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Déchéance et rédemption - la suite

Chapitre 1

Retour à l'anormale

Hétéro

Note au lecteur : ce nouveau récit impliquant nos héroïnes Sophie, Alicia et Catherine fait suite à leur précédente aventure Déchéance et rédemption que vous êtes également invité à lire.



Prologue


Affichant une barbe poivre et sel de plusieurs jours et revêtu d’habits de détenu légèrement froissés, Jérôme Durocher se tenait debout, flanqué de deux agents portant stoïquement leur uniforme kaki impeccablement brossé, symbole silencieux mais pourtant éloquent du nouveau régime chinois, régime dont la sévérité et la rigueur n’avaient rien à envier à celles de celui implanté par Mao Zedong au siècle dernier. En cette année 2026, au lendemain de l’implantation par l’armée de ce nouvel ordre politique suite aux soulèvements populaires d’une nation assoiffée de liberté, le gouvernement récemment mis en place affermissait sa position sur le plan international en procédant à la condamnation de diplomates étrangers dont le comportement avait été jugé préjudiciable pour la sécurité nationale.


Même une mouche se serait abstenue de se faire entendre dans la salle d’audience, alors que le président du tribunal de la Nouvelle République Démocratique de Chine (qui n’avait de démocratique que le nom) allait prononcer son verdict. Témoin de la scène tout aussi silencieux qu’imposant, un immense portrait du Grand Timonier occupait un large espace sur le mur devant lequel siégeait le tribunal, en hommage au fondateur du régime précédent.


— Accusé Jérôme Durocher, commença le juge dans un anglais cassé, vous avez par vos agissements pernicieux trahi la confiance qu’accordait la Chine à vous ainsi qu’au gouvernement de votre pays, le Canada. Vos efforts de diplomatie se sont avérés être plutôt des actes d’espionnage destinés à affaiblir les défenses du régime. En conséquence, le tribunal vous condamne immédiatement et sans appel à la prison à vie. Vous serez ainsi une autre preuve devant la communauté internationale que nous n’entendons pas rire avec les manœuvres des pays qui ne respectent pas les valeurs de la Nouvelle République Démocratique de Chine.


Silencieux, Jérôme baissa la tête et, toujours accompagné de ses gardes qui le bousculaient discrètement, prit la direction du fourgon cellulaire. Il savait que c’en était fait pour lui. Le gouvernement canadien avait, depuis longtemps déjà et à de multiples reprises, tenté de calmer le jeu avec son implacable interlocuteur international. En vain. Pour l’homme qui s’engageait à peine dans la quarantaine, tout était terminé. Il ne le savait que trop bien.


Il prit place dans sa nouvelle cellule, dorénavant son milieu de vie. À cause de son statut de diplomate, il se savait toutefois épargné des travaux forcés. Mince avantage, mais pour combien de temps encore ? Assis sur sa couchette, son regard se perdit dans la cloison de blocs pierreux délavée qui le séparait de la cellule voisine. Il vit s’y dessiner le portrait de sa famille. Sa femme Jasmine, cette grande et belle rouquine qu’il aimait tant, celle avec qui il avait passé les plus belles années de sa vie. Sa fille Sophie, le portrait de sa mère mais en plus jeune, qui lui avait tout simplement dit en l’embrassant sur la joue lors de son départ pour sa mission diplomatique "Reviens-nous vite, Papa, je m’ennuie déjà de toi. Je t’aime !"

Il eut également une brève pensée pour Sonia LeBel, leur pensionnaire, avec laquelle Jasmine et lui avaient passé des soirées inoubliables pimentées de plans à trois. Et aussi Alicia, la grande fille de cette femme aux cheveux d’encre qu’était Sonia. Alicia, l’amoureuse conjointe de sa fille Sophie, professionnelle, avenante mais aussi coquine à ses heures...

Il porta les mains à son visage. Le cœur rempli d’amertume, il éclata en sanglots.



***
La (seconde) confession de Jasmine


Six mois s’étaient écoulés depuis la conclusion de la dernière histoire. À la suite de l’acte héroïque posé à l’égard de ses deux filles Alicia et Sophie, sauvetage qui avait cependant failli lui coûter la vie, Alexander McKenzie s’était complètement réconcilié avec son épouse Sonia LeBel et son amante Jasmine Durocher. Ayant renoué avec ces deux femmes un triangle amoureux cette fois-ci par contre tout à fait consensuel, l’ancien officier de l’armée britannique s’était installé dans le luxueux cottage occupé par les deux femmes, elles-mêmes liées par une profonde et coquine amitié. À des milliers de kilomètres de là, l’époux de Jasmine, le diplomate canadien Jérôme Durocher, avait depuis quelques semaines commencé à purger sa peine d’emprisonnement à perpétuité aux mains du nouveau régime chinois. Alicia et Sophie, quant à elles, poursuivaient leurs activités professionnelles au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est, la première œuvrant toujours comme urgentologue à l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe et la seconde comme psychologue au Centre local de services communautaires (CLSC des Maskoutains).


