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Deuxième chance

Chapitre 1

Erotique

Deuxième chance



  Martial Chaland peste tout seul au volant de sa clio.


-Putain ils avancent pas ces cons !


C’est vrai que la nuit est tombé et qu’il pleut, mais pour Martial ce n’est pas une raison. Il a l’habitude de rouler dans des conditions extrême, c’est normal il est routier. Les phares de sa vieille Renault éclaire un panneau :

" La Rochelle 10 km"

Il se calme un peu, soupire, et repasse dans sa tête ce qu’il doit lui dire. Que peut-il dire à sa fille, qu’il n’a pas vu depuis 15 ans...que depuis qu’il sait que le crabe ne lui laisse que six mois de vie, il regrette ?

Il regrette que les choses se soit passé ainsi, le départ de sa femme, les mots prononcé alors qui ne visait que cette salope, et certainement pas sa fille, son ange de douceur.


La route est toujours très fréquenté le soir aux abords de la Rochelle. Pourtant Martial voit un espace suffisant pour doubler quelques voitures. Il sait que c’est stupide, qu’il ne gagnera au mieux que quelques minutes, sur un trajet de cinq heures, mais agacé comme il est, il ne pense plus, il agit.


Il tombe un rapport, fait couiner le moteur de sa vieille Clio, et entame le dépassement. Il ne fait pas attention à la voiture qui stop alors qu’il va la dépasser. Tout ce qu’il voit, c’est le tracteur qu’elle vient de laisser passer, et qui s’engage sur sa voie. Le face à face est inévitable. Dans un dernier réflexe, Martial mets un coup de volant à gauche, et quitte la route.

Tout ce qu’il voit maintenant, des arbres, un mur qui approche à toute vitesse et puis plus rien.


Il ne voit plus, il entend.


Des cris, des appels, des gens qui parlent, les mots sont indistincts mais au moins il n’est pas seul. Il essaie d’ouvrir les yeux, ne distingue que des taches colorés dans un premier temps. Sa vision se précise, il prend conscience d’une grande lumière à proximité, sans doute les projecteurs des pompiers, se dit-il.


Sa voiture est réduite à l’état d’épave, il la voit du dessus et ne comprend pas pourquoi dans un premier temps. Il ferme les yeux, les rouvrent et s’aperçoit enfin qu’il flotte deux mètres au dessus de l’épave. La grande lumière est toujours là, il ressent son appel, ce n’est définitivement pas les pompiers. Au moment ou il va se diriger vers elle, il entend un cri :


-Il est là, il est là !


Il se détourne et rejoint, en flottant toujours, un petit groupe qui s’est formé. Ils encerclent un corps, son corps, à une quinzaine de mètres de la voiture. Martial a une impression étrange, il se voit mort et se sait encore un peu vivant ?


Les pompiers sont là maintenant, les choses vont vite, il n’y a clairement plus rien à faire ici. Son désormais cadavre est amené dans l’ambulance qui part aussitôt. Martial décide de se suivre...à cette pensée il se demande s’il est vraiment sain d’esprit ?

Non, je vais suivre mon corps, ça va mieux en le disant comme ça !


L’ambulance roule une trentaine de minutes et descend une rampe pour accéder au sous-sol de l’hôpital directement.


Martial sait qu’il vont déposer son corps à la morgue et ne veux clairement pas voir ça. Il erre dans les couloirs, sans savoir ce qu’il cherche...cherche t’il quelque chose d’ailleurs ? Il croise des infirmières, des médecins, certains patients aussi. Il est là, penché au dessus de l’épaule d’une belle brune qui se fait draguer par un ambulancier quand il entend distinctement :


-Mais il va s’arrêter un jour ce con !


Martial est soufflé, la fille n’a pas ouvert la bouche !

