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Des soins particuliers

Chapitre 1

Hétéro

Un bruit au loin dans la rue, un courant d’air effleurant la partie émergée de son visage, des picotements dans le pied,… Laura s’éveille difficilement et tente péniblement d’émerger. S’éveiller est d’ailleurs un grand mot au regard de la nuit pénible qu’elle vient de passer. Même si cela fait du bien de retrouver sa chambre et son lit, son genou émet continuellement des ondes de douleurs qui se propagent dans tout le bas de sa jambe. Le réveil affiche à peine 7:50, presque un miracle pour elle, mais elle sait qu’elle ne parviendra plus à retrouver les bras de Morphée.


Laura s’est fait opérer du genou il y a 3 jours. Une opération nécessaire et prévue de longue date, à laquelle elle croyait s’être bien préparée. Mais il est difficile d’imaginer les conséquences d’une telle intervention avant d’avoir à la subir. Le personnel de l’hôpital voulait la garder plus longtemps, notamment à cause de complications survenues an cours de l’intervention, mais elle était parvenue à négocier un retour précoce à condition de poursuivre certains soins à domicile. Encore une fois et malgré la convalescence, son sourire et son regard avaient réussi à charmer le médecin suffisamment pour le convaincre de lui faire plaisir en la laissant partir. Elle savait jouer de ses atouts, en toute circonstance.


Néanmoins, la poursuite de soins à domicile ne l’enchantait guère. Laura avait horreur de se sentir ainsi comme une assistée. Elle qui avait un besoin sans cesse grandissant de liberté et d’indépendance, la voilà presque clouée dans un lit, à la merci du bon vouloir de sa sœur, de sa mère ou du personnel soignant pour l’aider à accomplir la moindre petite tâche. Elle allait déjà devoir subir des séances de kinésithérapie quotidiennes, et voilà que le médecin lui imposait en plus, pendant une bonne semaine, une infirmière à domicile qui viendrait lui prodiguer les soins nécessaires à sa bonne cicatrisation. Ce n’est pas qu’elle avait été mal traitée lors de son séjour, le personnel soignant s’était montré très gentil et très attentionné à son égard. Sans parler de l’anesthésiste qui était plutôt pas mal physiquement. Mais on ne peut jamais savoir sur quel type de femme on va tomber dans ces circonstances. Du genre gentille, douce et attentionnée, qui vous fait presque oublier votre état de faiblesse ; ou du genre ex-athlète russe, bâtie comme une armoire à glace, qui a oublié son sourire dans une autre vie et qui vous fait des piqures comme si elle jouait aux fléchettes sur votre arrière-train…


Ne pouvant se lever seule et ne parvenant pas à replonger dans son sommeil, Laura laisse son esprit divaguer tranquillement. Son regard se porte sur les objets de cette pièce qu’elle connait si bien et qu’elle a déjà remaniée tant de fois. Ses yeux s’attardent plus sur certains, à cause de leur histoire, à cause de celui ou celle qui lui a offert, à cause des souvenirs qui y sont reliés. Sa chambre ressemble un peu à une exposition permanente des évènements de sa vie, une vie courte qui n’en est qu’à l’aube mais qui a déjà connu bien des orages. Elle entend soudain la porte de la pièce voisine s’ouvrir et des pas sur le palier. Sa mère entre doucement dans sa chambre pour voir si tout se passe bien et pour lui rappeler que son infirmière doit arriver vers 9h30 et qu’il faudrait penser à se préparer. La journée de Laura va devoir vraiment commencer…


Une bonne heure plus tard, la voilà de retour dans sa chambre. Assistée de sa maman, elle a réussi à prendre une douche mais ce n’était pas des plus pratiques. La douce sensation relaxante d’un bon bain chaud lui manque déjà alors qu’elle ne sait pas encore quand elle sera autorisée à replonger sa jambe meurtrie dans de l’eau. Sans parler de ses cheveux qu’elle ne pourra plus laver aussi souvent. Il va falloir penser à se faire acheter un shampooing sec. Cette convalescence s’annonce vraiment très longues. Affaiblie peut-être mais femme avant tout, hors de question pour elle de se laisser aller. Vêtue d’une petite robe légère afin de faciliter l’accès à sa jambe et d’une veste mauve, souvenir d’Anderlecht, elle finit de se préparer lorsqu’elle entend le carillon de la porte retentir. Suivent d’autres bruits familiers… la porte de la cuisine, les pas de sa mère dans le couloir, le rideau qui se tire, la clé dans la serrure, le grincement de la porte d’entrée… C’est fou comme elle est devenue plus attentive aux bruits environnants depuis son retour, comme si l’ouïe compensait ce qu’elle ne peut voir facilement à cause de sa mobilité réduite. Mais quel ne fut pas son étonnement lorsqu’elle entendit sa mère : « Bonjour jeune homme, entrez ». Jeune homme ?!?


