la tête haute, je redeviens Benoit. Un individu lambda.

Le port altier, la tête haute, je suis n’importe qui.

Le port altier, la tête haute, je marche comme si de rien n’était.

Le port altier, la tête haute, je souris. Je suis bien, je respire la vie.

Je viens de vivre une expérience forte. Une expérience qui, aujourd’hui, marque le début d’une nouvelle ère dans ma vie. Je sais, là, rue du Vieux Faubourg, que je ne suis plus le même homme. La donne a désormais changé. Je n’ai pas de tatouage qui recouvre ma peau et pourtant… Même si ce n’est pas écrit sur moi, moi je sais que c’est profondément tatoué dans mes chromosomes et dans mes synapses.

Je me suis documenté. Je me suis posé des questions. J’ai posé le pour et le contre.

Je ressors du Cube. Je sais à présent que j’aime autant sucer un pénis que lécher une chatte. Je sais que j’aime aussi bien pénétrer une femme qu’être pénétré par un homme.

J’en avais rêvé. J’avais pas mal fantasmé dessus. Et à présent, je suis sorti du club et ça y est. C’est fait. Je l’ai réalisé, mon fantasme. Prendre un pénis dans ma main… Le toucher… Le caresser, le branler… Prendre un pénis dans ma bouche, le lécher et le sucer… Faire jouir un homme et qu’il éjacule dans ma bouche… Me faire sodomiser...

Je tire la fermeture éclair de ma sacoche en bandoulière. Je me saisis de mon paquet de chewing-gums à la menthe glaciale afin d’avoir de nouveau meilleure haleine. Mais… avant… Je veux garder encore un peu dans ma bouche ce goût typiquement, profondément masculin de sperme et m’en souvenir pour le restant de mes jours.


Revenons en arrière, si vous me le permettez. J’ai trente ans, presque trente-et-un. Je m’appelle donc Benoit.

Je mesure un mètre soixante-dix et je pèse soixante-quatre kilos. J’ai les cheveux châtains qui sont coiffés en dégradé, un peu comme les footballeurs d’aujourd’hui, et mes yeux sont marrons. Je porte des lunettes. En général, j’aime m’habiller en chemise, gilet ou pull et jean slim. Depuis le début de l’année, mes deux tétons sont ornés chacun d’une barre en titane horizontale et qui sont inclinées de manière symétrique.

Je suis guide touristique mais je suis actuellement en formation afin de me reconvertir professionnellement. J’aime beaucoup mon métier : parler d’un monument ou d’une ville, parler de ses caractéristiques, de son histoire, raconter des anecdotes, interagir avec mon groupe de touristes, répondre à leurs questions diverses et variées… Mais c’est une profession précaire et la Covid-19 n’a rien arrangé à cela. Du coup… J’ai eu envie de me stabiliser professionnellement parlant. Ayant été réceptionniste dans une résidence hôtelière par le passé et sachant que l’expérience m’avait majoritairement plu, j’ai pas mal réfléchi et je me suis dit que c’est ce métier que je veux désormais exercer.

J’ai débuté ma formation à la fin du mois de septembre.

Outre la formation théorique, je dois réaliser deux stages de pratique dans deux établissements différents. Le premier d’entre eux a été effectué avec succès dans un hôtel trois étoiles de ma ville d’origine. Il s’est bien passé. J’y ai beaucoup appris et je me suis rapidement adapté, que ce fusse au sein de l’équipe du personnel qu’au niveau du logiciel de prise de réservations et des diverses procédures à appliquer.

Pour le second stage, je suis dans un hôtel de la même chaîne mais cette fois, je me trouve dans l’agglomération de Lille.

Ce stage se passe actuellement bien. Une fois encore, je me suis rapidement intégré à l’hôtel, à mes collègues, au contexte géographique de Villeneuve d’Ascq, de Lille et de sa métropole. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

À Lille, c’est une parenthèse dorée dans laquelle je me sens bien et dans laquelle je sors de mon contexte ordinaire et quotidien de Boulogne sur Mer, de ma zone de confort.

En parlant de Lille… C’est dans les rues de la grande ville que je marche actuellement alors que je me dirige vers la station de métro la plus proche pour rentrer chez moi. C’est dans cette ville que se trouve le club où je viens de sucer… et de me faire sodomiser par un homme pour la première fois.


