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Désolation hivernale

Chapitre 3

Gay

Complices, ils se sourient et quittent la pièce après un dernier regard vers le sling qui balance encore doucement. Ils se dirigent d’un pas ferme vers les douches qu’ils laissent abondamment couler sur leur peau, chacun s’occupant du corps de l’autre tout en se bisoutant gentiment.

Léo n’a aucune gêne pour doigter son amant afin de lui nettoyer l’anus qui se referme lentement. Jean s’en amuse, se disant que ce bougre doit avoir une longue expérience des gars, malgré son jeune âge.

Ensemble ils s’enfoncent dans le jacuzzi pour se détendre sous le bouillonnement réconfortant. Jean s’installe confortablement. Léo, après une courte hésitation, se colle sur lui et reprend ses bécotages.

Pendant une bonne demi-heure ils se cajolent, s’embrassent, se racontent des expériences très chaudes et intimes, non sans rire de leurs frasques sexuelles. Ils se présentent tous deux comme d’authentiques autoreverses. Jean tient fermement son jeune amant par les fesses qu’il malaxe sans interruption. Et Léo se plait à sentir la verge de Jean durcir à nouveau contre son torse.

Ils ne s’arrêtent que quand le patron surgit brusquement devant eux.

— On dirait que ça va, les garçons…

— Ouais…

— Je ne veux pas vous mettre dehors mais, vu l’heure et, à part vous, le peu de fréquentation, j’aimerais bien fermer plus tôt. Cela ne vous dérange pas ?

— Non… On comprend…

— Mais prenez quand même votre temps…

— Ok. On ne traine pas trop…

— Merci les gars !

Léo s’est translaté à côté de Jean. Il lui sourit de toutes ses dents.

— Au fait, qu’est-ce que tu viens faire par ici ? Tu ne m’as pas dit…

— C’est pour le boulot. J’ai un rendez-vous important demain matin. Je suis parti tôt pour ne pas prendre de risque… Il faut juste que je me trouve une chambre pour la nuit…

Léo rigole.

— Je vois… Ce n’est pas une perche que tu me tends, c’est une queue !

Joignant le geste à la parole il attrape la verge déployée, bien que molle.

— Non… Enfin oui… Si tu en as envie…

— Vicelard, va ! Evidemment que j’ai envie de remettre ça ! Bon… Il faut te trouver une piaule… Désolé, mais chez moi ce n’est pas possible…

« Ah ! Tu vis encore chez papa-maman… », se dit Jean.

— Il y a peut-être un truc à faire. J’ai une tante, elle est veuve, qui rame pour vivre avec des gites et des chambres d’hôte. Je peux lui demander de t’en préparer une…

— Pourquoi pas. Si en plus cela peut être utile à une si jouissive famille…

— Oh, elle, ce n’est pas le genre chaud-chaud… Mais effectivement, cela lui rendrait service. Je vais l’appeler pour qu’elle te chauffe une chambre… J’ai une idée sur laquelle…

Jean ne réagit pas au regard mystérieux de son jeune amant. Ils sortent du bassin, se douchent encore une fois puis se sèchent mutuellement. Léo frotte avec un peu trop d’insistance le fessier de Jean qui comprend son intérêt. Avec une total impudicité, il écarte les jambes, se penche en avant et exhibe fièrement son anus.

— J’imagine qu’il est bien refermé ?

La main de Léo parcourt la raie, s’attarde sur la rondelle, la chatouille gentiment.

— Ouais… C’est fou quand même. Tout à l’heure c’était un trou béant. Ce n’est maintenant qu’un orifice bien fermé par les chairs… C’est beau la nature…

— Le jacuzzi aide aussi !

Se redressant, Jean se colle à Léo et l’embrasse à nouveau.

— Merci… Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas été si bien limé…

— Merci à toi… Et je te demande pardon…

— Pardon ? Pourquoi ?

— Pour ce que j’ai dit sur les vieux… Je crois bien que n’ai jamais autant joui qu’aujourd’hui…

— On n’est jamais objectif sur ces choses-là… La plus grande jouissance est bien souvent la dernière… Si elle a été bonne… 

— Elle a été plus que bonne !

Les deux hommes tournent les talons et se dirigent vers les casiers. Jean caresse le fessier de Léo penché en avant pour ouvrir le sien. Le sexe de Jean se redresse. Celui de Léo aussi, qui retire du casier son téléphone.

Il a l’air heureux en composant le numéro.

— Salut tantine, c’est Léo…

— (…)

— Dis-moi, j’ai un ami qui cherche une chambre où dormir ce soir. Tu as de la place pour le recevoir ?

