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Le diable par la queue

Chapitre 2

Le bain de minuit

Divers

Un peu plus d’une heure ! C’est la durée de cette promenade forestière des deux couples. Bien entendu que les hommes ont rejoint rapidement leur moitié respective et que des mains amicales ont frôlé les culs rebondis. Mais pour Alexandra, seul Adrien a eu la privauté d’y toucher et pour l’autre couple, il est évident que le partenaire particulier ne s’est pas non plus privé de cette joie. Si les hommes ou les dames ont pensé à un moment qu’un « turn-over » était possible, personne n’a osé l’entreprendre. Les raclements, les bruits de branches brisées, les pas qui foulent un sol inégal dans les alentours immédiats du chemin se sont faits plus persistants.


C’est Alexandra qui la première jette l’éponge. Elle se tourne vers sa compagne qui d’un côté tient sa main et de l’autre celle de Matthieu.


— J’ai un peu froid et puis… je propose que nous rentrions. Vous n’avez pas envie de venir à la maison prendre une coupe de champagne ?

— … Tu crois que c’est indispensable ?

— Indispensable ? Non, mais nous n’allons pas nous quitter comme ça, si ? Allez, Matthieu, qu’en penses-tu ? Si tu dis oui, ta femme te suivra n’est-ce pas ?

— Nous n’avons pas l’intention de vous déranger… vous avez sans doute mieux à faire que nous inviter à prendre un pot !

— Écoute Matt ! Si Alex vous invite, c’est de bon cœur… alors pourquoi vous défiler ? Tu as peur de quoi ? Nous n’avons jamais violé personne et puis à dire vrai, nous n’avons jamais eu ce genre de plan en tête. J’imagine bien que pour que mon ange vous propose un dernier verre, c’est que Solène lui plait. Toi aussi peut-être ! Mais c’est bien à toi et à ton épouse de décider de votre venue à la maison ou non !

— Tu en penses quoi, toi, ma chérie ? Nous allons boire cette coupe de champagne chez nos « amis » ou nous rentrons directement à la maison ? Je te laisse décider… de toute façon, tu fais toujours comme tu l’entends, n’est-ce pas ?

— … D’accord ! Mais seulement pour un verre ! Nous ne nous éterniserons pas, ça vous convient ?


Le faible oui qui parvient aux esgourdes de Solène, est bien sorti de la bouche de celle qui s’est évertuée à lui mettre les sens en émoi par des baisers passionnés, tout à l’heure au fond de cette sombre sente. Et les deux couples reprennent possession de leur voiture respective. Les phares qui s’allument sensiblement au même moment doivent laisser sur leur faim, les quinquets des voyeurs déçus. Pourtant aucun n’est visible dans les environs que les pinceaux lumineux caressent de leurs faisceaux blancs.


Étrange ambiance dans l’habitacle de l’automobile de l’avocat. L’homme et la femme ont en point de mire les feux de la bagnole des Lenotre. Comment aborder le sujet de ce qui s’est passé entre les deux nanas ? La gorge nouée, le conducteur garde le silence. De son côté, son épouse est sur des charbons ardents. Comment décrocher un mot à celui qui se sent perdu, paumé ? L’est-elle moins que lui ? Elle ne sait pas trop de quelle manière elle va pouvoir le ramener vers elle. Consciente que c’est un peu déjà l’avoir trompé que de s’être reléchée avec cette… Alexandra démoniaque.


Il y a de surcroit la séance de « montre tout ». Lui qui se fâche presque parce que seule à la maison, elle bronze nue, bien loin des regards lubriques de voisins éloignés. Alors là… que des yeux inconnus et salaces se soient entrecroisés sur son cul, comment a-t-il pris cela ? Pas facile de mettre sur le tapis cette incroyable histoire. Il va bien falloir pourtant y passer pour normaliser leur relation. De plus, il n’est surement pas dupe. Elle a kiffé plus que de raison cette… mini exhibition forestière. Mais par quel biais amener son mari à s’ouvrir de son ressenti ?