Catherine qui, de son côté, avait écourté son séjour en Suisse afin de pouvoir s’occuper d’Alexander lors de son séjour en soins intensifs occupait son poste habituel au triage de l’Urgence de l’hôpital.


Ayant effectué un retour d’Ottawa où son travail l’avait retenu pendant plusieurs jours, Alex prit sa douche, enfila son peignoir et rejoignit Jasmine qui l’accueillit en souriant.

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— Comme tu es belle ce soir, Mimine ! la complimenta l’homme.


Une fois de plus, les deux amants s’étaient donné rendez-vous dans la chambre des maîtres pour de torrides retrouvailles. Coquette comme tout, la grande rousse dans la quarantaine portait une légère et translucide robe soleil qui mettait pleinement ses courbes en valeur. Sous l’effet de l’éclairage à contre-jour, la femme qui se tenait debout devant la porte-patio ensoleillée laissait deviner chez le rouquin qui bandait déjà dans son unique vêtement son aguichante silhouette et ses cuisses bien galbées. Une petite culotte de dentelle rose se devinait au travers du fin tissu qui recouvrait le corps de la femme lorsqu’elle s’avança doucement en direction du mâle en pleine libido.


— Je vois que tu m’attendais, chérie.

— Avec impatience, mon amour. Je n’ai cessé de penser à nous deux depuis ton départ pour la capitale. Mais je dois t’avouer une chose : ta femme Sonia m’a bien aidée à traverser cette période d’attente.

— La coquine ! Je savais que tu pouvais compter sur elle.

— Sa langue n’a d’égale que la tienne sur mes parties sensibles. Sur mon bouton d’amour entre autres.

— Je sais. Elle me parle quelquefois de toi quand je la prends. Elle me dit que ton abricot explose littéralement dans son visage lorsqu’elle te fait jouir.

— Elle t’a dit ça ? Elle n’était pas supposée !


Les deux amoureux s’embrassèrent.


— Puis-je emprunter ton corps à mon tour, ma jolie ?

— Je te le donne, comme toujours.


Les fines bretelles de la robe glissèrent des épaules de Jasmine. Celle-ci connut un premier frisson comme elle sentait son vêtement tomber à ses pieds, exposant au grand jour ses seins dont les tétons se mirent immédiatement à pointer au contact de l’air frais. Des mains masculines vinrent par la suite effleurer ces derniers, achevant de les exciter.

Alex étendit son amante sur le lit. Sa bouche entreprit de parcourir une gorge qui exhalait un parfum de lavande, puis une poitrine aux courbes généreuses. Des mamelons durs et sensibles se firent aspirer par les lèvres avides de l’homme. Jasmine fit entendre des soupirs légèrement empreints de neutralité, ce que ne remarqua pas l’homme qui fit cheminer ses mains en direction de la petite culotte qui se fit lentement tirer vers les pieds. Les jambes ouvertes, Jasmine sentit le souffle chaud d’Alexander infiltrer ses nymphes. Mais elle ne souriait plus, ce que ne put observer l’autre, et peinait maintenant à garder ses yeux clos.


— Tu sembles moins mouiller ce soir, chérie. Quelque chose ne va pas ? Ne me dis pas que tu n’as plus de plaisir qu’avec Sonia ? chercha-t-il à blaguer.

— Attache-moi, répondit laconiquement la femme. Je connaîtrai peut-être plus d’excitation ?


Les poignets fixés à la tête du lit, Jasmine sentit de nouveau le souffle de son amant sur elle. Celui-ci l’entendit cependant longuement soupirer dans un trémolo.


— Mais Jasmine... tu pleures ? remarqua-t-il. Pourquoi ? T’ai-je fait mal ? Allez, dis-moi ce qui ne va pas.

— Ce n’est pas ça, chéri. Je me sens de plus en plus mal à l’aise dans nos rapports. Je ne parviens plus à y trouver du plaisir comme avant.

— Tu... n’as plus envie de moi comme avant ? Enfin, je veux dire, moins qu’avant ?


Les deux s’étaient rassis dans le lit. En gentleman, Alex essuya les yeux de la femme.