— (…)

— C’est normal. Tu peux préparer la chambre taupe ?

— (…)

— Super. Merci tantine. Je te l’emmène dans deux heures. Bisous !

Jean est amusé par la connivence entre le neveu et la tante.

— Pourquoi la chambre taupe ?

— Ah, ah ! Parce que c’est la plus isolée… Je peux te rejoindre discrètement sans que personne ne me voie… Si tu veux !

— Oh que oui que je le veux !

Ils s’embrassent.

— Ma tante met du chauffage. Il faudra bien deux heures pour qu’elle soit bien chaude…

— Qui ? Ta tante ?

— Crétin ! Allez, on boit un verre en attendant ?

— Avec plaisir. Il commence à faire soif !

Sans être gênés par leur nudité, les deux hommes se rendent dans la zone bar. Le gérant est derrière son comptoir à bouquiner.

— On peut boire quelque-chose ?

— Pas de souci. Pendant que vous boirez, je vais nettoyer et couper les installations. Ça vous va ? 

— Super !

Les amants s’installent côte à côte sur des tabourets hauts qu’ils ont rapprochés, histoire de pouvoir se caresser tout en sirotant leur eau gazeuse. Le patron les laisse, pour passer derrière faire son ménage.

Alors, sereinement, ils se racontent un peu de leur vie, tout en se caressant le fessier qui dépasse du tabouret. Avant que les mains ne viennent flatter la queue qui se dresse fièrement, le ventre, le torse, les cuisses. A intervalles réguliers des baisers rythment la conversation. C’est à peine s’ils remarquent le patron qui passe, un balai-serpillière à la main, puis une lingette et un flacon de désinfectant.

Jean découvre un garçon bien plus réservé et prudent dans la vie qu’il ne l’est au lit. Un garçon plein de rêves, qui hésite souvent à les mettre en œuvre. Et au contraire, Léo découvre un mâle qui sait ce qu’il veut, qui, malgré ses failles, construit pas à pas sa vie, qui va de l’avant. 

Les lumières des installations s’éteignent une à une. Le gérant les rejoint au le bar. Les amants comprennent qu’il est temps d’y aller. Ils se lèvent. Le gérant reluque leur sexe dressé. Avec envie. Alors, comme un défi, Léo se penche vers Jean et remet son phallus en bouche sans lâcher des yeux le patron. Un patron qui hoche la tête. Il en a vu d’autres. Il sourit.

— Je sais… Toi et moi, cela ne le fera jamais… C’est la vie ! Mais tu es toujours le bienvenu ici… Et, que tu le crois ou non, je suis content que tu te sois bien amusé !

Jean fait pression sur la joue de Léo pour qu’il arrête sa fellation. Il dépose un baiser sur ses lèvres et, par une poussée sur les fesses nues zébrées des marques du tabouret, le pousse vers les casiers.

Ils se rhabillent pendant que le gérant nettoie son bar.

— Il m’énerve ce type…

— Reste calme… Il est quand même sympa de nous avoir fiché la paix pendant qu’on s’amusait ensemble… Il sait bien que tu n’es pas attiré par lui... Il joue les gays dominants. Mais je suis sûr qu’en fait c’est un vrai passif soumis…

— Tu crois ? C’est vrai que les quelques fois où je l’ai vu en action, c’est à sucer des gars… Tu as peut-être raison…

Une dernière caresse mutuelle, la main dans le caleçon, avant de se reboutonner. Ils enfilent leur manteau.

— Je t’emmène dans un bar sympa avant de te conduire chez ma tante ?

— D’accord… Salut chef ! dit Jean. Merci d’être resté ouvert si longtemps !

— Merci à vous les gars d’être venus. Bonne soirée… Et bonne bourre !

— Tu peux y compter !

Le froid glaçant les saisit brutalement. La météo s’est encore dégradée. Ils s’engouffrent chacun dans leur voiture, garée presque côte à côte. Léo passe devant. Jean le suit, le collant d’un peu trop près, de peur de le perdre. Ils roulent lentement. Pour s’arrêter dix minutes plus tard devant un pub. Ils s’engouffrent à l’intérieur.

Léo salut le barman. Il glisse à l’oreille de Jean qu’il n’y a pas de lieu gay friendly ici, et qu’il faut se tenir.

— Aïe… Ça va être dur…

— Tu peux le faire…

Jean commande un irish coffee. Léo ne connait pas.

— C’est un truc de vieux ?

— Va savoir… C’est un vieux truc, pour sûr…

Alors Léo en commande un second, qu’il goûte bientôt avec satisfaction.