Ça faisait deux ans que j’étais dans un processus où je voulais me découvrir davantage, sur le plan intime. Sensuellement et sexuellement parlant. En fait, l’élément déclencheur, ça a été quand mon ex Bérénice m’a plaqué comme une vieille chaussette au bout de dix mois de relation. Jusqu’à aujourd’hui, ça a été un long cheminement où je me suis posé beaucoup de questions, où j’ai pesé les pour et les contre.

Pendant deux ans, j’ai lu beaucoup d’histoires érotiques où il était question de bisexualité et d’homosexualité. De découvertes et de plaisirs. De sensualité et de sexe. De fellation et de sodomie. De caresses et d’éjaculations. Pendant deux ans, je me suis aussi pas mal documenté. Et…

Dans un premier temps, pendant plus d’un an et demi, j’ai parcouru les sites Internet où il y avait des annonces de plans cul, que ce fusse sans lendemain ou bien en relation suivie. Ce que je recherchais, hormis l’expérience, la rencontre et le sexe, c’était de la douceur et de la tendresse. De l’érotisme et de la sensualité. De la confiance et de la sécurité. Du respect et de la considération. En plus d’un an et demi, je n’ai pas rencontré L’HOMME qui me ferait sauter le pas.

Au fur et à mesure que le temps s’est écoulé, à force de lire des récits érotiques ou pornographiques où il était question d’actif et de passif, de caresses et de baisers, de fellation et de plaisir, d’éjaculation et de sperme, de sodomie et de plaisir anal, l’envie de réaliser mon fantasme a été telle que ça ne m’a plus du tout quitté.

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

Ça a été ainsi que le cocon de mon fantasme s’est métamorphosé en chenille. La chenille est devenue chrysalide. Et aujourd’hui, cet après-midi, dans le labyrinthe sombre des plaisirs du club, la chrysalide s’est changée en un papillon qui a éclos et qui a déployé ses ailes pour la première fois. Pour la première fois, j’ai goûté aux plaisirs entre hommes.

En ce dimanche 5 décembre 2021, au Cube, à Lille, je me suis désinhibé et j’ai sauté le pas. Je savais ce dont j’avais envie, désormais… et ce que je ne voulais pas. Ma décision était irrévocable.


Depuis que j’ai pris ma décision et que l’échéance s’est rapprochée de plus en plus, j’ai eu les esprits sans dessus dessous. Depuis que je suis arrivé à Lille pour m’y installer et y débuter mon stage, j’ai le sourire et je respire la joie de vivre. Mais non, je suis ici pour découvrir de nouvelles choses.

J’ai donc lu des articles ainsi que des récits coquins sur la toile traitant du sujet des clubs libertins et des gloryholes. J’ai regardé des vidéos sur des sites porno afin de savoir comment c’est de manière générale, les clubs libertins, les espaces de jeux comportant les backrooms et autres… gloryholes, ce qu’il s’y passe, les codes et les attitudes à adopter et à respecter. J’ai posé des questions à des connaissances proches qui sont libertines, à savoir si eux et elles aussi ont essayé, les pratiques sexuelles qu’ils ou elles y ont réalisé, si ça leur a plu, les conseils qu’ils ou elles pouvaient me donner.

L’une des étapes aussi dans la conception puis de la réalisation de mon fantasme, ça a été de me documenter et de faire des recherches sur le club. Merci Internet pour ça! Ça a été ainsi que je me suis rendu sur le site du Cube. C’est en réalité un sexshop d’abord et avant tout où l’on trouve de tout comme par exemple des masturbateurs, des sextoys divers et variés, de la lingerie, des DVD X, des gels lubrifiants, des préservatifs, des instruments pour les pratiques BDSM. Mais le Cube est loin d’être un simple sexshop.

