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Des plaisirs simples

Chapitre 1

Trash

J’ai 38 ans, j’habite et je travaille sur Paris comme cadre marketing dans une grosse boîte qui fabrique de la lingerie fine. On fait plutôt dans le haut de gamme avec pure soie, dentelles sophistiquées et satin à tous les étages. Après sept ans de ce boulot je me demande toujours comment j’ai pu atterrir là-dedans, moi qui ai toujours préféré le jean moulant porté à cru à tous ces sous-vêtements de luxe censés émoustiller les mâles. Sûrement pour le fric, car je suis très bien payée !

J’ai une forte poitrine encore très ferme pour mon âge et qui de tous temps m’a valu de n’avoir jamais à courir après un mec. C’est peut-être là mon malheur car si j’ai eu de nombreux amants, je n’ai jamais trouvé l’amour avec un grand « A », celui qui vous fait tout lâcher pour finir vos jours avec l’homme de votre vie. Oh, il y a bien eu quelques moments de tendresse au milieu de ces parties de jambes en l’air, mais ils n’ont pas duré plus que les violettes. En fait, je suis classée comme très chaude par tous mes ex (si, si, demandez-leur) et ils vous parleront tous d’Isabelle (Isabelle c’est moi) avec le bout de la bite qui suinte d’émotion. Je suis devenue une amante exceptionnelle par la seule force de mon talent de comédienne car je n’ai, jusqu’à l’âge de 37 ans, jamais connu l’orgasme. Je savais gémir, hurler, sucer et me faire défoncer avec un réalisme convaincant sans ressentir le moindre plaisir, mais en donnant à croire à l’autre qu’il était Éros en personne. Même la masturbation peine à me procurer quelque émoi. Cette quasi-frigidité que, par pudeur, je n’ai jamais révélé à qui que ce soit, et encore moins à un psy, a certainement contribué à faire tourner court les rares aventures qui auraient pu prendre une tournure romantique. Je m’étais donc résignée à faire tomber les jules comme des mouches à grands renforts de nichons provocants, de cul artistiquement moulé dans mes jeans, et, il faut bien le dire, d’un minois attrayant : je suis brune aux yeux verts (mère italienne et père breton). Un seul but à ce déploiement de sexe : rester le moins souvent possible seule dans mon lit. Mais il y a de cela quelques mois, je me suis aperçue que la solitude valait finalement bien mieux que toutes ces coucheries, sans réels lendemains. Crise de la quarantaine avant l’âge ? Subit accès de misanthropie maladive ? Ou plus simplement marre de simuler pour faire plaisir à des partenaires dont je n’attendais rien de plus que le fait de me faire sexuellement exister. Lucide la fille, non ?

Et puis, il y a eu cet e-mail publicitaire (les spécialistes appellent çà un « spam ») que j’ai ouvert un dimanche de novembre dernier. D’habitude je supprime systématiquement sans les lire tous ces messages indésirables. Mais ce jour-là... je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais à plat ventre sur mon beau canapé en cuir pleine fleur, mon ordinateur portable sous le nez et en cette fin d’après-midi pluvieuse, j’étais d’humeur morose. J’avais viré le matin même avec pertes et fracas ma dernière conquête, un jeunot de vingt-cinq ans beau comme un dieu, fier comme Artaban, et finalement casse-couille comme pas permis. J’avais implicitement décidé de tirer un trait sur les mecs jusqu’à nouvel ordre. L’avenir m’apparaissait donc particulièrement vide jusqu’à ce que j’ouvre ce mail émanant de « Creamy Dolly ». L’objet du message, en anglais dans le texte, donnait quelque chose comme « Splash me ». Vous conviendrez avec moi que rien, là-dedans, n’était fait pour donner envie de lire. Pourtant, et ne me demandez pas pourquoi, je l’ai fait : mon index impeccablement manucuré a délicatement cliqué sur le menu « lire ». Et là, j’ai commencé à déchiffrer. « Creamy Dolly » était visiblement une jeune fille anglaise de bonne famille particulièrement cochonne qui prenait son pied en jouant à pipi-caca avec ses partenaires mâles ou femelles. Jusque là, rien de bien nouveau sous le soleil de l’uro-scato, discipline que je n’avais jamais pratiqué malgré mes nombreuses heures de vol. A vrai dire, mes chéris ne me l’avaient jamais demandé. Le récit intitulé « Splash me » (éclabousse-moi) racontait les débuts hésitants de Creamy Dolly dans la fornication cacateuse. Plutôt écœurée au début, je me suis sentie au fil des lignes gagnée par une curieuse langueur. Une sensation troublante envahit mon bas-ventre. Avec force détails, et dans un langage très cru, l’auteur décrivait le déchaînement sensuel provoqué par le contact avec l’urine et les matières fécales. Avec le recul, j’ai compris ce qui avait provoqué chez moi cette agitation des sens : Creamy Dolly se faisait dessus toute habillée... Et comme moi, elle affectionnait les jeans moulant et les grandes bottes.