Alors quand il est suffisamment proche, il perçoit les pensées des vivants ? Il capte ainsi les pensées d’une dizaine de personnes en s’approchant à une dizaine de centimètres. L’infirmière qui peste sur les heures supplémentaires qui vont lui coûter plus cher en nounou, l’anesthésiste pressé de rejoindre le sous-sol ou une...non deux infirmières l’attendent...et bin mon cochon !


Martial entre dans une chambre ou seul la veilleuse éclaire un peu la forme allongé dans le lit. Il approche et perçoit les pensées de...Maurice, 78 ans.

Maurice sait qu’il va mourir, et tout ce qu’il a dans la tête c’est "pourvu que Josette trouve le contrat d’assurance vie! "


En approchant du vieillard, Martial se sent comme "aspiré", il résiste comme il peut et arrive enfin à s’écarter du lit. Mais que vient-il de se passer ? Est-ce que je pourrai "investir" un corps ?


Martial est tout excité maintenant, se pourrait-il que la vie lui offre une seconde chance ? Il cherche, de chambre en chambre, toujours des personnes âgées, des deux sexes." De toute façon j’ai pas vraiment envie d’être une femme mais bon...entre ça et prendre un corps encore plus vieux que celui que j’ai laissé..."


Finalement c’est dans la dernière chambre, tout au bout du couloir, qu’il va trouver son "bonheur". Il s’approche et lit la fiche accroché au montant du lit :


-Vincent Page, 28 ans, noyade.


Vincent a ceci de particulier c’est que Martial ne perçoit rien, il ne pense pas. Martial plane au dessus du lit, hésite un peu puis se laisse descendre tout doucement. Arrivé à quelques centimètres il est de nouveau comme aspiré mais cette fois, se laisse faire sans résister.


§


Vincent ouvre les yeux, c’est le matin, il prend conscience de la douleur. Il a mal partout, sans savoir pourquoi. Voyons sur la fiche il y avait "noyade"...c’est douloureux une noyade ?


L’hôpital se réveille, du bruit dans les couloirs, les chariots qu’on déplace, le service des petits déjeuner qui commence.


Une infirmière entre dans la chambre, avec une poche de remplacement pour la perfusion. Vincent essaie d’articuler un "bonjour" et inexplicablement ,c’est un genre de croassement qui sort de sa bouche?

L’infirmière pousse un cri, lâche son plateau, et le considère abasourdie. Finalement elle se reprend et quitte la chambre en criant:


-Docteur Martin venez....venez vite !


Un homme d’une quarantaine d’années pénètre vivement dans la chambre, scrute le patient, s’exclame, s’interroge à haute voix :


-Mais c’est impossible...inespéré...inexplicable...?


Les infirmières du service sont toutes réunies derrière le docteur Martin,chacune y va de son commentaire, toutes sont incrédules.

Le médecin torture le moniteur installé à coté du lit du patient, il arrache la fine bande de papier avant même que l’impression soit terminé et commente pour les infirmières :


-Reprise de l’activité cérébrale ce matin, à 4h26...c’est un miracle !


Tous ont des mines réjouis, le triomphe de la vie a une saveur particulière pour ceux qui perdent souvent face à la mort.


-Vous m’entendez monsieur Page ?


Vincent essaie de parler mais ne peut que "grogner", il fait néanmoins un signe de tête, le médecin reprend :


-Nous allons vous donner un antalgique léger et vous retirer le respirateur, ce soir vous pourrez vous exprimer normalement.


Il se tourne vers l’infirmière qui l’a appelé :


-Béatrice, prévenez sa femme pour qu’elle passe ce soir, ne lui annoncez pas la nouvelle, je le ferai moi même.


§


Vincent prend doucement conscience de son environnement, il est toujours dans sa chambre, le soleil n’est pas loin de se coucher et baigne les murs de sa lumière doré. Il souffre moins mais Dieu que sa gorge est sèche !

Une infirmière somnole dans le fauteuil en face de son lit mais se précipite quand il lève la main :


-Bonjour monsieur Page, comment allez-vous ce soir ?


