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Deux frangines

Chapitre 1

Hétéro

Avec les mêmes personnages, une histoires qui commence de la même façon, mais qui va évoluer différemment. Il y a du déjà lu, mais des surprises en cours de route et finalement un retournement symétrique. Si vous avez lu Romance, vous constaterez que le plan a changé et que l’auteur a un peu épicé le récit. Quelque part il a manqué un aiguillage et on voit un jeune homme, ballotté entre deux sœurs, se rendre à l’évidence. Pardonnez les parties communes et réjouissez-vous de la tentative d’adaptation aux souhaits de certains lecteurs.


-Bonjour Adrien. Je m’appelle Laure. Peut-être te souviens-tu de moi? J’aimerais beaucoup te parler.


Je regardais avec étonnement cette jolie brune, souriante, épanouie, habillée avec goût qui m’abordait de façon aussi abrupte ce samedi après-midi, en pleine rue du centre ville. Je l’observais attentivement, cherchant dans son visage qui se prêtait avec amusement à mon examen, le trait dont j’aurais pu me souvenir. J’étais sur le point de donner ma langue au chat, mais si je ne reconnaissais pas la personne, le prénom évoquait des souvenirs relativement anciens bien que neutres. De la maternelle à la fin du primaire j’avais connu une fillette qui portait ce prénom, une gamine exubérante à laquelle, moi garçon timide, j’avais disputé avec acharnement la tête de notre classe.


-Laure Dupuis? Tu …


-Mais oui, tu as toujours eu bonne mémoire. Evidemment j’ai changé, mais je suis heureuse que tu m’aies reconnue. Pourtant à l’époque nous étions plutôt concurrents qu’amis. Pendant des années j’ai fait des efforts pour te battre au classement et quand j’y parvenais j’étais fière. Cette émulation était formidable.


-Effectivement, c’est la raison de la résonance de ton prénom. Tu as vraiment changé et je ne t’aurais pas reconnue. C’est que tu es devenue une très belle jeune femme, si je peux me permettre un compliment.


-Merci. Alors accepterais-tu de me consacrer un peu de temps?


-Mais bien volontiers. Asseyons-nous à cette terrasse. Puis-je t’offrir une boisson?


Qu’avait à me dire cette attrayante créature? Alors que j’avais suivi ma scolarité dans des établissements publics, collège puis lycée, ses parents l’avaient inscrite dans un établissement privé de bonne réputation, et depuis la fin de troisième je ne l’avais plus côtoyée, vue ou rencontrée en dehors des vacances. Toujours accompagnée de copines et entourée d’une cour de garçons, elle paraissait inaccessible au garçon gauche, mal à l’aise dans son corps en pleine croissance, que j’étais alors. Mais à sa manière de provoquer un entretien, je retrouvais sa façon directe de s’adresser à son entourage.


-Compliment pour compliment, je trouve que tu es devenu un beau jeune homme. Cet uniforme et ton képi te vont à ravir. Tu es militaire et gradé?


-Si c’est l’uniforme qui a attiré ton attention, profite vite de la vue, dans trois mois j’aurai fini mon service militaire. Après l‘école d‘officier de réserve j‘ai été nommé sous-lieutenant. Mais toi-même que deviens-tu?


Après le bac elle a préparé une licence et espère entrer dans l’enseignement au sortir de l’IUMP dans un an. Après quoi elle fondera un foyer avec le brave garçon qui voudra d’elle. Je l’ai connue plus directe en cour de récréation pour désigner le garçon qui lui plaisait. Je n’avais jamais été cet élu. Et je n’en avais pas souffert. Elle ne connaîtra aucune difficulté à trouver un mari.


-Et que feras-tu en quittant ce bel uniforme mon sous-lieutenant? C’est dommage, il te va si bien.


-On dit « mon lieutenant ». Mais tu oublies ce titre. Il s’agit fort heureusement d’une situation provisoire. Appelle-moi Adrien ou je te dirai « mademoiselle »

J’ai été admis dans une école supérieure de commerce et je compte en sortir dans trois ans avec un diplôme intéressant pour entamer une carrière professionnelle. Et comme toi, j’espère rencontrer un jour la femme de ma vie pour fonder un foyer.