L’interrogation de la jeune fille est éphémère car dans les minutes qui suivent, la silhouette d’un infirmier en uniforme apparait dans l’encadrement de sa porte, suivie de près par celle de sa maman : « Ton aide-soignant personnel est arrivé ma chérie. » ponctue-t-elle d’un clin d’œil amusé. « Bonjour Mademoiselle ». Laura balbutie à peine un petit bonjour en réponse. Surprise et décontenancée, elle se contente de détailler ce nouvel individu inattendu : la trentaine, 1m80, ni gros ni mince, cheveux bruns, yeux gris avec une pointe d’orange, un visage apaisant et un sourire rassurant. Il se dégage de lui une impression de confiance, sa présence la met tout de suite très à l’aise. Son regard poursuit sa découverte et s’attarde sur ses mains : il semble avoir de longs doigts fins et délicats, le genre de mains douces qui peuvent provoquer de très agréables sensations quand son propriétaire sait s’en servir. Pour un infirmier, ce n’est pas si étonnant après tout. Quand il se retourne pour déposer ses affaires, elle se permet de vérifier que la vision sous cet angle n’est pas mal non plus. Finalement, ces soins à domicile imposés ne s’annoncent pas si pénibles…


« Ce ne doit pas être facile pour vous »… la voix de l’infirmier la sort de ses pensées. « Pardon ? » répond-t-elle. « Être presque immobilisée comme vous l’êtes, ce ne doit pas être évident pour vos besoins de tous les jours. » précise l’infirmier en préparant son matériel. « Non en effet. Mais je suis bien entourée, mes proches m’aident beaucoup. Vous devez me faire quoi au juste ? » s’inquiète-t-elle soudain. « Après une intervention comme vous avez subie, il faut éviter que les cicatrices ne s’infectent. Pour cela, il faut changer le pansement chaque jour et appliquer une crème qui diminue les risques. Ca permet également de faire disparaitre les hématomes plus facilement. Il faut aussi parfois injecter un antibiotique local suivant l’évolution des plaies. Et enfin, dans votre cas, je devrais vérifier votre taux de plaquettes pour évaluer si une transfusion est nécessaire ou pas ». En réponse à la tête peu réjouie qu’elle prend alors, il précise : « Ne vous inquiétez pas pour les piqûres, j’ai un don parait-il. Mes patients ne se sont jamais plaints ». Avec un sourire pareil, pas étonnant, se surprend-t-elle à penser en réaction.


Après l’avoir installée correctement en position assise sur son lit, en ayant pris soin de placer des coussins derrière son dos pour son confort, l’infirmier relève le bas de sa robe assez haut sur la cuisse de Laura afin de retirer l’atèle qui entoure sa jambe. La douceur du contact de ces mains inconnues sur sa peau la trouble. Les effleurements de ses doigts lui provoquent des picotements agréables jusque dans le creux des reins. Elle ne comprend pas trop sa réaction. Elle a déjà du subir de nombreuses séances de kinésithérapie ; elle a également déjà pu gouter aux plaisirs d’un massage relaxant. Et pourtant, elle n’a jamais ressenti son corps réagir aussi sensiblement et aussi rapidement. Quelque chose chez ce garçon la trouble. Avec une délicatesse et un toucher subtil, l’infirmier parvient à lui retire l’atèle et le pansement sans lui provoquer la moindre douleur. Il examine les plaies et les hématomes et se prépare à appliquer ses soins : « Attention, le 1er contact est assez froid », prévient-il. En effet, pense-t-elle à la suite.