Vincent se force à articuler et parvient à sortir un :


-...oif...


L’infirmière prend un gobelet sur la table de nuit et introduit doucement le bec dans sa bouche :


-Voilà, allez-y doucement, ne buvez pas de suite.


Vincent s’applique à faire ce que l’infirmière lui dit, il fait rouler le liquide dans sa bouche, l’avale enfin, reprend une gorgée, fais de même. Une dizaine de minutes plus tard, il fait signe à l’infirmière qu’il en a assez et articule un faible mais distinct :


-Merci.


-Il n’y a pas de quoi monsieur Page, le médecin ne vas pas tarder, votre femme passera ensuite, ne vous inquiétez de rien, tout va bien aller maintenant.


L’infirmière a dû appuyer sur le bouton d’appel car le médecin entre dans la chambre à ce moment :


-Bonsoir monsieur Page, comment allons nous ce soir ?


-Mieux, merci.


-Je vais vous posez quelques questions avant de vous laisser avec votre femme, répondez le plus précisément possible s’il vous plait. Quel est votre nom ?


-Vincent Page.


-Quel age avez-vous?


-28 ans...je crois ?


-En quelle année sommes nous ?


-2017.


-Quel est le prénom de votre femme ?


-Je ne sais pas ?


-Quelle est votre profession ?


-...je ne sais...pas...je ne sais plus...?


Le médecin décide d’arrêter là, il avise l’infirmière qui n’en a pas perdu une miette :


-Allez chercher madame Page, elle attend dans mon bureau, je l’ai mise au courant.


L’infirmière s’exécute avec un grand sourire, de belle histoire comme celle là lui réchauffe le cœur.

Il ne lui faut que quelques minutes pour revenir accompagné d’une jeune femme brune; elle est grande, des yeux d’un vert intense, un visage aux traits harmonieux baigné de larmes.

Elle se précipite vers son mari avec un sanglot, lui prend la main en la pressant sur son front :


-Vincent mon Dieu, on m’avait tellement dit qu’il n’y avait plus d’espoir, c’est un miracle !


Elle le berce, le presse, parcoure son visage de mille baisers tendre et légers. Vincent à la vue de sa femme a le cœur qui explose, à son tour il sent les larmes couler sur ses joues.


Le docteur Martin, qui n’a rien perdu de la scène intervient alors :


-Je dois vous prévenir madame Page, votre mari souffre d’amnésie partielle.


-...Heu...partielle comment docteur ?


-C’est difficile à dire pour l’instant, je n’ai fais qu’une estimation sommaire par manque de temps, mais je crois pouvoir affirmer que même s’il semble avoir oublié votre prénom, son métier et diverses chose aussi, il se souvient de vous. Sa réaction en témoigne !


-Combien de temps faudra t’il, demande la femme ?


-C’est impossible à dire, sa mémoire reviendra peut-être dans quelques jours, quelques semaines, ou peut-être même jamais.


Vincent prend la main de sa femme dans les siennes et la porte à ses lèvres, il l’embrasse en murmurant:


-Chloé mon Dieu ma chérie, si tu savais comme je t’aime !


-Docteur il me reconnait, s’écrit la jeune femme!


-Oui, ce sont des choses qui peuvent arriver, un son, une odeur ou un visage seront le déclic...mais je vous encourage à être patiente madame Page, nous en savons très peu sur le cerveau humain.


-Que m’importe docteur, reprend la jeune femme, s’il se souvient de moi, de notre amour, alors j’ai retrouvé mon mari !


§


Le docteur Martin a tenu à garder Vincent en observation pendant une semaine. Sa femme a visité son mari chaque jour, lui racontant mille détails de leur vie dans l’espoir de provoquer ce fameux "déclic", en vain. Vincent s’exprime maintenant tout à fait normalement, son corps lui même semble s’être remis merveilleusement de ces 43 jours de coma.