— Je vois que tu n’es pas bien, ma belle. Ça m’inquiète et me désole à la fois. Y suis-je pour quelque chose ?

— Oui. Non. Enfin, peut-être.


La rouquine hésitait :


— C’est sans doute moi, je ne sais trop.


Un long soupir, puis elle enchaîna :


— Nous faisons l’amour ici, mais je sens que quelque chose ne va plus entre nous deux. C’est devenu trop... difficile. Mon esprit est envahi par un mélange à la fois de chagrin et de... profond malaise.

— Tu ne veux pas en parler avec moi ? Allons, Mimine, tu sais qu’on a rien à se cacher.

— Je ne sais pas, Alex. Je me sens confuse. Je cherche à mettre de l’ordre dans mes idées, avoua Jasmine qui, le regard perdu au sol, passait et repassait ses doigts dans ses cheveux couleur de feu.

— Si tu ne te sens pas à l’aise d’en discuter avec moi, pourquoi alors ne pas te confier à ta fille Sophie ? Elle n’est peut-être pas sexologue comme toi, mais elle est tout de même psychologue, après tout !


En désespoir de cause et malgré l’heure tardive, c’est sans attendre davantage que la femme enfila son peignoir et, abandonnant son amant sur place, quitta la chambre où elle se trouvait pour gagner celle qu’occupaient ensemble Sophie et Alicia alors en visite pour le week-end.


Que le lecteur se rappelle qu’au cours des années, Jasmine et Sophie s’étaient liées d’une relation de plus en plus intime, culminant par un lien incestueux qui s’était tissé le jour où la mère avait entrepris d’initier sa fille, tout juste majeure, aux joies du sexe en prévision de sa future nuit de noces avec Alicia. Cette intimité les avait ainsi toutes deux conduites à une complicité et à une confiance mutuelle qui pavaient pour elles la voie à des séances de confidences et de confessions libératrices pour les deux femmes, ce que n’ignorait d’ailleurs pas Alicia, la tendre et fidèle conjointe de la jeune intervenante psycho-sociale (NdA : lire L’envol des tourterelles, chapitre 7).


Jasmine toqua à la porte des deux tourterelles.


— Qu’est-ce que c’est ? fit entendre une voix familière.

— C’est moi, Sophie. Je peux entrer ?

— Un instant.


La porte s’ouvrit. La jeune rouquine de vingt-cinq ans accueillit sa mère en achevant de nouer le cordon de sa robe de chambre. Plus loin, Alicia se trouvait assise sur le bord du lit, souriant silencieusement. La très légère tenue qu’arborait la fille aux cheveux d’ébène laissait clairement deviner que les deux jeunes femmes s’apprêtaient à passer des moments très intimes entre amoureuses.


— Je vous dérange, n’est-ce pas ? demanda celle qui fut au même moment surprise par un subtil relent de cyprine émanant de sa fille qui lui faisait face.

— En fait, on se préparait à... à...


Sophie ne compléta pas sa phrase. L’expression de chagrin et de désarroi qu’elle devina sur le visage de sa mère lui signifia qu’il y avait urgence.


— Entre, dit-elle finalement. Tu as du souci ?


Sur l’entrefaite, Alicia s’était levée, enfilant à son tour son peignoir. Elle rejoignit le duo à l’entrée de la pièce :


— Je crois que je vais vous laisser avoir votre petit talk entre mère et fille. Je serai en bas à la bibliothèque.


Elle apposa un bisou sur le front de sa belle-mère et s’éclipsa discrètement.


— Viens là, Sophie invita-t-elle sa mère qui semblait soupirer avec peine. Assieds-toi ici.

— Je suis désolée de vous déranger, ma puce. Mais je n’en peux plus.


Les deux femmes se trouvaient côte à côte, assises au pied du lit Queen. Jasmine offrait à sa fille une mine déconfite. L’autre, en revanche, lui offrait un sourire déjà rempli de compassion, prête à entendre ses confidences.


— Je t’observe depuis quelque temps, Maman. J’attendais juste que tu viennes me voir.

— C’était devenu à ce point apparent, ma chérie ?

— Hum-hum...


Jasmine commença à exprimer ses doléances :


— Je n’arrive plus à atteindre le même niveau de plaisir qu’avant lorsqu’Alex et moi faisons l’amour. Je sens de plus en plus comme un blocage.

— Je crois savoir ce qui se passe chez toi. Me permets-tu une opinion ?

— Je t’en prie, mon bébé. Dis-moi ce que j’ai ?

