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Déjeuner Champêtre

Chapitre 1

Erotique

Pierre et moi nous venons d’installer la nappe sur la table de bois. C’est notre première sortie de printemps. Le soleil est chaud, l’air pur et nous nous sommes arrêtés au bord d’un étang en pleine nature. Sur la piste aménagée qui nous a amenés jusque-là, une aire de pique-nique avec deux tables. Ce genre de mobilier urbain tout prêt à l’emploi, deux tables reliées à leurs bancs, l’ensemble fixé sur des socles de béton.


J’imagine que s’ils n’étaient pas scellés ces meubles seraient vandalisés comme c’est trop souvent le cas depuis quelques années. C’est donc après plusieurs kilomètres de grimpette par des sentiers balisés que nous venons d’atterrir, au milieu d’une clairière ensoleillée. L’étendue d’eau qui l’occupe reflète un coin de ciel sans nuage. Et comme il est presque midi trente, nos estomacs crient famine. La halte qu’ils nous imposent est donc la bienvenue.


Nous avons cette impression de liberté qu’offre la nature dans toute sa splendeur. Nous avons dû croiser quelques touristes ou des pêcheurs, qui eux redescendaient vers le village dont nous apercevons encore entre les trouées d’arbres pas totalement feuillés, les toits rouges. Du sac à dos de mon Pierre, une sorte de couverture fine en guise de nappe vient recouvrir les planches ajourées d’un tablier de bois. Je colle mes fesses sur le banc et je me mets en devoir de sortir tout ce qu’il nous faut pour un casse-croûte champêtre.


Du pain, du pâté, du saucisson, du fromage et bien entendu une bouteille de vin rouge. C’est donc très gentiment que nous apprécions ce qui nous cale enfin l’estomac. Nous n’avons pour tous voisins que quelques moineaux, et de temps à autre, un geai ou un corbeau qui sillonnent le ciel azur au-dessus de nos têtes. La chaleur est déjà bien en place et nous sommes heureux d’être seuls au monde. Je suis légèrement vêtue et je ne regrette pas d’avoir osé une jupe ce matin.


Notre déjeuner particulier se déroule sous les meilleurs auspices. Le vin nous rend, sinon mélancoliques, du moins euphoriques. Et Pierre a dans les yeux depuis quelques minutes une sorte d’éclat que je lui connais bien. Pas qu’il soit obsédé par le sexe, ni qu’il soit amateur d’exhibitionnisme, mais je sens bien, que le côté « zigounette » le perturbe, et ses regards appuyés en sont des preuves évidentes. Moi, dans la nature, je ne suis pas franchement partisane de me laisser faire, au su et au vu de tous.


Mais là, au fond de moi ces tabous qui d’ordinaire sont infranchissables, avec l’alcool ingurgité, n’ont plus tout à fait la même portée. Et puis... le retour des beaux jours, la montée de sève dans tout ce qui nous entoure, je peux comprendre aussi qu’elle trouble mon mari. Il faut dire aussi qu’à trente-six ans pour moi et deux de plus pour lui, nous ne sommes pas encore blasés. Et les choses du sexe et de l’amour sont des accompagnatrices qui rejaillissent parfois d’une manière spontanée.


— xxxXXxxx —


Je range, à la fin de notre déjeuner sympathique, les reliefs de ce repas léger. À peine relevée pour agripper les coins de notre nappe improvisée que Pierre m’attrape par les poignets et par-dessus le plateau de la table approche son visage du mien. Je sais, je sens d’instinct qu’il veut m’embrasser. Et nos bouches se rejoignent, au centre de cet espace que nous venons de partager pour d’autres motifs. J’aime le baiser que nous nous échangeons là, pour tout un tas de raisons diverses. La première étant que le petit Beaujolais village m’a mis un peu le feu au corps.


Puis comme mon buste est très incliné vers l’avant pour mettre ma bouille au niveau de celle de Pierre, je comprends que vu sa stature... et que ma veste ne masque plus grand-chose sous mon chemisier, il a une vue plongeante sur ma poitrine. Pas bien énorme, j’en conviens. Mais mes seins sont libres sous le tissu et lui les adore. Du reste, ses mains chatouillent déjà les boutons de mon corsage.


