Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 6 858 fois
  • 73 J'aime
  • 7 Commentaires

Des étoiles dans les yeux

Chapitre 2

Travesti / Trans

Le lendemain matin, nous étions partis à l’aube pour l’aéroport. Nous avions un petit peu de route, mais nous n’avions pas beaucoup parlé sur le chemin. En effet, mon père était du genre à se concentrer sur la route et à ne pas être loquace au volant. Quant à ma mère, elle somnolait sur le siège passager, visiblement encore fatiguée après une nuit un peu courte. Pour ma part, je n’avais pas non plus beaucoup dormi, mais j’étais surtout extrêmement troublé par ce que j’avais fait pendant la nuit.


Cela faisait quelques mois que je ressentais des changements en moi. L’irruption d’une autre personne, et très précisément d’une femme. Audrey. Elle avait été mon petit secret, et je l’avais développée dans mes pensées, imaginant ses traits, son allure, ses manières. Mais honnêtement, je ne pensais pas que je la laisserais apparaître un jour. Et puis, à l’époque, j’avais Natacha. J’aimais les filles. Et j’avais cette sensation idiote que cela ne pourrait pas être le cas si j’en étais une moi aussi. Alban pouvait être avec Natacha, pas Audrey.


Pourtant, assis dans la voiture à regarder le paysage encore sombre défiler par la fenêtre, je me sentais moins Alban qu’Audrey. Et pour cause, le matin, au moment de partir, j’avais enfilé le tanga de ma sœur, incognito sous mon jean. Je n’avais pas osé mettre le soutien-gorge, de peur qu’il ne se voie à travers mon pull. Mais au moins, sentir la douceur de sous-vêtement, si féminin, m’emplissait d’un délectable sentiment de quiétude. Je ne ressentais aucune honte, et ne me préoccupais même pas de ce que je ferais en arrivant à Montréal : je savais que Natacha serait à l’aéroport, et qu’elle me sauterait dessus dès notre arrivée chez moi. Je me doutais qu’elle n’apprécierait pas particulièrement de me voir en lingerie féminine. Et puis surtout, à ce moment-là, mon désir prendrait le dessus et j’aimerais être Alban et non pas Audrey. Je savais tout cela, mais cela ne m’inquiétait nullement. Je me dis que je trouverais un prétexte pour filer à la salle de bain, où je pourrais me changer rapidement. Je verrais bien, mais, à cet instant précis, je n’avais aucune envie de m’y attarder.


Arrivés à l’aéroport, j’embrassai mes parents et me dirigeai vers la sécurité. Une fois toutes les formalités effectuées, je me retrouvai devant la porte d’embarquement, plus d’une heure en avance. Une heure à tuer, donc… Je décidai donc d’observer les gens.


Assis en face de moi, il y avait un jeune couple, dans les 25 ans. La femme était plutôt mignonne, une petite rousse, assez fine, avec des jolies formes. J’aimais bien la façon dont elle était habillée : un chemisier bleu assez léger, au travers duquel on pouvait distinguer l’ombre de son soutien-gorge noir, un pantalon en cuir un peu moulant, des petites bottines noires. À ce moment, je me fis la remarque que je portais sur elle un double regard : à la fois celui d’Alban, se demandant à quoi elle pouvait bien ressembler nue et si sa petite bouche mutine savait bien sucer, et en même temps celui d’Audrey, essentiellement focalisé sur cette tenue fort à son goût. Je devrais me procurer de tels vêtements. Mais iraient-ils vraiment avec mes cheveux blonds ? Oui, probablement… Malheureusement, sans poitrine, aucune chance de faire ressortir ce soutien-gorge sous mon chemisier. Quant à son copain, il était plutôt mignon. Le crâne rasé, mais avec une belle barbe blonde. Super élégant, dans le genre un peu hipster. Pas du tout un genre qui m’irait, ceci dit, mais quand même. Rapidement, je me dis que c’était plus en tant qu’Audrey que je le regardais.


Au bout de quelques minutes, je croisai son regard et me sentis tressaillir. Une sensation très étrange envahissait tout mon corps. Audrey, calme-toi ! Rien n’y faisait, Audrey voulait soutenir ce regard, voulait parler à ce bel inconnu, lier avec lui, voire plus si affinités… Mais tout cela restait bien déraisonnable, pour la simple et bonne raison qu’Audrey n’existait que dans ma tête. Lui ne voyait qu’Alban : un jeune homme plutôt pas mal, avec des traits plutôt fins. Mais un homme, rien qu’un homme. Pourtant, je ne détournai pas le regard et continuai de le fixer, droit dans les yeux. L’homme s’arrêta lui aussi quelques instants, soutenant mon regard, puis il se détourna de moi avec un petit sourire. Voilà, j’étais passé pour un idiot.


