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Dans le noir

Chapitre 1

Les réveils enchanteurs

Hétéro

Dans le noir, j’ai posé simplement ma tête sur ton bras tendu en travers de mon oreiller. J’adore cette position et la nuque bien calée, je ferme encore les yeux, savourant chacun des instants qui me restent à paresser avant que tu ne te lèves. Ce petit rituel matinal nous garde enlacés, avec juste en guise de lumière, les chiffres rouges du réveil au plafond. Derrière les persiennes, dehors, j’entends comme un sifflement. Le vent de novembre qui court sur le lac et vient frapper les murs de bois de notre chalet, se rappelle à notre bon souvenir.


Dans la tiédeur de notre couche, je me tourne légèrement vers toi, mais tu ne bouges pas d’un pouce. Ma main qui a accès à ta poitrine vient lentement folâtrer entre tes deux minuscules mamelons et je fourrage quelques instants dans cette légère moquette qui couvre ton torse. J’ai perçu ce délicat soupir, qui m’indique que tu ne dors plus. Je n’ai pas envie de te voir quitter le lit. Cette main que je laisse flâner sur ce ventre nu, je la guide doucement plus bas, à la recherche de ce centre de toi que je sais déjà en alerte.


Mais mes doigts n’insistent pas sur cette petite chose flétrie qui somnole encore, mais pour combien de temps ? Ils filent sur les cuisses chaudes, se lovent entre l’une et l’autre, pour mieux remonter et dans ma paume, le petit sac frémit maintenant. Je referme la main, enserrant entre mes phalanges les deux boules qui le remplissent et là, enfin, tu laisses échapper un soupir plus fort. Tu viens d’un simple geste me confirmer ton éveil, juste en entourant mon épaule nue de ta grosse patte.


Ce contact me donne le vertige presque instantanément. Ensuite, tu ne bouges à nouveau plus. Je desserre mon étreinte et de deux doigts seulement, je longe la tige encore flasque. Quand j’atteins le sommet de cette chose palpitante, entre mon index et mon pouce, j’étire précautionneusement la peau qui coulisse aussitôt. Je sens qu’imperceptiblement tu te cabres, suivant en cela le mouvement de recul de mes doigts. Dans ma paume, j’ai désormais une ogive douce comme du satin et cette petite bête a quelques soubresauts.


Elle enfle plus vite que je ne le voudrais, elle gonfle alors que je me borne à remonter mes phalanges. Ta respiration s’est accélérée et tu respires plus fort. Je comprends que ma caresse te fait de l’effet, mais surtout je le sens. Ta main libre, qui jusque-là était je ne sais où, vient se poser sur ma joue. Elle lisse celle-ci et tu la laisses dériver sur mes lèvres. Le doigt que tu y passes me chatouille et je glousse presque en m’ébrouant, pour tenter d’échapper à ces « guili-guili » insupportables.


Comme je ne parviens pas vraiment à éviter ceux-ci, je fourre ma tête au plus profond du creux de ton épaule, ma bouche tournée vers ta poitrine. Hors d’atteinte de tes doigts câlins, taquins, je continue quand même les mouvements que mon poignet vient d’entamer, sur ta tige. Tu creuses ton bassin non pas pour m’échapper, mais pour essayer de donner plus d’ampleurs à mes gestes. L’excitation de la situation nous enivre. Comme tu fais mine de revenir à la charge avec tes chatouilles, je te stoppe tout net dans ton élan.


— Non ! S’il te plait, ne bouge pas ! Je veux juste ça ! Pas que tu me touches ! Seulement sentir ce truc qui durcit dans ma main. Tu ne peux pas savoir l’effet que ça me fait. J’adore la faire grossir avec mes doigts en la décalottant lentement. Allons ! Laisse-toi aller ! Ferme tes yeux et imagine !

— D’accord ! Comme tu veux !

— Tu aimes ça, dis-le-moi !

— Oui, j’adore quand tu me touches de cette manière-là.

— Tu as envie de me baiser ? Tu as envie de me prendre ? C’est bon de se laisser faire sans bouger ! Hein ! Monsieur… que tu aimes mes mains ?

— Mais tu le sais bien ! Tu es la meilleure, c’est toi que j’aime non ?


Je jette un coup d’œil au plafond et… zut …


— Dis-moi c’est l’heure de se lever ! Je continuerais bien ce petit match, mais le devoir nous appelle.

— Ah ! Regarde dans quel état tu m’as mis ! Comment je vais faire avec ce truc tout raide, maintenant ?

— Bah ! Une bonne douche et il n’y paraitra plus !

— Ce n’est pas juste ! Na !

