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A la découverte des sens

Chapitre 1

La rencontre

Erotique

Bonjour à vous toutes et à vous tous.


Voici une histoire vraie, passée il y a quelques années. Je venais tout juste d’emménager dans une petite ville d’Ile de France. Le mois de Juin arrivant, la municipalité avait organisé une fête sur la place de l’église. Deux ou trois stands de nourritures, une buvette, de la musique...


Avant de continuer, je dois vous préciser un détail assez important malgré tout; je suis malvoyant (pas aveugle) et donc j’ai une canne. Je porte aussi une paire de lunette car en général, les gens assimilent la canne blanche à la perte de vision, et donc ne comprennent pas que je puisse lire. Autant cacher mes yeux derrière mes lunettes et les laisser croire ce qu’ils veulent.


Vivant dans cette ville depuis quelques mois, j’avais rencontré très peu de personnes..la boulangère, la pharmacienne et le gars du point presse (que voulez vous ? Gagner quelques millions changeraient une vie). J’avais donc décidé d’aller à cette fête pour aller à la rencontre des habitants.


Arrivé sur place, je repère très vite la buvette. Je prends une boisson et je m’installe à une table. La musique couvre les discussions de mes voisins (une famille avec deux enfants) qui ne me parlent pas. A un moment, le mari s’éclipse pour revenir à table 10 minutes apres avec des pizzas. L’odeur est assez alléchante mais je ne trouve pas le stand. Je m’adresse au mari :


— Excusez moi, je sens l’odeur de vos pizzas. Où les avez vous trouvé ?

— Oh juste là, me dit il.


Intérieurement, j’enrage. « juste là » quand on ne voit pas grand chose, cela revient à ne pas répondre. Mais bon, peut être qu’ils n’ont pas fait attention.


— Merci. Je vais essayé de le trouver.


Je me lève, saisis ma canne. La femme se lève aussitôt.


— Je vais vous y conduire. Il ne faut pas faire attention à mon mari...


Elle me conduit jusqu’à la file d’attente devant le stand puis m’indique les différentes pizzas proposées ainsi que les tarifs. Je la remercie de son aide puis elle retourne vers sa famille.


Les minutes passent et je passe enfin ma commande... une quatre fromages. La meilleure pizza selon moi. La pizza dans sa boîte, je la règle puis je réalise qu’avec la pizza, la canne et ma boisson, il me manque une main. Mais j’arrive malgré tout à repartir (le verre sur la boite, en équilibre, ça va le faire). Je repère pas loin un emplacement où je peux m’asseoir, je m’y rends lentement (attention à la boisson tout de même!!). Et là, le drame...


Alors que je contourne un groupe de jeunes adultes, une jeune femme de ce groupe, fait un pas en arrière. Normalement, vous l’auriez évité, pas moi. La boite de la pizza heurte son dos, le verre glisse et se vide sur elle. J’entends un cri de surprise, puis elle se retourne vers moi avec un mélange de surprise et d’énervement.


— Bon sang, vous pouvez pas faire attention !!!

— Je suis désolé, je ne vous ai pas...vu.


Derrière mes lunettes, je vois son regard me dévisager puis descendre sur ma canne. Elle se mord la lèvre inférieure en fermant les yeux.


— Je suis désolée monsieur. C’est de ma faute, j’ai reculé sans faire attention. Je vous prie de m’excuser.

— Non non, c’est moi. (Je glisse une main dans la poche intérieure de ma veste et j’en sors une carte de visite). Le pressing est pour moi.


Elle prend ma carte alors que je remercie au fond de moi même que la canne soit avec moi. Ses amis me disent aussi que ce n’est pas si grave que cela, je les abandonne puis je me dirige vers une table pour sauver le reste de la soirée.


Les groupes de chanteurs défilent, et parfois je remarque que la jeune femme me regarde discrètement de l’endroit où elle est. J’en profite aussi pour faire plus attention à elle. C’est une jeune femme, brune, les cheveux qui tombent sur les épaules, mais plus jeune que moi d’au moins dix ans !! Bref, je suis sûrement bien trop vieux pour elle. Je décide donc de penser à autre chose puis après une bonne heure, je rentre chez moi.


Les mois passent, je me suis habitué à ma ville, aux transports en commun, les endroits faciles d’accès et surtout ceux à éviter quoiqu’il arrive.