Tout en le laissant appliquer la crème, Laura entame la conversation afin de faire plus ample connaissance avec son bienfaiteur. Il s’appelle Aaron et est infirmier à domicile depuis cinq ans. Célibataire, il loue un petit logement dans un village à une dizaine de kilomètres de chez elle. Après les banalités d’usage, les dialogues convergent vers leurs loisirs et leurs préférences. Au fil des phrases, ils se découvrent de nombreux points communs. Cette conversation agréable, combinée aux soins, qui s’apparentent plus pour Laura à des caresses, font passer l’heure très vite. Après avoir replacé pansement et atèle, toujours avec la même dextérité, Aaron remet ses affaires en place et se prépare à la quitter. « Merci pour ces soins » se permet-elle de souligner. « Je ne fais que mon travail Mademoiselle » répond-t-il en soulignant de nouveau sa phrase d’un charmant sourire. « A demain, bonne journée », « A demain » répond-t-elle… avec plaisir et impatience, se permet d’ajouter ses pensées.


La journée se passe, longue et ennuyante. Seule la séance de kiné de l’après-midi et quelques SMS échangés avec ses amies viennent interrompre son ennui. La nuit se passe aussi péniblement que la précédente. Les douleurs s’estompent un peu mais Laura a du mal à s’habituer au port de l’atèle qui l’empêche de trouver une position adéquate pour dormir. Le lendemain, elle sort des limbes plus ou moins à la même heure mais de meilleure humeur que la veille. Elle attend la venue de Aaron et cette visite attendue a le don de lui donner le sourire. Sa mère s’étonne et la charrie de la voir se préparer avec plus d’entrain et de motivation que la veille, surtout quand Laura insiste pour laver ses cheveux malgré l’inconfort de la situation : « C’est pour ton bel infirmier que tu te prépares comme ça » ricane sa mère. « N’importe quoi » répond-t-elle « C’est juste que je n’ai pas l’intention de me laisser aller ».


Laura finit tout juste de se préparer quand le carillon résonne dans la maison. Son visage s’allume lorsqu’il apparait dans la chambre « Bonjour, comment allez-vous aujourd’hui ? » demande-t-il, « Bien merci et vous ? » lance-t-elle en réponse. « J’ai déjà rencontré pire comme patiente pour commencer une journée, donc ca peut aller ». Un léger compliment comme bonjour, c’est déjà ça de pris. Comme la veille, Laura s’installe sur le lit et se laisse faire. Aaron remonte délicatement le bas de sa robe jusqu’à découvrir les premiers plis de dentelles de la culotte de Laura : « Oh désolé, un peu trop haut » dit-il l’air un peu gêné, juste avant de redescendre le tissu de la robe pour cacher la dentelle. « Ce n’est rien, ça peut arriver » répond-t-elle pour le rassurer. Cet incident la fait sourire. Ce matin en s’habillant, elle avait inconsciemment préféré une de ses culottes en dentelles noires, joliment décorée et légèrement transparente, plutôt qu’un simple dessous sage et classique. Elle ne pouvait pas deviner qu’un geste maladroit en aurait dévoilé une partie mais elle ne regrettait vraiment pas son choix.


Comme la veille, elle recueille ses soins avec un léger plaisir. Le toucher délicat de Aaron lui fait presque oublier la raison de sa présence. Elle se permet même de laisser son esprit divaguer en imaginant l’infirmier lui prodiguer de vraies caresses sensuelles plutôt que des massages thérapeutiques. Elle imagine ses mains douces parcourir délicatement sa jambe et s’approcher à chaque fois un peu plus haut de ses trésors… Elle imagine ses doigts se glisser délicatement sous le pli de la dentelle pour venir lui caresser les bords de ses lèvres intimes et titiller son bouton d’amour... Perdue dans ses fantasmes, elle ressent un feu de désir naître au creux de son ventre. Incapable de maitriser ses pensées érotiques, elle sent son sexe se mouiller et s’échauffer. Elle ne comprend pas ses réactions, cela ne lui ressemble pas. Mais elle doit se rendre à l’évidence, elle a envie de lui…


Après le départ de Aaron, son désir ne faiblit pas, que du contraire. Une fois seule et tranquille, Laura est incapable de retenir ses pensées qui l’emmènent encore dans des fantasmes de plus en plus torrides, la mettant en action avec son bel infirmier. Inconsciemment, elle laisse sa main remonter sa robe et se glisser sous sa culotte pour se caresser le sexe. Son doigt n’a aucun mal pour s’introduire entre ses lèvres toutes mouillées. Tout en se masturbant, elle continue de laisser dériver ses pensées. Elle imagine les mains douces de son infirmier parcourir son corps offert, ses jambes, son ventre, ses seins, son sexe… Elle imagine ses lèvres découvrir chaque grain de sa peau... Elle s’imagine le déshabiller à son tour pour dévoiler ses charmes, en particulier une queue tendue, longue et dure… Elle s’imagine la caresser délicatement, la prendre en bouche, lui donner du plaisir… Elle s’imagine le laisser prendre possession de son corps, la pénétrer de son sexe gorgé de désir, lui faire l’amour intensément afin d’éteindre le feu brûlant dans son ventre…