Alors, elle se jette à l’eau, espérant seulement ne pas se noyer pour de bon !


— Pourquoi as-tu accepté leur invitation à un dernier verre, mon chéri ?

— Je crois que c’est à toi que ça fait surtout plaisir.

— À moi ? Comment ça ? Qu’est-ce que tu vas imaginer ?

— Imaginer ? La salade de museau, les pelles langoureuses, c’est aussi mon imagination débordante qui les crée ? Allons sois franche et sincère. Tu as adoré, n’est-ce pas ?

— Tu es fâché mon cœur ? Je… c’est vrai que je ne sais pas ce qui m’a pris. Elle est dangereuse cette femme.

— Ouais ? Rien ne t’obligeait à garder l’arrière de ta jupe relevé. Tu avais tout loisir de la remettre en place, même discrètement, mais tu ne l’as pas fait.

— Tu as bien profité de cette liberté, il me semble. La main qui m’a caressé les fesses, à qui elle appartenait ? Pas à Adrien ni à Alexandra, il me semble ! Alors pourquoi me fais-tu des reproches ?

— Où vois-tu, où entends-tu des critiques dans mes paroles ? Je ne t’aurais jamais cru capable de m’offrir un tel spectacle. Mais c’est vrai que je suis passé par des sentiments bizarres. La peur, la honte, l’excitation. Et là, qu’escomptes-tu qu’il va se passer ?

— Comment ça, se passer ? Chez ces gens-là ? Que veux-tu qu’il arrive ? Nous y allons pour boire un verre, non ?

— Parce que tu es aussi naïve, ma chérie ? Ils ont une idée derrière la tête, j’en jurerais.

— Ne te fais pas un film, Matt ! Dans le cas où tu verrais juste, l’occasion de pimenter notre vie de couple ne t’intéresserait pas ?

— Je ne suis pas très enthousiaste à l’idée de voir un de mes clients… coucher avec ma femme.

— Ouais ? Mais pourquoi ne me demandes-tu pas mon avis en priorité ? Et puis… si c’est seulement la femme du client en question ? Les baisers qu’elle et moi avons échangés avaient une saveur différente. Un petit goût de « retournes-y » ! Et je t’avoue que ça m’a remué les sangs.

— … après tout… fait comme tu l’entends.

— Et puis, je ne trouverais pas si déplaisant de te voir toi aussi jeter ta gourme, alors prendre Alexandra te parait si… négatif ? C’est un beau brin de femme.

— L’âge…

— Quoi ? Tu te fiches de moi ? Ne me fais pas croire que tu es aussi vieux jeu. L’âge ? C’est une belle nana et elle mérite tes attentions. Ne te retranche pas derrière des clichés de ce style.

— Bon ! En clair, c’est nos premiers pas dans le libertinage que tu veux nous voir faire ce soir ?

— Pourquoi pas ? Nous avons tellement de couples amis qui se sont séparés parce que l’un ou l’autre de ceux-ci allait coucher ailleurs dans le dos de l’autre ! Si c’est ensemble et d’un commun accord, pourquoi pas ?

— … !


Un long silence vient remplir le petit espace de la voiture. À distance de sécurité, devant eux, les feux arrière de la berline des Lenotre filent toujours vers une destination inconnue. Solène et son mari restent dans un mutisme peuplé de pensées insondables. Au bout de longues minutes, enfin les deux véhicules ralentissent et bifurquent sur un chemin gravillonné. Ils finissent par s’arrêter devant une jolie maison aux volets clos. Et les quatre occupants quittent la quiétude de leur abri de tôle. Alex vient au-devant de leurs invités.


— Ça va ? Pas trop long ce voyage ? Venez, entrons !

— Non ! Vous avez une chouette maison.