— Ne fais pas l’enfant, je ne te donnerai rien de plus ! Allons debout, c’est l’heure ! Je prépare le café ?

— Pff…


Ensemble en mettant un pied au sol, nous rions de bon cœur. J’aime cette ambiance « petit matin câlin ». Ma journée sera sans doute bonne.


— Tu ne perds rien pour attendre ! Ce soir je me rattraperai, et là, ce sera moi qui dirigerai les opérations ! Ce serait bien si tu ne mettais pas de culotte pour mon retour !

— Je peux ne pas en mettre de toute la journée si tu veux !

— Chiche ! Mais je te demanderai des preuves depuis mon bureau !

— Des preuves ? Comment ça des preuves ?

— Oui je brancherai la webcam de mon ordinateur et tu devras me prouver que tu es bien comme tu le dis ! Pari pris ?

— Tenu ! Tape là, et cochon qui s’en dédit !

— Un gage si tu es prise en défaut ?

— Ah oui et lequel ?

— Tu me donneras ce que je te demanderai, tu ne pourras, ne devras pas refuser !

— Bon et bien, ça marche ! On y va comme ça ! Mais c’est encore toi qui as le beau rôle ! Et moi je verrai ta queue ?

— Si tu veux !

— Sinon ce sera un gage ? Et ce sera à moi de le choisir ?

— Allez ! On tape ! Banco, c’est parti ! Le jeu commence dès que je suis au bureau ?

— Ça me va ! Et je compte bien gagner !

— L’avenir nous le dira !


Nous prenons notre café en rigolant tous les deux, comme si la vie n’était qu’un immense terrain de jeu. Notre green, à toi et moi, et que rien d’autre ne pouvait s’immiscer entre nous ! Puis ensuite tu t’apprêtes pour partir à ton bureau ! Moi, je vais bien trouver une occupation pour ce vendredi de congé. Je te regarde mettre ta veste, dernière pièce à appliquer avant ton départ.


— Bon et bien à tout à l’heure ma toute belle !

— Un bisou avant de partir… tu veux vérifier que je n’ai pas encore mis de culotte ?

— Folle va ! Je t’aime ! À ce soir mon cœur !


Le baiser effleure mes lèvres et te voilà déjà ouvrant la porte d’accès au garage. Le moteur de ta voiture me prend aux tripes et je regrette presque de n’avoir pas été plus audacieuse ce matin au lit ! Enfin quand c’est trop tard, il ne faut plus y penser. Je me dis que nous aurons d’autres bons moments. Je me dis aussi que je suis dingue d’avoir fait ce pari stupide, le vent qui s’est fait entendre à l’ouverture de la porte, pour la sortie de ton véhicule me le rappelle amèrement. Je risque bien de n’avoir pas trop chaud aux fesses ! Mais je tiens quand même à respecter ma parole.


La table desservie, je m’occupe de notre chambre. Le lit remis en état, j’aère notre espace de nuit, et quand j’entrouvre la fenêtre, suivie de l’ouverture des persiennes, je sais que novembre est bien là. Avec lui l’hiver, agrippé à nos Vosges pour de longues journées. Je fais les travaux inhérents à la maison avec seulement ma nuisette, quand je repense soudain à nos propos d’avant ton départ. Je me précipite dans le salon, et je mets en route notre PC. L’écran n’affiche aucun message pour le moment.


La cérémonie de la cheminée vient ensuite. D’abord, retirer les cendres froides, préparer le petit bois, et poser sur celui-ci les deux buchettes du départ. L’allumette vient mettre en flamme tout cet échafaudage qui n’est destiné qu’à réchauffer la maison. C’est bon, le feu est bien parti. Un coup d’œil sur l’écran et comme il est toujours bleu et vide, je me dirige vers un des endroits que je juge le plus sympathique de la maison. La salle de bain m’accueille avec ses miroirs, sa douche, et toute ma panoplie de maquillage, conçue essentiellement dans le but de plaire, enfin de te plaire.


L’intermède matinal, la séance allongée et celle plus prosaïque du café, m’ont mises en joie. Je suis quelque peu euphorique et l’eau qui coule sur mon corps m’entraine vers des images bienveillantes, des choses plutôt guillerettes, voire grivoises. L’impression que ton sexe a laissé sa chaleur imprégner ma main, que tes soupirs sont encore comme des échos qui me reviennent aux oreilles, il n’en faut pas plus pour qu’une envie déraisonnable s’infiltre insidieusement en moi. Mais je dois avouer qu’elle était à fleur de peau depuis mon réveil.