Je ris et tente de reculer le haut de mon corps. Le bougre me maintient dans la position qu’il m’a obligé à prendre pour que nous nous roulions une pelle. Et la seconde vient déjà de nous unir de nouveau. Je n’ai aucun prétexte légitime pour la refuser et je suis presque persuadée que je l’accentue. Si l’une de ses pattes est sur mon cou pour garder mes lèvres collées aux siennes, l’autre fourrage déjà sur ces excroissances qui attisent son désir. Et mon ventre entre dans la danse. Celle des amours débutantes évidemment.


Par contre, le lieu n’est pas fait pour me rassurer ni m’encourager à aller beaucoup plus loin. Pierre lui, est déjà en transes. Il me paraît de plus en plus fébrile et impatient. Quant à mon oreille, il me susurre des mots que je ne veux pas comprendre. J’y réponds pourtant...


— Tu n’as pas envie... que l’on fasse l’amour là !

— Là ? Ici ? Tout de suite ? Mais il peut passer n’importe qui, tu es complètement fou ?

— Non ! C’est ça qui est bien, qui est bon. Ça fait monter l’adrénaline et la température... et puis on pourrait un peu jouer...

— Jouer ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Dans ta bouche en cet instant, j’imagine bien le truc... Je ne suis pas préparée à cela et puis tu connais mes réticences à me déshabiller en public.

— Mais qui te parle de te désaper ? Je voudrais juste te guider, dans un petit délire...

— Lequel par exemple ? Et au vu de ce qui déforme ton pantalon, je doute fort que nous en restions au stade du petit scénario anodin...

— Oui... bon, quel rabat-joie ! C’était simplement pour nous donner quelques frissons.

— Tu parles pour toi ! Moi j’ai déjà la trouille que des gens passent et nous voient... et encore, je ne suis pas nue... alors si c’était le cas... je serais rouge de honte.

— Ne me dis pas que tu n’as pas au fond de toi, une petite envie.

— Si, mais elle peut attendre d’être à la maison... c’est plus sage.

— Peut-être ! Mais c’est aussi si bon de transgresser parfois les règles. Et puis une fois n’est pas coutume... il fait bon, il fait beau, nous sommes juste toi et moi avec des petits oiseaux tout autour... un pur bonheur.

— Tu oublies un peu vite qu’à trois mètres passe un chemin assez fréquenté et que des promeneurs comme nous peuvent à tout instant débarquer et... tu imagines si j’étais... si nous étions en chantier là, à deux pas du chemin... la honte !

— Oh ! Ma chérie, sois sympa, juste une minute, juste un court moment, pour mon plaisir et surtout le tien...

— Pas si sûre que je pourrais en avoir en sachant que l’on peut nous voir et surtout nous regarder en douce... Qui te dit que tout autour de notre table, des yeux ne nous surveillent pas ?

— Tu as vu beaucoup de marcheurs depuis que nous déjeunons ? Des pêcheurs au bord de l’étang ? Aucun, alors... tu me dis non je ne veux pas... et je le comprends, donc pas la peine de te chercher des excuses bidon.

— Tu... tu es fâché ? Enfin Pierre... je suis navrée, mais j’ai peur !

— Peur de quoi ? Je suis là et qu’est-ce qu’on risque ? Qu’un couple nous aperçoive, qu’un type nous mate ? Ça leur donnerait envie, la belle affaire... Et qui sait... ils pourraient eux aussi faire la même chose, l’émulation par la vue quoi...

— Tu es fou ma parole ! Tu as perdu la raison.

— Mais non... j’ai envie de la femme qui partage ma vie ! Où est le crime ?

— ...


Je me suis tue. Le ton de sa voix est enroué, il a l’air déçu et j’ai pitié de lui. Je soupire...


— Pff ! Et tu voulais quoi ?

— Je n’insiste pas... tu ne veux pas, un point c’est tout.

— Arrête Pierre ! Tu n’es pas marrant là ! Dis-moi... et j’aviserai.

— Eh ben... je voulais que tu te mettes à genoux sur ton banc.

