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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Un, deux, trois émois

Chapitre 1

Divers

Depuis qu?Adrien vit seul, c?est fou le temps libre qu?il a. Il fait du sport, joue aux échecs, va au musée. Il aimait mieux quand il faisait l?amour. Il se rappelle les dimanches sous la couette, avec cette belle femme chaude qu?il avait épousé. Il se souvient de tout, son rire cristallin, cette façon qu?elle avait de griffer ses fesses quand le plaisir l?emportait, sa bouche gourmande, sa drôle de manière de dire ? je t?aime ? comme si c?était un mot interdit. Mais c?est fini, maintenant. Parce qu?il y avait elle mais il y avait aussi toutes les autres. Et Adrien n?a pas résisté. Il n?a jamais su résister. Un sourire, un beau cul, de longues jambes, cela lui suffisait pour tomber amoureux. Et elle n?a pas accepté de vivre avec un homme qui était tout le temps amoureux d?une autre. Le jour où elle l?a rencontré qui sortait d?un hôtel avec une inconnue, elle l?a giflé et quitté. Maintenant, Adrien a le temps d?aller au musée. Elle n?aimait pas l?art. Il n?y a que la vie qui l?intéressait. Elle était dans le présent, dans la vie, toujours. Adrien est si souvent perdu dans ses rêves, ça ne pouvait pas être une histoire qui dure.

    C?est en visitant l?exposition Sisley qu?Adrien a rencontré Mathilde et Laure. Il fallait faire la queue pour entrer. Cela semblait étrange à Adrien tous ces gens qui attendaient en file indienne pour voir des peintures. Il les regardait, essayant de comprendre ce qu?ils faisaient là. Et, un peu devant lui, il y avait ces deux femmes, si proches l?une de l?autre, si semblables et si différentes. Mathilde et Laure se ressemblaient, d?une façon incroyable, le même front, les mêmes grands yeux clairs, le même nez et des bouches très attirantes avec la même lèvre supérieure un peu en avant. Pourtant, Mathilde devait avoir une cinquantaine d?années et Laure guère plus de vingt. Ainsi, on retrouvait chez l?une les traits de l?autre, mais sans les jolies rides qu?elle avait aux coins des yeux. Elles étaient grandes, de la même taille. Elles avaient toutes les deux des cheveux longs, mais Mathilde avait une coiffure sophistiquée qui les retenait sur sa tête alors que ceux de Laure cascadaient librement sur ses épaules, un simple serre-tête les maintenant à l?écart de son visage d?ange. Elle était très belle, et sa mère aussi. Elles se parlaient peu, attendant patiemment que la file avance. De temps en temps, la mère posait sa main sur l?avant-bras de sa fille pour attirer son attention, lui poser une question. Mathilde portait un manteau plutôt long, en laine retournée, assez élégant. Laure avait une simple veste en cuir sur un jean. Continuant son inspection, Adrien remarqua que leur taille identique était illusoire, puisque la mère avait des talons plutôt hauts, alors que sa fille ne portait que des mocassins aux semelles tout à fait plates. La file avança, elles purent rentrer tandis qu?Adrien restait à l?extérieur.

    Il les retrouva un peu plus tard. Alors que la plupart des visiteurs erraient d?une toile à l?autre, passant plus de temps à lire les étiquettes qu?à regarder les oeuvres, il les trouva devant une immense toile, un paysage d?hiver. Elles étaient à la bonne distance et elles prenaient leur temps. Elles avaient dû laisser leurs manteaux au vestiaire. Elles avaient toutes les deux un cul splendide. Je sais, je pourrais dire cela autrement, d?une manière plus élégante, mais elles avaient vraiment de beaux culs, et c?est ce qui figea Adrien sur place quand il les vit. Les hanches de Mathilde un peu plus larges, les fesses de Laure plus fermes, mais là encore, il y avait une similitude troublante. Le pantalon de laine de la mère et le jean de la fille moulaient délicieusement leurs formes. Adrien, qui d?habitude oubliait les gens dès qu?il se trouvait devant des toiles, passa son temps à les observer, et lorsqu?elles changèrent de salle, il les suivit. Lorsqu?elles s?arrêtèrent à nouveau devant une grande toile, il se plaça discrètement derrière elles, assez près pour pouvoir entendre leur conversation, et peut-être leur adresser la parole si l?occasion se présentait, assez prêt aussi pour sentir leur parfum. Utilisaient-elles le même ? En tout cas, il était incapable de discerner la source de cette fragrance épicée qui les enveloppait. Adrien était presque aussi timide à quarante deux ans qu?il l?avait été adolescent et son coeur battait fort à l?idée de leur parler. Mais elles ne disaient rien, admirant le travail de l?artiste, ses essais furieux pour peindre la lumière. Adrien regardait la nuque de Mathilde, fine et blanche, et les quelques mèches échappées de sa coiffure qu?il avait envie d?enrouler autour de son doigt. C?est alors qu?il se rendit compte que la toile était protégée par une vitre, mal éclairée et que les deux femmes avaient cessé de s?intéresser à l?oeuvre pour observer dans la vitre cet homme derrière elles qui les regardait. Il était vraiment près d?elles et il était trop tard pour s?éloigner.

    - Nous vous gênons, peut-être, monsieur ? lui demanda Mathilde en se retournant.

    Elle avait un sourire énigmatique, comme si sa phrase avait un tout autre sens que les mots qu?elle venait de prononcer, qui plut beaucoup à Adrien.

    - Pas du tout, répondit-il. Il n?y a rien à voir, à part une vitre, et la salle qui se reflète dedans.

    - Vous avez raison, dit la jeune Laure. C?est très gênant.

    Elle avait dit cela avec conviction, avec une jolie moue juvénile. Sa mère n?avait rien ajouté, mais elle continuait de fixer Adrien. Il sourit à son tour, et s?éloigna, pendant qu?elles continuaient de leur côté.

    Ils se retrouvèrent au moment de la sortie, devant les catalogues de l?exposition, et ce ne fut pas un hasard. Pendant qu?elles feuilletaient les livres, Adrien s?approcha et en prit un en main lui aussi.

    - C?est décevant, disait Mathilde à sa fille. Heureusement que nous venons de voir les oeuvres, regarde ces couleurs !

    - Tout à fait juste, si je peux me permettre de participer à votre conversation, remarqua Adrien. Vous trouverez en librairie des monographies sur Sysley bien mieux illustrées. C?est une règle, vous savez, ces catalogues sont toujours réalisés dans l?urgence et la qualité en souffre. Regardez ça : la neige est bleue !