— Pas dégueu… J’avoue…

L’un en face de l’autre, mains sagement posées sur la table, ils parlent encore d’eux, sans dériver sur leur intimité sexuelle. Tout au long de leur conversation, Léo est salué par plusieurs personnes qui les interrompent à peine.

— Tu connais tout le monde ici ?

— Non… Mais c’est une petite ville de province. Je suis né ici. On sait tous à peu près qui est qui…

Ils s’enfilent tranquillement un second cocktail. Ils sont bien, ensemble, à discuter comme de vieux potes.

Fugitivement, Léo se dit que cela ne fait qu’à peine deux heures qu’il a rencontré Jean. Mais qu’il a l’impression de le connaître depuis toujours. Et qu’il se sent bien avec lui. 

Vers dix-neuf heures, Léo déclenche le départ. Ils se battent pour savoir qui va payer. C’est Jean qui gagne. La joute orale les fait rire.

— A charge de revanche ! La prochaine fois c’est pour moi.

— J’espère bien… Qu’il y aura une prochaine fois…

Les regards échangés montrent un désir amplement partagé.

Ils repartent chacun dans leur voiture. Il y a un tout petit plus de circulation que précédemment. Mais Jean ne laisse personne se faufiler entre l’arrière de Léo et lui.

Ils quittent la ville pour se retrouver dans l’enfer givré. Jean a perdu tout sens de l’orientation. Il ne voit rien à l’extérieur, battu par un mélange de pluie et de grêle que le vent rabat presque à l’horizontale sur leurs autos.

Des feux rouges s’allument derrière la voiture de Léo. Un clignotant à droite. Il tourne sur un chemin d’abord goudronné, puis en terre battue. Et au détour d’un virage ils entrent dans la cour éclairée d’une grande ferme fortifiée. 

Ils se garent devant ce qui semble être la maison principale. Léo sort en trombe et file à l’intérieur. Jean le suit. Il remarque tout de suite la grande complicité affective entre la « tantine » et Léo. Une « tantine » d’une cinquantaine d’année, habillée du plus grand chic campagnard, d’une allure décidée, au visage marqué mais qui a dû être joli autrefois. 

Léo fait les présentations. L’hôtesse accueille Jean avec chaleur. Sa chambre est prête. Elle lui propose de venir partager une pizza maison avec salade pour le diner afin de lui éviter de ressortir par ce temps. 

— Accepte ! Les pizzas de tantine sont exquises ! Veinard !

Jean accepte. Rendez-vous est pris à vingt heures. Léo attrape la clé et se propose de montrer la chambre à son ami. Sa tante, soulagée de ne pas avoir à sortir, accepte sans sourciller.

Jean traverse les éléments toujours déchainés pour attraper ses affaires dans son coffre. Puis, en petite foulée, ils se dirigent vers l’extrémité de la ferme, guidés par une lanterne diffusant loin un faible halo sinistre.

Une première porte. Un minuscule hall, mais chauffé. 

— Tu peux laisser ton manteau là. Il va sécher tranquillement.

Ils retirent leurs pardessus mouillés et entrent dans une grande chambre décorée avec goût. À peine ses sacs posés, Jean remarque tout de suite la simple cloison vitrée qui sépare la chambre et ce qui sert de salle de bain. Il balaye la pièce du regard avant de se retourner vers Léo qui fait pression sur ses hanches. Mus par le même instinct, ils s’embrassent passionnément. Ils se rapprochent lentement du lit. Ils tombent, enlacés, dessus.

Leur câlin dure un long moment. Que Jean tente finalement d’interrompre en dégrafant le bouton du pantalon de Léo. Mais, d’un mouvement agile du corps, lui grimpant dessus, Léo l’immobilise dos contre le matelas.

— Jeune impatient ! Tu ne penses qu’à baiser !

— Tu vois que moi aussi je suis jeune ! Tu bandes autant que moi… On reprend notre ébat où on l’avait laissé ?

— Non… Je n’ai pas le temps. Il faut que j’y aille… Mais prends des forces, je reviens après diner et là…

— Là, quoi ?

— Humm… Je prendrais bien ta grosse queue dans mon petit cul délicat… Mais en douceur, hein ?

— Ok… Ça, je sais faire… Mais il y a une condition. 

— Laquelle ?

— Que tu me limes à nouveau, aussi bien et encore plus longuement que cet après-midi…

— Accordé ! Je vais te niquer comme un dieu !

— Vantard !

— Tu verras bien…

Les corps se rapprochent à nouveau. Les lèvres se joignent. Une intense caresse buccale pleine de promesse s’ensuit.

Quand Léo s’écarte, son regard embrumé s’enfonce dans celui de Jean. D’une voix rauque il dit :

— J’ai une faveur à te demander.