Elle s’est complètement abandonnée à ses fantasmes. Pour accompagner ses pensées, un 2e puis un 3e doigt a rejoint le 1er au cœur de sa chatte humide. De son autre main, elle se caresse la poitrine et se masse les tétons. Elle se trouve dans un état d’excitation infernal, incapable de maitriser ses mouvements. Les va et vient de sa main s’accélèrent jusqu’à la conduire à un orgasme qui l’oblige d’enfouir son visage dans ses coussins pour étouffer un cri. Il lui faut quelques minutes pour redescendre sur terre et penser à remettre sa tenue en état. Ce qui vient de se passer la trouble. Elle a rarement ressenti un tel plaisir en se caressant mais surtout, elle n’a jamais fantasmé aussi intensément sur un garçon à peine rencontré. Était-ce sa douceur ? Était-ce sa gentillesse ? Était-ce ses caresses ? Elle n’en sait rien mais quelque chose émanait de ce garçon, quelque chose qui la troublait et lui plaisait. Il doit encore venir s’occuper d’elle 3 jours et elle se demande comment elle va parvenir à gérer cette attirance sans déraper.


La nuit fut plus calme. Les douleurs lancinantes ont presque disparues, elle s’habitue enfin à son atèle et le bien-être qu’elle s’est provoquée pendant la journée l’avait parfaitement détendue. Malgré ce sommeil agréable, il est une nouvelle fois très tôt lorsque Laura décide de se réveiller mais c’est volontaire cette fois-ci : elle tient à pouvoir se préparer correctement. Il y a en effet des soins qu’une fille qui se respecte ne peut éviter si elle veut continuer à se sentir féminine. Sa mère ne lui épargne pas de nouveaux sarcasmes habituels auxquels elle a appris à ne plus faire attention. Au moment de s’habiller, elle porte son choix sur un ensemble soutien-culotte en tissu de soie, noir et mauve, orné de petites paillettes discrètes. Elle aime l’effet de ce tissu sur sa peau, la sensation est très confortable. Elle opte ensuite pour une jupe à pli qui lui arrive juste sous le genou et un haut assorti présentant un léger décolleté. Elle complète sa tenue de quelques bijoux discrets et légers. La voilà fin prête !


Quand Aaron arrive, elle peut deviner dans son regard que ses choix vestimentaires sont appréciés. Leurs bonjours est plus chaleureux que le 1er jour et la conversation s’engage plus facilement. Les habitudes s’installent et les gestes s’enchainent avec naturel. Pour éviter les dérives mentales de la veille et penser à autre chose, Laura soutient la conversation ce qui lui permet d’apprendre à mieux connaitre l’objet de ses désirs. Elle n’hésite pas à glisser par ci par là quelques phrases ou compliments anodins et subtils, auxquels Aaron répond soit par des sourires, soit par des compliments tout aussi subtils. Le jeu de séduction qui s’installe entre eux ne cesse de lui plaire. Chaque mot, chaque phrase, devient comme un coup réfléchi sur un plateau d’échec auquel le partenaire répond avec autant de dextérité. Tout en jouant ainsi, Aaron poursuit ses soins qui se font plus doux et plus longs que les jours précédents. Se pourrait-il que ce même trouble commence à envahir l’infirmier et qu’il prenne également un certains plaisir à caresser la peau si douce de cette jeune fille attirante ?


Cette pensée réjouit Laura. Soudain, au milieu de la conversation devenue de plus en plus familière, leurs regards se croisent et se soutiennent un court instant. La jeune fille ne parvient pas à détacher ses yeux et ne prononce plus un mot. Aaron, lui, ne fait plus le moindre geste. Une envie de tendresse et de baiser envahit Laura mais elle n’ose franchir le pas. C’est le jeune homme qui brise cet instant figé dans le temps en signalant qu’il a fini et qu’il va lui remettre son atèle. La jeune fille est perdue entre déception et soulagement. Il s’en est fallu de peu pour qu’elle dérape… mais elle en avait terriblement envie. Au moment de la saluer, Aaron s’approche d’elle : « Je te souhaite une bonne journée, à demain », « Toi aussi, à demain » répond-t-elle timidement. Le tutoiement s’est installé naturellement entre eux, au fil des conversations. Aaron s’assied sur le lit à ses côtés et reste à nouveau immobile. « Qu’attend-t-il donc ? » se demande Laura. Il approche son visage du sien, semble hésiter, avant de déposer un simple baiser sur sa joue. Déçue, elle le voit s’éloigner et quitter sa chambre sans un bruit.