— Tu es en effet aux prises avec une inhibition grandissante, affirma la jeune psychologue en amorçant son analyse. Depuis le retour d’Alex et de la stabilisation qui s’en est suivie, ta vie est demeurée avec des questions en suspens.


La jeune rousse regarda fixement sa mère dans les yeux comme elle enchaîna :


— De grosses questions, sans réponse.

— Tu... tu crois, Sophie ?

— Maintenant que tout a été dit et confessé concernant ton ancienne liaison adultère avec mon véritable père et le lien filial qui m’unit à lui, tu supportes de moins en moins bien le fait que ton premier et véritable mari se trouve maintenant emprisonné aux mains des Chinois.

— Oui, avoua à voix basse Jasmine dont le visage se déformait par le chagrin et le remord.

— Pendant que lui croupit toujours en prison tout en ignorant l’infidélité dont il a été victime, tu croyais au départ reprendre ici une vie à peu près normale, prétextant que tu ne pouvais rien changer à la situation de ton époux légitime à l’étranger.

— Hum-hum, acquiesça tout bas la grande rouquine dont le visage occulté par ses longs cheveux était inondé de larmes.

— Ton mari est en prison, au loin, il ignore tout de ton aventure passée avec celui qui s’est avéré être mon véritable père ; et en plus, il croit toujours que Sophie Durocher est sa fille alors que ce n’est pas le cas !


C’en était trop. Sophie venait de crever l’abcès. Dans un mouvement presque convulsif, Jasmine éclata en sanglots devant sa fille.


— Jérôme et moi nous nous sommes toujours aimés ! Depuis près de trente ans maintenant. Mon histoire avec Alex date de l’époque de ta naissance, il y a vingt-cinq ans. Une erreur de jeunesse ! Une affreuse erreur dont je traîne toujours les conséquences aujourd’hui. Quelle idiote j’ai été, quelle conne j’ai fait de moi !


Les deux se levèrent. Sophie enlaça sa mère. Loin de la juger, elle s’efforça de la réconforter :


— Remettons les choses en perspective, Mamichou. Je ne serais pas ici pour te parler si les choses s’étaient passées autrement. Je fais donc partie de ces conséquences dont tu parles et je ne suis pas ici pour te juger. Mais tu te sens coupable de continuer de profiter de cette liaison interdite alors que tu fais mine d’ignorer ton mari qui a été victime de tant d’injustices.

— Je suis si malheureuse, Sophie ! J’ai merdé il y a tant d’années, et tout ça me rebondit en pleine figure aujourd’hui !

— Tu m’as parlé ce soir. Tu devras également en discuter avec Papa. Le feras-tu ? demanda la jeune femme.

— Tu crois que je devrais ?

— Vos rapports seront profondément affectés par cette situation. À défaut de pouvoir mettre les choses en ordre avec ton mari, tu dois être honnête avec ton amant également.


Jasmine accepta le Kleenex que lui tendait sa fille.


— Ça va mieux maintenant, Maman ? s’enquit la jeune consultante.

— Sophie, ma puce, demanda Jasmine en se remettant à sangloter, je ne sais pas, je ne sais plus...

— Allons, viens, l’invita-t-elle. Je sais ce dont tu as maintenant besoin pour te sentir mieux.


Ce disant, Sophie dénoua son ceinturon, ouvrit les pans de son unique vêtement et exposa ses mamelons rosés et en érection à la vue de sa mère qui s’empressa de prendre en main les seins juvéniles de sa fille et d’en aspirer goulûment les tétons. Les lèvres ensuite soudées dans un tendre baiser à saveur d’inceste, la fille se laissa étendre par sa mère sur le lit. Les deux femmes à présent complètement nues, Sophie ouvrit les jambes et accueillit sa mère dans son giron, une langue fébrile commençant à fouailler l’intimité de la jeune rouquine qui soupirait en gémissant de désir.


— Tu es si mignonne, ma puce !

— Oh Maman, bouffe-moi la chatte !


Au terme de quelques léchades sur le clito de sa fille et voulant connaître à son tour les plaisirs d’un interdit contact physique renouvelé, la femme dans la quarantaine se redressa et, dans un mouvement langoureux, se mit à frotter son sexe contre celui de sa fille. De nouveau, une bouche en feu reprit contact avec des petits nichons maintenant au goût de sel alors que la mouille se mettait à gicler hors des nymphes des deux partenaires de jeux incestueux.

Mère et fille achevèrent leur acte dans la sueur et les pleurs. Sophie reprit la parole la première :


— Maman, tu es une virtuose de l’interdit. Nous devrions avoir honte, toutes les deux.