Il se pencha vers sa copine pour l’embrasser à pleine bouche. C’était un baiser d’une passion rare, torride, intense. Je devinais leurs langues se mêlant, se caressant… Je ressentis un frisson dans tout mon corps. Il posait ses mains sur les seins de la fille, les massant tendrement pendant qu’il l’embrassait. Quelle chance elle avait, sans même le savoir ! La vie est parfois bien injuste… En tout cas, j’étais au spectacle, devant ces deux-là ! Je ne les quittais pas des yeux. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, détachant sa bouche de celle de la fille, l’homme me regarda fixement avec un petit sourire entendu. Il se leva, marcha dans ma direction, puis bifurqua juste avant de m’atteindre. Pendant toute l’opération, il n’avait cessé de me regarder avec cet air entendu.


Sans savoir ce que je faisais, je me levai et lui emboîtai le pas. Je vis qu’il se dirigeait vers les toilettes. Avais-je perdu la tête ? Je ne m’arrêtai pas pour autant, je ne fis pas demi-tour. Non, je marchai toujours derrière lui, il me tint même la porte avec un grand sourire. Il se dirigea vers une cabine, entra mais ne ferma pas la porte. Je le suivis, comme hypnotisé. Ou plutôt, hypnotiséE ? Car non, Alban n’a jamais été gay. Jamais attiré par les hommes. Alban aime les femmes, n’aime que les femmes. Mais Audrey ? Je crois bien qu’Audrey aime les hommes, exclusivement les hommes. Et Audrey trouve celui-ci particulièrement attirant. Alors oui, c’est en tant qu’Audrey que j’entrai dans la cabine et fermai la porte. Audrey cachée dans le corps d’Alban, mais Audrey quand même. L’homme m’y attendait, avec un grand sourire, son pénis déjà hors de sa braguette. Il bandait déjà particulièrement fort, n’attendant que ma bouche pour le contenter.


Je me mis à genoux devant lui et attrapai son membre. C’est la première fois que j’en voyais un en vrai, à part celui d’Alban naturellement. Mais celui-ci était plus viril, plus fort, plus veiné. Son gland était rose, et complètement décalotté. « Tu attends quoi ? » me demanda-t-il avec un fort accent québécois. Alors j’approchai ma bouche et embrassai le gland d’abord. Il était chaud et avait un goût léger, qui ne me semblait comparable à rien que je connusse. Excitée, je continuai mon exploration de ce nouvel objet de plaisir. Je passai ma langue tout le long du membre, n’osant encore l’avaler. Était-ce donc cela que ressentait Natacha quand elle suçait Alban ? Je craignais de ne pas être à la hauteur : il faut dire que Natacha était une suceuse hors-pair. Mais moi, allais-je y arriver ?


Je pris mon courage à deux mains et engloutis ce pénis. Je commençai à pratiquer des petits mouvements, à l’envelopper de ma langue. L’homme poussait des petits grognements de plaisir qui me firent comprendre que je n’étais pas si mauvaise, après tout. De ma main droite, je commençai à le branler tout en poursuivant ma fellation, et de la gauche, je jouai avec ses couilles rasées, deux petites boules pâles sacrément désirables.


Il ne fallut pas plus de deux minutes pour que je sentis la queue se contracter et l’homme donner quelques coups de bassin un peu plus secs. Je me préparai… Et soudain je la reçus : sa semence, chaude et âpre, dans ma bouche. Quatre filets épais et juteux, que j’avalai goulûment. Ce goût… Tellement étrange, tellement nouveau pour moi… Tandis que je me délectai de cette saveur étrange, l’homme ôta son sexe, le rangea dans son pantalon et remonta la braguette. Il me dit, d’une voix un peu amusée : « Wow, tu suces merveilleusement bien ! Je peux te demander comment tu t’appelles ? »


Je ne réfléchis pas une seconde pour lui répondre que je m’appelais Audrey. Il me regarda de haut en bas, toujours agenouillée devant lui et eut un sourire. « Oh je vois… Et du coup, Audrey, tu as aimé ce qu’on a fait ? » J’acquiesçai. Il eut un petit rire, que je ne sus interpréter. « Bon, et si nous continuions cette discussion ailleurs, la voie est encore libre, si tu veux t’éclipser discrètement… »


Je n’avais pas pensé à cet aspect-là des choses, tout entière à mon plaisir et à mon excitation ! Mais oui, je n’avais que modérément envie d’être aperçue sortant de la cabine des toilettes avec un homme. D’autant plus que l’on n’aurait pas vu Audrey mais bien Alban. Mais heureusement, il n’y avait personne quand je sortis. Je pus aller aux lavabos me rincer la bouche et le visage. L’homme m’attendait.