C’est un peu fâchée qu’elle se réveille le 4e jour. Elle n’a pas apprécié que Aaron ne succombe pas à ses charmes, pourtant il n’en était pas loin, elle en a l’intime conviction. Elle a toujours aimé mener le jeu dans l’art de séduire et elle est toujours parvenue à pousser le garçon à faire le 1er pas, parfois même sans s’en rendre compte. Alors quand sa cible se dérobe comme hier, elle le prend comme un petit affront. Même si elle prend soin de se préparer correctement, c’est avec moins d’enthousiasme que les jours précédents et quand Aaron arrive, c’est un bonjour frisquet qui l’accueille. Laura reste presque silencieuse pendant que l’infirmier procède à ses soins, ne répondant que par des monosyllabes au pauvre garçon qui ne semble pas comprendre ce soudain éloignement.


« Tu parais bien taiseuse aujourd’hui. Qu’est ce qu’il y a ? » s’inquiète-t-il. « Rien. Que veux-tu qu’il y ait de spécial ? » répond-t-elle avec un air détaché. « Alors pourquoi cet air triste et contrarié vient gâcher ce si joli visage ? » tente-t-il comme réponse. Le compliment glissé lui arrache un petit sourire mais elle ne sait pas quoi répondre. « Oserais-je croire que tu es triste d’arriver au dernier jour de ton traitement ? ». « Dernier jour ? » répond-t-elle toute surprise. « Mais tu ne devais pas venir encore demain ? Ce n’était pas 5 jours de soins qui étaient prévus ? ». « Oui mais tu as très bien cicatrisé, ton hématome est totalement résorbé et ta prise de sang n’a montré aucun défaut de plaquette donc tu n’as plus vraiment besoin de moi ». « Si tu le dis ! » rétorque-t-elle sur un air assez sec. Quel goujat ! Non seulement, il n’ose pas succomber à ses charmes mais en plus, le voilà qui écourte la période de soin afin d’éviter de la voir une dernière fois. « Tu feras attention en rangeant tes affaires de ne rien oublier alors, puis qu’on ne se verra plus ! » ajoute-t-elle, toujours sur le même ton.


Un silence pesant s’installe alors et pour la 1e fois de la semaine, Laura attend avec impatience la fin de la séance. C’est de nouveau Aaron qui rompt cette absence de dialogue : « Tu sais, tu étais prévue dans mon agenda et je n’ai pas d’autre patient à la place. Alors, si tu le souhaites, je peux venir demain quand même ». « Fais ce que tu veux ! » lâche-t-elle brièvement. Il ne croit quand même pas qu’elle va le supplier de revenir une dernière fois. Pour qui se prend-t-il ? En rangeant ses affaires, Aaron se rend bien compte que sa patiente est contrariée. Au moment de partir, il s’assied à ses côtés comme la veille mais l’ambiance est nettement plus tendue. Elle le regarde à peine. « Ne soit pas fâchée, s’il te plait » dit-il avec cet air si doux. « Je ne suis pas fâchée, je suis déçue ». « Parce que j’ai évoqué l’idée de ne pas venir demain ? » s’interroge-t-il. « Je te crois assez perspicace pour répondre toi-même à ta question. Tu n’as pas un autre patient après moi ? Tu vas être en retard là ». A son regard, elle sent que sa dernière phrase, et surtout le ton de celle-ci, ne lui a pas fait très plaisir. Tant mieux, chacun son tour.