Je ne vous ai pas encore parlé de ma collection de bottes. Je sois être le seul cadre de mon entreprise à me pointer au travail en jeans moulants et chaussé de cuissardes démesurées. N’y voyez pas le simple souhait d’être sexy ni de mettre en valeur mes longues jambes et mon cul de déesse. Voyez-y plutôt un besoin irrépressible d’être enveloppée et protégée, serrée et isolée dans cette gangue de tissu, de latex ou de cuir. J’ai commencé à m’habiller comme cela dès l’adolescence, et si mes parents, plutôt permissifs, n’ont jamais fait de remarque à ce sujet, cela m’a souvent attiré des réflexions de la part de mes trois employeurs successifs, y compris le dernier qui est plutôt cool. Bien entendu je ne tiens pas compte de ces reproches à demi-voilés, et comme je suis très bonne dans ma partie et donc inattaquable sur mon boulot, je connais de délicieux grands moments de solitude lors des séminaires au milieu de mes collègues féminines en tailleur Prada. Pour en revenir à mes bottes, je dois en avoir une douzaine de paires, toutes en pointure 41, depuis la cuissarde en vinyle noir à talons compensés, merveilleusement pute, à la botte gothique ferrée et cloutée, franchement grunge. Je les porte une semaine d’affilée, les mariant chaque jour avec l’un de mes innombrables jeans, tous en taille 40. J’ai du Levi’s brut de décoffrage à insérer au chausse pied, du Wrangler Stretch qui gaine amoureusement la jambe, du Mac-Douglas en agneau qui moule le cul de façon indécente, et même du gros jean cuir de motard lacé sur les côtés, d’un millimètre et demi d’épaisseur, dont la couleur marron passé s’assortit merveilleusement avec mes bottes de biker.

Justement, ce dimanche-là j’étais moulée dans mon gros jean de moto que j’avais glissé dans mes New Rock. Je vous passe le côté Terminator de l’accoutrement : de toute façon, je n’avais personne à séduire, et si je devais sortir, j’étais déjà parée contre la pluie qui tombait à verse. Vous vous dites: elle parle de son futal, de se ses pompes, mais elle ne décrit pas ses hauts. Amie lectrice, ne cherche pas de sophistication : j’ai décidé il y a belle lurette qu’il n’y avait pas mieux qu’un tee-shirt blanc ajusté pour mettre en valeur mes nichons. J’ai donc une trentaine de tee-shirts de marque, immaculés et identiques, qui donnent l’impression que je porte toujours le même.