    Et les deux femmes qui s?étaient tournées vers lui pour l?écouter se penchèrent sur le livre qu?il tenait ouvert, chacune d?un côté. Il put ainsi répondre à la question de tout à l?heure : c?est la mère qui sentait un parfum capiteux. Sa fille ne sentait que le savon, ce qui était aussi attirant, d?une autre manière. Ils échangèrent encore quelques mots sur la peinture, mais il n?y eut bientôt plus aucune raison de rester ainsi tous les trois aussi proches les uns des autres. Mathilde posa une main légère sur l?avant-bras de sa fille qui regardait toujours Adrien et l?invita à rentrer.

    - Excusez moi, intervint Adrien, mais je vous trouve sympa, intelligentes, ouvertes et jolies, ce qui est somme toute assez rare dans le monde d?aujourd?hui. Vous n?avez pas le temps que je vous offre un verre sur la place ?

    Les deux femmes se regardèrent, juste un instant, juste le temps que Mathilde lise sur le visage de sa fille que la proposition lui plaisait.

    - Pourquoi pas ? dit-elle. Il faut savoir de temps en temps accepter les propositions malhonnêtes.

    - Oh, maman ! s?offusqua Laure. C?est tout à fait honnête de se faire inviter au café. N?est-ce pas, monsieur ?

    - Pas monsieur, Adrien, répondit-il. Et je ne me prononcerais pas sur ce qui est honnête et ce qui ne l?est pas. Je ne suis pas le chef de l?état et je ne bénéficie d?aucune immunité.

    Ils éclatèrent de rire tous les trois et sortirent du musée. Le ton était donné. Mathilde et Adrien partageaient le même humour, et Laure qui était naïve tombait dans tous les panneaux, ce qui amusait beaucoup ses aînés. Adrien en tout cas lui avait fait une forte impression et elle buvait ses paroles. Ils s?installèrent à une table en terrasse, et la conversation fut bien entretenue pendant une heure. Adrien leur fit partager un peu de son savoir, et Mathilde fut charmée à son tour, par ses conceptions originales sur ce que devrait être la culture de masse, et le rôle néfaste que jouent les collectivités locales à n?avoir comme seul objectif que le remplissage des salles par le public. Mais c?est une autre histoire. Ce qui nous intéresse ici, c?est qu?Adrien avait réussi à plaire à toutes les deux. Mathilde regarda l?heure, puis Adrien.

    - On ne se lasse pas de vous entendre, Adrien, mais le temps passe. J?aimerais quand même que vous nous disiez, avant qu?on se quitte, qui vous avez cherché à séduire : la mère ou la fille ?

    - Oh maman ! s?insurgea à nouveau Laure, estomaquée par le culot de sa mère. Tu ne peux pas dire ça ! Mon dieu, je vais mourir de honte !

    - La question se pose pourtant, répondit Adrien en regardant la table. J?ai passé moi aussi un excellent moment , et j?aimerais bien vous revoir. Mais si vous me demandez de choisir entre vous, j?en suis incapable, ce qui n?est pas très sérieux.

    - Pas très, jeune homme, reprit Mathilde. Voulez-vous que nous tirions à pile ou face ?

    - Maman ! Tu n?as pas le droit !

    - Ecoutez, je suis confus, mais peut-on choisir entre un lever et un coucher de soleil ?dit Adrien en posant une petite carte sur la table. Voilà mon numéro de téléphone. Si l?une d?entre vous a envie que je l?invite à passer une soirée au restaurant, ce sera avec un plaisir infini.


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    Mathilde appela la première. Ce fut le soir même.

    - Bonsoir, Adrien, dit-elle. Je suis dans mon bain et je pensais à vous.

    - Pourquoi n?ai-je pas un vidéophone ? soupira-t-il.

    - Vous seriez peut-être déçu, vous savez, j?ai cinquante et un ans.

    - N?essayez pas la modestie, Mathilde. Je ne suis peut-être pas bon à grand chose mais je sais regarder les femmes, et vous êtes très belle.

    - Vous n?auriez donc pas honte de me sortir au restaurant ?

    - Ce soir ?

    - Adrien, je suis nue et il est vingt deux heures. Il serait peut-être plus sage de remettre cette soirée à, disons, mercredi. Qu?en dites-vous ?

    - Que vos désirs sont des ordres, Mathilde. Donnez moi votre adresse et je serai à votre porte mercredi à vingt heures. Que faites- vous avec la main qui ne tient pas le téléphone ?

    - Je passe du vernis sur les ongles des orteils de mon pied gauche. Vous êtes déçu ?

    - Non. Je crois que nous sommes fait pour nous entendre. Vivement mercredi !

    Le repas au restaurant fut à la hauteur de ce qu?ils en attendaient tous les deux, un sommet d?intelligence et d?humour, un pur moment de plaisir. La beauté de Mathilde transformait Adrien en un merveilleux jeune homme, viril et audacieux et ce qu?elle lisait dans ses yeux lui tournait la tête.

    - Je pensais passer une soirée agréable, mais c?est mieux que cela, dit-elle songeuse à la fin du repas.

    - Vous savez, c?est fou comme un simple désir sexuel banal peut transformer un homme quelconque en convive brillant.

    - Vous me désirez, vous croyez ?

    - Mathilde ! Ne suis-je donc pas transparent ? Que faut-il faire pour que vous me croyez ?

    - Raccompagnez moi, dit-elle dans un murmure, et faites moi l?amour.

    - C?est une proposition qui ne se refuse pas, belle dame. Pourtant, mon manuel dit qu?il ne faut jamais coucher le premier soir.

    - Jetez votre manuel, Adrien. Je n?ai pas eu d?homme dans mon lit depuis des années et je croyais qu?il n?y en aurait plus, parce que vous êtes tous si décevant. Mais vous avez su me faire tourner la tête.

    - C?est le vin.

    - Ne riez pas, plus maintenant. Emmenez moi, s?il vous plaît, et montrez moi que vous n?êtes pas comme les autres.

    Sa voix était chaude et son regard brûlant. Adrien se laissa emporter par cette vague de désir et ils se retrouvèrent bientôt devant chez Mathilde. Avant de pousser la lourde porte d?entrée de l?immeuble, Adrien la prit dans ses bras. Il était beaucoup plus grand qu?elle et elle se mit sur la pointe des pieds pour l?embrasser.

    - Il est encore temps de renoncer, Mathilde, dit-il d?une voix grave quand leurs bouches se séparèrent. Je ne suis pas le prince charmant. Je suis comme les autres, je veux votre corps, le voir, le toucher et le prendre. Et je ne sais pas même pas si je saurai dire merci.

    - Je ne veux que cela : être vue, touchée, prise. Tu m?as donné envie de ta queue ce soir, Adrien, je n?ai pas besoin d?un prince charmant.