— Accordé. D’avance.

Léo déglutit difficilement.

— Est-ce que…

— Oui…

— Tu vas me trouver con… Mais tu veux bien que je passe la nuit avec toi ? Je n’ai jamais dormi toute une nuit avec un homme. J’ai… J’ai très envie que ce soit toi le premier.

Jean, qui lit la profonde émotion dans les yeux de Léo, n’a pas le cœur à plaisanter. C’est avec gravité certaine qu’il répond :

— Oui ! Plutôt cent fois qu’une ! Je n’osais pas te le demander…

Leurs lèvres s’unissent à nouveau, leurs corps s’enlacent encore, une sincérité vraie les réunit dans d’infinies douceurs. 

Léo prend son temps avant de se relever pour, maladroitement, quitter la pièce, après un dernier geste de la main. Jean le rattrape de la voix. Léo rouvre la porte et penche la tête dans la chambre.

— Je serai nu. A t’attendre. Dépêche-toi de venir te réchauffer dans mes bras !

— Humm. Miam ! Compte sur moi. Bisous…

 

Jean s’allonge pour rêvasser, préparant mentalement leur prochain corps à corps. Il finit par s’ébrouer pour sortir ses affaires professionnelles sur le bureau et, après avoir lu ses mails, travailler un moment.

L’heure du diner ayant sonné, il sort de la chambre, enfile son manteau et parcourt rapidement la cour en sens inverse, pour atterrir dans la maison principale. La tante de Léo s’avère être une hôtesse sympathique et attentionnée. Elle entretient la conversation avec une grande délicatesse, posant juste ce qu’il faut comme questions. Le diner est effectivement succulent. Jean reprend sans hésiter une part de l’excellente pizza qu’accompagnent une salade de jeunes pousses et un verre de vin rouge gouleyant. Il se sent bien dans cette pièce à vivre que réchauffe et embaume un bon feu de cheminée.

C’est au dessert que la tante lui dit toute l’affection qu’elle a pour son neveu.

— Il est très méritant, vous savez. Son père, mon frère, est un homme très, trop, rigide qui, sous prétexte d’en faire un homme, l’a plus étouffé et inhibé qu’autre chose… Ce n’est pas un méchant homme. Mais je crois bien qu’il n’a pas su y faire. Ce n’est pas facile l’éducation de ses enfants… Vous avez des enfants ?

— Oui. Une fille. Elle vit plutôt chez sa mère. Nous sommes divorcés. Moi, c’est avec ma femme que je crois que je n’ai pas su faire…

— Oh, il ne faut jamais avoir de regret ! Mon mari est mort avant que nous n’ayons pu avoir des enfants. J’ai mis du temps à m’en remettre. Et maintenant que j’ai fait mon deuil, c’est trop tard…

— Ce n’est jamais trop tard, en tous cas pour le bonheur…

Jean revient un peu décontenancé dans sa chambre. Dans la cour il croise un couple qui entre dans un autre corps de bâtiment. Il s’interroge. Sur sa vie. Sur celle de Léo. Sur cette tante à la fois pudique et lucidement vraie.

Il est soulagé de se déshabiller pour laisser le jet d’eau chaude réconforter son épiderme refroidi par sa courte balade extérieure. Il se sèche soigneusement, appréciant la douce chaleur de la pièce qu’il n’a pas fermée à clé. Il fait plusieurs essais avant de trouver l’éclairage tamisé le plus agréable. Il sort de son sac de voyage une boite de préservatifs et un tube de gel, pose le tout sur la table de nuit, se réfugie sous la couette moelleuse.

Il prend en cours de route une émission télévisée sans grand intérêt. Ses paupières s’alourdissent. Il plonge bientôt dans des limbes où s’agitent et se mélangent les images de son propre père, les moments heureux avec son ex-femme, la beauté du joli corps de Léo lové contre lui.

C’est le souffle d’air frais déclenché par l’ouverture de la porte de la chambre qui le réveille. Léo met son doigt sur ses lèvres.

— Chut… Ne bouge pas… Je vais m’effeuiller devant toi… Tu bandes ?

Jean saisi son sexe flasque d’une main chaude.

— Non… Pas encore… Ça vient…

Lentement, avec une touchante maladresse, Léo tente un striptease lascif qui amuse un Jean ne tardant pas à durcir complètement. Le voyageur évite de justesse le jean que Léo lui lance à la tête. Il admire sa plastique juvénile que ne revêt plus qu’une chemise et un slip qui semble particulièrement mini. 