Pour en revenir à ce dimanche-là, j’étais allongée face à mon écran, en proie à une excitation croissante, nouvelle pour moi, au fur et à mesure que Creamy Dolly égrenait son parcours initiatique sur les chemins glissants de l’urophilie et de la scatophilie. Peu avant la fin du récit, la fille décrivait comment, en plein milieu d’un pub de Liverpool où elle était allé prendre un thé, elle s’était chiée dessus avec une jouissance inouïe. Là, j’ai arrêté la lecture, déposé mes lunettes (je suis presbyte) et je me suis retournée sur le dos, en proie à une langueur indicible. J’étais parcourue de frissons électriques rien qu’en me remémorant les derniers mots de Creamy Dolly dans son bistrot enfumé. Mes mains, habitées d’une vie propre, allaient et venaient sur ma braguette de cuir épais, mes doigts incontrôlables effleurant les gros boutons de métal. Je fermai les yeux, tête rejetée en arrière, mes jambes gainées de cuir et bottées se croisant et se décroisant en griffant mon beau canapé en peau. Pour la première fois de ma vie, je ressentais quelque chose de puissant en me masturbant. C’est alors qu’à force de me pétrir l’entrejambe, je déclenchai une onde de plaisir directement couplée avec une violente envie de chier ! Quelque peu désorientée, je goûtai néanmoins cette sensation inédite du caca qui monte et de ce qui me sembla être du pur plaisir sexuel. Ma tripaille boudinée et lacée dans mon gros jean de motard depuis le petit matin, ne demandait qu’à s’exprimer. Il est vrai que je n’étais pas allée à la selle depuis deux jours, les petits soucis de la vie aidant, et encore, je ne suis pas précisément de nature constipée. Le moment arriva où, perdant tout contrôle, le souffle court, j’ai lâché le bon gros paquet dans mon bénard. J’ai encore du mal à décrire ce premier contact avec la merde dure et pâteuse, comprimée par le pantalon de cuir. J’ai connu mon premier orgasme brutal au moment précis ou l’étron s’est glissé jusque sous mon sexe, alors qu’un ignoble et délicieux remugle avait envahi mon salon. Je me souviens m’être mordue la lèvre pour ne pas hurler de plaisir. Tout en jouissant, je continuai à pousser dans mon fute ces deux jours de crotte brûlante qui au bout du compte m’enveloppèrent le cul et la chatte tels une culotte humide et puante. Un deuxième orgasme, tout aussi brutal que le premier, intervint juste à la fin de la livraison. Là, j’ai carrément crié : au diable les voisins ! Je me suis retrouvée essoufflée, pantelante, les jambes écartées, la merde au cul et le corps en extase, enveloppée de senteurs méphitiques. Je suis restée quelques minutes dans cette position, le temps de récupérer de cette expérience insolite et pourtant si jouissive. Au moment où je me relevai, ma vessie s’est rappelée à mon bon souvenir, et alors que des réflexes conditionnés m’envoyaient directement vers les WC, le démon de Creamy Dolly me chuchota à l’oreille de ne pas aller plus loin. Je me pissai donc dessus un bon quart de litre d’urine chaude qui glissa le long de mes cuisses, imprégnant le cuir souillé, lessivant la merde déjà collée, direction l’intérieur de mes bottes. Prise à nouveau d’une excitation délétère, je me levai du canapé et esquissai quelques pas pour faire jouer le long de mes jambes le fourreau de peau imprégné de caca et de pisse, dans le but inavoué de bien mélanger la substance crémeuse que je sentais caresser mon entrejambe sous le gros cuir marronasse. Je ne pus aller au-delà de la table basse, terrassée par un nouvel et violent orgasme. Je tombai à genou sur mon beau tapis persan. Je réalisai alors que mon urine et ma merde m’avaient fait accéder à la jouissance ultime alors que ma presque centaine d’amants n’y étaient jamais parvenus. Assise sur les talons de mes bottes, je me dandinai légèrement, malaxant avec délices la demi-livre de merde pâteuse qui s’étalait sous mon fion et ma motte. Sentant monter une nouvelle excitation, j’envoyai mes deux mains dans ma ceinture, sous le cuir épais imprégné de caca et j’entrepris de faire remonter sur mon tee-shirt immaculé le trop-plein de crotte que le cuir hyper serré chassait vers le haut. Les mimines pleines de ma merde puante et si merveilleuse, je commençai à saloper mon tee-shirt, laissant de grandes trainées marron sur mes nichons aux tétines bandées, badigeonnant mes aisselles fraîchement épilées, bref, me transformant en fille vraiment très très sale...