    En disant cela, elle lui massait déjà la bite à travers le pantalon. Alors il la poussa dans l?entrée de l?immeuble, la retourna face au mur et lui troussa la jupe jusqu?à la ceinture.

    - Tu es fou, je suis connue ici, dit-elle en se laissant faire.

    Elle avait une jolie culotte de dentelle noire qui enveloppait de grosses fesses un peu molles.

    - Bon Dieu ! Quel cul ! jura Adrien en sortant sa bite bien raide de sa braguette.

    Il tira un peu sur la culotte et glissa son membre dessous, s?enfonçant aussitôt en elle. Elle avait le con trempé et brûlant. Adrien l?empoigna par les hanches et la baisa ainsi, debout, avec toute la force que le désir lui donnait. A un moment, il s?arrêta, se rendant compte qu?il ne pouvait conclure sans un préservatif. Mais Mathilde sembla deviner ses pensées.

    - Viens en moi, Adrien, souffla-t-elle. Viens, remplis moi toute, tu n?as rien à craindre.

    Alors, il reprit son va et vient avec énergie, et ils ne tardèrent pas à jouir, pratiquement ensemble, avec une intensité que tous les deux ne se rappelaient pas avoir connu depuis longtemps.

    - Je ne sais pas si je dois te faire confiance, effectivement, dit-elle quand elle eut repris son souffle. Regarde , je suis toute décoiffée.

    - Ce n?est qu?un début, se vanta-t-il. Laisse moi monter et demain matin, tu seras affreuse à voir.

    Ils montèrent, pourtant, et firent l?amour une bonne partie de la nuit. Ils essayèrent diverses positions et divers endroits de l?appartement, prenant à chaque fois beaucoup de plaisir. C?était une vraie rencontre de deux êtres faits l?un pour l?autre, un de ces moments magiques que la vie offre si rarement. Ils se quittèrent au petit déjeuner, sans trop savoir pourquoi. Enfin, Adrien ne savait pas trop pourquoi il fallait dire au revoir, et promettre qu?on s?appellerait bientôt, alors qu?il suffisait de ne pas se quitter, de retourner au lit et de recommencer. Mais Mathilde ne fonctionnait pas comme ça. Elle avait une vie bien ordonnée, et il allait falloir du temps pour qu?elle y fasse une petite place pour Adrien.


    Il se retrouva chez lui au milieu de la matinée, désoeuvré. Laure l?appela vers midi.

    - Bonjour, dit-elle. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, nous nous sommes rencontrés au musée.

    - Laure !

    - Au moins vous n?avez pas oublié mon nom. Je ne savais pas...ma mère avait été si ridicule, je n?osais pas vous appeler. Mais je ... je ne sais pas, je n?ai pas pu m?en empêcher.

    En un instant, pendant qu?elle parlait, Adrien se demanda ce qu?il devait faire. Il venait de vivre une nuit éblouissante avec une femme qui comblait tous ses fantasmes. Il n?avait qu?une envie, c?était de poursuivre et d?approfondir sa relation avec elle. Mais Laure, Laure avec son sourire d?ange, Laure avec ses petits seins pointus, Laure qui n?avait guère plus de vingt ans ! Un quadragénaire revenu de tout peut-il dire non à une jeune femme comme Laure ? Pas Adrien en tout cas.

    - J?espérais un peu que tu appelles, tu sais, dit-il avec une voix qu?il savait chaleureuse. Nous avons des choses à nous dire, tous les deux, non ?

    - Je ... Vous croyez ? J?ai peur que vous m?ayez trouvé idiote.

    - Laure, quand je trouve une femme idiote, je ne propose pas de la revoir, tu sais. Je déteste la bêtise. Je peux t?inviter au restaurant, un de ces soirs ?

    - Ca me plairait bien. Je crois que je me sens bien avec vous. Je ne sais pas si on doit le dire, mais...

    - On ne doit pas le dire, jeune fille, pas au téléphone. Quand pourra-t-on être en face l?un de l?autre pour aller au bout de cette conversation ?

    - J?aimerais bien que ce soit demain soir. Ne me demandez pas pourquoi.

    Le lendemain soir arriva si vite qu?Adrien n?eut pas le temps de se sentir coupable. Il emmena Laure dans le même restaurant que sa mère. C?était un endroit raffiné, avec des petits coins sombres où toutes les confidences sont possibles. Contrairement à l?avant veille, la soirée fut un long monologue d?Adrien. La jeune femme l?écoutait, l?admirait, ses grands yeux brillant dans son visage d?ange.

    - Il faut que tu arrêtes de me regarder comme ça, jeune fille, dit-il à la fin du repas. Ce n?est pas bon du tout pour mon ego.

    - Vous ne pouvez pas m?empêcher de tomber amoureuse, Adrien.

    - Aie ! Que répondre à ça ? C?est si délicieux de l?apprendre, mais si peu raisonnable.

    - Pourquoi ? Je serais curieuse de savoir pourquoi ce ne serait pas raisonnable d?être amoureuse d?un homme aussi intéressant.

    - Il faut vraiment que ce soit moi qui le dise, Laure ? Mais parce que je suis beaucoup plus vieux que toi, ma petite. Je pourrais être ton père, par exemple, est-ce que tu t?en rends compte ? Bien sûr que tu t?en rends compte, tu n?arrives même pas à me tutoyer.

    - Je vous vouvoie parce que vous êtes si différent des garçons que je fréquente d?habitude. Si vous saviez le plaisir que j?aie à le faire, vous ne m?en feriez pas le reproche.

    - Bon, admettons : tu es amoureuse et je suis très attiré par ta beauté et ta jeunesse. Qu?est ce qu?on fait avec ça ?

    - L?amour.

    - De mon temps, les jeunes filles n?étaient pas si directes.

    - Oh, Adrien ! C?est maintenant votre temps, c?est ce soir. Venez, raccompagnez moi, jusqu?à mon lit. J?en ai très envie...

    - Mon manuel dit qu?on ne doit jamais coucher le premier soir.

    - C?est un vieux manuel. Jetez-le.

    C?est ainsi qu?Adrien se retrouva au volant, laissant la jeune femme à ses côtés le guider. A chaque feu rouge, Laure se penchait vers lui pour l?embrasser et il dégustait avec délice ses lèvres charnues, passant avec plaisir sa langue sur ses petites dents régulières. Souvent, il fallait un coup de Klaxon du véhicule qui les suivait pour qu?il redémarre. Ils se retrouvèrent devant chez Laure, et Adrien se rendit compte avec effroi qu?il connaissait bien l?immeuble. C?est là qu?il était venu avec Mathilde deux soirs auparavant.

    - Tu habites seule ? demanda-t-il en se garant.

