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Un désir impossible à assouvir

Chapitre 1

La fiancée en manque

Hétéro

Avoir presque la bague au doigt à vingt-quatre ans, c’était tellement injuste. J’avais encore tant à découvrir, à expérimenter.

Ce fiancé, je ne l’avais même pas choisi à vrai dire.


Le début de ma vingtaine s’était déroulé dans un mélange de clubs privés et de voyages en yacht. Je mettais un point d’honneur à faire la fête partout où j’atterrissais. Et à visiter chaque mec qui me plaisait. C’était la belle vie, libre et insouciante.

Du jour au lendemain, mes parents décidèrent que je devais me marier. Pour eux, j’avais déjà trop tardé à trouver un homme convenable. Ils avaient omis de me préciser qu’ils étaient endettés, quelques recherches personnelles me permirent de le découvrir. A cause de la cupidité de mon père, je faisais la déplaisante connaissance des mariages arrangés. J’eus beau crier, les supplier, ils restaient imperturbables. Je n’avais pas le choix, si je partais ils me déshériteraient. Vendre leur fille pour redorer leur fortune, quelle famille aimante !


Je tenais trop à ma vie confortable pour tout quitter. J’avais donc accepté, la mort dans l’âme, de me fiancer avec un homme, de dix ans mon aîné.

Depuis nos fiançailles, mes parents me surveillaient de près. Je n’avais plus le droit de coucher avec d’autres hommes, de peur que le mariage soit annulé. Si l’on me surprenait à bafouer mes engagements, leur plan bien ficelé échouerait.

C’était extrêmement dur. Cela faisait des années que je m’amusais librement, je ne comptais plus le nombre de mes conquêtes. Devoir se retenir de sauter sur un beau mâle me mettait au supplice.


C’est là qu’il était arrivé. Au moment où ce pacte infernal me retenait prisonnière.

Mes parents l’avaient embauché en tant que jardinier. Je ne pouvais que l’épier à travers ma fenêtre, telle une voyeuse. Cela me rendait folle de rage, d’avoir un apollon devant les yeux et de devoir rester impassible.


Cet homme m’attirait inexorablement. Que ce soit par ses lèvres pleines, ses prunelles noisette, sa musculature fine. Il y a encore deux semaines, je l’aurais charmé et nous aurions fait sauvagement l’amour dans la remise.


J’aurais tellement aimé qu’il glisse ses lèvres sur mon cou, ses mains sur mes hanches, qu’il comble ce désir brûlant. Combien de fois avais-je failli rompre ma « fidélité » pour braver cet interdit ? Lorsque je le croisais, je me contentais de le saluer de loin, tout en rêvant de passer mes mains sur son torse. Mes nuits se retrouvaient peuplées de rêves érotiques et je me réveillais souvent, les cuisses humides, déboussolée par mon imagination fertile. Le manque de relations sexuelles me faisait imaginer divers scénarios tout aussi impudiques les uns que les autres. Je n’avais jamais été mise à rude épreuve.


— Hé, Lana on va se baigner ?

— Qu-Quoi ?


Je sursautai, interrompu dans mes pensées. Alice, une amie que j’avais invitée pour bronzer, se dirigeait déjà vers la piscine. Maussade, je me levai et plongeai à mon tour. L’eau fraîche eut le mérite de calmer mes ardeurs.


— On ne te voit plus aux soirées, tes parents sont aussi sévères ?

— Encore trois semaines à tenir et ils me laisseront tranquille, soupirai-je. Une fois le mariage effectué, je pourrais reprendre ma vie.

— J’espère vraiment, tu nous manques. Je m’amuse beaucoup moins sans toi.

— Ne t’en fais pas, je compte bien rattraper le temps perdu.

— Tu te souviens de ton strip-tease improvisé, le mois dernier ? demanda-t-elle soudainement. Le mec n’en pouvait plus !

— Oui, je l’avais laissé en plan.


Je ris au souvenir de mon attitude diabolique. Je pouvais être une sacrée peste quand je le voulais. C’était durant une soirée privée, j’avais pas mal picolé. Comme je m’ennuyais, j’avais décidé de m’amuser à ma façon. Il m’avait suffi de choisir le gars le plus timide du groupe et de l’installer sur une chaise. Pendant que tout le groupe me sifflait, je m’étais déshabillée lascivement en dévoilant peu à peu ma poitrine. Le pauvre était devenu cramoisi, lorsque mes tétons s’étaient dangereusement approchés de sa bouche. J’avais alors esquissé un geste pour dégrafer son pantalon, avant de lui envoyer un baiser et de m’en aller. Je n’oublierai jamais sa tête déconfite et son caleçon déformé par une érection conséquente.

Avec Alice, on s’était enfui de la maison en pouffant, galvanisées par cette expérience. C’était une bonne soirée.


— Lana, viens voir.


La brune s’était approchée du bord et semblait observer les arbustes. Je la rejoignis pour constater qu’il s’agissait de mon apollon.


— Il est super canon, me chuchota-t-elle.


Elle mordit sa lèvre inférieure, signe qu’il l’intéressait particulièrement. Une vague de jalousie me parcourut. Alice n’avait pas de restrictions, elle.


— Ne fais pas cette tête ! J’ai compris qu’il te plaisait, je ne comptais pas te le voler.

— Hein ? Non je te fais confiance, mentis-je.

— Tu avais plus l’air de vouloir me tuer, plaisanta-t-elle. Tes parents sont vraiment affreux de t’imposer une telle vision.