Arrive enfin la période des fêtes de Noël. J’apprends que la municipalité a installé une fois de plus, une petite scène toujours sur la place de l’église, afin qu’un groupe de chanteurs d’une association nous fasse découvrir le fruit de leur travail ; des chants de Noël.


Je décide de m’y rendre mais en hiver, la nuit tombe beaucoup plus tôt. Ma petite sortie risque d’être plus compliquée que prévue mais bon. Sur le chemin, à l’approche de l’église, il y a de plus en plus de monde, sans compter les véhicules stationnés sur les trottoirs !! Mais malgré cela, j’entends déjà quelques chants et quand j’arrive enfin sur place, je dois me résigner à rester l’écart à cause de la foule. Je m’appuie donc au mur de l’église et j ’écoute en fredonnant même parfois.


Soudain, j’entends un « Bonsoir ». Je tourne la tête mais je n’arrive pas à voir qui me parle.


— Vous m’aviez renversé votre verre dans le dos il y a quelques mois.

— Oh oui. Je m’en rappelle. Vous ne m’avez pas recontacté d’ailleurs...

— Vous en faites pas, j’ai tout mis dans le lave linges et c’est sorti tout propre.

— Bonne nouvelle pour ce soir, je n’ai pas de verre, vous ne risquez rien.


Je devine un sourire en me remémorant son visage.


— Il y a une buvette de l’autre coté de la place. Je sens d’ici le vin chaud. Cela vous tente ? Me dit elle.

— Ha j’airais bien aimé mais il y a trop de monde pour moi... Je risque de heurter pas mal de monde.

— Je comprends, dit elle doucement. Je suis sur votre gauche. (Je sens son coude contre mon bras) Si vous voulez un vin chaud...


Sa réaction me surprend. C’est difficile à expliquer en fait. Elle me propose son aide sans m’obliger à l’accepter. J’hésite puis je lui prends son bras. Nous traversons la place sans trop de difficultés et finalement nous pouvons avoir nos boissons. Sans quitter son bras, nous nous rapprochons de la scène.


— Vous savez y faire pour me guider... quelqu’un dans votre famille ?

— Non non, me dit elle. Bon je dois vous avouer que depuis la dernière fois, je me suis renseignée sur quoi faire, comment le faire et ce qu’il faut éviter...


Je suis touché par cette confession inattendue. Les chants passent, on en profite aussi pour discuter un peu. Je découvre son prénom ; Aurore. On sympathise, on rigole aussi de notre première rencontre assez houleuse, pour finalement se tutoyer. Lorsque la soirée se finit, elle me propose de rester à mes cotés jusqu’à chez moi. J’accepte et plus le temps passe à ses cotés, et plus je la trouve charmante et d’une grande bonté. Sur le chemin du retour, je lui explique que je suis « juste » mal voyant, elle m’écoute, me pose des questions mais rien d’indiscret. Je la trouve intrigante... Malheureusement, tout à une fin et on se retrouve devant la porte de mon immeuble.


— Je te proposerais bien de venir pour un verre chez moi mais...

— Avec plaisir !!


Surpris et pris de court, j’ouvre la porte principale et nous nous engouffrons dans l’immeuble. Devant la porte de mon appartement, j’y glisse la clé, elle s’ouvre, nous entrons.


— Pas de lumière chez toi ? (dit elle un peu surprise)

— Oh si si. Domotique... Ok Google, allume le salon.

— J’adoooore !!! Ok Google, éteint le salon. Ok Google, allume le salon. Ok Google, fait le chat.


Je souris en l’entendant donner les ordres car j’avais fait la même chose. Je me dirige vers la cuisine en la cuisine en lui demandant ce qu’elle veut boire rn lui montrant la cuisine.


— Ne dis rien !! je le fais !! Ok Google, allume la cuisine.


La lumière de la cuisine s’allume. Elle éclate de rire puis me rejoint. Elle se décide pour une tisane, je la suis dans son choix. Nous discutons, puis je la vois s’approcher de moi et tendre ses mains vers mes lunettes.


— Je peux ? Me dit elle, en me les retirant ?


Je ferme les yeux et tourne la tête...


— Il n’y a rien à voir...


Je sens sa main se poser sur ma joue, pour que mon visage se retrouve face au sien.


— Ouvres les s’il te plaît.

— Bon...(je soupire) Ok Google, éteins la cuisine (la lumière s’éteint et j’ouvre les yeux)

— Tu triches là !! Mais j’ai tout mon temps.


Elle pose ses lèvres sur les miennes.

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