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Je (re)découvre nöel

Chapitre 2

Aléa

Hétéro

Je me suis direct endormi après ce vocal. On est le 23 décembre, il neige assez fortement à ce que je vois par ma fenêtre de cuisine, humm l’odeur du café le matin, quel plaisir surtout quand la température n’est pas celle de l’été. Aujourd’hui, ne sachant pas trop quoi faire, je passe une bonne partie de la matinée à faire le ménage, ma maison n’a pas besoin d’être nettoyée, mais ça m’occupe, je suis un peu maniaque sur les bords. Je me fais des sandwichs au beurre de cacahouète vers 14 h et regarde les matchs de l’équipe nationale pour commenter les performances, relevant ce qui est bien ou non, les infos superflues, les accords avec mon collègue consultant, je prends des notes, il y a toujours des trucs à améliorer, même quand c’est bien, c’est comme ça qu’on atteint l’excellence. Bip.


[SMS, Emily, Alex]

<Salut, je ne te dérange pas ?

>Salut, non du tout. Toi ça va ?

<Super bien ! Merci, pour demain... tu es toujours partant pour passer le réveillon avec moi ?

>Oui toujours. Mais tu n’arriveras pas à me faire changer d’avis sur les fêtes, je te préviens.

<Haha, on verra, on verra. Tu fais quoi ?

>Je regarde un truc à la télé.

<Du porno ? Ou bien un film de Noël Haha.

>Désolé mais aucun des deux Haha, j’aime pas ça.

<Ne pas aimer la branlette, tu es vraiment bizarre comme mec, bon, je te laisse t’astiquer tranquille :p on se revoit demain matin 7 h au bar. Bisous <3

>Attends ! Je ne me branle pas, je regarde un match de foot.

<Emily est déconnectée.



Super, elle va croire que je suis en chien maintenant, bon il est quelle heure ? Quoi 20:20 ! Bon pas trop envie de cuisiner, un huber fera très bien l’affaire. Ce soir un bon burger frites, ce n’est pas fit comme dîner, mais je vais le digérer demain sur le tapis course.


****


Il neige encore, j’espère que les routes ne seront pas impraticables demain, sinon Emily sera très déçue. Allez faut trouver une bonne position pour dormir. Hum voilà.



*****



Hum j’ai bien dormi, je me demande ce qu’Emily a prévu aujourd’hui. Va pour une heure de petite foulée sur le tapis.


****


Merde j’ai top forcé sur ma foulée, j’ai la tête qui tourne. Ah elle m’a envoyé combien de messages ?



[SMS, Emily, Alex]

<Salut, tu es réveillé ?

<Tu dors encore ?

<Eh oh la Marmotte, il faut se réveiller, aller tu ne vas pas dormir toute la journée si ?

<Tu te défiles, c’est ça, moi je suis déjà prête, j’ai juste pas envie d’aller t’attendre au bar pour que finalement tu ne viennes pas.

>Désolé je faisais mon sport et non je me défile pas.

>Alex à envoyé une photo.

<Waouh ! Tu es vraiment vieux sur la photo, en vrai tu es un vrai vieux monsieur :p

>Excuse-moi de pas être très beau après un effort physique, c’est même impossible de l’être.

<Ronaldo y arrive pourtant ;)

>Bref, moi au moins je fais gaffe à ma ligne toi une fois les fêtes fini tu vas prendre 8 kilos.

<T’as pas osé, bon, je t’attends au bar alors, à tout à l’heure.


Ah elle est vexée, ça lui apprendra, vite je dois prendre une douche sinon elle va me tuer si j’arrive en retard ou même puant la transpiration.


****

Tiens, elle n’est pas encore là, bon, c’est moi qui vais l’attendre et par pour longtemps, car elle passe le seuil de la porte, elle porte un grand manteau bleu ciel avec un bonnet et des gants rouges. Elle vient s’assoir avec moi.


— Excuse-moi d’être en retard, la route n’est pas super praticable.

— Excuses acceptées et normal, tu galères, tu dois être nouvelle conductrice, dis-je d’un ton moqueur.

— Ouais, c’est ça moque-toi, hein, comment t’as fait pour arriver si vite ?

— J’habite plus près d’ici que toi sûrement et je suis un bien meilleur conducteur également. Je reçois une tape sur mon épaule.