    - Ne vous inquiétez pas, répondit-elle. Nous serons seuls ce soir. J?habite chez ma mère, mais elle n?est pas là. De temps en temps, elle va passer la nuit chez ma grand-mère.

    - On aurait pu aller chez moi...

    - Arrêtez de réfléchir, Adrien. Venez.

    En traversant le hall, Adrien ne put oublier le cul de Mathilde, dévoilé à ce même endroit. Il posa sa main sur la fesse ferme de Laure, à travers son jean.

    - Vous serez indulgent, dit-elle en se tournant vers lui. Je n?ai pas beaucoup d?expérience.

    - Il n?en faut pas, surtout pas, murmura-t-il en l?embrassant dans le cou pendant que l?ascenseur les emmenait vers les étages supérieurs. Je te veux toute neuve.

    L?appartement était le même. Adrien retrouva le fauteuil où il s?était installé nu pour que Mathilde s?empale sur lui, la cuisine où ils avaient bu des bières entre deux coïts, la salle de bain où ils avaient pris une douche commune, Mathilde profitant du savon pour lui glisser un doigt dans l?anus. Le prenant par la main, Laure le mena dans la seule pièce qu?il n?avait pas visité, sa chambre, une chambre de jeune fille avec des posters sur les murs. De nouveau, il plongea son visage dans le cou gracile de la jeune femme.

    - Te voilà raccompagnée, dit-il avec toute la douceur qu?il pouvait mettre dans sa voix. Tout peut encore s?arrêter là, tu sais. Tu ne sais rien sur moi, et je crois que je ne suis pas un type bien.

    - Me voilà prévenue. Faites-moi l?amour, si je vous plais.

    Alors il le fit. Il la déshabilla, découvrit ses seins, accrochés si hauts, avec des tétons si durs, son ventre si plat, si chaud, si doux, ses cuisses fuselées, à la chair si tendre à l?intérieur, le petit triangle de poils noirs qui surmontait une vulve si parfaitement dessinée. Depuis le début, Laure avait fermé les yeux et elle se laissait manipuler, comme une poupée de chair, un magnifique instrument entre les mains d?un homme. Elle ne résista que lorsqu?il voulut glisser sa bouche entre ses cuisses.

    - Non ! dit-elle en les resserrant.

    - Pourquoi, Laure ? Je veux te boire.

    - Ce n?est pas...

    - Pas quoi ? laisse moi faire, détends-toi.

    Et il put faire à sa guise, ouvrir ses jolies lèvres roses, admirer une chatte déjà humide de désir, avec un petit clitoris qu?il fit gonfler lentement du bout de la langue. Par moments, il la lapait comme un chiot et elle laissait échapper de longs soupirs. A d?autres, il se reculait pour l?admirer, caressant simplement sa fente de l?index. Il était très ému. Pour Laure, ces caresses étaient une découverte, une nouveauté absolue. Non seulement, on ne lui avait jamais fait ça, et Adrien le faisait vraiment bien, mais elle n?avait même jamais imaginé qu?un homme ait envie de le faire, ni que cela lui procure un tel plaisir. Laure ne savait pas grand chose sur le sexe. Jusqu?à ce soir, ses amants avaient son âge et la pénétration était leur seule préoccupation. Lorsqu?Adrien accéléra un peu, lorsqu?il pénétra son vagin d?un doigt, titillant toujours plus son clitoris du bout de sa grosse langue, elle jouit, se laissant aller à un orgasme qui la consuma toute entière, la laissant si faible que lorsqu?Adrien remonta des profondeurs pour la prendre dans ses bras, elle se blottit contre lui en ronronnant comme un petit chat.

    - J?ai bien fait de tomber amoureuse de vous, murmura-t-elle. Je savais bien que ce serait différent, que ce serait meilleur avec vous. Je n?arrive pas encore à comprendre comment vous avez pu me donner tout ce plaisir...

    - C?est parce que vous êtes très belle, Laure, ça inspire, comme un peintre devant un beau paysage.

    Maintenant, il avait terriblement envie d?elle. Il voulait la prendre, posséder un peu cette beauté, cette jeunesse insolente qui émanait de son corps parfait. Avec Mathilde, ils avaient tout de suite été complices, chacun sachant toujours ce que l?autre attendait qu?il fasse. Laure ne savait pas. Tout à son plaisir, elle l?avait oublié, le laissait sans caresses. Il s?en moqua, et décida de se contenter de prendre ce qu?elle lui offrait. Il se releva et se déshabilla.

    - Vous êtes beau, dit-elle simplement en le regardant faire.

    Et ce compliment un peu bête, il savait bien qu?il était tout sauf beau, lui donna le même plaisir qu?une fellation. Il se sentit si viril, si mâle, si sûr de son pouvoir sur elle. Une fois nu, il l?empoigna et la retourna sur le ventre. Il désirait ce petit cul si ferme qui remplissait si bien son jean tout à l?heure.

    - Qu?est ce que vous faites ? demanda-t-elle étonnée.

    - Je te baise. Laisse moi faire.

    Il s?installa à cheval sur ses cuisses, ces belles fesses devant lui. Plus petites, plus dures, il reconnaissait pourtant le derrière de sa mère, la même rondeur, le même petit creux au début de la raie. C?était émouvant. C?était surtout très excitant d?avoir cette fille à sa merci.

    - Tu as un si beau cul, Laure, dit-il en enfilant un préservatif sur son membre dressé. Si j?étais croyant, je soutiendrais que tes fesses sont une preuve de l?existence de Dieu. Le hasard ne peut pas avoir produit quelque chose d?aussi mignon.

    Une fois prêt, il glissa sa bite dans le joli abricot. Laure était trempée et brûlante. Son con était étroit et doux. La pénétrer fut un plaisir intense qu?Adrien prit le temps d?apprécier, rentrant en elle le plus lentement possible.

    - Vous êtes bien ? demanda-t-elle.

    - Tu me tues, gamine ! éructa Adrien.

    S?appuyant sur les omoplates de la jeune femme, pesant de tout son poids sur elle, il se mit à aller et venir, la pénétrant plus profondément, avec encore plus de force à chaque aller-retour. A nouveau, elle se rendit compte que faire l?amour ne se limitait pas à la position du missionnaire dont se contentaient ses copains. Elle sentit monter dans son ventre un nouvel orgasme, et lorsqu?Adrien lui annonça dans un râle qu?il n?en pouvait plus, elle jouit avec lui, de tout son être. Ensuite, il s?écroula, l?écrasant de tout son poids.

    - Maintenant, dit-elle. Je sais ce que c?est, un homme.

    - Merci, souffla-t-il, hors d?haleine. mais pour le moment, tu n?as vu que le bon côté.

    - Oui. Et je ne veux que celui là. Je le veux encore et encore.