— Enchanté, Audrey, moi c’est Nathan. Et ma copine, que tu as bien reluquée, c’est Elena.

— Enchantée, Nathan, répondis-je d’une voix faible, un peu honteuse de ce qu’il venait de se passer.

— Tu vas à Montréal toi aussi ?


Je lui expliquai que oui, que j’étais étudiante à McGill (je pense avoir dit étudiant, à ce moment-là), que j’étais en France pour les vacances de Noël. Quant à eux, ils avaient décidé de passer la fin d’année à Paris, pour profiter de la ville lumière en amoureux. C’était leur première fois à Paris, et ils avaient adoré. Nous marchions en parlant, et bientôt nous étions de retour devant notre porte. Elena nous fit un sourire : « Alors, vous vous êtes bien amusés, les gars ? » Je sentis mes joues s’empourprer, mais Nathan n’était nullement gêné : « Ah non, chérie, pas les gars. Je te présente Audrey. » Elena eut un petit instant d’hésitation que je ne pus m’empêcher de noter. Mais pourrais-je le lui reprocher ? Rien dans mon physique n’indiquait que je fusse femme. Mais elle se reprit presque instantanément, et se leva pour m’embrasser : « Enchantée, Audrey ! Moi c’est Elena ! On devrait bien s’entendre, vu qu’on a des goûts plutôt semblables en matière d’hommes. » Et elle éclata d’un rire cristallin que je me surpris à trouver charmant. Était-ce le retour d’Alban ?


Nous discutâmes jusqu’au moment de l’embarquement. Nos sièges étaient un peu éloignés, mais ils me dirent de les attendre au débarquement.

Le voyage se passa sans encombre. J’étais complètement perturbé par tout ce qui venait de se passer. Avais-je vraiment sucé un homme dans les toilettes de l’aéroport ? Etais-je vraiment en train de porter un tanga de femme ? Avais-je vraiment enfilé une robe de ma sœur la veille ? Mais que m’arrivait-il ? En laissant Audrey surgir, j’avais l’impression d’avoir ouvert la porte à tant d’imprévus… Mais étais-je vraiment en mesure de me laisser aller à tout cela ? J’avais des études, un petit boulot, et surtout une copine ultra canon ! N’allais-je pas courir le risque de perdre tout cela si je laissais Audrey prendre une place dans ma vie ? J’avais le sentiment qu’elle ne se contenterait pas d’un petit rôle, qu’elle voudrait rapidement avoir une place de choix. Sur ces pensées troubles, je finis par m’endormir et ne me réveillai qu’à l’atterrissage.


L’étrange couple formé par Nathan et Elena était sorti en premier et m’attendait dehors. Nathan tenait absolument à me donner son numéro de téléphone, que j’enregistrai sans grande conviction dans mon téléphone.


À la sortie, Natacha m’attendait, plus sexy que jamais : elle avait clairement joué le grand jeu pour m’accueillir, et il faut dire que sa tenue affriolante me fit instantanément de l’effet ! Je n’eus plus qu’une pensée : rentrer, pour pouvoir la baiser. Alban était décidément vraiment de retour ! « Mon chéri ! » hurla-t-elle en me voyant, courant dans ma direction pour m’enlacer et m’embrasser fougueusement. J’étais très mal à l’aise face à Nathan… Mais Natacha les remarque rapidement et se décolla de moi : « Oh tu t’es fait des amis dans l’avion ? »


Nathan sourit et répondit pour moi : « Oui, en quelque sorte ! Nous avons un peu sympathisé. Il faudra que vous veniez manger chez nous un de ces jours ! » Natacha sembla ravie et accepta immédiatement. J’étais à la fois gêné et amusé par la tournure que prenaient les évènements. « Mais bon, nous allons vous laisser en amoureux pour l’instant. On se recontacte très vite ? » On se dit au revoir, mais, au moment de prendre congé, Nathan se retourna et lança : « Mais j’y pense, tu n’as même pas pris le temps de nous dire comment tu t’appelles ! »


Rouge de honte, je répondis : « Alban, je m’appelle Alban. »

Diffuse en direct !
Regarder son live