Je sors de la douche, me frictionne avec une immense serviette de bain et une sorte de sifflement se fait entendre. Au début je me dis que le vent redouble d’intensité, et je réalise d’un coup que ce n’est pas la bise que je perçois. Je prête une oreille plus attentive à ce bruit singulier ! Zut c’est un message sur l’ordinateur qui dirdingue de la sorte. Je me précipite et sur le fond bleuté de l’écran, le flash plus rouge de la messagerie reste allumé. J’ouvre celui-là et la webcam de ton bureau se met en route.


— Hello ! Ma chérie ! Je suis bien arrivé ! Bon et bien je vois que Madame est encore pratiquement à poils !

— Je sors de la douche ! Il y a longtemps que tu as envoyé ton mail ?

— Non ! J’arrive moi aussi ! Ça sent la neige ! La météo en annonce pour ce weekend ! Et chez nous tout va comme tu veux ?

— Oui ! Oui ! Bon je retire la serviette pour te montrer que la soumise du Monsieur respecte ses directives !


En prononçant ces mots, j’éclate de rire ! Et je te vois qui souris également !


— Tiens ! Regarde ! Les fesses à l’air comme demandé ! Ça vous va Monseigneur ?

— Mais je n’en ai jamais douté ! Que ne ferais tu pas pour ne pas perdre notre pari !

— Et toi, tu n’aurais pas quelque chose à me montrer, par hasard !

— C’est de cela que tu veux parler ?


Tu joins le geste à la parole et tu ouvres ta braguette ! La chose qui en sort n’a pas vraiment les dimensions ordinaires du repos chez un travailleur normal !


— Mais ma parole, tu bandes ! Mais c’est vilain cela, Monsieur ! Et vous déballez comme ça votre marchandise sur votre lieu de travail ! Que va dire votre secrétaire ?

— Comment veux-tu que devant un cul pareil, je reste de marbre ? Je ne suis pas en bois, bon sang ! Bien ! Alors je bosse un peu, puisque personne n’a encore perdu. Bise ma belle et à plus tard !


Je quitte avec beaucoup de difficultés cet écran où ton image reste comme figée. Je n’arrête pas ma transmission et je sais que tu peux suivre mes faits et gestes depuis ton bureau ! J’imagine aisément la scène si un de tes employés ou ta secrétaire entre dans ton espace de travail. Si tu oublies ou si tu ne cliques pas assez vite sur la fenêtre où je dois figurer en bonne place. Je reprends rapidement une cadence normale, allant ici ou là dans la maison ! Je ne me préoccupe plus de cette fenêtre ouverte sur notre vie, sur la lucarne à travers de laquelle, mes formes peuvent être vues ailleurs.


Mais il faut aussi que notre futur proche soit assuré. Et je dois finalement quitter cette nuisette confortable qui colle à ma peau, pour me vêtir. Je ne peux pas décemment me rendre à la boulangerie ainsi. Je fouille dans le dressing et le pantalon que je passe n’est pas aussi agréable que je l’aurais voulu. Je le retire et puis me dis qu’une entorse à ce pari idiot ne se verra pas. Alors je mets une culotte, puis par-dessus revient le « flute ». Un soutien-gorge avant que de faire glisser sur ma poitrine un pull en laine à col roulé.


Puis vient la séance coiffure, bien sûr. Mais pas de soins sophistiqués, juste le plus élémentaire des coups de brosse. Le vent dehors se chargerait sans doute de déranger les mèches trop impeccablement peignées. La dernière touche reste l’anorak et me voilà prête pour affronter ce novembre pénible. Un dernier regard sur l’écran bleu où seul l’encart ouvert sur notre cheminée reflète les flammes qui pétillent, et je file rapidement. Un bon kilomètre pour me rendre au cœur du village, sous une bise coupante et froide, un kilomètre à longer le lac aux couleurs du ciel gris.


Nous échangeons quelques mots avec la vendeuse, puis je me dirige chez notre boucher. Là encore le sujet c’est la neige. Celle qui va arriver ! Ils ont tous le nez pour la prédire aujourd’hui. Mes emplettes terminées, retour vers le bercail et sa bienveillante chaleur ce qui me prend le même temps qu’à l’aller. Je range mes courses, puis je repense au feu ! Il faut l’alimenter. L’écran s’allume juste à l’instant où la porte de l’âtre se referme.


Mécaniquement j’approche de l’ordinateur sans penser une seconde que je suis en pantalon. C’est quand j’appuie sur le bouton « on » que la caméra de ton bureau s’allume que je réalise mon erreur. Trop tard pour me défiler.


— Ah ! Tu es sortie ? Il fait frais ce matin, hein ?

— Oui ! Le pain et la viande pour ce soir, la vie continue quand même !