Elle le voit enfin se lever sans un mot et s’apprêter à partir lorsque soudainement il fait demi-tour pour se rapprocher à nouveau d’elle : « Si je viens demain mais que tu n’as plus besoin de soin, ce ne serait pas en tant qu’infirmier… mais comme simple visiteur amical. Non ? » dit-il alors. « Et ça changerait quoi ? » répond-t-elle sur un ton froid mais étonné. Sans un mot, il s’agenouille et approche son visage du sien, tout en plongeant son regard profond dans les yeux de Laura. Elle ne sait plus quoi penser. De nouveau, il lui est impossible de se détacher ou de réagir. A quelques centimètres d’elle, il murmure enfin : « Si je ne suis plus ton infirmier, tu ne seras plus ma patiente et… », « Et ? » parvient-elle à répondre, troublée. « …et je n’aurais plus certaines règles à respecter… » dit-il tout bas, tout en continuant d’approcher ses lèvres de son visage. Les narines emplies du parfum agréable de cet homme, Laura ne sait plus quoi faire. Son esprit lui souffle alors ces mots : « Si mes soins sont terminés, je ne suis déjà plus ta patiente… » ose-t-elle répondre.


C’est par un tendre sourire que le jeune homme lui répond. Sans prononcer la moindre parole, il franchit enfin le pas et pose ses lèvres sur les siennes. Elle accueille ce baiser avec un plaisir difficile à cacher. Leurs langues s’entremêlent, leurs bouches fusionnent, leur passion soudaine s’exprime enfin. Tout en l’embrassant, Aaron effleure le visage de sa partenaire pour en redessiner les contours. Il pose ensuite sa main sur la jambe de la jeune fille, juste au dessus de l’atèle. Tout en continuant à s’échanger leurs baisers, il remonte sa main peu à peu, sous la jupe de Laura, et glisse vers l’intérieur de ses cuisses si douces. Ayant presque atteint son but, il stoppe ses caresses et semble hésiter. Interrompant alors leur baiser, Laura parvient à se détacher de lui et tente de l’encourager par le regard à poursuivre l’exploration de son corps. Aaron comprend le message et reprend à la fois ses baisers et ses caresses. Lorsque ses doigts se posent sur le fin tissu de dentelle et commence à la caresser au travers, le corps de Laura semble s’électriser et elle ne peut s’empêcher de soupirer.


Les lèvres de Aaron quitte celle de Laura pour descendre vers son cou. Pendant ce temps, avec une extrême délicatesse, les doigts du garçon écartent le léger tissu et s’introduisent dans une chatte déjà toute chaude et humide de désir. Les sensations que ces caresses lui procurent ne peuvent éviter à Laura d’émettre des petits râles de plaisir. Une douce chaleur envahit tout son corps et elle ne peut que s’abandonner aux tendres gestes de son désiré infirmier. Tout en continuant de déposer de subtils baisers sur sa peau, Aaron caresse d’une main le visage et les cheveux de sa partenaire et de l’autre, poursuit l’exploration de ce sexe féminin si réactif. Il se permet même d’accélérer ou de ralentir le rythme de ses caresses, en fonction des râles de Laura auxquels il reste très attentif. Laura sent monter en elle une envie de sexe qu’elle ne pourra bientôt plus contrôler. Elle pose alors sa main sur la belle bosse qui s’est formée dans le pantalon blanc de l’infirmier. Elle s’apprête à libérer ce sexe si tendu quand soudain, elle entend un bruit de pas dans l’escalier. Le couple a tout juste le temps de se rhabiller et de s’écarter l’un de l’autre quand la tête de la mère de Laura apparait à la porte : « La séance dure bien longtemps aujourd’hui, il y a un problème ? ». « Non, pas du tout. Je partais tout juste. A demain alors ? » répond Aaron en se tournant interrogateur vers la jeune fille. « Oui, à demain. Bonne journée » arrive-t-elle à répondre, les joues encore légèrement rougies par les émotions ressenties.


Le reste de la journée, et surtout la nuit, furent difficiles pour Laura. Ces caresses tant désirées lui avaient donné un tel plaisir, Aaron s’était avéré encore plus doué qu’elle ne l’avait fantasmé. Mais elle détestait être interrompue de la sorte. Il avait réussi à l’enflammer de désir et elle attendait avec impatience sa prochaine visite pour enfin combler une semaine de frustration. Si sa mère n’était pas intervenue, elle aurait fini par céder complètement. Les choses avaient évolué si vite en si peu de jours. Elle n’avait jamais ressenti un désir si soudain pour un garçon. Cela ne lui ressemblait pas, pas si vite. Et ce qui accentuait son trouble, c’est que son attirance n’était pas que physique. Les conversations échangées l’avaient fait sourire ou réfléchir. Une certaine complicité s’était rapidement installée entre eux. Tout paraissait si simple avec lui et en même temps si peu probable.