-Parce que tu es toujours célibataire? Tu as une petite amie, une fiancée? Non? Alors, ne cherche plus, la femme de ta vie est devant toi. Tu es resté le bosseur, un vrai battant, mais tu as pris de l’assurance. Avec ou sans uniforme je trouve que tu feras un excellent parti. Je pose ma candidature.


J’en suis très flatté. Mais elle n’est pas sérieuse. Ou elle est fêlée! Belle et rayonnante, elle ne peut pas être célibataire ou les garçons sont devenus fous! Elle a certainement un ami ou un fiancé, un compagnon de lit comme le veut désormais la coutume étudiante, le contraire est inconcevable. Je sens le piège, je cherche du regard la caméra cachée et les complices qui vont surgir et s’esclaffer si je mords à l’hameçon.


Mais ses yeux! Ciel, quelle comédienne, elle paraît sincère, attend une réponse. Pour moi l’attaque a été si étrange, si rapide, si inattendue, si invraisemblable. J’en suis abasourdi, je reste incrédule, incapable de trouver une réponse immédiate et adéquate. La proposition ne correspond pas à mes attentes. Je ne suis pas insensible aux charmes des jeunes filles, mais mon projet de mariage n’a rien d’actuel. Dans quatre ou cinq ans, pas avant, quand j’aurai de quoi entretenir une femme, j’aurai le temps d’y penser.


Si demain une belle fille me déclare qu’elle a envie de faire l’amour avec moi et que ce sera sans suite, je lui accorderai satisfaction, je saurai la caresser, exécuter selon ses désirs les figures du kamasoutra, je lécherai son minou jusqu’à l’extase, je n’oublierai aucune partie de son corps, je la masserai, je la prendrai, je lui donnerai son plaisir. Et comme convenu nous nous dirons au revoir ou adieu. Je veux bien rendre service et en tirer le plaisir réciproque. J’attends l’amatrice, mais je ne promets pas le mariage.

Enfin, l’occasion ne s’est jamais présentée, il est facile de fantasmer, le passage à l’acte n’est pas évident et il est aussi plus probable de prévoir une prudente retraite ou une fuite! Mais prendre un engagement définitif aujourd’hui!

Laure est belle, troublante, mais quelle mouche l’a piquée, pourquoi se jette-t-elle à ma tête? Si elle est sincère, si ce n’est pas une farce de mauvais goût, si elle ne s’est pas laissé influencer par le prestige de l’uniforme, pourquoi cette hâte soudaine? Elle a toujours eu l’esprit de compétition; mais à bien examiner les choses, nous sommes pratiquement des inconnus. Je ne sais pas grand-chose d’elle, que peut-elle savoir de moi? Elle n’a saisi que des apparences. Sans être Apollon, je suis physiquement convenable, c’est tout; à peine « amélioré » par la tenue. Les goûts, les valeurs, les aspirations, les caractères: que d’inconnues! On ne s’engage pas à la légère pour une bonne bouille ou pour la cambrure d’un dos, pour l’arrondi d’une croupe ou pour des yeux bleus ou des cheveux bruns!


-Ma chère Laure, peut-être es-tu la femme de ma vie, tu es magnifique, si belle, je dirais trop belle pour moi. Je n’aurais sans doute jamais osé t’adresser une demande comme celle que tu me fais. Mais pour rien au monde, je ne voudrais perdre la chance que tu m’offres. Malgré tout, c’est une surprise si soudaine, si agréable aussi, que je te demande le temps d’y réfléchir. Avant de m’engager, je veux apprendre à te connaître, je veux que tu apprennes à me connaître. Tu es adorable, mais sommes-nous compatibles? Tu dois avoir une longueur d’avance sur moi pour vouloir déjà me choisir comme le brave garçon qui voudra de toi. Je ne m’attendais pas à provoquer un coup de foudre.