D’autorité, elle prend la menotte de la femme de Matthieu et elles avancent vers la porte d’entrée au-dessus de laquelle une lampe vient de s’allumer. Les deux hommes sont un peu en retrait et Adrien invite aussi son hôte à suivre ces dames.


— Viens ! Ne restons pas là ! Nous serons mieux à l’intérieur. Pas trop tendu Matthieu ?

— … C’est calme chez toi ! Pas trop dérangé par les voisins, on dirait.

— Non ! La première habitation est à quoi… deux kilomètres à vol d’oiseau. Il fait drôlement doux ce soir !

— Oui…


Tous à leur parlote, ils sont désormais dans une entrée spacieuse. Les filles quant à elles sont déjà dans un salon cossu.


— Adrien… tu t’occupes du champagne, il est au frais.

— Oui ma chérie ! Mais… vous ne préférez pas que l’on s’installe au salon de la piscine ?

— Ça vous dit tous les deux, ce que propose mon mari ? La piscine est couverte et chauffée. Oh, pas un immense bassin, mais on peut s’y baigner sans souci et même à quatre.


Matt regarde son épouse avec une sorte d’étonnement dans les yeux. Il appréhende sa réponse. Ou plus simplement il s’y résigne depuis la fin de leur discussion dans la voiture. Il l’a connait ! Elle va faire ce qui lui plait et il peut bien penser autrement, elle n’en fera qu’à sa tête. Et c’est fataliste qu’il saisit la réponse nette et claire d’une Solène enthousiaste.


— Pourquoi pas ? J’ai toujours adoré l’eau sous toutes ses formes. Une piscine, c’est ce qui manque à notre maison, n’est-ce pas mon chéri ?

— Nous avons un lac au bout de notre pelouse. Alors même si l’eau est toujours un peu plus fraiche que dans un bassin artificiel…

— Un lac ? Ça doit être super ça ! Vous savez donc nager tous les deux ?

— Oui… mais nous n’avons pas de maillot, ni l’un ni l’autre.

— Oh, pas besoin de s’encombrer de ces trucs… nous sommes entre amis, je crois ! Ah, voilà Adrien qui arrive avec ce qu’il faut pour étancher notre soif. Le champagne, c’est mon péché mignon.

— Alors ? Vous êtes décidés, tous les trois ? Nous allons au bord de la piscine ? Oui… c’est un endroit que nous apprécions Alex et moi. Nous y passons le plus de temps possible. Montre le chemin à nos invités, mon cœur.


La salle à manger à traverser, puis une petite baie vitrée donnent accès à un espace clos où règne une température douce. Quelques lampions s’allument autour de ce bassin dans lequel vient de pénétrer le quatuor. De larges fauteuils tapissés de coussins accueillent les visiteurs de la nuit. Le sourire de la maitresse de maison fait plaisir à voir. Elle ne bat pas des mains, mais presque. Puis le vin pétillant voit ses bulles crever la surface des flutes dans lesquelles Adrien le verse. Une dizaine de mètres de long sur quelque cinq ou six de large renfermant une eau d’un bleu profond, voilà le spectacle qui s’offre aux regards de Solène et de son homme.


Les femmes prennent place dans un large divan et Matthieu est de ce fait, comme son client, assis dans un des fauteuils qui font face à ces dames. Les flutes se lèvent et un « tchin-tchin » précède les premières gorgées d’un nectar divin. Pour éviter le silence, nul n’est besoin de pousser dans ses derniers retranchements une Alexandra des plus volubile. Elle se charge d’alimenter sans cesse la conversation. Et pour couronner le tout, la voici qui propose, puisque l’endroit s’y prête, une baignade à l’assemblée.


— Ça vous dit de piquer une petite tête, l’eau est bonne toute l’année.

— Nous n’avons pas de maillot, je te l’ai déjà dit tout à l’heure.

— Tu es si prude Solène ? Et toi Matthieu ? Jamais, vous n’allez-vous, vous baigner à poils dans votre lac ?