Il considère le costume gris, étalé sur le lit, que Chloé lui a amené avec divers autre affaires, il doit quitter l’hôpital aujourd’hui. Pris d’une inspiration, il se saisit du téléphone portable, également fourni par sa femme.


Chloé est nerveuse, son mari sort en fin d’après-midi, elle a déjà prévenu son patron qui lui a bien volontiers accordé son congé, ému par l’histoire qui a fait le tour de la Rochelle, et même de la France entière. Si elle est angoissé maintenant, ce n’est pas seulement en raison de la sortie de Vincent. Elle a longuement discuté avec le docteur Martin, qui l’a encouragé à ne parler avec son mari que de sujet positif, des souvenirs heureux, sans aborder ce qu’il pouvait y avoir de sombre ou de désagréable dans leur histoire commune. C’est exactement ce qu’elle a fait, mais maintenant elle pense à ce qu’il se passera si Vincent recouvre toute sa mémoire...ne va t’il pas me haïr pour ce que je lui aurai caché ?


Elle reçoit un sms de Vincent justement, qui la plonge un peu plus dans le désarroi :


-"Je fais ma sortie seul, retrouve moi au Mac’do en face des urgences à 18h !"


§


La silhouette de Vincent est éclairé par les phares de la petite Austin de Chloé. Il est là, scrutant les véhicules sur le parking du fastfood. Il flotte un peu dans son costume gris, son séjour à l’hôpital a laissé des traces, il est amaigri. Curieusement Chloé se fait la réflexion qu’il semble plus mature ainsi, plus viril aussi. Elle klaxonne pour attirer son attention et le voit enfin se diriger vers la voiture.

Il se penche pour un doux baiser sur ses lèvres, murmurant un "bonjour ma chérie" à peine audible. Un silence gêné s’installe dans la petite voiture. S’ils ont beaucoup parlé quand Vincent était à l’hôpital, ils avaient un but, des conversations imposés par les circonstances. Maintenant, tout deux sente le poids de cette liberté nouvelle et elle semble les accabler.

Vincent s’éclaircit le voix et commence enfin :


-J’ai..je nous ai réservé une table au restaurant de la croix haute, mais nous avons un peu de temps avant, que dirais tu d’aller boire un verre quelque part ?


-Oui bien sur Vincent, on passe devant le bar des amis de toute façon.


-Très bien, faisons ça.


Vincent en pénétrant dans le bar se fait la réflexion qu’il est curieusement bondé pour un jour de semaine. Il aperçoit quand même une table libre au fond de la salle et prenant la main de Chloé dans la sienne la guide jusque là. Il l’aide à enlever son manteau, le plie soigneusement sur le dossier de sa chaise, tire celle-ci pour qu’elle s’installe. Chloé est stupéfaite, jamais Vincent n’a eu semblable attitude à son égard...il n’est certes pas un goujat mais ce comportement très "vieille France" ne lui ressemble pas.


La serveuse arrive enfin pour prendre la commande, Chloé se décide pour un cocktail sans alcool, pendant que Vincent demande:


-Vous avez quoi en bière pression ?


Et la serveuse de réciter :


-Adelscott, Météor en classique et bien sur la spéciale du jour, la cuvée des amoureux !


-C’est quoi ça, la spéciale du jour ?


-Et bien la bière spécialement brassé pour la saint Valentin, réplique la serveuse agacé, c’est aujourd’hui, le 14 février, vous sortez d’ou ?


Chloé intervient aussitôt, choqué par le ton de la serveuse :


-Mon mari sort de l’hôpital aujourd’hui mademoiselle, et désolé, on a un peu perdu de vue le calendrier !


La serveuse semble réaliser sa boulette :


-Pardon, je vous reconnais maintenant, vous êtes le gars dans le journal...je suis vraiment désolé, commandez ce que vous voulez, c’est la maison qui régale, la serveuse est toute gêné, elle est sincère.