Effectivement, se penchant en avant tout en lui tournant le dos, Jean admire le fessier galbé traversé par la fine lanière d’un string blanc. Remuant le popotin, Léo se recule en s’approchant au bord du lit. Il tend son fessier vers le visage de Jean qui y dépose de nombreuses bises sonores, non sans y lancer de chauds coups de langues.

— Ton gros sexe va le pénétrer… Tu es impatient de me prendre ?

— Humm… C’est d’abord ma langue qui va y pénétrer… Non… Je ne suis pas impatient…

D’un geste brusque Léo soulève la couette pour s’arrêter, muet d’admiration, devant le braquemart tendu qui s’élève et retombe frénétiquement.

— … Menteur… 

Il remarque alors la boite de préservatifs, l’ouvre et compte son contenu à haute voix.

— Ouah ! Tout un programme ! Tu crois qu’on va réussir à la vider ?

— Difficile… Mais jouable…

— Et le gel ?

— C’est pour toi. Je ne voudrais pas te faire mal…

— Tu es gentil, toi…

Léo se penche pour rouler une pelle fervente à son amant. Il glisse une main et s’empare de la queue qu’il serre comme pour l’empêcher de s’envoler.

— Mais n’imagine pas que je n’en ai jamais pris de pareil dans le cul… J’ai reçu des mecs encore mieux montés que toi !

— Tant mieux ! Tant mieux pour toi !

Léo se remet au centre de la pièce pour défiler langoureusement en remuant son joli petit cul. Jean, au fond de lui, trouve cela nul, mais ne pipe mot. Léo s’arrête brusquement face au lit pour, d’un coup sec, arracher les boutons-clips de sa chemise et l’ouvrir en grand. 

Jean lui offre un « ouah !!! ». Léo joue avec la chemise pour mettre en action sa fine musculature.

— Beau gosse… Je confirme…

Comme un signal, il envoie voler la chemise dans la pièce, restant presque nu avec son délicat string qu’un sexe en semi érection tend déjà. Se tournant et se retournant, il avance lentement pour enfin grimper sur le lit, enjambant le corps de Jean, approchant inexorablement son entrejambe du visage très intéressé.

— Enlève le moi… Avec les dents…

— D’accord, chef !

Léo s’attend à ce que Jean attaque la poche de devant, histoire de faire jaillir son éperon. Mais, déjouant une nouvelle fois son attente, Jean le saisit par les hanches et lui fait faire demi-tour pour se retrouver face à son délicat fessier. Aussitôt une salve de bisous humides et de larges coups de langues se déchaine sur les fesses rebondies. Surpris, Léo manque de perdre l’équilibre, ne se retenant qu’en plongeant les bras en avant pour se retenir, pieds et mains au contact du lit, les fesses relevées. 

Jean ne joue plus. Il se régale de ces petites fesses si mignonnes qu’il pourlèche, embrasse et mord passionnément, en état second. 

Ses dents s’emparent de l’élastique de la ceinture puis descendent le long du fil fessier qu’il décolle de la raie. Arrivé au milieu, il tire un grand coup sur la droite pour le détacher du sillon. Un sillon qui se libère de sa faible protection qui repose maintenant au milieu d’une fesse. Alors la langue gourmande file sur la rondelle qu’elle met à picorer avidement.

Léo ne cherche plus à retenir les râles suscités par l’intense plaisir ressenti. Cela survolte Jean qui déchaine ses coups de langue de plus en plus fort. Jusqu’à ce qu’il attrape la ficelle du string et tire dessus fortement pour l’arracher. Elle résiste. Il réitère ses coups de dents. Rien n’y fait : le sous-vêtement ne cède pas. Alors il tente de tout arracher en balançant sa tête de droite à gauche en grognant bestialement. Sans plus de succès.

Sauf que le ridicule de la situation commence à remuer les zygomatiques des deux comparses. Les mouvements se transforment en bouffonnerie. Léo éclate de rire malgré, ou en raison de, sa posture indécente. La contagion s’empare de Jean qui ne peut retenir un esclaffement étouffé. Et Léo bascule en avant, offrant son petit cul presque nu à la fantaisie de Jean.

Les rires emplissent la pièce. Jean se redresse un peu pour basculer sur le corps soumis de Léo. Il tente de maîtriser son fou rire en embrassant la peau du jeune bougre. Mais échoue. Et, en se bidonnant, il bascule sur le dos de Léo qu’il tente de lécher et de caresser.

Jean est maintenant complètement au-dessus de son amant. Il le bécote dans le cou en réfrénant progressivement son rire.

— Tu es nul…

— C’est ton string… Trop fort… Où as-tu trouvé cela ? C’est la première fois qu’un slip résiste à mes coups de dents !