-C’est exactement ça: le coup de foudre. Je t’ai aperçu hier. Tu es le bel homme que j’attendais et je me suis souvenue du bon petit garçon sérieux et appliqué de l’école, j’ai constaté que tu étais toujours aussi volontaire et secrètement ambitieux, tes projets d’avenir me plaisent: tu corresponds à mon idéal d’homme. Toute la nuit, j’ai rêvé de toi, j’ai donc décidé de me déclarer avant de te voir dans les bras d’une autre. Parfois il faut forcer le destin. Ca te fait sourire.


-Es-tu prête à vivre de longues absences? Demain je repars en Allemagne pour terminer mon temps. Aussitôt après je vais vivre trois ans à plus de 300 kilomètres et je ne reviendrai dans la région que pour de courtes vacances, peut-être pour des stages en entreprise. Je suis extrêmement touché par ta « candidature » et tout disposé à donner la meilleure suite. Tu vois, j’en tremble et j’en bafouille. Ouf, pardonne-moi de ne pas sauter de joie, comme je le devrais.


-Je t’ai brusqué sans doute. Je n’en suis pas mécontente si tu t’en vas demain déjà. Maintenant tu sais: au pays une fille va t’attendre, elle est amoureuse de toi. Si tu m’accordes une chance, je saurai patienter autant qu’il sera nécessaire.


-N’attends pas de moi une déclaration d’amour immédiate. Ce que je veux examiner, c’est si je peux m’engager à t’accorder une priorité quand j’aurai fini mes études. En contrepartie pourras-tu t’engager à me prévenir si tu renonces à moi au profit d’un autre. La vie réserve des surprises. Tu pourrais connaître un second coup de foudre.


-En attendant ta réponse, laisse moi t’embrasser pour ta franchise.


Sitôt dit, sitôt fait. J’ai à peine eu le temps de me lever pour recevoir sur chaque joue un gros baiser chargé d’émotion.


-Veux-tu te promener avec moi?


Nous déambulons sur les trottoirs. Elle a pris ma main, balance nos bras avec malice, guette la surprise dans les yeux des passants, fière d’avoir apprivoisé son beau militaire. Je suis moi-même très fier de marcher entraîné par cette magnifique « conquête ». Le photomaton de la grande surface a immortalisé ce moment exceptionnel. Nous avons posé tête contre tête, tout sourire. Au sortir de la cabine, un baiser surprise sur les lèvres m’a remercié de ce souvenir heureux à partager. Etourdi je saisis la douceur sucrée de son rouge à lèvres tandis qu’elle évalue du coin de l’œil mon degré d’émotion.


Car ce traitement de choc me bouleverse de la pointe des pieds à la racine des cheveux, comme un tremblement de terre dont l’épicentre se situe à environ quatre-vingts centimètres du sol. Cette fille va me rendre fou, tous mes sens sont en alerte, mon sang bouillonne et va gonfler mon sexe qui se dresse au garde-à-vous. Je me fais violence, on ne se conduit pas ainsi à la première rencontre, je m’arrache à ce baiser. Laure aurait bien insisté, elle cache son dépit derrière un sourire forcé qui s’éclaire lorsque ses yeux se fixent sur la bosse dans mon pantalon. Son regard se plante dans le mien pour y lire mon trouble, pour s’assurer que mon calme est apparent et que derrière le masque d’indifférence se cache un homme, un faible homme, sensible à son charme, avec des réactions prévisibles de la chair. Je suis le frêle oiseau hypnotisé par son regard. Elle a trouvé mon talon d’Achille, elle vient de me mettre le feu. Elle est contente d’avoir pris le pouvoir en découvrant mon point sensible.


-Je t’enlève, veux-tu m’accompagner au centre thermal? Ma voiture est là! Nous aurons le choix, selon tes préférences entre patinage sur glace, piscine, bowling, cinéma, bain relaxant. Je commencerais par de la natation puis nous irions voir un film? Cela te convient-il?