Vincent la rassure avec un sourire:


-Pas de soucis mademoiselle, la bière des amoureux sera très bien !


Chloé en vient à rougir sous le regard de son mari qui la fixe en prononçant ces mots. La serveuse revient aussitôt avec leur commande, les "amoureux" se sont contentés de se regarder en silence, comme s’ils se voyaient pour la première fois. Après avoir trempé ses lèvres dans son verre, Chloé se penche sur la table et à voix basse se décide enfin :


-Nous devons parler sérieusement Vincent !


-N’est-ce pas ce que nous avons toujours fait ma chérie ?


-Oui...non..enfin je veux dire...Ô mon Dieu ce n’est déjà pas facile et tu n’es pas en train de m’aider là...laisse moi finir sans m’interrompre s’il te plait !


Vincent se contente d’acquiescer et Chloé poursuit:


-Je ne t’ai pas tout dis Vincent, le docteur Martin m’avais demandé de ne parler que des cotés positif de notre relation, et je crois que finalement ça m’arrangeais bien...mais si nous devons repartir de zéro, nous devons le faire dans les meilleurs conditions, sans mensonges. La vérité vraie, c’est qu’avant ton accident...nous allions sans doute nous séparer...


Vincent est surpris, cela n’échappe pas à Chloé qui continu :


-Oui je sais que ça fait parti des choses que tu as "oubliés" aussi comprend moi bien, je t’aime, je t’aime sans doute encore plus que le premier jour mais je ne veux plus souffrir !


Vincent est stupéfait par cette révélation, il considère sa femme qui a les yeux humide maintenant et qui le scrute avec angoisse :


-Ma chérie...je ne sais quoi dire...je n’ai aucun souvenir...que c’est-il passé...je t’ai trompé ?


-Non !


-Ce serait toi qui...?


-Non plus !


-Mais alors pourquoi aurais-je voulu m’arracher le cœur ?


Les larmes de Chloé coulent maintenant, elle ne fait rien pour les retenir, pour les cacher. Son mari "s’arracherait le cœur" en la quittant ? Elle reprend dans un souffle, et Vincent doit vraiment tendre l’oreille :


-C’est parce que j’ai un problème...au lit. Tu me reprochais d’être "coincé" mais en fait...je dois être frigide !


Vincent marque un temps d’arrêt, et lentement, il prend les mains de sa femme dans les siennes, et les pressent tendrement.


-Je crois que...il est possible que l’ancien Vincent n’avait pas le bon mode d’emploi et...ok on laisse tomber le resto, suis moi !


Vincent entraîne sa femme derrière lui:


-Vas m’attendre dans la voiture, je fais une course et j’arrive !


Chloé dépassé par les évènements ne comprend pas ou son mari veut en venir mais obtempère, elle prend place au volant au moment ou Vincent entre dans la pharmacie en face du bar. Quelques minutes plus tard, son mari s’installe à ses cotés avec un petit paquet qu’il pose sur ses genoux.


-Direction la maison...heu...enfin si on habite pas trop loin je me souviens pas trop ?


-Non, on est à 10 minutes de chez nous.


-Fonce mon amour !


Chloé se laisse gagner par la fébrilité de son mari, il croit pouvoir vaincre son handicap...il va lui faire "des choses" ?

Chloé bats des records de vitesse ce jour là. Moins de dix minutes plus tard, elle s’arrête devant leur petit pavillon. Elle prend la main de son mari et l’entraîne, elle se bagarre avec la porte d’entrée qui ne résiste pas longtemps à son impatience. Quelques secondes plus tard, elle se retrouve dans le salon, faisant face à Vincent, soudain intimidé, indécise.


C’est son mari qui prend le relais :


-Que bois tu comme alcool ?


La question la surprend mais elle ne laisse rien paraître :


-Heu..de temps en temps un cognac à la fin du repas, mais pas souvent.


