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Déchéance et rédemption - la suite

Chapitre 15

Trahisons, négociations, libération

Divers

Dans l’attente...
 

Dans un élan d’espoir qui s’avéra rapidement futile, Sophie venait d’adresser à Li Jian sa requête de libération en faveur de Jérôme Durocher, celui qu’elle avait toujours vu comme son véritable père. Déçue d’entendre de la part de l’homme une fin de non-recevoir, elle avait silencieusement baissé la tête, triste et pensive. Au terme de tous les efforts qu’elle avait consentis dans le but d’arriver à ses fins, un soudain sentiment d’échec s’était emparé d’elle.

 Que le lecteur comprenne: bien que la mission fût commandée par le gouvernement canadien et pilotée par Alexander McKenzie, lui-même son véritable père, Sophie s’y était tellement investie qu’elle s’en considérait presque comme l’instigatrice, tant y avait-elle consacré efforts et volonté. Pendant un très court instant elle songea à ses amies qui n’avaient pas plus qu’elle hésité à prendre part à cette aventure. Elle eut une pensée pour Catherine qui, à deux reprises, avait failli laisser sa vie aux mains d’une Mai-Linh au bouillant caractère. Pour Alicia, sa douce moitié, que les circonstances avaient une fois de plus séparée d’elle. Elle revécut mentalement son humiliante initiation qui lui avait permis d’approcher la seule personne détenant la clé de la liberté de son père adoptif.

 Mais Saihe, de son nom dans la langue chinoise, se trouvait pourtant aujourd’hui si près physiquement de celui qu’elle désirait ardemment revoir. Elle se l’imaginait encore croupissant au fond d’une cellule infecte avec les rats comme seuls compagnons, un vieux bol d’eau sale déposé à ses pieds sur un carrelage humide et pierreux.

 Cette seule pensée était cependant suffisante pour alimenter en elle la volonté de continuer d’aller de l’avant, de ne pas renoncer et de tout faire afin de pouvoir de nouveau serrer dans ses bras son cher papa. Oui, de puissants sentiments filiaux liaient la jeune rouquine à l’homme, fût-il ou non son véritable géniteur.


 Notre jeune héroïne n’eut toutefois pas le loisir de s’enfoncer plus loin dans sa morosité.

 Quelques secondes à peine après avoir opposé son refus systématique, en effet, le Chinois qui désirait absolument témoigner de sa reconnaissance pour les voluptueuses soirées passées en compagnie de la fille se ravisa rapidement:


 - Il y aurait peut-être un moyen, jolie xiǎo jie (jeune demoiselle, serveuse). Laissez-moi d’abord en glisser mot au premier ministre Xian Long.

 - Devez-vous vraiment tenir monsieur Xian informé de cette affaire? demanda Sophie sur un ton qui laissait entrevoir un nouvel espoir mêlé cependant d’un peu d’appréhension.

 - Je n’ai pas le choix. Le PM doit tout savoir, ici. Si j’entreprends une action de cette importance sans son approbation, j’encours de graves ennuis pouvant aller même jusqu’à une accusation de trahison.


 Plusieurs heures passèrent sans que Sophie ne reçoive de nouvelles ni de Chen Liya, ni de Li Jian. Elle vaquait donc distraitement à ses fonctions d’hôtesse à la Société, s’efforçant de sourire à sa clientèle, sans aucune conviction toutefois, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de la MILF chinoise:


 - Tu as des soucis, trésor des contrées lointaines?

 - Madame Chen, répondit Sophie, je suis inquiète. Et triste. Comme vous le savez, j’attends de voir ce que le ministre fera concernant la demande que je lui ai adressée. Mais je suis toujours dans l’attente et...


 La femme aux yeux bridés et à la toque noire l’interrompit:


 - Je crois que tu sauras très bientôt, jolie fleur de l’Ouest. On vient de m’informer que tu es demandée au bureau du ministre de la Justice.


 

Nouvelle mission
-J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, jeune Saihe, lui annonça Li Jian. Le premier ministre s’est rappelé de vous et dans sa grande compassion accepte de faire libérer votre père!


 - Vrai, Monsieur le Ministre? C’est vrai, je vais pouvoir revoir mon père?

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 - Tout à fait et avec vous mon cœur se réjouit. Le Ciel m’a donné les arguments nécessaires pour remuer ses sentiments à votre égard. Il y a cependant une dernière condition à honorer. Vos deux amies seront appelées à effectuer un nouveau contrôle à la boutique féminine où on les avait précédemment envoyées.