— À genoux... il est en bois et dur ce...

— Tu te pencherais un peu en avant, de manière à poser tes mains là, sur la couverture.

— ?? Je ne saisis pas bien la finalité. Je ne me déshabille pas, c’est bien d’accord ?

— Bien sûr... juste le buste qui repose sur la table.

— Qu’est-ce que tu ne me fais pas faire, toi... faut-il que je sois amoureuse pour prendre des postures pareilles ?


Je suis juchée sur l’assise reliée à l’ensemble table-siège. Et j’ai les genoux sur le banc, exactement comme il le souhaite. C’est alors que le haut de mon corps est presque affalé sur le tablier recouvert de notre nappe de fortune. Lui devant moi attrape mes poignets. Et il les lie à l’aide de sa serviette de table de tissu vichy rouge et blanc qui vient de nous servir pour le repas. La position n’est ni confortable ni très seyante pour moi. Je réalise que cette situation m’oblige à relever les fesses et ma jupe ne couvre plus totalement celles-là.


Comme mes mains sont retenues, difficile de tirer sur les pans de cette pièce de vêtement. Alors il s’arme du second essuie-lèvres et me le pose sur les yeux. Je râle un peu.


— Attends Pierre ! Ça, ça n’était pas prévu.

— C’est pour que tu aies moins peur mon amour. Si des gens venaient à passer, au moins ne serais tu pas perturbée.

— C’est pas croyable... tu penses à tout. Tu ne deviendrais pas un peu pervers sur tes vieux jours ?

— Mais pas du tout... bon, je vais te caresser un peu... d’accord ?

— J’ai le choix ? Dans la posture où je me trouve... enfin où tu m’as collée... je crois que tu vas arriver à tes fins.

— Tu peux tout de même dire « non » ! Auquel cas je n’irais pas plus loin...

— Je te fais confiance... voyons ce que ça va donner... pas trop longtemps, parce que vraiment, j’ai très mal aux tibias.


Il ne répond plus. Pourquoi ? S’est-il éloigné sans que j’entende ses pas ? Alors, lorsque sur mes fesses il passe sa main, c’est comme un soulagement. La caresse me tétanise et il doit bien s’apercevoir de mon trouble. Les doigts ne font que frôler ma culotte qui doit être parfaitement visible de là où il est posté.


— Humm ! Tu aurais raté quelque chose mon ange ! Et puis pour quelqu’un qui ne voulait pas... je trouve que cette culotte est bien humide ! Dis-moi que tu aimes ce que je te fais !

— ...


Je me refuse à lui donner raison ! Il n’a pas besoin de mes paroles pour en être assuré. C’est vrai que le grotesque de la chose me fait mouiller. Je suis plutôt prompte d’ordinaire à suinter d’envie, mais là, en cet instant, je crois que ça bat des records. C’est une sueur intime abondante qui tache sans aucun doute le fond du triangle de tissu blanc que je porte. Il ne le touche pas. Pierre se contente de promener ses doigts le long des bandes élastiques entourant mes cuisses. Et je frémis.


L’impatience a changé de camp. Désormais, c’est moi qui serais plutôt contente de le sentir venir en moi, ou me caresser plus intimement pour le moins. Pourquoi n’entre-t-il pas dans le vif du sujet... si j’ose dire ? Je sens mes muscles qui se contractent, ceux de mes cuisses, et également ceux de mon ventre. Il a gagné ce saligaud. J’ai réellement besoin de faire l’amour. Vite très vite ! Je sais qu’il s’en aperçoit, mais qu’il fait tout pour que je reste sur des charbons ardents.


— xxxXXxxx —


Une décharge électrique parcourt tout mon être. Je sens cette force qui m’enveloppe, me fait frissonner, je geins doucement. Pierre sait que je suis au bord de l’explosion, il en profite largement. Frénétiquement je remue mon derrière en gémissant. Il ne fait rien pour activer le mouvement et je craque. Il n’attendait vraisemblablement que cette prière qui soudain, n’est plus muette.


— Pierre... je t’en supplie, prends moi... ou arrête ça tout de suite.