Dehors, la pluie tombait à verse et il faisait presque nuit. Le crépuscule me trouva donc affalée sur le tapis, couverte de merde et sexuellement comblée. Le problème, avec ce genre de fantasme fétichiste, c’est qu’on y devient vite accroc et que l’imagination fonctionne à plein régime pour rendre la prochaine expérience encore plus planante. Mon imagination à moi ne trouva rien de mieux que de m’envoyer promener au-dehors, vêtue de mes fringues merdiques, et si possible d’aller me masturber dans un endroit public. J’enfilai un imper bleu marine suffisamment long pour masquer mes cuisses gainées de cuir humide et je descendis dans la rue très passante qui borde mon immeuble.

C’est un arrondissement plutôt chicos où les bars lounge pullulent. J’entrai dans le premier, à une centaine de mètres de chez moi. Ne fréquentant habituellement pas ces lieux, j’étais parfaitement inconnue dans cet établissement et j’allai directement m’asseoir dans une alcôve à peine éclairée par un petit abat-jour rouge. Une fois pelotonnée sur ma banquette de moleskine, la senteur d’étron frais commença à se répandre. Rencognée dans l’ombre de mon box, je me délectai de mon odeur fétide, remuant mes fesses pour encore mieux tartiner le paquet de crotte que je sentais remonter jusque dans le bas de mon dos. L’intérêt pratique de chier dans du cuir, c’est qu’il minimise les traces là où l’on s’assoit, laissant tout au plus échapper une légère humidité un peu graisseuse... Le bar était peu peuplé, et à part quelques œillades machinales, personne ne sembla me prêter attention. Il faut dire que ma tignasse brune trempée recouvrait mon visage et que mon imper tout aussi trempé dissimulait mes formes. Un moment paniquée, je me demandai ce que je foutais là, engoncée dans mon caca, tremblante à l’idée d’être découverte. Puis un désir subit me tordit le bas-ventre et j’envoyai mes mains dans ma braguette pour me caresser. Lorsque mes doigts entrèrent en contact avec le fond de mon jean de cuir imprégné de merde grasse et tiède, je fus transpercée par une vague de plaisir. Je commençai à me branler, mélangeant avec lenteur la crotte, lâchant çà et là quelques giclées d’urine. Je jouis au moment où un serveur efféminé se pointa à ma table. Il me regarda comme un poisson pas frais, fronçant les narines, mais se contentant de s’enquérir de ma commande. Je lui pris un Martini et lui adressai un regard qui voulait dire : « casse-toi vite fait ». Encore essoufflée de mon petit orgasme express, j’essuyai mes mains merdeuses sous mon imper, direct sur mon tee-shirt déjà ruiné. Au passage, je me caressai les seins, entretenant une excitation qui ne voulait de toute façon pas retomber. Pour la première fois de ma vie, j’étais véritablement en rut. Et le comble était que ce rut démoniaque, aucun mâle ni aucune femelle n’en était à l’origine. Seules mes secrétions les plus abjectes provoquaient cet état de désir animal. La pisse et la merde avaient dégouliné au fond de mes grosses bottes gothiques et je pouvais avec délice agiter mes doigts de pieds dans le répugnant mélange. Parcourue d’éclairs de plaisir, je sentis mes boyaux se tordre subitement en signe d’une livraison prochaine. Très furtivement, la peur de me faire dessus me traversa l’esprit, puis très vite je poussai comme une malade pour faire sortir la diarrhée magnifique. Dans un discret bruit de pet liquide, je lâchai une chiasse crémeuse qui s’étala jusque sous mes cuisses. Une seconde plus tard, j’eus un énième orgasme, tout aussi violent que les précédents, et dans l’instant, le serveur se matérialisa avec ma commande. Celui-là avait décidément le chic pour débarquer dans les moments critiques ! Il déposa rapidement la boisson avec un air parfaitement dégoûté, mais sans mot dire. Je lui adressai mon plus beau sourire, me retenant de pouffer car il fallait bien reconnaître que ça schlinguait méchamment dans mon petit royaume de skaï, de cuir et de merde... J’avalai en vitesse l’apéritif, laissai un billet de 10 euros, et sortis dans la nuit fraîche. La pluie avait cessé. Mon pantalon de cuir et mon tee-shirt collaient à ma peau avec une sensualité inouïe. Je mouillai en permanence, rendue folle par ce contact merveilleux et si dégueulasse. Il n’était que vingt heures ce dimanche soir et le boulevard était quasi-désert. La pluie s’était arrêtée. Il me fallait impérativement sentir la présence de mes semblables pour décupler le plaisir pris à mes petits jeux interdits. Le salut vint d’une station de métro toute proche. Jouir au milieu des passagers d’une rame ! Je me précipitai dans le premier train qui s’arrêta. La ligne filait vers les Champs-Élysée. Peu importait. Le wagon était bondé. Je me tassai comme je pus dans l’allée centrale et contemplai avec plaisir les trognes effarées de mes voisins d’infortune. Chacun s’observait avec dégoût, se demandant qui venait de déféquer là, au milieu de tout le monde. Curieusement, personne ne me regarda : ce n’était certainement pas cette dame en imperméable qui avait pu faire çà ! Je sentais véritablement la mort. Imaginez que cela faisait près de deux heures que je me chiai et pissai dessus au gré de mes pulsions sexuelles. Personne à ma connaissance, et dans mes fantasmes les plus tordus, n’était resté aussi longtemps confit dans ses excrétions. Et je ne voulais pas que ça s’arrête. Une pensée terriblement incongrue et bassement pratique me vint à l’esprit : il fallait que je mange quelque chose pour alimenter ma machine à caca ! Voilà que je me mettais à redouter la panne sèche ! Je descendis à la station suivante et me mis à chercher un marchand ambulant. Soudain, je mourrais de faim ! J’achetai deux hot-dogs et une canette de soda dans un kiosque tenu par un asiatique. L’homme garda une mine impassible tout le temps de la transaction. Ou il était enrhumé, ou j’avais devant moi un exemple vivant de la fameuse sérénité extrême-orientale. Et pourtant, putain que je schlinguais !

