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Déchéance et rédemption

Chapitre 11

Nouveau regard

Divers

Le songe

Plusieurs jours s’étaient passés sans qu’Alexander McKenzie ne manifeste de changement dans son état de conscience. Malgré des constantes médicales encourageantes, l’homme persistait dans son coma, ne donnant aucun signe de réveil et ce, malgré une activité cérébrale attestée par les EEGs. Il fut toutefois rapidement sevré de son ventilateur et ses voies respiratoires libérées de sa sonde endotrachéale. Son drain thoracique fut retiré de même que son hémovac. La plaie guérissait bien, sans aucun signe de complication ni d’infection. On lui maintint une perfusion intraveineuse en TVO à un débit de 30 mL/heure, sa sonde urinaire, d’autre part, devant également être gardée à demeure jusqu’à son réveil éventuel. Seul le monitorage cardiaque demeurait de rigueur chez le patient, les signes vitaux n’étant plus mesurés que quatre fois par jour.

Tous les jours Sonia et Jasmine accompagnées de leurs filles venaient lui rendre visite, cherchant à chaque occasion une nouvelle façon d’alimenter leurs espoirs en étant à l’affût qui d’un clignement d’yeux, qui d’un mouvement de la main ou simplement d’une parole encourageante provenant du personnel soignant.


— Regarde-nous, Papa ! l’implorait tout bas Sophie en lui prenant désespérément la main. On est là, avec toi. On t’aime !

— Viens là, ma biche, l’entraînait alors avec elle hors de la chambre Alicia en lui essuyant les pleurs. Demain il nous fera une belle surprise !


Une infirmière dont les services privés avaient été retenus par Jasmine et Sonia veillait constamment au chevet du convalescent, sa présence auprès de celui-ci rassurant le quatuor complété par nos tourterelles.

Ce matin-là Alexander connut un soubresaut de réveil, son état demeurant toutefois semi-comateux. Ses pensées errant entre son subconscient et un quelconque état de veille, il eut un songe:

Se trouvant paralysé et incapable même d’ouvrir les yeux, il s’efforçait de prêter attention à son environnement sonore quand il crut sentir tout près de lui une présence et entendre une voix à la fois douce et angélique :


— Vous revenez de loin, Alexander McKenzie. Vous avez fait bon voyage ?

— Qui... Qui êtes-vous ? répondit l’homme, les yeux alourdis et toujours clos.

— Je suis moi.

— Êtes-vous un ange ?

— Hum, si on veut. Tout dépend.

— Votre voix est si... douce.

— Tous les anges ont une voix douce.

— Est-ce que je peux vous voir ?

— Pas encore, mais bientôt. Pour l’instant, ma voix vous suffira.

— Voulez-vous être mon ange ? Je me sens... si seul.

— À une condition, toutefois.

— Qu’attendez-vous de moi ?

— Que vous écoutiez tout ce qu’on m’envoie vous dire.


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Perdu dans les vapeurs oniriques, Alexander laissa quelques instants son esprit partir à la dérive.


— Alors ? demanda la voix angélique.

— Je suis disposé à vous écouter.

— Dans ce cas, je veux bien devenir votre ange.

— Qu’avez-vous à me dire ?

— Vous avez failli perdre votre dernier combat, soldat. Un ange d’amour est toutefois venu vous secourir.


La voix ajouta :


— Mais vous devez encore vaincre.

— Vaincre qui ? ou quoi ?

— Vos préjugés, vos idées préconçues.

— Qu’ai-je dit, ou fait ?

— Faut-il qu’on vous le rappelle ?

— Je vous en supplie, dites-le-moi !

— Vous avez rendu des personnes malheureuses sur terre, car vous les avez abandonnées pour ensuite condamner dans votre cœur leur façon de vivre et de s’aimer.

— C’est vrai, j’ai eu tort d’agir ainsi.

— Ces personnes vous aiment, elles vous ont accueilli parmi elles et veulent que vous soyiez bien, et heureux. Et elles veulent aussi être heureuses avec vous.

— J’ai péché contre ces gens, je suis coupable de leur malheur !

— Et vous avez fait preuve d’une grande indiscrétion en fouillant dans les petites culottes d’une de leurs amies.

— Oui, j’ai été indiscret, et je me suis même masturbé dans son lit, en entendant mes filles ensemble se faire l’amour.

— Mais voici, je vous annonce une bonne nouvelle. Tout cela sera effacé et oublié si vous ouvrez simplement votre cœur à ces personnes et les acceptez telles qu’elles sont.


Croyant toujours rêver, Alexander sentit une douce main prendre la sienne.


— Vous semblez si réel. Puis-je maintenant vous voir ? se risqua-t-il de nouveau.