— Tu n’as donc plus peur des voyeurs... J’adore quand tu réclames... allez, dis le moi encore et encore.

— Salaud ! Tu le savais que j’allais craquer...

— Vas-y ! Supplie-moi... à genoux !

— Je le suis déjà à genoux... alors ou on fait l’amour ou je me redresse et tu devras attendre d’être rentré... si j’en ai toujours besoin !

— Oh mon ange ! Juste un mot pour me raidir la queue encore plus qu’elle ne l’est déjà...

— Prends-moi ! Baise-moi, je veux que tu me bourres là, sur la table... donne, je t’en supplie donne-moi ton sexe...

— Tu me promets que tu me finiras à la bouche ?

— Quoi ? Je te promets tout ce que tu veux, mais calme ma faim... je t’en prie Pierre.

— Ahhh !


Je pousse un hurlement de soulagement. Ma culotte glisse de mes fesses pour s’arrêter à mi-cuisses. Il va me donner ce que j’espère. Puis sa bouche vient prendre part au festin. Sa langue est rafraîchissante. Elle longe d’abord les deux lèvres qui ne sont plus solidaires tant ma mouille est abondante. Je ne vois rien, mais je sens que je coule de partout. Il me lèche pour mon plus grand bonheur. Il sait, il connaît tous les détours, tous les chemins qui vont de la jointure basse de mes grandes lippes à celle qui renferme mon clitoris. Et c’est un cri dès qu’il effleure ce dernier.


Une plainte de joie... qui résonne dans la clairière. Au diable les éventuels voyeurs, vieux ou jeunes, mon corps a besoin de se sentir pris. Je veux que mon mari me pénètre là tout de suite, peu importe la manière. Je dois, c’est impératif, il me faut sa queue en moi et j’en ai la chair de poule partout sur la colonne vertébrale. La langue s’enfonce davantage dans les plis et les replis de ma chatte. Pour un peu, je sauterais de la table pour le forcer à me prendre.


Il voit bien que son supplice a assez duré et d’un coup, c’est bref, c’est brutal bien que sans douleur. Il m’enfourne sa baguette jusqu’à la garde et je ne peux plus dire un mot. Cette entrée fracassante me coupe le souffle. Deux mains s’agrippent à ma croupe tendue et il me lime rapidement. Le plaisir est déjà là, qui monte en moi, il n’était que temps qu’il me baise. Et finalement pour lui également, ça a dû être jouissif.


Trois ou quatre va-et-vient très rapides, un rythme de croisière plus lent et il ne faut guère plus de quatre à cinq minutes de ce traitement pour qu’à l’unisson nous nous abandonnions à un plaisir explosif. Et nos sécrétions se mélangent. Je ne pense plus à ce qu’il m’a demandé... et je suis surprise lorsque son membre évacue rapidement mon ventre. Moi qui croyais qu’il s’était entièrement épanché dans mon sexe, je me retrouve avec son cigare entre les lèvres. Celles de mon visage, entre lesquelles il répète les gestes qui lui ont permis de me faire grimper aux rideaux.


La bite dans ma bouche entre et ressort avec entrain. Je ne cherche plus à cacher mes fesses. Si quelqu’un nous aperçoit, au moins n’en tombera-t-il pas aveugle et grand bien lui fasse, à ce potentiel mateur. C’est tout aussi hâtivement que sa semence envahit mon palais. Elle est peut-être simplement plus fluide la seconde fois ? Je n’en suis pas certaine, mais je me force à avaler cette liqueur et Pierre en me serrant les tempes de ses deux mains ouvertes, a un râle de plaisir qui n’en finit plus de réveiller la nature.


— xxxXXxxx —


Ma culotte garde les traces de ce sperme qui est encore dans mon vagin. Nous reprenons en nous donnant la main cette fois, une progression que nous avions interrompue pour déjeuner. La pause a été finalement un bon moment et je ne regrette pas vraiment de l’avoir suivi dans ces folies... L’amour me fait faire des choses incroyables. Le bleu du ciel semble nous dire... vous êtes beaux, vous avez toujours du temps. Profitez de ces instants magiques... parfois, il suffit d’un rien pour qu’un grain de sable enraye la machine...

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