Dans sa partie club, le Cube est constitué d’un labyrinthe. Il s’agit d’un dédale de couloirs sombres et dont une partie qu’on appelle la backroom est plongée dans l’obscurité. Cet espace de jeux qu’on appelle cruising en anglais est truffé de cabines où sont projetés sur des écrans des films porno. Dans ces cabines, il pouvait y avoir à différents endroits dans les murs des trous où il est possible de faire passer un pénis et d’attendre que quelqu’un réponde à l’appel pour le branler, le sucer et plus si la personne en a envie… Dans cette backroom, il y a aussi un sling qui est une sorte de hamac sur lequel on s’allonge pour s’y faire pénétrer ou bien pour sucer d’autres hommes.


Ce matin, je me suis réveillé de bonne humeur. En me regardant dans la glace de la salle de bains, j’avais le sourire aux lèvres.

Un petit-déjeuner joyeux où je me suis fait plaisir: café, jus d’orange, deux tartines de pain au Nutella et où j’ai pris mon temps. J’ai avalé mon petit-déjeuner en le savourant de bon cœur. Le tout, sur fond de musique, notamment Ava Max, Angèle ou encore Dua Lipa.

Une fois mon premier repas de la journée terminé, j’ai mis tout ce que j’ai utilisé dans l’évier de la cuisine pour le laver après. Je me suis rendu dans ma chambre et je me suis déshabillé. Une fois entièrement nu, je suis allé dans la salle de bains du petit studio que je loue pour la durée de mon stage et je me suis emparé de mon tube de crème dépilatoire qui se trouve dans l’armoire à pharmacie de la pièce, au-dessus du lavabo. J’ai déposé de la crème à des endroits qui me sont parus stratégiques sur mon corps: mes aisselles, mon torse, mes tétons, mon ventre, mon pubis, mes testicules, mon périnée, mes fesses… et la raie de mon entrecuisse.

J’ai respecté la durée indiquée sur le tube, à savoir cinq minutes et puis je suis allé prendre ma douche. Dans un premier temps, j’ai passé le jet d’eau sur mon corps dans son intégralité afin de le débarrasser des poils. Une fois cette tâche réalisée et mon corps redevenu glabre, je me suis saisi de mon gel douche/shampooing à la crème de pêche et je n’ai négligé AU-CUNE partie de mon anatomie. Mes mains et la crème de pêche sur le moindre millimètre carré de ma peau… Mes esprits ont divagué et mes synapses sont redevenues plus sensuelles… et plus coquines que jamais.

Passé ce moment de pur douceur, je me suis séché à l’aide d’une serviette et je me suis rendu dans ma chambre afin de m’habiller… et de me faire tout beau.


Dans ma chambre, c’est sur le dressing que mon attention s’est portée. Un string… Une paire de chaussettes… Une chemise élégante, bien repassée et qui sent bon… Un jean slim qui me va bien et qui me fait, à mes yeux et sans prétention, un joli petit cul appétissant… Un pull-over qui fait que je n’ai pas froid… Et puis j’ai fait main basse sur mon eau de toilette et j’en ai déposé un petit peu sur mon corps.

Après cela, mon attention s’est reportée sur le tiroir de la table de nuit de ma chambre et là, parmi ma caverne d’Ali Baba… coquine où se trouvent des gels lubrifiants divers et variés, des préservatifs, des sextoys tels que des œufs masturbateurs, des stimulateurs de prostate, entre autres, je me suis saisi de ma poire pour réaliser des lavements, d’un tube de lubrifiant «spécial anal» ainsi que d’un plug anal rosebud d’un diamètre raisonnable. Je suis allé de nouveau dans la salle de bain. J’ai ouvert le robinet du lavabo et j’ai rempli la poire avec de l’eau tiède. Ceci étant fait, j’ai ouvert le tube de lubrifiant et m’en suis déposé une noisette sur la pulpe d’un doigt afin de lubrifier et de commencer la dilatation de mon anus. J’ai inséré l’embout de la poire et j’ai procédé à trois reprises afin de rendre mon rectum parfaitement propre.

Une fois que je me suis bien occupé de la propreté de mon petit trou du cul, j’ai pris le rosebud qui se trouvait sur le rebord du lavabo. Je me suis de nouveau saisi du lubrifiant et m’en suis reversé une noisette généreuse sur les doigts. Ainsi, délicatement, doucement, patiemment, j’ai réinséré un puis deux doigts en moi. Quand je me suis senti enfin bien lubrifié et que mon anus était prêt à être pénétré, j’ai introduit le plug à l’intérieur de moi avec une patience et une précaution minutieuse. Là. Je me suis senti rempli et la sensation du jouet en moi était volupteuse. J’imaginais tout de même ce que ce serait dans le cas où ça se passerait bien et où un pénis s’introduirait dans mon anus pour me sodomiser.