— Je sais, ma puce, mais qu’est-ce que c’était bon ! répondit l’autre, maintenant en souriant.



Le secret d’Alex


C’est le lendemain soir, soit à l’heure du souper, que Jasmine se décida finalement à passer aux actes. Entourée de sa fille Sophie et de sa belle-fille Alicia, elle reformula à l’adresse d’Alexander ses aveux tout en étalant devant lui ses états d’âme.


— Tu comprendras mieux maintenant, conclut-elle, mon malaise lorsque toi et moi nous nous retrouvons seuls afin de... enfin, tu sais ce que je veux dire. J’aime Jérôme, je l’ai toujours aimé malgré ce que j’ai fait contre lui il y a toutes ces années. Et je suis persuadée qu’il me pardonnerait et m’aimerait toujours s’il apprenait mon épisode d’infidélité avec toi.

— Je comprends très bien, chérie, répondit Alexander en accord avec la femme. Tu te sens coupable, et c’est normal. Et je ne vous apprendrai rien en vous disant que je ressens moi-même un certain malaise face à tout cela, ajouta-t-il en se tournant vers le reste de la tablée.


Il prit la main de Jasmine, puis :


— J’ai mis plusieurs choses en règle en mettant un terme à mon exil et en revenant parmi vous toutes, mais je sais que je dois aussi réparation envers Jérôme qui fut un temps mon meilleur ami.

— J’aime Jérôme, répéta la grande rouquine, et je serais prête à tout pour le revoir parmi nous ; mais d’un autre côté je ne veux pas te considérer comme un simple substitut en son absence car je t’aime aussi, Alex.

— Moi aussi je m’ennuie de lui, intervint tristement Sophie alors qu’Alicia lui frottait doucement le dos. Bien qu’il ne soit pas mon père biologique, ce qu’il ignore toujours d’ailleurs, il m’a élevée avec tout l’amour qu’un véritable père peut manifester envers sa fille.


Un court silence se fit autour de la table, puis :


— Que signifie ce sourire narquois ? demanda la grande psychologue, légèrement surprise mais également irritée en se tournant vers son amant dont le visage arborait une expression presque amusée. Je ne trouve rien de drôle ni de plaisant dans tout ça !

— On dira que rien n’arrive par hasard ; mais j’ai également une annonce à vous faire.


Gardant le silence, Jasmine, sa fille et sa belle-fille se mirent à l’écoute de l’ancien officier.


— Je crois qu’il est maintenant temps de vous faire part du mystère entourant mon travail au ministère de la Défense. Je vous avais toujours mentionné que j’étais à la tête d’un groupe de travail dédié à un projet top secret en lien avec le cyberespace. Eh bien il appert que ce projet concerne un plan de libération destiné à ramener au pays nul autre que... Jérôme Durocher lui-même.

— Quoi ? Que nous dis-tu là ? fit Jasmine sur un ton de surprise mêlé d’incrédulité.

— Tout à fait, reprit l’homme. À la suite de l’implantation du nouveau régime politique en Chine et de la détention suivie de la condamnation de notre diplomate, nous avons reçu mandat de la part du ministère des Affaires étrangères d’élaborer un plan de sauvetage afin de rapatrier Jérôme chez nous.

— Eh bien, dis donc, Papa, tu n’as pas chômé à Ottawa ! affirma Alicia qui, à son tour, se mêla à la conversation.

— En effet. Nos recherches, de même que les informations recueillies auprès de nos contacts en Europe et en Asie, particulièrement à Hong Kong qui a su résister au mouvement d’annexion précipité par la Chine, nous ont permis de connaître la structure du nouveau gouvernement en place afin de savoir comment opérer dans le but d’atteindre notre objectif. Je m’envolerai donc bientôt pour la Chine à la recherche de Jérôme.

— Oh chéri, c’est merveilleux ! s’exclama Jasmine. Tu vas nous le ramener sain et sauf ?

— C’est ce que nous espérons. L’entreprise ne sera cependant pas sans risques.


Il ajouta, dans une évidente expression d’humilité et de repentir :


— Je suis à l’origine de cette opération dont j’ai fait la suggestion aux Services Secrets. Cela nous permettra de tester nos capacités. Et puis je le fais aussi pour Jérôme, cet ami qui me manque également et à qui je dois rendre des comptes.


Ayant terminé sa phrase, il se tourna vers ses filles :


— Mais je ne partirai pas seul. J’aurai besoin d’aide.

— Pourquoi nous regardes-tu ainsi ? demanda Sophie. C’est d’Alicia et de moi que tu veux parler ?!



[À venir : Escouade coquine pour un cocu]

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