— Bref, tu as prévu quoi à faire ? Tu as un schéma où on va tout faire au "feeling" comme dans les films de Noël.

— Crois-le ou non, mais oui j’ai un schéma. Et on va aller direct au premier lieu stratégique boire un coup.

— Ah ! Mais je pensais, c’était ici notre premier lieu stratégique pour boire.

— Naaaaahh, là, c’est notre lieu de rassemblement, allez debout ! On a des tonnes de trucs à faire et l’heure passe.



Je la suis à l’extérieur sans plus de questions. Elle se retourne vers moi "si tu te penses si bon conducteur bah tu vas me servir de chauffeur aujourd’hui", elle me tend ses clés de voiture. Elle veut que je sois son taxi, j’hallucine. On s’installe tous les deux dans sa BM. Elle a autant d’argent pour avoir une voiture comme ça à son âge ? Elle marque la destination sur le GPS, direction le grand centre commercial.



On s’attable pour prendre notre chocolat près du grand sapin du magasin, j’avoue il est beau l’arbre de noël, mais je n’aime toujours pas les fêtes pour autant. Comme si Emily lisait en moi.


— Tu n’es pas encore assez chauffé esprit de noël, ne t’inquiète pas, c’est pas pour longtemps.

— Hum...


Je n’ai pas fini ma phrase qu’un groupe de danseur apparaît de nulle part et commence à danser autour du sapin, puis c’est une chorale qui prend le relais avec principalement des enfants. Leurs voix sont magnifiques, ils chantent des chants traditionnels du réveillon. La jolie Emily se dandine sur sa chaise, le large sourire illumine son doux visage. J’oublie tous ceux qui sont autour pour ne regarder qu’elle, ses yeux pétillants, son fin nez, ses lèvres légèrement tuméfiées par le froid. Je suis ramené à la réalité par une pluie d’applaudissements, les enfants ont fini de chanter, Emily levée, me sourit et ne cesse d’applaudir, elle dégage la joie de vivre.


— Alors ? Tu as aimé le spectacle ?


Je ne lui souris qu’en retour. Elle me saisit le bras "Allez viens" elle laisse des billets sur la table, bien plus que nécessaire pour payer l’addition.



Notre deuxième destination le centre-ville pour le marché de noël et le traditionnel défilé de chars. La ville resplendit de lumière, arbres, lampadaires, embrasures de diverses façades de bâtiments. On réussit à se garer dans l’immense parking réservé pour le marché, on marche tranquillement, on salue une famille dont le fils est hyper-heureux d’avoir reçu des cadeaux. Emily me prend alors par le bras pour me faire venir là à travers les différents stands. Le temps passe et les boutiques commencent une à une à fermer, un attroupement de masse se fait alors le long de la grande route. On arrive à se faufiler entre les personnes pour nous retrouver à la limite du trottoir, des palissades ont été installées pour assurer la sécurité de tous, certains policiers sont là au cas où. Tous ont le sourire et moi y compris, car ce que je vois est juste... je n’ai pas les mots, les chars défilent devant nous, tous plus beaux les uns des autres, leur décoration est juste magique.


Je peux vous dire qu’il y a du boulot dessus.



Une fois le dernier char hors de portée de vue, Emily et moi on court sans savoir où aller, on court seulement en rigolant, se tenant par la main. On s’arrête pour reprendre notre souffle, sans le vouloir, on atterrit dans un parc où des personnes patinent sur de la glace, d’autres font des bonshommes de neige et certains font même des batailles de boule de neige. Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais je me baisse et fais une bonne boule de neige que je jette dans le cou d’Emily qui lâche un "Arg" de surprise. Elle se retourne et me lance comme un regard de défi. On commence alors une énorme bataille, on recrute au passage des enfants pour nos armées de gladiateurs.



Je reçois une balle perdue d’un de mes vaillants soldats dans l’œil qui fait qu’on arrête la guerre et décrète un cessez-le-feu que l’ennemi accepte sans hésitation. Emily et moi nous posons ensuite sur un banc laissé vide par un jeune couple parti nous remplacer et devenir des généraux de guerre. Emily retire avec sa main les derniers morceaux de neige dans mon œil. Je lui frotte les mains pour la réchauffer, elle a retiré ses gants pour m’aider.



Elle semble heureuse d’être là, je me surprends encore à la contempler, elle me sourit et me répète encore une fois.