— … l’eau ne dépasse que rarement le quinze ou seize degrés et puis… il est très fréquenté par les touristes le lac qui borde notre maison… mais si toi Solène tu veux aller nager un peu…

— Ne sois pas vieux jeu. Si ta femme y va, tu peux venir aussi, et puis nous sommes entre nous et nous n’avons pas à nous sentir gênés par la nudité des autres. Tu sais, les gens naissent nus et les fringues sont une invention humaine… ce qui en découle rend la vie triste parfois.

— … ! Ne t’inquiète pas Matt, Alex est la championne des bourdes. Ceci dit, elle n’a pas tout à fait tort dans ces propos. Nous aimons le naturisme et notre piscine est un lieu qui nous permet en toute circonstance de le pratiquer… tous les deux.

— Oh ! Je suppose Adrien que mon mari n’aime guère que je me mette nue dans notre jardin. Je le fais souvent, mais toujours lorsqu’il est absent. Comme ça il ne peut rien me reprocher.

— Il n’y a pas de honte à être au naturel. Enfin… c’est ce que nous avançons comme argument à ceux qui sont… frileux. Mais nous ne voudrions pas te gêner Matthieu. Tu fais ce que tu veux, moi et ta femme, nous y allons ? N’est-ce pas ma belle ?


La blonde s’adresse là, à la brune. De plus après avoir posé son verre à demi bu sur une desserte qui se tient proche du salon, elle n’a aucune hésitation pour retirer ce qui lui couvre le corps. D’abord le haut qu’elle fait passer par la tête et qui d’un coup offre une vue magnifique sur une paire de seins emmitouflée dans deux conques de dentelle noire et rouge. Puis sa jupe qui glisse sur ses chevilles apporte la preuve éclatante de l’absence de culotte. Du reste, elle n’a guère plus de frémissements pour faire jaillir du soutien-gorge une poitrine plutôt voluptueuse.


Enfin, nue totalement, elle se tourne vers la femme qui n’a pas fait un geste, assise sur le canapé.


— Eh bien ? Tu viens… tu m’accompagnes à la douche… c’est juste là ! Allez, ne sois pas timide Solène.


L’interpellée jette un regard interrogateur à son compagnon qui reste stoïque, la laissant se débattre avec sa conscience. Alors puisque qui ne dit mot consent… la brune se lève et rapidement, comme pour se débarrasser d’une corvée, elle s’emploie à ressembler à la blonde, du moins dans sa tenue. Cette fois, les deux baigneuses courent vers le jet qui les attend. C’est bien ensemble qu’elles se douchent sommairement. Deux traits bronzés filent ensuite vers la masse d’eau calme et une gerbe d’écume surgit à l’endroit où deux corps s’enfoncent dans le liquide. Les deux mâles sur le bord ont les yeux rivés sur les cercles laissés par les jolies flèches qui viennent de fendre l’eau.


Quand Adrien reprend-il son dialogue avec son ami ? C’est surtout pour l’interroger sur le bien-fondé de rejoindre les deux filles.


— Alors ? Tenté ou non par un bain de minuit ? Tu vois, nos petites femmes ont moins de scrupules que nous. On va les retrouver ?

— … Tu…

— Allons, pourquoi faire des chichis ? On a fait l’armée et on a déjà vu d’autres mecs à poils, tu n’es pas d’accord ? On ne va pas non plus se frotter l’un contre l’autre, alors… moi en tous cas, je vais dans l’eau près de ma femme. Fait comme tu l’entends !


Un pantalon, une chemise, des chaussettes et un caleçon sont abandonnés près des vêtements féminins qui jonchent le sol. Une douche en solo et c’est un trait plus blanc qui se coule dans la flotte. Seul sur son fauteuil, Matthieu se sent un peu… pris à la gorge, obligé. Et il opte finalement pour la solution la plus sage, aller lui aussi à la baille. Là encore, c’est rapide et l’effeuillage n’a rien de provocant. Il prend cependant le temps de bien déposer ses frusques sur le fauteuil qu’il vient de quitter. Et le cérémonial du jet avant le plongeon se répète avec pour acteur, un Matthieu perturbé.