À présent, j’étais préparé, prêt et je m’étais mis sur mon trente-et-un. J’étais détendu et j’avais le sourire aux lèvres. J’avais chaud… et j’avais hâte d’être au club, de le découvrir… et de m’y amuser afin d’y prendre du plaisir.

Il était encore un peu tôt et le Cube n’était pas encore ouvert. Soit. Qu’à cela ne tienne… Ce n’était que partie remise. Et puis… Ce laps de temps allait me permettre de lâcher du lest et de ne penser à rien. De plus, mon cul s’habituerait encore plus à l’intrusion du plug et à sa présence.

En réalité, je suis resté chez moi pour le restant de la matinée. En fait, rien n’avait changé hormis ce moment que j’avais programmé dans la journée. L’esprit détendu et léger, je me suis occupé de la vaisselle du petit-déjeuner, les écouteurs dans les oreilles et Lana Del Rey qui demandait dans sa chanson ’Young and Beautiful’ si son homme l’aimera encore quand elle ne sera plus jeune et jolie.

Vers midi, après un long moment où je me suis occupé comme j’ai pu mais tout en étant excité par ce qu’il allait se passer au Cube, je me suis vêtu de mon blouson en jean. J’ai examiné consciencieusement le contenu de ma sacoche grise en bandoulière pour veiller à ne rien oublier avant de partir. Ça aurait été balo. Mais non. Tout était présent. Mes papiers d’identité... Mon pass sanitaire en format papier... Mon paquet de chewing-gums à la menthe glaciale... Des lingettes pour mes lunettes... Ma carte bleue... Oui. Je n’avais rien oublié.

Mes clés dans la poche droite de mon blouson, mon lecteur MP4 dans celle de gauche et un masque couvrant mon nez et ma bouche, j’ai ouvert la porte de mon appartement et je l’ai fermée à clé. Je suis sorti de l’immeuble où j’habite et j’ai marché dans Villeneuve d’Ascq.


J’habite dans un quartier où il y a une sorte de musée qui s’appelle le Forum des Sciences. À proximité, il y a un commissariat de police, un cabinet de médecins généralistes, un laboratoire d’analyses médicales, une ludothèque ainsi qu’une baraque à frites. Tout ceci se trouve dans l’environnement direct de l’hôtel où je réalise mon stage. Depuis que je suis là, je me suis adapté.

Depuis que je suis là, je me suis habitué.

Depuis que je suis là, je me sens bien.

Depuis que je suis là, je me dis que je suis dans un contexte dans lequel je m’épanouis. Si je donne le meilleur de moi... Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, hein! Mais si une opportunité se présente... Pourquoi pas !

Loin de ces pensées d’ordre professionnel, je me suis dirigé vers la place Van Gogh. C’est là où se trouvent les commerces du quartier de l’hôtel de ville. À deux pas de là, il y a l’une des entrées du grand centre commercial qui s’appelle le V2. Moi, j’ai pris la direction de la station de métro ’Hôtel de Ville’.

Je suis allé au distributeur automatique de tickets de la station et j’ai acheté un ticket ’une heures puis je suis allé sur le quai de la ligne M2 afin d’atteindre la prochaine rame. Destination : Lille Flandres.


En un quart d’heure et quelque, quelques stations plus tard, me voilà arrivé à la station Lille Flandres. Sans perdre de temps, je me suis dirigé vers la sortie. Dehors, il faisait gris et froid mais la météo se maintenait.

À l’aide de Google Maps sur mon téléphone, je me suis orienté vers la rue du Vieux Faubourg. Il ne m’a même pas fallu cinq minutes pour parvenir à mon Graal : le Cube. J’avais chaud et j’avais le cœur qui battait la chamade. La devanture du club était étonnamment discrète. Ni racoleuse, ni tape à l’oeil. J’ai tendu la main vers la poignée de la porte et je suis entré. J’y étais...

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