J’engloutis mes sandwiches puis filai vers les plus proches toilettes, prise d’un nouvel accès de désir : je voulais sentir le contact de ma merde sur mes seins. Je m’enfermai dans une cabine de chiotte aux parois couvertes de graffitis, ôtai imperméable et tee-shirt, puis dégrafai mon soutien-gorge. Je me démoulai tant bien que mal de mon gros pantalon de cuir, libérant un épouvantable fumet de crotte éventée. Je frottai le soutif au fond de mon calbute, raclant la merde brune qui s’y était incrustée et lâchant une giclée de pisse pour ramollir un peu le tout. Toute à ces manipulations indignes, j’avais le souffle court et je sentais monter la jouissance. Je me remis le soutien-gorge, baissai le tee-shirt et commençai à me malaxer les seins tout en me pétrissant l’entre-jambe. Mes tétons frottaient l’intérieur du soutif souillé et, les yeux clos, je laissai monter une nouvelle vague de chaleur sexuelle. Je ne jouis pourtant pas car une porte venait de claquer à côté de ma cabine : quelqu’un venait d’entrer pour se soulager. Homme ou femme ? Impossible de le savoir dans ces toilettes publiques mixtes. Bruit caractéristique d’une ceinture qu’on défait, crissement d’un zip de braguette, froissement d’un futal qu’on baisse... puis un soupir rauque et mâle précédant une défécation bruyante : un mec venait de lâcher un étron de belle taille souligné par un « plop » sonore. Incroyable comme dans le silence de chiottes carrelées, les sons prennent une dimension visuelle troublante. Tout aussi rapidement, l’inconnu remonta son pantalon et se rajusta. Visiblement, il n’avait pas jugé bon de s’essuyer ! Il est vrai que le papier faisait cruellement défaut, comme dans la quasi-totalité des WC de Paris. Sans préméditation aucune, je décidai de suivre ce gars-là, ne serait-ce que pour voir sa tête. Je lui laissai quelques secondes puis sortis de mon antre, à nouveau sanglée dans mon imper et douillettement enduite de merde et de pisse. Ces toilettes étant en sous-sol, j’émergeai en haut des marches à quelques encablures d’un grand mec baraqué moulé dans un jean délavé et vêtu d’un cuir noir quelque peu râpé. Les cheveux étaient châtains et coupés courts. Les talons de ses santiags ponctuaient bruyamment de grandes enjambées. L’homme avait l’air pressé. J’accélérai le pas, piquée de curiosité et désireuse de voir sa figure. Il me fallait pour cela le doubler, voire l’aborder. J’ai l’habitude de draguer les mecs et, sans prétention aucune, peu résistent à mon numéro de grande fille saine ruisselante de sensualité ! A cet instant c’était différent car si je ruisselais de quelque chose, ce n’était certainement pas de sensualité, quoique... Je ne pouvais détacher mon regard de cette paire de fesses non essuyées admirablement prisonnières de ce jean usé. Des ondes de chaleur se remirent à assaillir mon bas-ventre, mais cette fois provoquées par la proximité d’un mâle : grande nouveauté pour moi. A cette heure-là nous étions pratiquement seuls dans la rue et je décidai d’attirer son attention en accentuant le claquement de mes lourdes bottes sur le trottoir. Ça n’a pas loupé : il a tourné la tête au moment où j’arrivai à sa hauteur et j’ai pu découvrir une face de beau gosse d’une trentaine d’année sur laquelle se lisait l’étonnement.