— xxXXxx —


Alexandra s’est, dès sa mise à l’eau, rapprochée de Solène. Elle barbote dans le sillage de la brune.


— Elle est bonne, hein !

— Oui…

— Il aurait été dommage de ne pas en profiter, qu’en dis-tu ?

— Mmm !


Un plouf sur leur gauche leur signale l’arrivée d’Adrien… alors elle crie un peu en direction de la margelle où trône le salon.


— Tu comptes rester tout seul Matthieu ? Viens rejoindre ta femme au moins, si tu ne veux pas que je te la vole…


C’est dit en riant, mais l’intonation de la voix laisse à penser que la baigneuse n’est pas loin de raconter ce qui lui traverse l’esprit. Les trois qui se font plaisir dans le bain saluent d’un geste le « plouf » qui intervient lors de l’entrée dans la masse liquide du dernier des larrons. Les femmes sont proches l’une de l’autre et Solène vient s’accrocher au bord, suivie de près par la propriétaire.


— Eh ben, voilà ! Ton homme s’est enfin décidé. Ça va toi ?

— Oui, oui ! J’aime bien me baigner aussi.

— Tu crois qu’il… que ton Matthieu serait contre… un baiser entre nous ?

— … ? Je… je n’en sais rien.

— Et toi ?

— Quoi moi ?

— Tu n’en as pas envie ?

— Franchement, je n’y ai jamais pensé…

— Mais dans la forêt ? Ça ne t’a pas donné un petit coup de chaud ?

— …

— Tu crois que si je recommence ici… ton mari va être jaloux ? Tu veux que je lui demande ?


Le mari en question est du côté opposé à l’endroit où elles se trouvent. Et dans la piscine où le moindre bruit résonne, la voix très chaude de la blonde s’élève en direction du duo de mâles.


— Hé Matt ! J’ai le droit d’embrasser ta tendre moitié ? Pourquoi restez-vous loin de nous tous les deux ? Allez, messieurs, rapprochez-vous !


Seul le bruit que font les bras qui fendent l’onde pour venir vers les deux nanas résonne alors que deux flèches blanches se détendent et elles aussi s’arriment à la bordure du bassin. La blonde pourtant, si elle a posé la question, n’a nullement attendu une réponse. Elle est déjà contre celle qui se maintient le visage hors de la ligne de flottaison en battant seulement des pieds. Trop simple pour la vorace Alex de coller ses lèvres sur celles de sa vis-à-vis. Et de nouveau, la bouche de Solène est investie par une langue agile.


Le baiser qui s’annonce doux et savoureux se fait sous les quinquets qui brillent des messieurs. Matthieu est incapable de décrocher une syllabe devant ce spectacle pratiquement en gros plan. Cette bouche dont il use souvent, qui sert de refuge à une autre langue que la sienne. Et malgré l’espèce de pincement au cœur engendré par la situation plutôt chaude, il est subjugué par cette pelle dont il n’est pas l’auteur. Adrien lui se vautre déjà contre la partie pile de l’embrasseuse. Et par le mouvement qu’elle fait pour encercler le cou de celle avec qui elle joue, la blonde écarte le corps de la brune du bord.


Matt peut donc lui aussi venir dans le dos de sa femme, alors que son client lui est dans celui de la sienne. Des mains masculines empaument les poitrines des dames. Et celles de son mari sont là qui la pelotent sans que Solène ne tente de les repousser. Du reste, la nageuse qui a débuté cette folie est aussi assaillie de la même façon par les pattes de son propre époux. Pas besoin de dessin pour chacune d’elles pour sentir l’effet que fait au corps des mecs la situation dans la piscine. C’est en bien en gardant leurs lèvres soudées que l’une et l’autre découvrent avec stupeur que les hommes bandent.