— Bien sûr ! Bien sûr ! Et tu as quoi sous ce pantalon ?

— J’ai quoi ? J’ai moi évidemment !

— Et bien tu me montres… c’est bien notre deal, non ?

— Je vois que Monsieur a confiance ! Tu dois bien te douter que j’ai scrupuleusement respecté tes indications.

— Je peux … comment dire … vérifier ?

— Pas besoin, ma parole devrait te suffire. Et puis toi tu ne montres rien !

— Ben si ! Tiens regarde !


Tu te lèves de ton siège et ta braguette est largement ouverte, ton sexe mou est sorti.


— Alors tu vois bien ! Montre, allez, montre-toi !


Panique à bord, je ne sais pas comment m’en sortir. Quelle bécasse je fais ! Il suffisait de retirer le slip dès mon arrivée et j’ai omis de le faire. Je ne peux plus reculer et tu vas en faire des gorges chaudes.


— Alors ? Pourquoi hésites-tu tellement ? J’aurais gagné mon pari ? Un effort et tu descends ce pantalon ! Je préférais la tenue de ce matin !


Tu ris et tant pis pour mon amour-propre. Je dégrafe le bouton de la ceinture de mon vêtement. Je fais glisser le zip et à ton visage qui s’illumine d’un large sourire, je sais que tu es content.


— De toute façon c’était un pari de fou ! Un marché de dupe ! Je ne vais surement pas honorer un défi que tu savais gagner d’avance ! Voilà ! J’ai remis une culotte parce qu’il fait froid dehors et que…

— Tatatata ! Pas d’excuses bidon ! Un pari est un pari ! Tu as perdu et tu devras payer ta dette ! Nous en reparlerons ce soir, quand je serai revenu à la maison. Mais ne te met pas Martel en tête, je ne vais pas te manger toute crue !

— C’est déjà tout vu ! Allez ! Je coupe ça et à ce soir !


Instantanément l’écran est devenu noir. J’ai mauvaise conscience. Je sais bien que je suis une gourde, que je n’aurais pas dû t’expédier de la sorte. Mais bon ! Tu m’énerves aussi avec tes grands airs. Intérieurement, je me traite de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables. Non ! Mais quelle conne ! Il suffisait de… oui ! Bon et bien, tu ne l’as pas fait ! Et alors c’est la fin du monde ? Je sais bien que j’ai perdu. Je me dis que ce n’est pas si grave, que tu ne vas pas me demander d’escalader l’Everest ou d’aller te décrocher la lune. Ce que mon esprit peut être compliqué parfois !


J’ai beau tourner mille fois dans ma tête cette idiotie, je ne peux m’empêcher d’avoir comme un goût amer au fond de la gorge ! Et puis zut, je ne me défilerai pas ! Tu as gagné, tu me demanderas bien ce que tu voudras, point barre ! Allez hop ! Il faut absolument que je pense, que je passe à autre chose. Je retire l’objet de mon agacement et j’enfile un peignoir, pour me lancer à fond dans un rangement inutile. Toute cette histoire tourne en boucle sous mon crâne, et pas moyen de ne pas y songer.


Je déjeune d’un casse-croute léger, et je nettoie notre salle de bain avec une ardeur farouche, aussi bête que stérile. Les images restent là, derrière mes paupières ouvertes ou closes, elles n’arrivent pas à me ficher la paix. L’après-midi est encore plus cauchemardesque. Devant la télé allumée je finis par m’assoupir et c’est toi qui me réveilles alors que je n’ai rien entendu de ton retour.


— Ça ne va pas, tu ne te sens pas bien ?

— Si, je me suis juste endormie devant un vrai navet. Mais quelle heure est-il ? Tu es rentré plus tôt que d’habitude ?

— Non ! Il est plus de dix-huit heures !

— Ah ! Zut, je n’ai rien préparé pour le diner.

— Calme-toi ! Il n’y a pas le feu au lac et puis tiens ! Si tu veux, puisque c’est vendredi et que je suis de bonne humeur, je t’invite à diner en ville !

— Et qu’est-ce qui te met de si bonne humeur ? Je peux savoir !

— Tu n’en aurais pas une vague idée ? Dis donc, tu ne vas pas me faire croire que tu as déjà oublié !

— … !


Je ne réponds pas à tes assertions ! Bien sûr que je sais le pourquoi de ton air joyeux. C’est aussi vrai, que j’aurais le même dans le cas inverse. Mais je ne vais pas venir aussi simplement sur ton terrain. Je sais également attendre et laisser faire les choses. Je veux bien payer, mais pas sans lutte.


— oooOOooo —


À suivre…

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