 Sophie resta muette. Une autre ’mission’?


 - Ne vous en faites pas, ce ne sera qu’une formalité.


 À leur tour, Alicia et Catherine furent informées de la demande. Sophie les instruisit de l’opération à compléter à la boutique de vêtements féminins qu’elles avaient récemment visitée.


 - Tu trouves pas ça bizarre que l’on doive si rapidement retourner là-bas pour faire un nouveau truc? demanda Catherine à sa compagne Alicia au terme du briefing téléphonique.

 - C’est chelou, en effet, fut d’accord à dire la femme aux cheveux d’ébène en consultant de nouveau la carte de la ville de Shanghai. À quoi peuvent-ils bien s’attendre de neuf?

 - En plus, on nous avait dit que la vendeuse était en fait une agente à la solde du gouvernement. Non, ça sent pas bon, cette affaire-là.

 - Eh bien, de toute façon on n’a pas le choix. Si rien n’est fait, Jérôme demeure détenu et nous nous retrouvons tous au point mort.


 Les deux filles entrèrent dans le commerce. Elles reconnurent la conseillère rencontrée la fois précédente. Celle-ci les interpella immédiatement:


 - Ah vous revoilà! s’exclama-t-elle avec un sourire dans un français toujours convenable. Je pensais justement à vous. Venez, j’ai de nouvelles choses à vous montrer!


 Toutes se dirigèrent vers l’arrière-boutique. Les appréhensions des deux Maskoutaines s’avérèrent justes: aussitôt eurent-elles fait leur introduction dans la pièce que des sbires au service de l’État s’emparèrent violemment d’elles puis les maîtrisèrent sur place.


 - C’était un guet-apens! s’alarma Alicia qui, malgré ses efforts, ne parvenait pas plus que Catherine à se dégager de l’emprise qui les retenait.

 - Liez-les et bâillonnez-les! ordonna la vendeuse-agente aux yeux bridés qui était chargée de la supervision de cette opération de capture. Ce sont des espionnes canadiennes! Vous les amènerez ensuite aux quartiers de la Sécurité du Palais du Peuple à Beijing!


 S’agitant tel un animal pris au filet, Alicia fut d’abord emportée par les hommes de main, laissant Catherine, ligotée au sol, seule en compagnie d’un colosse de deux mètres et de près de cent kilos.


 - Mmmfff! Mmmfff! gémissait dans son bâillon la blonde Cathy sous les ricanements du Chinois qui s’était assis face à elle.

 - Misère à respirer? se moqua ce dernier dans un français bâclé. Pas pour longtemps. Bientôt, plus respirer du tout!


 C’est alors que quelque chose de soudain et d’inattendu se produisit. Dans un fracas qui n’alerta heureusement que le garde chargé de surveiller Catherine, une forme humaine à l’agilité féline fit son apparition à l’intérieur de la pièce en roulant au sol après avoir sauté d’une large fenêtre, ayant ainsi fait voler en éclats ses carreaux. Ne s’exprimant que par des cris de combat martiaux, l’intruse masquée et revêtue d’un costume noir moulant parfaitement sa silhouette se positionna, sabre à la main, face à l’homme qui réalisait à peine ce qui se passait devant ses yeux. Deux brefs mouvements du poignet et du bras, et le colosse s’abattait par terre, le ventre transpercé par la lame et la gorge tranchée.

 Catherine fut rapidement libérée de ses liens, ses cordages rompus par la redoutable arme blanche maculée du sang du Chinois. À moitié consciente, elle fut transportée sur l’épaule de l’inconnue et emmenée dans une voiture qui les attendait derrière la boutique. Elle n’eut jamais conscience du voyage.


 - Où est-ce qu’on est?


 Ayant repris ses esprits, Catherine cherchait rapidement à s’orienter.


 - Tout va bien, Kǎi tè lín, lui annonça une voix familière alors qu’une douce main lui caressait le visage.


 La femme leva les yeux. Elle reconnut celle qui venait de se défaire de son masque:


 - Mai-Linh? Mais que... Qu’est-ce que...?

 - Mon frère Qiang m’a informée du piège qu’on vous avait tendu. Il l’avait appris en écoutant une conversation entre le premier ministre et le ministre de la Justice. Je n’ai eu le temps que pour te sauver toi. Pour Alicia, c’était trop tard, elle était déjà partie.