L’homme crut percevoir tout près de lui un souffle tiède et apaisant.


— Ouvrez les yeux, répondit la voix.

— Je ne... Je ne peux pas !

— Allons, soldat, un peu de cran !


Une lumière apparut au travers des paupières du combattant. Ses yeux s’ouvrirent. Il aperçut un visage à la fois doux et autoritaire qui se penchait au-dessus de lui. Des yeux d’un bleu profond. Des cheveux longs couleur de soleil. Un sourire à la fois innocent et espiègle.


— Avez-vous un nom ?

— Tous les anges portent un nom.

— Comment... Comment vous appelez-vous ?

— Mon nom est Catherine Blondin. Je suis votre infirmière.

— Vous êtes... un très bel ange.

— Merci ! Comme vous pouvez le constater, les anges sont souvent porteurs de messages.

— Votre message a bien été reçu, Catherine.


Toujours en lui souriant, l’infirmière âgée de vingt-sept ans lui caressa tendrement la joue.


— J’en connais quelques-unes qui seront ravies de vous revoir, Monsieur McKenzie.


Mystique
Catherine se trouvait à la cafétéria, savourant sa pause et sa collation préférée: un chausson aux pommes bien chaud accompagné d’un café. Définitivement sorti de son coma, Alexander était entouré de sa famille. Alors que Sonia et Jasmine avaient pris place côte à côte sur des sièges au pied du lit, Alicia et Sophie entouraient leur père en lui tenant chacune une main, la dernière assise par terre à ses côtés.


— L’infirmière que vous m’avez envoyée est vraiment spéciale. Elle s’est adressée à moi à mon réveil exactement comme un ange l’aurait fait.

— Cathy est une grande amie, confia Alicia à son père. Elle n’a pas hésité à mettre un terme à ses activités en Suisse afin de venir s’occuper de toi lorsqu’on lui a demandé.

— C’est une perle d’amour ! renchérit Sophie. Elle avait également pris soin de moi lors de ma dernière hospitalisation (Nda: lire ’Relation toxique’).

— Ce qu’elle m’a dit m’a bouleversé, reprit l’homme. Au début, je me croyais réellement dans un rêve.

— Vraiment, à ce point, Papichou ? demanda la jeune rouquine.

— Absolument, car tout ce que j’ai alors entendu m’a rappelé ce que j’avais vécu au cours des derniers jours.


Toute attentives, les visiteuses reçurent le témoignage du père qui leur raconta la singulière expérience extra-corporelle vécue lors de son arrêt cardiaque:


— Je me souviens de t’avoir demandé, Alicia, juste avant de reperdre conscience, d’être mon ange jusqu’à la fin. Puis après, tout devint noir. J’eus l’impression de tomber dans un gouffre sans fin. Mon esprit a semblé errer dans le néant jusqu’à ce que j’aperçoive au loin une lueur, une Lumière qui se fit de plus en plus vive comme elle s’approchait de moi. Cette Lumière m’a entouré et m’a enveloppé d’un tel amour que je ne voulais plus m’en détacher. C’est alors qu’elle m’a parlé.

— Et qu’est-ce qu’elle t’a dit, la lumière ? demanda une Sophie impatiente de connaître la suite.


Les yeux de l’homme se gonflèrent d’eau.


— Elle m’a dit... Elle m’a dit que quatre personnes m’aimaient trop sur terre pour que je les quitte maintenant. Elle m’a donc proposé de choisir, d’exercer mon choix parmi deux possibilités.


Les larmes coulaient à présent sur la barbe rousse de l’ancien militaire.


— Elle m’a d’abord offert de rester éternellement dans sa présence, présence dans laquelle je me sentais si bien. Elle m’a par contre alors formellement averti que les personnes dont elle m’avait parlé seraient encore très malheureuses si je choisissais cette avenue.

— Et l’autre option ? demanda à son tour Alicia en serrant la main de son père.

— La Gloire dans cette Lumière me dit en terminant : ’Tu peux aussi retourner auprès de tes bien-aimées et leur dire que tu es maintenant libre de tout préjugé et que tu acceptes dans ton cœur les choix de vie que font les gens, ainsi que leurs différences’. J’ai opté pour ce second choix, reprit l’homme qui peinait maintenant à contenir ses émotions.


Il ajouta, avant de fondre en larmes :


— Je tenais tellement à vous revoir pour vous dire que je vous aime, que je vous aime toutes !


La scène qui suivit se passe aisément de commentaires. Les quatre femmes, mères et filles, vinrent retrouver à son chevet le père qui s’épanchait dans d’énormes sanglots, y mêlant les leurs. Pendant cinq minutes, étreintes et bisous d’amour se multiplièrent au sein de cette famille reconstituée dont les membres goûtaient pleinement aux joies de leurs retrouvailles.