    Pour cette nuit là, elle eut ce qu?elle désirait, un amant expérimenté et attentif, tendre et imaginatif. Lorsqu?il la quitta, c?était déjà l?aube. Elle s?était endormie dans ses bras, comme un petit animal. Il l?avait contemplé un long moment, se demandant si il ne devrait pas se faire moine trappiste pour échapper à toutes ces tentations, ou l?épouser et se consacrer uniquement à son bonheur. Pourtant, quand il vit sur le bureau de la jeune femme une photo d?elle avec sa mère, il comprit que rien n?est jamais simple.


    Mathilde le rappela quelques jours plus tard. Il sortirent ensemble et Adrien l?emmena chez lui pour lui faire l?amour. Ce fut à nouveau un festival.

    - Tu es une vraie cochonne, lui dit-il alors qu?il la baisait, assise sur le plan de travail de sa cuisine, plus ou moins vêtue d?un tablier qui ne cachait rien de ses charmes.

    - C?est un reproche ? demanda-t-elle, moqueuse.

    - Je ne sais pas, tu me rends dingue, avoua-t-il en la tamponnant à grands coups.

    - C?est ce que je veux. Je vais être la pire des cochonnes que tu peux imaginer jusqu?à ce que tu deviennes vraiment dingue.

    Il avait mal à la bite à force de forniquer, mais il continuait à la prendre tant elle savait bien le faire bander.

    Elle le quitta en fin de matinée, malgré ses supplications, et sa fille appela peu après.

    - Coucou, c?est Laure !

    - Oh, ma petite Laure, dit-il, sincèrement heureux de l?entendre malgré sa fatigue. Tu vas bien ?

    - Adrien, je commence à voir le mauvais côté de ta personnalité. Tu m?as dit que tu m?adorais il y a trois jours et tu ne m?as pas appelé depuis !

    - Tu étais prévenue, ma belle. Tu ne me vouvoies plus ?

    - Tu ne le mérites pas. Tu sais, je suis dans ton quartier. Je peux venir chez toi, cet après-midi ?

    - Oh...et tes études ?

    - Je croyais que tu serais plus enthousiaste...

    - Bien sûr que je le suis. Ton petit cul sera toujours le bienvenu ici.

    C?est ainsi qu?Adrien enchaîna une nouvelle séance. Avec Laure, c?était plus facile de s?économiser. Il la caressa et la lécha longtemps, elle adorait ça et pouvait se laisser faire pendant des heures entières. Il finit tout de même par la prendre, dans la position du missionnaire, ses yeux plongés dans les beaux yeux amoureux de la jeune femme. C?était tout simple, l?amour, juste un homme dans une femme. Il y eut un instant d?éternité. Adrien, au moment de jouir, s?en voulut terriblement de tous ces mensonges qui composaient sa vie. Mathilde et Laure étaient des femmes délicieuses et chacune d?entre elles auraient pu le rendre heureux. Pour cela, il aurait fallu qu?il choisisse et il en avait été incapable.

    Pendant que Laure était à la salle de bains, le téléphone sonna. C?était Mathilde.

    - Je suis avec des amis et j?ai ton sperme qui me coule le long de la cuisse, dit-elle à voix basse dans le combiné. Qu?est ce que je dois faire ?

    - Je ne sais pas, hasarda Adrien qui ne trouvait rien de drôle à dire parce qu?il avait peur du retour de Laure.

    - Tu n?es pas gentil, se plaignit Mathilde.

    - Fallait pas me quitter. Quand t?es pas là, j?fais qu?des conneries.

    - Alors je reviens.

    - Non, c?est trop tard. Je t?ai déjà remplacée.

    - Salaud !

    - Je sais. Ca peut changer...je crois que je t?aime.

    - Ne commence pas à dire des conneries, cela n?arrangera rien. Bon, je crois que je ne tirerai rien de bon de toi ce soir. Bonne nuit.

    Adrien raccrocha.

    - C?était qui ? demanda Laure qui revenait, nue et légère.

    - Une femme. Je lui ai dit que je l?aimais et elle s?en fout.

    - Salaud !

    - Je sais. Elle me l?a dit aussi. Mais ça peut changer... Qu?est ce que tu ferais si je te dis que je t?aime ?

    - Je ne te croirais pas. Fais moi encore l?amour. Quand tu le fais, je crois tout ce que tu me dis.

    - Je veux bien, ma petite Laure, dit-il en glissant sa main entre les cuisses de la jeune femme, mais il va falloir m?aider.

    - Mmmhhh, et comment ?

    - Tu n?as jamais sucé la bite d?un homme ?

    - Jamais. Je ne suis pas une de tes courtisanes, tu sais.

    - Et bien tu pourrais l?être un peu, non ?

    - Apprends moi, Adrien. Pour toi, je veux bien être une vraie putain.

    Ils continuèrent à jouer ainsi une bonne partie de la soirée. Après, ils eurent faim et ils sortirent manger une pizza, avant qu?Adrien raccompagne Laure chez elle.

    - Je crois que ma mère est là, dit-elle en arrivant, je ne te propose pas de monter. Je ne veux pas qu?elle recommence à te draguer comme le premier jour. Adrien... Moi, je t?aime. On peut aller plus loin ensemble, si tu veux.

    - On en reparlera, Laure. Je suis bien avec toi, j?oublie même mon âge. Mais ma vie est un peu compliquée encore.

    Emue, elle l?embrassa en vitesse sur la joue et se sauva dans l?entrée de l?immeuble. Adrien la regarda disparaître, et il eut bien du mal à repartir.

    Les semaines passèrent. Adrien voyait alternativement Laure et sa mère, prenant autant de plaisir à la compagnie de chacune des deux femmes, incapable de leur dire la vérité et incapable de choisir entre elles. Avec Mathilde, le sexe atteignait des sommets qu?il n?avait jamais imaginé atteindre. Cette femme était splendide, insatiable et sans tabous. Elle était capable de réaliser tous ses fantasmes. Par contre, elle refusait toujours que leur relation prenne un tour trop intime. Dès qu?elle se sentait trop proche d?Adrien, elle fuyait et il restait quelques jours sans la voir. Laure était si jeune, si amoureuse, si belle. Petit à petit, elle apprenait à faire l?amour avec de plus en plus d?assurance. Elle était comme une drogue pour Adrien, il était incapable de s?en passer. A un moment ou à un autre, il savait bien qu?il allait lui faire du mal, mais il manquait cruellement de volonté quand il s?agissait de la quitter. Il n?était pas retourné chez elles, depuis qu?il avait compris qu?elles habitaient ensemble.

    Et puis c?est arrivé. Un soir, Mathilde l?a entraîné chez elle, parce qu?elle voulait refaire l?amour dans toutes les pièces, comme la première fois, pour avoir des souvenirs disait-elle.