 La Chinoise se pencha vers sa protégée couchée sur le lit. Les deux femmes fondirent dans un émouvant baiser de retrouvailles.


 - Je suis désolée, petite fleur de lotus, se désola l’activiste et combattante chinoise. J’ai failli de façon déshonorable en n’arrivant pas à temps pour sauver votre amie!

 - Que va-t-il arriver à Alicia?

 - Elle va en prison, d’abord gardée au Palais du Peuple. Et je crois que votre amie Sophie va la rejoindre aussi. On les accusera sûrement d’espionnage. Ça peut être long. Ça peut être court.


 Catherine se leva lentement.


 - Je suis courbaturée et j’ai mal partout!

 - Tu as besoin d’un bain, amour de mon cœur. Permets-moi de sauver mon honneur en te procurant quelques douceurs.

 - Je dois d’abord alerter Alexander. Il voulait le plus rapidement possible obtenir des nouvelles de l’opération.


 

Amères et douces retrouvailles
-Ali, Ali chérie, est-ce que ça va? Qu’est-ce qui vous est arrivé?

 C’est sur ces mots que Sophie voyait, plusieurs heures plus tard, Alicia la rejoindre dans sa cellule du Service de la Sécurité Nationale à Beijing, violemment poussée par les gardes qui l’avaient escortée depuis Shanghai.


 - On s’est fait piéger à la boutique, Cathy et moi, lui annonça la femme aux formes athlétiques. C’était un coup monté afin de nous mettre la main dessus.

 - Mais où est Catherine? Vous vous trouviez pourtant ensemble là-bas!

 - Lorsqu’on a quitté afin de m’amener ici, elle était toujours à la boutique, bâillonnée et mains et pieds liés. Je m’attendais à la revoir ici avec toi mais... 

 - J’ai tout fait foirer! la coupa l’autre avant d’échanger avec sa compagne de vie un chaud baiser. Je vous ai toutes les deux envoyées dans la gueule du loup!

 - On nous a eues comme des enfants d’école. Nous nous en doutions, pourtant. On ne s’est pas suffisamment méfiées.

 - Tout est de ma faute! se reprocha Sophie en sanglotant doucement dans les bras de sa bien-aimée. Si tu savais aussi comme je me sens honteuse! J’avais l’impression de me conduire comme une vraie pute dans ce bordel de club! Si seulement tu m’avais vue!


 Elle ajouta, avant d’éclater dans de pathétiques sanglots:


 - Et on n’a rien obtenu! Rien! Aucune libération pour Jérôme et pour nous, c’est fini, bien fini! On nous prend maintenant pour des espionnes. Nous serons toutes jugées pour trahison!

 - Allons, viens, viens, chuchota Alicia à sa copine comme celle-ci s’épanchait sur son épaule dans de chaudes larmes. J’ai toujours eu confiance en toi et je ne t’ai jamais oubliée. Nous sommes ensemble et c’est ce qui compte pour l’instant, ma chérie. Je t’aime. Oui, je t’aime tant!


 

***
Remuant lentement bras et jambes dans une eau chaude et réconfortante, Catherine se laissait bichonner par Hua Mai-Linh, celle-ci ravie d’offrir une fois de plus un bain à celle qu’elle venait de sauver.


 - Que tes mains sont douces! la complimenta la blonde comme l’autre femme, nue également, massait tendrement au-dessus des eaux un corps meurtri par les récents événements.

 - Tu ne peux savoir, délicate Kǎi tè lín, à quel point la vue de ton corps et le son de ta voix remuent mon pauvre cœur. Lorsque j’ai su que tu étais en danger, j’ai tourné la tête et voici: mon sabre était déjà dans ma main, prêt à se porter à ta défense.


 Le silence se fit, laissant place aux faibles clapotis provoqués par les langoureux mouvements. Catherine avait fermé les yeux, se concentrant sur les délicats touchers effectués sur ses seins et ses mamelons durcis, les douces frictions sur son ventre, les sensibles attouchements qu’elle permit sur une chatte généreusement offerte à la faveur de ses jambes ouvertes. Un gémissement s’échappa de sa gorge comme elle sentit des doigts explorer les profondeurs de son intimité qui bouillonnait déjà de désir.