-Prends en un double et savoure le, j’en ai pour un instant !


Vincent quitte le salon, elle l’entend qui semble fouiller la maison, elle ne dit rien et se verse un cognac qu’elle commence à siroter lentement. Elle fait un peu la grimace, elle a l’estomac dans les talons et ne doute pas de l’effet que va lui faire l’alcool . Elle est installé dans le canapé quand Vincent revient avec un amoncellement de couverture, de draps, de coussins qu’il dépose à ses pieds.


-Juste une seconde ma chérie, précise t’il.


Il vire le vase de la table de la salle à manger, pose deux couvertures sur celle-ci, les recouvre d’un drap et dispose les coussins.


-Bien, c’est prêt, tu en es ou de ton cognac ?


-J’ai bu la moitié.


-Arrête là, je te veux désinhibé, pas ivre, maintenant déshabille toi et viens ici !


Chloé le rouge aux joues, repose son verre et enlève ses vêtements sans hésiter, elle est elle même impatiente maintenant. Elle prend place, sur les indications de Vincent, sur la table qu’il a préparé.


Chloé repose à plat ventre sur le drap, Vincent arrange les coussins qu’il a apporté. Un sous sa tête, l’autre qui rehausse ses fesses. Il est ému de la beauté du corps de sa femme, et ne s’arrache qu’à regrets à ce moment de contemplation.


-Maintenant ma chérie, je veux que tu te détende, ce moment est à toi, ne pense à rien, fais le vide, profite de chaque seconde.


Chloé se sent un peu ailleurs, l’alcool fait son effet, mais plus encore la soudaine méthode de son mari, il sait ce qu’il fait, ce coté directif aussi, il ne lui jamais parlé comme ça et elle doit bien s’avouer à elle même qu’elle adore. Elle se sent bien, en sécurité, protégé.


Vincent va chercher le petit paquet de la pharmacie, et en sort deux flacons d’huiles de massage. Quand il commence à verser un filet sur les jambes de Chloé, celle-ci est surprise, mais ne laisse rien paraître.

Vincent commence par les jambes, qui deviennent brillantes, et n’en sont que plus belles. Il détend chaque muscle de ses doigts fins et nerveux. Il masse les pieds, les talons, insiste sur chaque orteils, remonte encore sur les jambes. Il passe et repasse sur les muscles des cuisses, s’égare un long moment sur l’intérieur, si sensible. Ses doigts sont à la lisière de se sexe qu’il évite soigneusement.


Chloé en as comme un frémissement d’impatience.


Il s’attaque au dos maintenant. Il n’a fait que huiler légèrement le fessier parfait de sa chère et tendre, celle-ci est parvenu à retenir le gémissement qu’elle sentait monter dans sa gorge. Il ajoute de l’huile, l’étale sur le dos, il masse de ses deux mains, partant de part et d’autre de la colonne, dans une danse symétrique parfaite. Il détend chaque muscle, chaque terminaison nerveuse. Vincent est sur les épaules maintenant, ces muscles si sensibles qu’ils semblent "commander" tout le reste du corps.


Chloé en est comme engourdi, tout son corps frissonne et en même temps elle n’a jamais ressenti un tel bien-être, un tel relâchement.


Vincent continue sans se lasser, ses mains semble modeler le corps luisant de sa femme, tantôt avec force, tantôt avec un infini légèreté. Il "redescend" le long du dos, et enfin parvient à ce fessier glorieux qui semble le défier par son galbe parfait. L’homme rajoute un peu d’huile et l’étale d’une imperceptible caresse, à peine un effleurement. Plus puissant, il revient à la charge, massant en profondeur, séparant les lobes, dévoilant un anus plissé. Maintenant, de ses deux mains il masse les grandes lèvre de ce sexe qu’il convoite. Chacune de ses mains glisse dans un bruit soyeux le long de la fente, caressant l’anus sans s’y attarder pour se perdre sur les globes charnus. D’une main huileuse, il frotte les grandes lèvres maintenant, en refermant les doigts il masse enfin la vulve de sa femme dans son entier. Ce n’est plus la légèreté du début, il maltraite ce sexe consentant avec puissance.