— Il faut que cela tombe sur moi…

Tout en rigolant, Léo écarte les jambes en grand. Le sexe dur de Jean se campe devant sa rondelle. Une pression, et il entre en lui.

Jean se dit que c’est trop tôt. Pourtant Léo le supplie presque.

— Viens… Entre en moi…

L’ainé fait un effort surhumain pour ne pas céder à la pulsion.

— Non… Je n’ai pas réussi la première épreuve. Il faut que je t’arrache ce string !

Alors Léo donne un grand coup de bassin en arrière et renverse son amant. Il se retourne et écarte en grand bras et jambes.

— Alors dépêche-toi ! Arrache-moi ça !

— A vos ordres, chef !

Les lèvres de Jean glissent sur les cuisses, l’aine, le ventre de Léo. Ses lèvres tétouillent les mamelons qui durcissent d’un coup. Puis son visage redescend, pour se camper devant le sexe qui se déploie dans le tissu. Les lèvres embouchent la verge à travers le tissu et se mettent à la mordiller. Un testicule s’échappe de la poche trop étroite et surgit à l’air libre. Jean fond dessus pour le lécher avidement. Puis revient mâcher la tige qui, brusquement, jaillit toute seule hors du tissu. 

Alors, une langue assoiffée se met à bécoter le gland maculé de vagues séminales. Léo bascule sa tête en arrière en gémissant et en élevant son bassin. Les mains de Jean s’emparent des fesses et les pétrissent sans ménagement tandis qu’il entame une fellation de folie, aspirant, pompant, suçant sauvagement.

Il ne s’arrête que quand le délicat goût métallique du mâle emplit sa bouche. Il veut repousser encore le moment de l’orgasme. Alors il se reprend, il lâche la tige pour mordre le tissu et tenter de le dégager du corps adoré.

Il met près de cinq minutes à se débarrasser du string, passant d’un côté à l’autre en le faisant avancer de cinq centimètres en cinq centimètres.

Enfin Léo est nu. Son visage rayonne de bonheur. Il se redresse d’un bond pour sauter dans les bras de son déshabilleur et, tout en l’embrassant, les entrainer tous deux sous la couette qu’il remonte jusqu’au cou. 

Les amants s’égarent longtemps dans de joyeux baisers enlacés. Ils échangent des mots tantôt tendres, tantôt crus, entre deux baisers appuyés. La chaleur de leurs corps grimpe de plus en plus. Couché au-dessus de Jean, Léo saisit une main de son amant qu’il pose sur ses fesses avant de pousser un doigt pour le guider dans sa rondelle. Jean est surpris de la trouver déjà dilatée. Et s’en réjouit en décidant de lui offrir un doigté rectal couplé avec un massage prostatique.

Très vite les lèvres de Léo se décollent de celles de son amant pour haleter, le souffle court, au gré des incartades tactiles d’un doigt aventureux dans son conduit rectal. Il réussit à glisser :

— Jamais… Jamais on ne m’a fait cela… C’est si bon…

— Normal mon ange… A ton âge on ne pense qu’à queuter. Les tendresses épidermiques, je ne les ai découvertes que plus tard…

— Oh oui… Continue…

— Rien ne pourrait m’arrêter…

Léo a totalement abandonné son corps au doigté agile de son amant !

De longues minutes de plaisir intérieur le font profondément vibrer. Totalement soumis, il est fou de reconnaissance pour cet amant qui lui fait découvrir de nouvelles extases internes. 

D’une main, Jean attrape le tube de gel. Tenant le capuchon entre ses dents, il l’ouvre et fait couler une noix de lubrifiant sur un doigt. Sa main file sous la couette et vient se placer à l’entrée du puits, permettant au doigt lubrifié de remplacer son homologue téméraire, mais un peu sec.

L’effet du gel est immédiat, favorisant la pénétration. Le doigt cesse son massage prostatique pour entamer des va et vient dans le conduit rectal. Bientôt suivi par un deuxième doigt qui sait parfaitement où se positionner.

L’agilité tactile de l’un, combinée à l’excitation anale de l’autre, permet rapidement aux deux appendices de pénétrer entièrement dans l’orifice maintenant détendu. 

Jean prend son temps. D’une part parce qu’il adore doigter un rectum. D’autre part parce qu’il ne veut offrir que le plaisir, pas la douleur, à ce jeune amant qui l’émeut profondément par sa soumission enthousiaste. Léo grogne de plaisir. Et réussit à articuler :

— Prends-moi… Maintenant… Je suis prêt…

Jean scrute son visage effervescent avec une infinie tendresse. Il n’a plus de doute. Léo est prêt pour le plaisir anal. Alors il rejette la couette, se redresse et attrape une capote qu’il déroule rapidement sur son braquemart fébrile.