— Alex chéri, nous aussi on t’aime ! lui répondit Sonia en serrant très fort l’homme contre elle. Tu n’as plus rien à te reprocher.

— C’est vrai, ajouta Jasmine à son tour. Quand on pense que sans ton intervention, nos deux filles ne seraient peut-être plus ici avec nous ! On ne peut trouver une plus belle manifestation d’amour !

— Soyons dorénavant tous en paix, conclut Sonia en essuyant ses larmes.


À leur tour, les deux filles s’adressèrent à leur père:


— J’ai tout fait pour te ramener parmi nous, Papa, lui confia Alicia. J’avais déjà été privée de ta présence pendant les vingt-cinq premières années de ma vie, il n’était pas question pour moi de te laisser repartir si facilement !

— Dis, Papichou, ajouta Sophie en provoquant l’hilarité générale, on va retourner chez Valentine pour se commander d’autres hot-dogs ?

— Oui, ma petite chérie, acquiesça Alexander qui avait retrouvé le sourire. Quand tu voudras !


Jasmine et Sonia offrirent le gîte à leur ancienne flamme retrouvée:


— Puisque Catherine est revenue, je crois qu’elle est en droit de récupérer sa chambre, affirma Jasmine.

— Zut ! blagua Alex. Je ne pourrai plus fouiller dans sa lingerie fine et ses petites culottes de dentelle ?

— Pas question, Monsieur McKenzie ! clama d’une voix forte l’infirmière qui, revenant de sa pause, était restée postée sur le seuil de la porte.

— Oups ! fit le grand taquin, souriant espièglement en faisant mine de se cacher sous les draps.

— Mais non, je blague ! corrigea la blonde Catherine.


Elle s’approcha du lit en se déhanchant hardiment en direction de son patient:


— Et puisque vous avez sauvé mes deux copines, ajouta-t-elle d’une voix mielleuse, je vous offre de partager à nouveau mon lit, après bien sûr que vous aurez terminé de fouiller dans ma lingerie fine... que je porterai sur moi pour l’occasion !

— Wow, t’entends ça, Papa ? s’exclama Alicia.

— Ouais, ajouta Sophie. Cé t’oune offre qué vous né pouvez pas réfouser !

— En attendant, annonça la chargée de soins, je proclame l’heure des visites terminée ! Monsieur doit commencer sa physiothérapie dans l’heure.


Rééducation
Le physiothérapeute se présenta à l’heure convenue. Le premier lever se fit avec son aide et celui de l’infirmière. Tests d’équilibre, quelques pas dans la chambre, l’excellente constitution dont bénéficiait le patient lui fut d’un grand apport.


— Avez-vous des problèmes particuliers ? s’informa le kiné.

— Eh bien, avoua l’autre un peu mal à l’aise, depuis le retrait de la sonde urinaire, j’ai l’impression de... de...

— Manquer de tonus ?

— Exactement.

— Ce sont vos muscles périnéaux. Vos sphincters vésicaux sont demeurés ouverts trop longtemps. Il faut tout simplement les rééduquer. Je vais vous enseigner quelques exercices.

— Non non non ! intervint alors Catherine. Ce ne sera pas nécessaire.

— Vous dites ? demanda le physio quelque peu interloqué.

— Je peux très bien m’occuper de ça. Je suis son infirmière privée.


Le professionnel quitta le patient en l’assurant de sa pleine disponibilité ’au cas où’, avait-il précisé.


— Avec moi, il n’y aura pas de ’au cas où’, affirma Catherine avec détermination une fois laissée seule en compagnie de son patient.

— Que voulez-vous dire ? demanda Alexander dont l’esprit hésitait entre l’inquiétude et la curiosité.

— Je sais parfaitement ce qui doit être fait dans votre cas. Sachez que quand on me paie pour un service privé, je me donne à cent pour cent à mon client.

— Je... Oui, je... comprends. Enfin, plus ou moins, dut admettre l’individu qui se voyait de plus en plus contraint à la soumission face à l’autorité affichée par celle qui lui faisait face.


La professionnelle vêtue d’une très courte robe blanche au fort décolleté et dévoilant des cuisses habillées de bas résille blancs s’avança lentement vers son patient en le toisant avec un air de défi:


— On va mettre les choses bien au clair, Monsieur McKenzie. J’ai reçu le mandat de vous sortir de cette chambre d’hôpital au plus sacrant car il y a à Saint-Hyacinthe des nanas qui réclament votre présence dans leur lit le plus rapidement possible.


(À venir: Moment critique)

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