Chloé exhale un gémissement rauque sans même en avoir conscience.


— Tu veux bien te retourner mon amour, demande Vincent.


Chloé mets un moment à comprendre les mots de son mari, son esprit est embrumé par une volupté inconnu à ce jour. Difficilement elle se tourne, elle maîtrise avec peine son corps qui s’abandonne.


Vincent est ému, le coté face de sa femme lui fait tomber la mâchoire. Son ventre plat et musclé, les longues cuisses fuselés et les seins menus aux tétons érigés. Plus encore que ses pointes dardés, c’est le souffle court de sa douce, ses yeux clos et son sourire béat qui indique à Vincent le succès de son massage. Il laisse couler un mince filet d’huile, des épaules au ventre de Chloé et reprend son office, avec légèreté cette fois. Il effleure à peine les seins que sa femme gémit, il se dépêche de passer au ventre qu’il malaxe tendrement, il veut prendre son temps, que ce soit parfait pour elle.


Chloé semble pourtant poursuivre son ascension inexorable vers le plaisir puisqu’elle gémit en continu maintenant.


Vincent voit le sexe brillant de Chloé complètement ouvert, son clitoris érigé sortit de sa gaine, il décide que c’est assez. Il introduit deux doigts dans le vagin, en ajoute un troisième quand il sent le sexe trempé, et posant la paume de sa main à plat, frotte le clitoris en même temps qu’il commence à branler le doux écrin de sa femme.


La réaction de Chloé est instantané, elle jouit !

Elle jouit comme jamais, elle se cabre brutalement, ses reins décolle de la table et elle pousse un hurlement sauvage.


 Vincent a du mal à suivre le mouvement mais s’applique du mieux qu’il peut.

Il ralentit son branle au fur et à mesure, s’arrête finalement quand Chloé repose inerte sur la table. Seule sa respiration rapide indique que la vie n’a pas quitté ce corps magnifique.


§


Vincent scrute le visage de sa femme, ses yeux toujours clos, son visage luisant de sueur, sa respiration est lourde.

Il faut quelques minutes avant que Chloé ne reprenne pleinement conscience.

Vincent dépose un doux baiser sur ses lèvres, une langue vient s’humecter de salive, une autre va à sa rencontre, ils s’embrassent férocement maintenant. A regrets, ils se séparent à bout de souffle.

Vincent glisse avec malice :


-Et bien, pour une femme frigide mon amour....


-Vincent mon Dieu, qu’est-ce que tu m’a fais...non...je veux dire pourquoi ne me l’a tu pas fais avant ?


-Peut-être parce qu’avant j’avais plein de choses dans la tête, aujourd’hui ma tête est vide, je parle avec mon cœur et dans mon cœur il n’y a que toi.

Je ne vois pas de meilleur moment que ce 14 février pour te faire cette déclaration, écoutes moi Chloé.

A partir d’aujourd’hui je serai ce que j’aurai toujours du être pour toi, ton meilleur ami, ton mari, ton amant ou même ton fils si tu le souhaite. Je serai ton maitre, ou ton esclave si tu le veux ainsi. Je ne passerai ma vie à t’aimer, mais chaque minute du temps qu’il me reste à passer sur cette terre, à t’adorer !

Je serai ce que tu voudra que je sois, sans restriction aucune.

Tu sera pour moi, mon soleil, ma lumière, mon ange de douceur !


Chloé a fondu en larme dés les premières vagues de cette avalanche d’amour. 

Au dernier mot de Vincent, elle étouffe un sanglot :


-Mon ange de douceur, c’est mon papa qui m’appelait comme ça !



Fin.

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