Les parents sont fortunés. Laure roule en simple Peugeot 309, ma 4L d’occasion ferait pâle figure à côté. Nous passons en coup de vent chez elle. Elle en sort accompagnée de maman et de sa sœur de dix-sept ans: je suis le spécimen rare et la famille doit savoir avec qui elle va se distraire. Quelques phrases aimables et des sourires entendus approuvent son choix: je serai toujours le bien venu etc.…Un bond chez mes parents pour me munir du nécessaire.


J’attends au bord du bassin. Qu’elle est belle dans son maillot deux pièces. Je comprends ce choix de la piscine. Dès le premier jour elle a décidé de frapper un grand coup. Comment pourrai-je oublier ce corps parfait, ni sculptural ni maigre, ses formes marquées, ses seins prêts à s’évader des bonnets, sa taille fine destinée à mettre en évidence ses hanches affirmées ou les longs fuseaux de ses cuisses parfaites? C’est Vénus entrant au bain et m’invitant à la rejoindre. Avec une particularité toutefois, elle a oublié de rentrer une cordelette blanche dans le bas du maillot de bain; j’ai une sœur, je sais ce que c’est. Un mot glissé à l’oreille lui permet de rectifier la tenue. Comment résister à la tentation? Hormis le mariage, elle peut tout exiger de moi. Je baiserai ses pieds, je frôlerai ses jambes, j’éprouverai la douceur de l’intérieur de ses cuisses, je ferai s’épanouir son sexe, j’y abreuverai ma soif, sucerai sa crête sensible, je fouillerai...Stop! …Qu’ai-je à m’emballer aujourd’hui?


Nous nageons côte à côte, elle s’amuse à frôler ma jambe de la sienne comme par inadvertance, disparaît sous l’eau, passe sous mon ventre et réapparaît de l’autre côté en m’éclaboussant dans un grand éclat de rire. Elle semble heureuse, vient contre moi, à la verticale, fait du sur place, lance ses bras autour de mon cou et bat des pieds. Ma conquête: non, je suis la sienne. Elle rit, me fixe dans les yeux pendant que son corps quasi nu entre en contact avec le mien couvert d’un simple maillot. Un de ses bras a relâché mon cou, sa main explore mes pectoraux en une caresse tendre. Heureusement, elle n’ose pas vérifier plus bas l’effet de son contact sur ma virilité. Point n’est besoin, elle sait et se contente de me voler un rapide baiser sur la bouche avant de disparaître dans une gerbe d’eau.


Deux bodybuilders en démonstration devant la gente féminine de la piscine et sans doute en quête d’une bonne fortune l’entourent et la font dévier vers un coin du bassin. Leur intention est claire, ils vont la coincer et marchander sa liberté. Une nouvelle fois elle plonge sous l’eau et leur échappe, réapparaît en criant mon prénom pour se précipiter dans mes bras. Les deux types penauds devront changer de cible.


-Alors, tu aimes? On est bien ici. Je suis si bien avec toi. Tu vas me manquer. Quand auras-tu ta prochaine permission? Un petit bisou?


Pourquoi demande-t-elle si elle n’attend pas la réponse? Pourquoi dit-elle « petit bisou » pour dépeindre ce baiser passionné aux effets dévastateurs sous la ceinture. Ce corps magnifique dont les jambes s’agitent contre les miennes pour demeurer tête hors de l’eau agit sur moi comme un révélateur. Rien à voir avec des érections matinales, je ne sors pas d’un rêve érotique, j’en vis un, grandeur nature. Il y a quelques heures j’ignorais tout d’elle; je suis en train de rattraper mon retard. Ma vue et mon toucher ont été mis à contribution et mon cœur bat à vitesse accélérée. Il faut le constater, je n’ai pas pris la fuite.


-Si tu veux m’emmener au cinéma, tu devras te tenir à distance, sinon je ne pourrai pas sortir de l’eau.


Elle est satisfaite, pouffe de rire et soulève une nouvelle gerbe d’eau qui se déplace en rond autour de moi.