    - Pourquoi des souvenirs ? avait dit Adrien. Tu ne veux pas de moi pour toujours ?

    Mais elle avait insisté, avait collé son bassin contre sa hanche en sortant du restaurant, en susurrant des ? s?il te plaît ? brûlants. Et ils s?étaient retrouvés à nouveau en pleine folie érotique. A un moment, Mathilde était à quatre pattes devant lui, face au grand miroir de l?armoire de sa chambre, et Adrien, à genoux derrière elle, allait et venait dans son con détrempé. Il la regardait avec avidité en la prenant ainsi. Il adorait tout, son visage ravagé par le plaisir, l?air de droguée qu?elle avait et qu?il connaissait bien maintenant, ses seins qui ballottaient sous elle, à chaque fois qu?il venait buter contre son gros derrière, sa nuque blanche, appétissante qu?il se retenait de ne pas mordre, ses fesses bien sûr, ses fesses opulentes et tendres, sur lesquelles il laissait la marque rouge de ses grandes mains. Il en était là, oublieux de tout ce qui n?était pas Mathilde, quand il vit Laure, debout à l?entrée de la chambre, derrière eux. Elle avait le visage terrifié de ces jeunes femmes dans les films d?horreur, le poing dans la bouche pour ne pas hurler. Adrien la vit, mais il ne pouvait pas s?arrêter de baiser sa mère, pas à cet instant crucial où le plaisir emporte tout comme un raz de marée, où on ne sait plus ce qui est soi et ce qui est l?autre. Il ferma les yeux et continua de tamponner le cul de Mathilde avec une énergie renouvelée par le désir de finir au plus vite. Lorsqu?il éjacula, au plus profond du con de son amie, en grognant comme une bête, pendant que Mathilde murmurait ? oui, oh oui, vide toi ? comme une prière, il rouvrit les yeux, mais il n?y avait plus personne à la porte. Il ne dit rien.

    Dès qu?il en eut la force, il se retira et sortit de la chambre à la recherche de Laure. Il la trouva dans la cuisine, accroupie, pelotonnée contre la porte du frigo, en train de pleurer. Lui était nu, sa queue encore grosse et luisante. Qu?espérait-il ? Que croyait-il qu?il pouvait arriver alors qu?il tentait maladroitement de s?excuser ? Laure, en le voyant, entra dans une véritable crise d?hystérie, hurlant, tentant de lui arracher la peau du visage, le traitant de monstre et de porc. Adrien ne put que contenir sa rage, la retenant par les poignets, se contentant de répéter ? calme toi, Laure ? sans savoir quoi faire. Les hurlements attirèrent bientôt Mathilde qui arriva nue, elle aussi, ce qui redoubla la fureur de sa fille. Dans un premier temps, bien que Laure la traite de ? vieille putain ?, elle tenta elle aussi de la prendre dans ses bras pour la calmer. Puis, elle comprit que sa fille était dans cet état parce qu?Adrien était son amant à elle aussi. Alors, elle devint très pâle et le gifla, deux superbes claques en aller-retour qu?il ne put parer parce qu?il tenait les poignets de Laure.

    - Va t?en, sale con, dit-elle d?une voix blanche. Va t?en et ne remets jamais les pieds chez moi.

    Les jours qui suivirent furent plutôt durs pour Adrien. Il ne sortit pratiquement pas de chez lui, ruminant cette histoire, sa culpabilité, se rendant compte, trop tard, de l?importance que ces deux femmes avaient prises dans sa vie. Il se demanda même si il ne devrait pas mourir pour arrêter tout ça, toute cette souffrance qu?il éprouvait, sans pouvoir rejeter sur quiconque la responsabilité de ce qui était arrivé. Il imagina son suicide, y pensa toute une nuit, mais il comprit qu?il n?était pas de ceux qui meurent, et qu?il devrait continuer à vivre avec. Alors il préféra être ivre en permanence, pour éviter que la réalité ne le brûle, ne l?aveugle. Il n?avait pas dessoûlé depuis trois jours quand Mathilde appela.

    - Ouais ? grogna-t-il dans l?écouteur.

    - C?est Mathilde.

    - Ooh ! toi. C?est pas la peine d?en rajouter une couche, hein ! Je sais que je suis le pire des salauds, je sais.

    - On voulait pas finir comme ça, avec Laure, on voulait te parler, que tu viennes manger à la maison ce soir.

    - Avec le pire des cons ? vous êtes folles !

    Et il raccrocha. Pour rappeler quelques minutes plus tard.

    - A dîner ce soir, hein ? dit-il avant qu?elle puisse même dire allô. Je vais venir, j?en ai marre des bananes trempées dans le Nutella.

    Le début de la soirée fut étrange, et tendu. Adrien s?était rasé et il avait arrêté de boire, mais il se sentait mal physiquement, épuisé par tout cet alcool qu?il avait ingurgité, le coeur battant trop vite. Il était arrivé avec deux bouquets de fleurs, de gros bouquets de fleurs blanches, les mêmes. Les deux femmes lui avaient fait la bise, avaient parlé de tout et de rien, et surtout pas des liens entre eux. Elles étaient belles, si proches et si différentes, vraiment belles. Les moments difficiles qu?elles vivaient les rendaient plus attirantes encore, la pâleur de Laure, les cernes sous les yeux de Mathilde donnaient envie à Adrien de se jeter dans leurs bras, de les protéger du responsable de toute cette peine, sauf que le responsable, c?était lui.

    - Adrien, osa finalement Mathilde quand ils furent installés tous les trois autour de la table ronde, on a beaucoup parlé toutes les deux, tu sais. Ca n?a pas été facile, tu peux peut-être l?imaginer, une fille et sa mère qui parlent de leur amant commun. Il fallait beaucoup d?amour, et j?ai la chance d?avoir une fille qui m?aime, tu sais, qui m?aime vraiment.

    Et les deux femmes se regardèrent, Mathilde prenant la petite main de Laure dans la sienne avant de continuer.

    - On s?est rendu compte de tout ce que tu nous apporté, en quelques semaines, Adrien. Tu as compté beaucoup, beaucoup. Tu avais pris une telle place dans nos vies, à toutes les deux. J?ai vécu beaucoup de situations difficiles avec des hommes, et j?aurais pu te partager, Adrien, j?aurais accepté beaucoup de choses de toi pour te garder. De mon côté, tu sais, je vois encore un autre homme, un ami que j?avais avant de te connaître. Il n?a pas...ta fougue, ton brillant, mais j?ai beaucoup de tendresse pour lui. Alors, si tu m?avais dit que tu avais aussi quelqu?un d?autre, on aurait pu imaginer comment continuer à faire un bout de chemin ensemble. Mais pas Laure, bien sûr. Comment as-tu pu croire que tu pouvais nous avoir toutes les deux, que ça allait durer ?