— Des fois, je me demande s’ils ne l’ont pas fait exprès.


Alice resta silencieuse, ses yeux bleus fixant distraitement l’eau. Elle semblait en proie à une intense réflexion.


— Alice ?

— Je crois que j’ai une idée, s’exclama-t-elle en relevant la tête. On est d’accord que tes parents t’interdisent de toucher d’autres personnes que ton fiancé ?

— Euh oui, répondis-je.


Un sourire machiavélique naquit sur ses lèvres. Je n’étais pas sûre de la suivre.


— Donc tu peux agir à distance, continua-t-elle.

— Je ne vois pas où tu veux en venir.

— Je te propose de le chauffer à distance ! Bon, ça n’aboutira pas à une partie de jambes en l’air, mais au moins tu seras moins frustrée.


Sa proposition me plut immédiatement. Il connaissait à peine mon existence, ce sera plus satisfaisant que de l’épier dans mon coin.


— J’aime bien l’idée, même s’il risque de vouloir aller plus loin.

— Depuis quand tu t’en soucies ? Lana, tu adores frustrer les mecs. « C’est beaucoup plus intense après » ce sont tes paroles.

— Lui c’est différent, j’ai vraiment envie de son corps.

— Justement, dis-toi que dans trois petites semaines, tu l’auras tellement aguiché que ça va être explosif !

— Vu de cette façon, ça me plaît.


Jouer avec le feu, approcher de l’interdit sans le dépasser. J’y avais pensé sans oser sauter le pas, refroidie par mes fiançailles. J’avais l’habitude de procéder ainsi avant, j’aimais exciter, faire monter l’envie avant de disparaître. Un sourire aguicheur, mes fesses contre leur bassin, une main passée dans le pantalon. Quelquefois, je poussais le vice jusqu’à commencer une fellation. Ma langue sur leur gland, je demandais innocemment s’ils aimaient. J’attendais leur réponse pour m’écarter et partir avec un clin d’œil. Ça les rendait fous. Lorsque je revenais le lendemain, ils me prenaient sauvagement, déversant leur frustration par des fessées et des coups de reins brutaux. J’adorais ce traitement bestial.

Je gémis doucement aux souvenirs de ces nuits fabuleuses. Aujourd’hui, c’était moi la frustrée. Il était temps d’y remédier.


— Il va falloir que tu me fasses confiance, commença Alice, laisse-toi faire sinon ça ne marchera pas.


J’acquiesçai, empressée de connaître la suite. Elle sortit de la piscine et s’assit sur un transat, le dos bien cambré. Puis, elle se délaissa de son haut de bikini, avec des mouvements contrôlés. Sa poitrine bien ronde pointait fièrement. Je l’avais déjà vue à mainte reprise, pourtant aujourd’hui, je sentais une sensualité inhabituelle. Elle me fit signe de l’imiter et je me débarrassai du tissu.


— Je crois qu’on a capté son attention, me murmura-t-elle, réjouie. Je vais te mettre de la crème solaire.


Effectivement, mon jardinier déconcentré pointait le tuyau d’arrosage vers le mur, au lieu des fleurs. Parfait. Elle sortit le tube de son sac et se leva afin de se placer derrière mon dos. Sa main m’appliqua de la crème, d’abord sur le dos et les épaules. C’est alors qu’elle s’aventura vers de nouveaux endroits. Je sursautai à la sensation de ses doigts sur mon décolleté.


— Rappelle-toi ce que je t’ai dit, fais-moi confiance.


Je jetai un bref coup d’œil vers notre cible et constatai qu’il arrosait toujours le mur. Le plan avait fonctionné. Alice commença à masser mes seins, ce qui m’arracha un gémissement incontrôlé. Ses doigts fins vinrent agacer mes tétons sensibles et je me mordis la lèvre pour ne pas faire de bruit.


— Ça fait longtemps qu’on ne t’a pas touché, constata Alice, tu réagis plus que je ne l’espérais.

— Je te l’avais dit, prononçais-je difficilement.

— Il aime voir des filles se toucher, regarde-moi cette érection. A toi de me mettre de la crème, prononça-t-elle sensuellement.



Je fixais mon apollon droit dans les yeux, pendant que mes mains glissaient sur le corps d’Alice. Je me sentais puissante, à le voir dans tous ses états. Les rôles s’étaient inversés, aujourd’hui, c’est lui qui tenait le rôle de voyeur. Il essayait vainement de s’occuper des massifs floraux, alors qu’il était clairement déboussolé par une telle scène.

Je posais timidement mes mains sur la poitrine d’Alice. Je n’en avais jamais touché auparavant. Ils étaient fermes et chauds. Je me laissai aller à les presser doucement et pinçai ses tétons. Alice soupira.


— Il n’y a pas que moi qui apprécie, badinais-je.

— Tu te débrouilles plutôt bien, avoua-t-elle en reculant. Je pense qu’on l’a assez torturé pour le moment. Tu te sens mieux ?

— Tu n’as pas idée !


Nous nous allongeâmes sur les transats pour bronzer. Derrière mes lunettes de soleil, je l’observais essayer de reprendre contenance. Connaissant mes parents, ils avaient dû lui interdire de m’approcher. Il n’y aurait donc pas que moi qui en souffrirais.

Cet exhibitionnisme improvisé m’avait bien excité. Je savais que je ne pourrais pas aller bien loin, cependant je ne comptais pas m’arrêter de suite. Il allait bientôt connaître le besoin incontrôlable de céder à ses pulsions.


Ce n’est que le début mon beau jardinier.

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