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Moi, le taciturne, comment suis-je capable de faire sauter de joie à mon bras cette vive jeune fille? Elle extériorise son plaisir par des bonds de cabri et des éclats de rire entre deux baisers. Je suis débordé, heureux de me laisser faire, pas mécontent d’être mené plus que meneur, étonné quand même de l’enthousiasme communicatif de ma compagne. Je suis sa chose, sa conquête, elle m’exhibe, rit fort pour attirer l’attention et les regards. Je joue le jeu, parade comme un paon puisqu’elle y prend plaisir, ris de ses facéties et reçois avec de plus en plus de plaisir ses marques d’affection. Dans quoi me suis-je embarqué?


Petit bisou pour ci, petit bisou pour ça, halte face à face, sur place debout pour petit bisou dans le cou, sur les yeux, sur le bout du nez, sur le menton avec aboutissement invariable sur la bouche. Et toujours ce regard à la fois curieux de mes réactions et satisfait de me voir progresser dans ce jeu de séduction. Pour elle je suis l’enjeu. Mais à me laisser faire, je sens qu’elle manie une lame à double tranchant. Laure elle-même se donne autant qu’elle prend. C’est comme un piège se refermant sur nous, un piège aux mâchoires de velours. Nous le sentons et nous l’aimons. Nous sommes maintenant deux prisonniers volontaires d’un jeu de plus en plus sérieux et de plus en plus envoûtant.


Laure a choisi nos places à l’écart des quelques spectateurs, au dernier rang de ce balcon. La lumière s’est éteinte.


-Adrien, ça va, tu es bien installé? Tu vois bien l’écran, Adrien? Adrien, tu es content? Tu es heureux d’être près de moi, Adrien?


De banalité en banalité, elle a pris ma main, elle a penché sa tête, parfumée au sortir de l’eau chlorée d’un parfum doux mais frais, elle a levé les yeux à la recherche des miens, a baisé ma main, a relevé ses yeux, a murmuré un timide, tout timide, tout premier « je t’aime Adrien » et s’est retrouvée assise sur mes genoux, bras enserrant ma tête et lèvres collées aux miennes. Elle est très démonstrative. Depuis quelques minutes j’avais été sevré de petits bisous. Mais cette fois dans la pénombre, j’apprends ce qu’est un vrai baiser rythmé par la musique sirupeuse du film. Assurément elle possède un savoir faire bien supérieur au mien. Entre deux prises d’air rapides nous restons bouches cousues l’une à l’autre. J’essaie de l’imiter afin de ne pas paraître trop inexpérimenté.

Elle avait atterri en amazone sur mes jambes. Pour m’embrasser elle vrille son torse, j’ai une main dans sa permanente et l’autre dans son dos, un doigt sur le lien du soutien-gorge: je veux assurer son équilibre mais aussi lui montrer mon désir de participer au partage du plaisir. Comme une anguille elle échappe à l’étreinte et se retrouve à califourchon sur mes cuisses, pose ses mains sur mes oreilles et reprend possession de mes lèvres avec une ardeur renouvelée, dos tourné à l’écran.


Dans ma tête un ange souffle « ça ne se fait pas le premier jour » et un démon me susurre « carpe diem ». C’est trop bon, je cède au petit diable. Laure a senti tomber mes résistances, elle pousse son avantage, bloque ma tête, entrouvre ses lèvres et envoie juste entre les miennes la pointe d’une langue habile. Ca chatouille, je cède un passage, la pointe est passée, le reste suit. C’est encore une première. Langue contre langue, dans ma bouche envahie, se livre un délicieux combat. Ma langue tente de limiter l’invasion, la sienne se glisse entre dents et joues, visite l’intérieur de mes lèvres, déclenche des frissons, pousse contre la mienne, se glisse dessous, dessus, part à l’assaut de mes amygdales, en mouvement perpétuel. Je me révolte, résiste, lutte avec rage, repousse sa langue, la poursuit jusque dans sa bouche et m’y livre aux investigations apprises la minute précédente, je goûte à sa salive, m’en enivre à mon tour. Mes mains ont glissé de son dos, saisissent involontairement des chairs douces, j’englobe ses seins, les malaxe longuement, avant de me rendre compte que je suis en train de faire ce « qui ne se fait pas le premier jour ». A l’ange c’est Laure qui répond « C’est bon, n’arrête pas »

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