Léo a basculé sur le dos. Voyant la verge désirée bien couverte, il relève les jambes en les écartant. Tout son corps étincelle de soumission passive. Jean se place à genoux devant lui. Les jeunes jambes se posent sur ses épaules. Il avance encore d’un cran, amenant son épieu juste devant l’ouverture anale. 

Jean lit l’impatience avide dans les yeux exorbités de Léo. Il se penche en avant et l’embrasse, tendrement d’abord, puis plus férocement. Léo, tout occupé à répondre aux assauts labiaux, sent à peine le gland pénétrer son anus fin prêt. C’est quand la pression du bassin de Jean s’accroit pour s’enfoncer en lui qu’il réalise qu’il est en train d’être sodomisé. Et de la meilleure des manières !

— Ouiii… Vas-y… A fond… Encore…

Le braquemart avance à une lente et régulière cadence dans le petit fion débordant de reconnaissance. Au fur et à mesure que le sexe s’enfonce, Léo gémit de plus en plus fort.

Enfin il est entièrement possédé. Ses yeux exorbités expriment tant son abandon que son plaisir. L’intense chaleur déclenchée par le frottement anal se transmet dans tout son corps. Il exulte comme jamais. 

Jean se retire à moitié. Puis s’enfonce à nouveau. De lents va et vient démarrent, que rythment des grognements de plus en plus aigus et forts.

— Tu aimes cela, mon bougre…

— Oh oui… Encore… Plus fort…

Jean sourit. Se retire entièrement. Scrute l’inquiétude impatiente de Léo. Et d’un coup le pénètre entièrement. Un cri. Un cri aigu. Un cri de plaisir.

Jean entame une chevauchée ardente. Les gémissements deviennent une symphonie grandiloquente. Il stoppe brutalement. Reprend la chevauchée au galop. Puis se retire. Recommence, mais au pas. Léo, en transe, secoue la tête en tous sens. Un petit tour au trot. Puis au galop. Puis au pas.

Jean sait parfaitement que c’est le changement de rythme qui déclenche les ondes de plaisir. Il s’en donne à cœur joie, stupéfait de constater l’effet extrême qu’il ressent dans le corps de son amant. A aucun moment il ne pense à son propre plaisir. Il s’est oublié. Il est tout entier concentré sur la jouissance du jeune homme.

L’ébat semble sans fin, tellement la faim anale transcende le jeune corps. Pourtant Léo finit par l’arrêter en attrapant son visage entre ses mains. Après une pelle ardente, il supplie :

— Prends-moi en levrette… S’il te plait…

Jean s’exécute immédiatement en se retirant pour se reculer et laisser Léo se mettre à quatre pattes devant lui. Il se coule sans attendre sur son dos et le reprend aussitôt d’un puissant coup de bassin. Un long ahanement vibrant sort de la gorge de Léo. Que Jean fait taire en claquant une fesse avec force.

Surpris, Léo se tait. Un bourrinage rapide manque de le renverser. Il râle à nouveau. Et se reprend une fessée sonore. Alors les coups de trique alternent avec les fessées. Jean se réjouit de voir à la fois son phallus entrer et sortir du fion, et les belles fesses rougir à vue d’œil.

Se demandant subitement si Léo apprécie la fessée, il stoppe un moment, se contentant de chevauchées anales à des allures variées. Mais il a vite la réponse.

— Fesse-moi… Oui… Fesse-moi…

— Pas trop mon ange… Tes fesses sont trop belles…

Léo est traversé par un vent de panique à l’idée que son amant renonce à le fesser. Il est vite rassuré en recevant une nouvelle salve de claques sonores avant qu’un galop coïtal ne déclenche une nouvelle vague de chaleur.

Jean poursuit encore un bon moment sa sodomie intense tout en caressant régulièrement la tige qui virevolte sous le ventre en feu de Léo. Une odeur de latex chaud s’immisce désagréablement dans ses narines. Les râles de Léo deviennent plus sourds. Jean se penche, attrape une oreille entre ses lèvres et murmure :

— Tu veux arrêter ? Tu as ton compte ?

— Oui… Non… J’en veux encore… Mais ça devient douloureux…

— Alors il faut cesser cela…

— Non… Reste…

— Non… Je suis au bord de l’éjaculation. Je vais me retirer et jouir sur toi. Mais ne t’inquiètes pas. On remettra cela…

— Promis ?

— Oh que oui ! Promis !

Jean ne résiste pas au plaisir de reprendre un lent besognage anal. Il se concentre maintenant sur son propre plaisir, sentant bientôt le tonnerre prêt à rugir.