« Salut », lui balançai-je avec mon plus beau sourire.

« Salut », me retourna-t-il avec un sourire à peine esquissé.

Il m’avait rapidement jaugé et se demandait ce que pouvait lui vouloir cette fille sexy en imper... qui dégageait quand même une drôle d’odeur. Je le vis au froncement furtif de son nez. Je décidai d’y aller franco :

« Je vous ai entendu tout à l’heure dans les toilettes... »

« Ah ? » A voir son expression, il se demandait si c’était du lard ou du cochon. Il avait une voix plutôt grave et bien timbrée. Nous nous sommes arrêtés sous un lampadaire qui me révéla de curieux yeux bleu foncé. Il fallait que j’embraye.

« Dites-moi franchement, vous ne vous êtes pas essuyé ? »

La surprise a très rapidement fait place à un sourire narquois.

« Euh, vous espionnez souvent les messieurs comme çà ? »

« Mmm, seulement ceux que je juge suffisamment sales et sexy... » Plus direct que çà, je ne pouvais pas. Je le fixai droit dans les yeux, tous charmes déployés. Il poursuivit.

« Et si je m’en réfère à votre... parfum, vous êtes une spécialiste en matière de sexe et de... saleté ? »

« On peut dire çà, oui. Je m’appelle Isabelle ». Je lui tendis une main encore collante de ce que vous pouvez imaginer.

« Didier ». Il ne me lâcha pas la main tout de suite et sans me quitter des yeux, la malaxa très légèrement. Lorsqu’il la libéra, il me proposa de prendre un verre chez lui à deux pas de là. Il ne fut pas plus surpris que cela de mon acceptation immédiate. J’avais de toute façon envie de voir ce qu’il avait dans son jean et mon cul m’envoyait régulièrement de grands signaux de rut imminent: j’avais envie de baiser ce type qui ne se torchait pas ! Didier m’invita à pénétrer dans un petit immeuble ancien pas trop mal entretenu dont il occupait l’ancienne loge du concierge. Son deux-pièces était plutôt exigu et le foutoir ambiant tendait encore à rapprocher les murs. Le fumet infect que je dégageai sous mon imperméable lui amena un commentaire sobre :

« Tu pues vachement mais tu es très belle »

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