— Alex, tu aimerais faire du patinage avec moi ?

— Pardon, je n’ai pas compris, tu peux répéter ?

— Tu sais du patinage comme Candeloro, mais pas à son niveau hein. Haha.

— Emily je ne sais pas si c’est une bonne idée... je...



Elle part sans même écouter la fin de ma phrase, elle est en train de parler à un gars qui loue des patins en me pointant du doigt. Il lui donne deux paires, elle veut le payer, mais il semble lui dire que c’est gratuit. Elle revient avec un énorme sourire et me donne ma paire.


— Tiens.

— Euh... je ne sais pas...

— Allez ! S’il te plaît.

— Je ne veux pas te décevoir, mais il semble que les patins ne soient pas à ma taille. (oui une vieille excuse de merde)


Emily fait la moue boudeuse, mais ne semble pas abandonner pour autant, elle insiste même.


— Essaie-les au moins, je suis sûre, elles sont à ta taille, tu fais du 44 non ?


Effectivement, je fais du 44, mais comment elle le sait ? Malheur pour moi, elle me vont effectivement.


— Alors t’as vu ! Elle te vont super bien.

— Hélas, oui, mais comment tu connais ma taille de pied ?

— Bah tu crois quoi, j’ai enquêté sur ma date du réveillon.


Elle me fait un clin œil avant de marcher vers la piste. Je me lève tant bien que mal, mais je ne passe pas loin de me casser la gueule trois fois. Emily me voyant galérer vient m’aider, je pose ma main sur son épaule tandis qu’elle la met sur ma taille, on marche doucement.


— Tu n’as jamais patiné Alex ?

— Non du tout.

— Ah, OK, je vais t’aider alors.



Elle passe dix bonnes minutes à m’apprendre, j’essaie d’appliquer ce qu’elle me dit, mais je ne cesse de me casser la figure au sol, par chance nos tenues amortissent bien les chutes. Au fil du temps, je m’améliore et deviens assez doué, pas autant pour faire les JO, mais j’ai le mérite d’être applaudi par tout le monde et Emily en première.



Contente de mes progrès, elle me prend la main et nous fait aller un peu plus vite, d’abord pas rassuré, je me prends au jeu et accélère même, on rigole alors tout en allant de plus en plus vite. Emily accélère encore un coup et me lâche pour tourner. Ne contrôlant pas aussi bien qu’elle, je ne parviens pas à m’arrêter et vois un arbre arriver à toute vitesse.


— Oh Merde !


Je me rappelle avoir frappé de plein fouet le pauvre arbre qui était là bien avant moi et me suis évanoui sur la glace avec un bruit sourd de quelqu’un qui criait mon nom.



*****


— Merde Alexander ! Vite, appelez une ambulance !



Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis vraiment une idiote ! Pourquoi je l’ai fait aller si vite, je suis vraiment conne, putain !


— Mademoiselle votre ami est hors de danger, mais on l’emmène tout de même à l’hôpital, il est encore inconscient, je sais que ce n’est pas le bon moment, mais je vous souhaite un agréable réveillon de noël.

— Merci à vous aussi.



*****


— Bonsoir je viens voir un homme qui vient d’être amené par une ambulance un peu plus tôt. Monsieur Alexander Polosk.

— Et vous êtes ?

— Une amie.

— Il est chambre 174, c’est celle au fond du couloir à droite.

— Merci !



J’espère qu’il va bien, chambre 174, c’est là.


— Oh mademoiselle, votre amie est stable, vous pouvez lui parler, mais pas longtemps, il doit se reposer. Je vous souhaite un joyeux Noël.

— Merci infiniment, joyeux Noël à vous aussi.



Je ne pensais pas ce matin me retrouver dans une chambre d’hôpital, surtout quand c’est le réveillon de Noël, ma fête préférée. Ma fête, c’est ma faute s’il se retrouve ici, en plus il est encore inconscient.


— Alex, je suis sincèrement désolée, tout ça est ma faute, tu m’as dit pourtant que tu n’as jamais fait de patin... Snif... Je suis... Désolée... Snif... vraiment désolée.

— S’il te plaît ouvre les yeux, réponds-moi... Snif... Pardon... Pardon...



Remets-toi vite, je l’embrasse sur la bouche avant de quitter la chambre d’hôpital.

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