 Tournant la tête vers l’extérieur de la baignoire, la blonde ne put résister à l’invitation de l’alléchante poitrine chinoise qui s’offrait à ses lèvres. Elle aspira ainsi tour à tour deux pâles tétons qui durcirent au contact d’une langue fébrile. Excitée par le tétage à la fois doux et sauvage auquel ses nichons étaient maintenant soumis, Mai-Linh immobilisa ses doigts sur le bouton d’amour congestionné de sa partenaire, de plus en plus obnubilée par les agréables sensations qu’elle ressentait.


 - Oh, Kǎi tè lín, délicate fleur d’Occident...

 - Oh, Mai-Linh, envoûtant mystère d’Orient...


 L’Asiatique se remit sur pieds, prête à accueillir hors du bain l’objet de ses plus tendres sentiments. C’est à son tour que l’autre s’agenouilla au fond de la baignoire, saisissant de ses doigts encore dégoulinants d’eau les nymphes humides qui s’offraient à sa vue. En un instant, une langue tiède et endiablée se mit à besogner le clito de la Chinoise dont Cathy se délecta alors de la mouille fraîche et odoriférante. C’est de plus en pelotant ses douces fesses qu’elle tira de la femme en transe une longue et mélodieuse complainte orientale.

 Les deux amantes se retrouvèrent dans l’étroit lit de Mai-Linh, repues d’amour mais surtout heureuses d’être, bien que ce fût dans une relative sécurité, de nouveau l’une contre l’autre.

 

L’affrontement ultime
Aussitôt informé par Catherine des derniers événements, Alexander enclencha le plan suivant. Il logea d’abord un appel à l’ambassade canadienne de Beijing puis, de Shanghai, il prit le premier vol disponible à destination de la capitale chinoise pour se présenter finalement en personne au Palais du Peuple. S’identifiant à l’aide de ses papiers comme diplomate, il parvint à rencontrer le premier ministre Xian Long pour une soi-disant rencontre d’urgence.


 - Nous attendions de votre part la libération d’un des membres de notre diplomatie canadienne, Monsieur Xian, affirma Alexander en échangeant, par le truchement d’un interprète, de vifs propos avec le chef d’État chinois. Comment justifiez-vous maintenant l’arrestation et l’emprisonnement de mesdames Durocher et Lebel?

 - Nous avons découvert que ce sont des espionnes à la solde de votre gouvernement! répondit sèchement l’homme politique. Elles ont trahi notre confiance, tout comme votre représentant déjà détenu de même que la traîtresse qui a réussi à s’échapper de nos agents à Shanghai l’ont fait!


 Le Chinois aboya ensuite des ordres aux gardes de sécurité présents à ses côtés avant de compléter :


 - Et vous aussi on vous arrête! Notre régime ne peut tolérer davantage de tels affronts de la part de votre pays!


 Gardant son expression stoïque, le Canadien ne broncha pas, se contentant de dégainer son portable de sa ceinture.


 - Puis-je vous montrer quelque chose en privé, Monsieur le Premier Ministre?


 Ayant au préalable fait l’objet d’une fouille attestant qu’il était sans arme, Alex suivit seul son interlocuteur dans une petite pièce adjacente.


 - Avec tout notre respect, voici quelque chose qui devrait vous aider à reconsidérer votre décision.

 - Qu’est-ce que c’est? demanda Xian Long.


 Une vidéo démarra sur le téléphone du chef de mission canadien. Il s’agissait du clip tourné à l’aide d’une mini-caméra portée sur Evnika Kristensen lors du numéro donné par Sophie devant les membres de la Société des Dragons Rouges. On y voyait clairement Xian Long se faire sodomiser par Sophie alors que la Norvégienne inondait l’homme politique d’insultes dégradantes.

 Le teint livide, Xian se tourna vers Alex :


 - Que désirez-vous? demanda-t-il d’une voix presque éteinte.

 - La libération immédiate de Jérôme Durocher ainsi que de Sophie Durocher et d’Alicia LeBel. Et pour toutes ces personnes de même que pour Catherine Blondin et moi-même, des sauf-conduits nous permettant de quitter le pays en toute sécurité d’ici quarante-huit heures.

 - Sinon? osa demander l’autre.

 - La vidéo sera rendue publique avec toutes les conséquences que sa diffusion entraînera chez vous. Si vous acceptez par contre, vous avez ma garantie que nous ne publierons pas le document.