    - Je suis pas un type bien, Mathilde, c?est tout. J?ai essayé de vous le dire, d?ailleurs, je suis pas un type bien.

    - Moi, je t?aime, dit Laure soudain, elle qui n?avait pas ouvert la bouche depuis le début. Je t?aime comme je n?avais jamais aimé avant. Je ne croyais pas que ça pouvait être ça, l?amour, avant de te connaître. Je t?aime encore, d?ailleurs, même si tu n?es pas un type bien, même si tu as couché avec ma mère. Et, si tu voulais... me promettre que vous deux c?est fini, on pourrait...

    Sa voix s?était brisée. Sans les regarder ni l?un ni l?autre, elle se leva précipitamment et sortit de la pièce en larmes. Il y eut un grand silence. Mathilde regardait son amant. Lui n?osait pas, il regardait la table.

    - Qu?est-ce que tu veux faire ? osa-t-elle demander.

    - Je ne sais pas. Je voudrais ne pas vous rendre malheureuses, je ne sais pas comment m?y prendre.

    - Va la rejoindre, s?il te plaît.

    - Je tiens à toi, Mathilde.

    - Moi, tu ne peux plus m?avoir. Je ne pourrais jamais. Mais tu es responsable d?elle. Tu as voulu ce qui est arrivé, va la rejoindre.

    - C?est idiot, je ne peux pas être l?homme de sa vie, je suis trop vieux.

    - Aime là, Adrien, c?est tout ce qu?il te reste à faire. L?âge, c?est une mauvaise excuse. C?est à elle de se rendre compte que tu es trop vieux, et de te quitter.

    Alors Adrien quitta la table à son tour et retrouva la jeune femme dans la salle de bains. Il sécha ses larmes, entoura ses épaules de ses grands bras protecteurs, frôla sa joue de ses lèvres, murmura des promesses dans son oreille. Ils s?embrassèrent. Par dessus l?épaule de la jeune femme, Adrien vit dans le miroir le reflet de Mathilde qui les observait depuis le couloir, le regard mouillé de larmes.

    Adrien et Laure recommencèrent à se voir, à être amants. Laure vint même s?installer chez lui, presque en permanence. La jeune femme s?épanouissait, prenait de l?assurance. Elle était de plus en plus belle et côté sexe, elle prenait de plus en plus d?initiatives, arrivant souvent à surprendre son amant, comme lorsqu?elle lui suça la queue au cinéma, l?amenant au bout du plaisir en quelques minutes et avalant son sperme avec gourmandise, ou lorsqu?elle lui demanda de la sodomiser un soir, de but en blanc.

    - Encule moi, Adrien, avait-elle dit en lui tendant un tube de vaseline. Je suis sûr que tu l?as déjà fait à d?autres femmes, et je ne veux pas qu?il te reste des fantasmes inassouvis.

    - Ca fait mal, tu sais, et tu as un tout petit cul, ma belle.

    - Je m?en fous d?avoir mal. Je suis ta petite putain, non ?

    Cette soirée là avait été particulièrement brûlante, mais il y en eut beaucoup d?autres. Pour Adrien, la vie passait vite, il était excité en permanence. Pourtant, il y avait toujours ce manque en lui, ce désir qu?il avait de retrouver Mathilde, l?intelligence de Mathilde, sa beauté tranquille, son humour, son corps. Il n?en parlait jamais mais il n?oubliait pas. Laure non plus ne parlait jamais de sa mère. Elle passait une soirée avec elle, de temps en temps, et là, elles se retrouvaient avec émotion, parlant de tout sauf d?Adrien qui occupait pourtant toutes leurs pensées.

    Et puis, un jour, Laure se lova contre son amant, un soir après l?amour, caressa doucement sa poitrine de sa main ouverte.

    - J?ai vu maman, hier soir, dit-elle doucement.

    - Je sais, répondit Adrien.

    - Elle ne va pas bien, je trouve. Tu sais, son ami, et bien je crois que c?est fini pour de bon. Elle... elle ne s?est jamais remise de t?avoir perdu, je crois.

    Adrien ne répondit pas. Il ne savait pas où elle voulait en venir, et le sujet était trop douloureux pour qu?il en parle avec détachement. Il se contenta de la regarder, glissant une mèche de cheveux derrière son oreille, prenant doucement un sein dans sa main. Il adorait comme les seins de Laure tenaient juste au creux de sa paume, comme si ils avaient été moulés pour cet usage.

    - Adrien, est-ce que je peux te dire quelque chose d?important ? Je veux dire, de difficile, est-ce que tu veux bien m?écouter avec attention ?

    - Tu es ma reine, rappelle-toi, Laure, je t?écoute toujours avec attention.

    - Ne plaisante pas, pas ce soir.

    - Attends, alors.

    La retournant sur le dos, il écarta ses cuisses et se coucha sur elle, glissa sa bite qui recommençait à durcir en elle.

    - Voilà, dit-il. Je ne veux pas que tu me dises des choses graves sans être en toi. J?ai trop peur que ce soit la dernière fois.

    - Adrien, c?est ma mère. Nous avons vécu ces dernières semaines des moments incroyables, tous les deux, et elle... Je commence à bien te connaître, à avoir confiance en toi. Peut-être je suis naïve, peut-être je me trompe, mais maintenant, je crois que tu tiens un peu à moi. Tu es mon homme, mon Adrien à moi.

    Il allait et venait doucement en elle, lentement. En appui sur les coudes, il maintenait son visage au dessus du visage d?ange de sa maîtresse. Le même trouble les envahissait.

    - Avec ma mère, je sais que ça marchait bien, hein ? Elle savait bien te baiser, hein ?

    - Oui.

    - Je voudrais...que tu recommences. Je suis sûr que tu lui manques, qu?elle a besoin de toi, enfin, de ces moments avec toi. Et peut-être que toi aussi...Oh, Adrien, tu me fais jouiiir, tu crois que c?est le moment ! ! !

    - Oui, c?est le moment, ma princesse. C?est toujours le moment. Tu te rends compte de ce que tu dis ?

    - J?y réfléchis depuis des jours, mon amour. Tu peux faire l?amour avec elle et m?aimer encore, hein ?

    - Oui.

    - Alors je veux...oui, comme ça, sale type, continue comme çaaa ! Je veux...que tu lui fasses...l?amour ! Ooooohhhh, je jouiiiiis...

    - C?est idiot, reprit Adrien quand elle put l?entendre, après s?être concentrée sur son orgasme. Elle ne voudra jamais, et elle aura raison.