Le matin de sa dernière visite, Laura se sentait fébrile. Ce n’était pourtant pas la 1e fois qu’elle se préparait pour un garçon. Mais elle n’aimait pas le désir programmé, elle préférait cent fois le plaisir imprévu, l’impulsion soudaine qui vous prend, qui vous fait tout oublier et qui vous permet de profiter pleinement du présent, et uniquement du présent, sans se poser de questions. Elle appréhendait son arrivée. La magie et l’érotisme de l’instant d’hier avait-il survécu à la nuit ? Est-ce que Aaron n’allait pas regretter son geste et réfréner ses envies ? Allait-il seulement venir ? Elle chassa tous ses doutes en se concentrant sur le choix de sa tenue. Elle commença par les sous-vêtements en arrêtant son choix sur son ensemble préféré : un duo de dentelles et de tissus, de couleurs bordeaux et argent. Cet ensemble avait toujours su provoquer son petit effet sur les partenaires chanceux de le découvrir. Elle l’accompagna d’une jupe plus courte que les jours précédents. Celle-ci laissait se dévoiler ses genoux, enfin le genou encore valide parce que l’autre restait toujours bien au chaud dans son atèle. Elle finit l’ensemble par une blouse sombre, ample et légère qui laissait tout son dos apparent, du bas de la nuque à la naissance de ses reins.


Fin prête, elle attend, impatiente. Il restait moins de 15 minutes avant son arrivée lorsque quelqu’un sonna à la porte. Ce ne peut pas être lui, c’est trop tôt. Elle reste attentive aux voix mais n’entend rien. Des bruits de pas légers dans l’escalier et puis une ombre qui entrouvre la porte de sa chambre… c’est lui : « Tu es à l’avance on dirait » dit-elle pour l’accueillir. Sans mot dire, avec un sourire charmeur, Aaron dépose ses affaires, retire sa veste et s’approche doucement du lit où Laura s’est déjà assise. Toujours en silence, il approche son visage du sien, l’a pousse délicatement pour la faire basculer en arrière, se dépose sur son corps telle une plume et commence à l’embrasser avec un mélange subtil de passion et de tendresse. Après un court baiser, il se redresse et plonge à nouveau ses doux yeux dans ceux de la jeune fille : « Tu vas t’en plaindre ? Je crois qu’on a déjà perdu assez de temps comme ça, non ? » dit-il alors.


Tous les doutes de Laura s’envolent alors en un instant. Le désir initié la veille réapparait d’un coup, aussi intense, comme s’ils n’avaient pas été interrompus dans leurs préliminaires. Sa jambe limitant fortement ses mouvements, elle doit se contraindre de laisser faire son partenaire, elle qui adore diriger les jeux de l’amour. Elle sent le corps de son amant glisser sur son côté droit, pendant que l’une de ses mains repart déjà en exploration sous sa jupe. Aaron remarque rapidement que les préliminaires sont presque inutiles car la jeune fille n’a rien perdu de son excitation de la veille. Son sexe semble toujours aussi torride et humide sous ses doigts. Dans son mouvement, le jeune homme s’est placé à genou, à côté de sa partenaire, le bassin placé à hauteur de sa main droite. Placé ainsi, elle peut facilement atteindre la bosse qui s‘est formée sous le tissu et s’atèle donc à libérer ce membre qu’elle veut caresser. Après avoir réussi à ouvrir le pantalon, Laura découvre une queue de taille raisonnable, qui se tend droite et fière, prête à lui procurer du plaisir. Les deux amants entament alors une masturbation mutuelle, le rythme des mouvements de l’un s’alignant sur celui de l’autre.


Mettant fin à ces caresses érotiques, Aaron se déplace à nouveau. Toujours avec cette même dextérité et cette douceur, il parvient à débarrasser Laura de sa culotte sans lui procurer la moindre douleur au niveau du genou. Elle écarte alors les jambes, se laisse remonter la jupe pour dévoiler un sexe au pubis entretenu, s’ouvrant vers son partenaire comme une fleur d’amour n’attendant que de se faire cueillir. Il se place entre elle et présente son sexe au contact des lèvres intimes de la jeune fille. Ce 1er toucher leur procure un frisson agréable. Le jeune homme la nargue alors en faisant des mouvements avec l’extrémité de sa queue tout le long de l’entrée humide de sa chatte sans se décider à la pénétrer. N’y tenant plus, elle provoque un mouvement de son bassin qui permet au gland d’entrouvrir la porte de ses plaisirs. Aaron complète le mouvement et c’est avec une extrême douceur qu’il la pénètre enfin entièrement. Une avalanche de frissons érotiques parcoure leurs échines. Les parois du sexe chaud de la jeune fille se referment autour de la queue dure de l’infirmier.