 - Hum! grogna le Chinois de petite taille.

 - Les Services Secrets canadiens sont déjà en possession du fichier. Il est donc dans votre intérêt d’accepter rapidement le marché.


 

***
Alexander, Sophie et Alicia prirent le premier train rapide à destination de Shanghai. Le grand rouquin avait gagné sur toute la ligne. Alors que les filles avaient rejoint Catherine à leur hôtel, l’ex-officier de l’armée britannique se rendit seul à la prison du district de Qingpu. Là, on le fit longuement patienter dans un local avant de le conduire vers un second.

 Une lourde porte s’ouvrit.

 Il était là. Jérôme Durocher, assis à une petite table. Malgré son amaigrissement marqué et les années de séparation, celui qui détenait un certificat de libération à son nom le reconnut.


 - Alex? Alexander McKenzie? s’étonna l’individu d’un mètre soixante-quinze à la chevelure noire. C’est bien toi? Mais qu’est-ce que tu fous ici?

 - Salut Jérôme. C’est bien moi Alex. Ça fait un bail, non?

 - Ça fait bien vingt-cinq ans que tu t’étais volatilisé dans la nature. Mais veux-tu bien me dire ce que...


 L’autre lui coupa la parole :


 - Tu es à présent un homme libre. Ne me pose pas de questions, c’est une longue histoire.


 Lentement, Jérôme se leva. Il accepta sans trop réaliser ce qui lui arrivait l’accolade que lui offrit son libérateur.


 - Allez, reprit le grand rouquin, on rentre au Canada. Ta femme Jasmine t’attend là-bas, mais dans l’immédiat on a une surprise pour toi.


 C’est dans des pleurs de joie que l’homme nouvellement libéré retrouva une partie de sa famille.


 - Papa! Oh Papa, je suis si heureuse de te revoir! Oh Papa chéri!


 Telle une enfant retrouvant son père après une longue journée de travail, Sophie avait sauté au cou de celui pour lequel son cœur brûlait depuis plusieurs jours. Père et fille échangèrent ainsi longuement leurs larmes dans une étreinte sans fin.


 - Même Alicia est venue m’accueillir! s’exclama l’homme en serrant sa belle-fille dans ses bras.


 Tout sourire, il fit rapidement des yeux le tour de la pièce.


 - Eh bien, il ne manquerait plus que Catherine, au final!

 - Catherine est ici à Shanghai, précisa Sophie. Avant de revenir au pays, elle désirait cependant faire ses adieux à une nouvelle amie.


 

***
La blonde infirmière se dirigeait tranquillement vers le petit logement de l’activiste chinoise. Tout en cheminant elle réfléchissait :

 - Mai-Linh m’aime-t-elle vraiment? Elle ne me l’a jamais dit clairement. Ces Chinois, ce qu’ils sont mystérieux! On ne sait jamais trop ce qu’ils pensent. Ils nous parlent par symboles, dans un langage souvent poétique. J’aimerais tant recevoir un signe évident de sa part! Depuis que je la connais, ma vie n’est plus la même. 

 Catherine fut accueillie par un sourire témoignant d’un évident plaisir de la part de la combattante Asiatique. Pour la circonstance, celle-ci était entièrement vêtue de rouge, complétant chez elle sa chevelure écarlate.

 Le petit cadeau d’usage fut remis comme il se doit.


 - Je m’en vais, Mai-Linh. Notre mission ici est terminée. Je suis venue te dire au revoir. Je veux te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je voulais aussi te faire savoir que j’ai apprécié le temps passé en ta compagnie et que j’espère de tout cœur que nous nous reverrons.


 La descendante directe de Mulan, cette guerrière popularisée par Disney, sourit, puis soupira. Elle prit de nouveau une grande respiration puis :


 - Comme tu vois, je suis toute vêtue de rouge pour toi. Savais-tu qu’ici le rouge est associé au bonheur et au mariage?


 Sans attendre de réponse, elle saisit son sabre qu’elle déposa aux pieds de Catherine. Elle posa ensuite un genou par terre et leva la tête vers celle qu’elle aimait.


 - Le jour où mes yeux t’ont vue, tu as ensoleillé mon cœur et ma vie. Kǎi tè lín Blondin, veux-tu devenir ma femme et partager ma misérable vie?


 (À venir: Orientation sexuelle assumée)

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