Il se retire enfin, faisant basculer Léo d’une légère pression sur une fesse. Le jeune bougre se retourne pour se placer sur le dos, l’air hagard. Jean est surpris de la chaleur de la capote quand il y pose sa main pour l’ôter. Il la jette nonchalamment par terre avant de s’approcher du corps enfiévré. Les regards se fondent l’un dans l’autre, s’envoyant mille signaux de reconnaissance réciproque. La main de Jean s’empare de son sexe qu’elle a si souvent caressé. Et, lentement, il se masturbe. Sa bouche s’élargit au fur et à mesure que la lave avance dans sa cheminée. Ses yeux s’exorbitent. Léo l’encourage, du regard d’abord, lui caressant la cuisse ensuite. Puis en disant :

— Jouis ! Vas-y, jouis ! Crache ta semence sur moi !

Tout le corps de Jean s’efface derrière le plaisir orgasmique. Il n’est plus qu’une main qui se lutine sauvagement. Et l’orgasme le submerge d’un coup. Une éjaculation puissante qui fracasse une mitraille de sperme épais dans le cou et le torse de Léo. 

Jean lâche un long cri de plaisir. La main de Léo accompagne la jouissance par des caresses frénétiques sur sa cuisse.

— Ouiii ! Jouis ! Vas-y ! Tu es beau !

Les dernières répliques orgasmiques. Jean prend son temps pour reprendre pied. Quand il rouvre les yeux c’est pour voir en gros plan la fine tige tendue qui frémit dans le vide ; puis le regard enfiévré de Léo, bouche ouverte, l’air un peu béat.

Lentement Léo remonte ses mains sur les hanches du jouisseur qui se penche progressivement. D’une ultime pression il le fait basculer sur lui. Et il l’embouche passionnément. 

La frénésie linguale de Léo réveille peu à peu le jouisseur qui réplique avec vélocité. Ils se disent à nouveau des mots crus qui expriment tout le plaisir échangé. Leur peau est trempée de sueur. Le sperme craché s’épanche sur les torses qui se frottent.

Jean voudrait que ce moment dure toujours. Son sexe moite devenu flaccide coulisse contre la dure tige de Léo. Et au bout d’un long moment, Jean lui demande :

— Tu veux ? Me prendre ?

Les yeux de Léo lancent des flammes. Jean s’écarte et se met à quatre pattes. Mais, tout en attrapant une capote, Léo refuse la position et le fait retomber sur le dos. La tige emballée, il se cale contre son amant, se penche vers lui et l’embrasse fougueusement. La fine verge de Léo retrouve sans difficulté le rectum de Jean et s’y enfile. Les lèvres unies dans un tendre baiser, Jean sent la tige de Léo le pénétrer progressivement.

Tout le temps que dure le coït anal, leurs lèvres et leurs langues ne se décollent pas, toutes occupées à des tendresses douces et chaudes. C’est le bassin de Léo, comme mû par un ressort, qui entre et sort du conduit déjà défloré dans l’après-midi. Ils grognent de plaisir, l’enculeur comme l’enculé, le corps en nage.

Et c’est contre les lèvres de Jean que Léo exulte son orgasme, crachant sa semence dans le séant, sans cesser son combat lingual.

Ils basculent enfin sur le côté. Léo, qui débande rapidement, se colle contre son amant. Jean retire le préservatif usagé et le noue. Il se relève, ramasse l’autre capote au sol et va les jeter dans la poubelle de la salle de bain. Léo admire le corps presque fumant de celui qui l’a si bien aimé, alors que Jean passe d’une lampe à l’autre pour les éteindre. Il sourit en se sachant reluqué de pieds en cape. Un dernier tour coquin sur lui-même : les yeux de Léo se réjouissent de la beauté mâle.

Il retourne dans le lit, embrasse son amant, éteint la lumière. Les deux corps se trouvent. Léo, en chien de fusil, se love contre le ventre de Jean. Il passe une main en arrière pour bien positionner l’épais pénis contre son sillon fessier. Tout en lui picorant le cou, un cou qui a le goût de son sperme, Jean étend la main pour saisir la tige qui glisse et s’échappe avant d’être reprise, en raison de sa moiteur.

Pendant plusieurs minutes ils se disent des mots tendres, se remerciant pour cette saillie si jouissive. Jean commence à exprimer les sentiments qui jaillissent de son cœur qu’il voudrait être de pierre, mais qu’il sait bien être particulièrement tendre. Seuls des ronflements lui répondent. Il sourit dans le noir.

— Bonne nuit mon ange…

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