La 1e vague de plaisir maitrisée, Aaron commence alors un va et vient par des mouvements à la fois souples et amples. Il alterne les petits gestes rapides et les plus grandes pénétrations plus lentes. Parfois il ressort presque entièrement son sexe avant de le replonger dans cet océan de plaisirs inassouvis. Il semble lire dans les yeux de sa partenaire comme dans un livre ouvert. Il accélère le rythme continuellement, la faisant gravir un à un les barreaux de l’échelle des délices et se permet de ralentir juste avant qu’elle n’atteigne le point de non retour. Elle profite de ces courts répits pour reprendre son souffle mais son amant repart de plus belle, lui procurant des vagues successives de plaisir, naissantes dans son ventre et parcourant l’entièreté de son corps offert au savoir-faire de ce garçon qu’elle serre très fort contre elle pour mieux le retenir. N’ayant plus aucun sens des réalités, Laura se lâche et s’abandonne complètement. Elle tente te transmettre par le regard ce qu’elle serait incapable d’exprimer par la voix sans crier. Son partenaire se délecte de l’effet qu’il est en train de lui procurer et semble prendre un pied équivalent.


Soudain le visage du garçon se crispe légèrement, ses mouvements se ralentissent un peu. Laura sent qu’il est sur le point de venir et tente de reprendre légèrement le dessus. Devinant qu’il essaye de se retenir au maximum afin de prolonger leur étreinte, elle commence des légers mouvements du bassin qui ne laisse pas insensible son partenaire. Ce dernier lui fait des signes non de la tête, pour lui faire comprendre que ce traitement va l’achever. Cela encourage la jeune fille qui amplifie ses mouvements. Le garçon baisse les armes et reprend un rythme effréné, se laissant totalement sombrer dans les profondeurs du plaisir. Les deux partenaires se fixent une dernière fois du regard pendant que leurs mouvements s’accentuent. Incapables de prononcer le moindre mot, interdits d’émettre le moindre bruit, leurs corps subissent les assauts des ondes de désirs qu’ils provoquent. Quand soudain, le corps de Aaron se raidit et se fixe dans un dernier assaut. Laura ressent alors son sexe se gonfler encore un peu plus et ce liquide mâle exploser en elle et l’emporter dans un orgasme qui l’oblige à enfouir son visage dans le creux des bras de son partenaire afin d’étouffer un cri impossible à retenir.


Les deux corps terrassés gisent l’un prêt de l’autre, seuls leurs respirations à nouveau régulières provoquent de léger mouvement. Aaron retient Laura dans ses bras, comme s’il ne pouvait pas la lâcher, comme s’il ne voulait pas partir. Il se montre de nouveau très tendre et sensuel avec elle. Reprenant peu à peu contact avec la réalité, les deux amants se rhabillent et remettent le lit dans un état moins suspect. Ils s’échangent encore quelques baisers, pas de mots. Comme si chacun avait peur de briser le silence les entourant, de briser cette bulle hors du temps qui leur a fait vivre le temps d’une étreinte une complicité amoureuse d’une rare intensité. L’heure est venue de se dire au revoir, par un dernier baiser, moins passionné mais toujours empli de tendresse. Laura ne sait pas si elle reverra un jour Aaron. Une fois seule, elle se rend même compte qu’ils se sont séparés sans s’échanger leur portable. Quelle tête de poule elle fait ! Elle s’en veut de l’avoir laissé filer ainsi. Elle ne sait pas si elle a envie de le revoir, elle ne sait pas si elle aura encore envie de déraper avec lui mais elle voulait se laisser le choix au moins. Le soir, dérivant sur la toile, le corps et l’esprit encore sous l’influence des émotions ressenties ce matin, elle découvre une demande d’ami sur son profil Facebook. Étonnée et prudente, elle examine le profil avant d’accepter, pour découvrir avec plaisir qu’il s’agit de celui d’un infirmier de 32 ans au regard intriguant…


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