    - Elle est si déprimée, Adrien. Tu ne veux pas essayer ? On y va tous les deux demain soir, et tu essayes. S?il te plaît.

    Ils se retrouvèrent donc à nouveau tous les trois autour de la table ronde. Laure était détendue et légère, Mathilde émue, fragile et Adrien ne savait pas bien comment la soirée allait se passer. Il ne savait pas ce que ses deux amies s?étaient dit en dehors de sa présence et il scrutait leurs visages alternativement, y cherchant les signes de leurs désirs respectifs. Ils buvaient le café lorsque Laure se leva brusquement.

    - Maman, je te présente Adrien, dit-elle enjouée. C?est mon amour mais c?est aussi le tien, je le sais. Adrien, voici Mathilde. C?est ma mère mais c?est aussi ta maîtresse. Moi, je suis fatiguée alors je vais me coucher. J?espère que vous allez en profiter pour faire l?amour ensemble. Bonne nuit.

    Et avant que sa mère ait le temps d?ouvrir la bouche, elle quitta la pièce, laissant un couple silencieux et gêné.

    - Ce n?est pas une idée à moi, dit Adrien.

    - Dommage, répondit-elle avec un sourire.

    - Je t?ai fait assez de peine comme ça, Mathilde. Je ne voudrais surtout pas recommencer.

    - Qui t?a parlé de faire de la peine ?

    - Tu en as envie ?

    - De tes mains ? de ta bouche ? de tes fesses ? de ta queue ? j?en rêve toutes les nuits, petit con ! J?ai attendu cinquante ans avant de trouver un mec qui me fasse grimper aux rideaux à chaque fois qu?il me touche, et c?est toi. Alors il peut arriver n?importe quoi maintenant, je peux renoncer à toi par amour, mais j?en aurais toujours envie.

    - C?est flatteur, tu vas me faire rougir.

    - J?aimerais mieux te faire bander, dit-elle en posant sa main chaude sur la cuisse d?Adrien.

    Ils se retrouvèrent vite nus dans le lit de Mathilde. Sans se le dire, ils firent l?amour en silence, sachant Laure dans la chambre à côté. Ni l?un ni l?autre ne put l?oublier complètement, d?ailleurs, ce qui limita leur plaisir. Mais Adrien sut faire durer la séance. Il sut insister avec sa langue sur le clitoris de sa maîtresse, avec sa bite dure en elle, jusqu?à ce qu?elle ronronne comme une chatte repue, allongée contre lui. Ils en étaient là, l?un contre l?autre, l?index d?Adrien gentiment glissé dans la fente gluante de Mathilde, pendant qu?elle le branlait doucement, quand la porte s?ouvrit et la lumière s?éteignit dans le même mouvement.

    - Vous avez terminé ? demanda la petite voix de Laure, incertaine et timide. Je n?arrive pas à dormir, toute seule. Vous pouvez me faire une petite place ? Juste pour dormir.

    Ils ne répondirent pas, mais Adrien sentit le drap se soulever, puis les seins durs de Laure contre son dos, son ventre chaud contre ses reins, sa petite toison drue contre sa fesse. Cela suffit à le faire à nouveau bander comme un âne. Mathilde s?en rendit compte. Et lorsqu?elle sentit les doigts de Laure frôler les siens à la recherche du membre de son amant, elle retira sa main, retira l?index de sa fente. Elle se pencha vers Adrien, mangea sa lèvre un instant.

    - Occupe toi d?elle, murmura-t-elle dans un souffle, avant de s?écarter.

    Adrien laissa Laure le caresser encore un peu, sa délectant de cette chaleur contre son dos. Puis, lentement, il se retourna, roula sur elle et la pénétra aussitôt. Elle était humide et chaude, prête à le recevoir. Il resta un moment immobile, bloqué par la présence de Mathilde, si près d?eux. Avec un effort, il pouvait entendre sa respiration, derrière la sienne, et celle de Laure qui haletait. Et puis il y eut une main sur la sienne, une main douce comme un papillon qui se serait posé, une main amicale alors que les petites menottes de Laure pressaient ses fesses. Alors, en accord avec sa mère dont il ne lâcha pas les doigts, il baisa la fille, allant et venant avec lenteur dans son petit con étroit, gardant le même rythme, attendant avec patience que le plaisir envahisse sa partenaire, ce qui ne tarda pas. Il la sentit se tendre, les mains griffèrent ses fesses. Alors il accéléra son mouvement et déchargea sa semence pendant que les mains se serraient, racontant dans le même temps une autre histoire d?amour, ou même deux. Il n?y eut pas un mot d?échangé, et tout le monde finit par s?endormir, Mathilde longtemps après les autres.

    La nuit suivante, ce fut l?inverse. Après qu?il eut chevauché Laure, Mathilde vint les rejoindre. A nouveau, tout se passa dans le silence, ou plutôt sans parler, car les respirations précipitées des uns et des autres tenait lieu de bande son.

A nouveau, Adrien était entre elles, avec leurs têtes posées sur sa poitrine. Cette fois, les mains des deux femmes se rencontrèrent sur son membre dur comme du bois, et elles le branlèrent à deux, longuement, fascinées d?y arriver, de pouvoir partager ainsi leurs désirs. Puis Laure l?embrassa à pleine bouche, mélangeant sa salive à la sienne et presque aussitôt, il sentit qu?une autre bouche, brûlante, avalait son gland. Avec frénésie, Mathilde le suça, l?aspira jusqu?à ce qu?il explose dans sa bouche. Laure descendit alors rejoindre sa mère pour laper son sperme et le nettoyer du bout de leurs deux langues.

    De ces moments uniques, exceptionnels, qu?aucun d?entrer eux ne pourrait jamais oublier, ils n?en parlèrent jamais, ni au cours de ces jours magiques, ni plus tard. Cela dura une semaine. Adrien passa toutes ses nuits chez Mathilde, et toutes les nuits, ils commencèrent à deux et finirent à trois. Adrien, qui n?avait jamais baisé autant avait la bite en feu, mais elle se dressait toujours, tant ce que lui offrait ses deux compagnes était délicieux. Et puis Laure leur annonça un jour que sa bourse d?étude était accordée, qu?elle allait partir pour les Etats Unis. Cela se préparait visiblement depuis longtemps, et Mathilde était au courant, mais elles n?avaient rien dit à Adrien.

    - Tu vas partir ? demanda-t-il

    - Je te laisse en bonne compagnie, mon Adrien, répondit Laure.

    - Je saurai en prendre soin, dit Mathilde.

    - Mais, tous les trois... hasarda-t-il.

    - Il y a encore ce soir, dit Laure.

    - Et demain soir, dit Mathilde.


E-mail: adrien.sastre@caramail.com

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