Les choses évoluent assez rapidement et sous les caresses que lui dispense son mari, madame Lenotre se retrouve décrochée de sa compagne actuelle. Et puisqu’il est libre désormais de ses mouvements, Adrien la pousse vers ce bord qu’elles viennent de quitter. Les deux-là n’ont pas changé de position. Donc la blonde se sent acculer ventre contre le bord et ses doigts s’agrippent à celui-ci. Il n’en faut pas plus pour que son mec la prenne là, sans plus se préoccuper de la présence du second couple. Et évidemment, chez Matt la température corporelle monte d’un cran également.


Mais lui ne sait pas trop si sa douce et tendre va bien vouloir le laisser faire. Et il y a toujours cette sorte de gène que provoque la promiscuité. Il est fort aise de voir que finalement, c’est bien sa chérie qui le pousse contre le mur. Une fois atteinte cette limite où il ne peut plus reculer, elle le prend par le cou et le baiser qu’ils échangent semble avoir gardé le goût de la bouche de la voisine. Enfin, elle se met devant lui, frotte son ventre sur celui de son mari et comme les deux autres qui baisent à quelques mètres d’eux, ils font l’amour.


La piscine est devenue un baisodrome où deux couples se donnent du plaisir. Ils sont toujours à une distance suffisante pour qu’aucun d’entre eux ne puisse les toucher. Et si Alex et Adrien sont du genre bruyant durant leurs ébats, c’est plus feutré pour le second duo. La brune est toujours accrochée à son mec qui fait des efforts, pour ne pas couler avec elle qui gesticule sur son vit. C’est plus simple pour la cavalcade qui a lieu toute proche. Alex a les deux mains qui cramponnent la margelle et Adrien derrière son dos ne se soucie de rien d’autre que de faire aller et venir sa queue en elle. Pas de risque de boire une tasse.


Combien de temps durent ces chevauchées aquatiques ? Quand la brune et son avocat de mari adoptent-ils une position moins dangereuse ? Il est difficile de se maintenir au meilleur niveau dans cette flotte, surtout si l’acte se déroule sans qu’aucun des complices n’ait de prise avec un élément fixe. Alors, emportés par une envie devenue impérieuse, Matt et sa belle finissent par se désaccoupler pour grimper sur le bord de la piscine. Là, sur un sol moins mouvant, ils reprennent leurs activités lubriques avec plus d’aisance. Et les soupirs de la belle résonnent sous la verrière qui les abrite. Ils ne s’occupent plus de ce que fait le couple qui a le premier franchi le pas.


Solène jouit fort et lui se répand en elle sans hésitation. Leurs hôtes sont également ressortis de l’eau et ils s’agitent encore à quelques centimètres de l’endroit où les amants reprennent leur souffle. Les têtes des femmes sont tout près l’une de l’autre. Et c’est bien Solène qui libérée du poids de son amant, avance la sienne vers celle de son amie toujours secouée par des tressaillements dus aux coups de reins énergiques de son bonhomme. Sous les yeux effarés de Matthieu, les filles s’embrassent une nouvelle fois. Une frénésie de baisers, de ceux qui doivent remuer profondément un Adrien qui n’a pas encore éjaculé.


Il se remet en ordre de marche avec plus de vigueur qu’auparavant. La vue érotique de ces nanas qui se galochent lui donne un coup de fouet. De plus, ses mains qui trainent partout s’animent aussi sur les seins de leur invitée. Sait-il à qui appartiennent ces deux boules qu’il malaxe avec entrain ? Leur volume n’a rien à voir avec celui de ceux de sa compagne habituelle. Matthieu aussi visualise les tripotages de son client sur la poitrine de sa femme. Pourtant, il ne dit, ne fait rien pour interdire ces attouchements. Pire sans doute, sa bite redurcit à vitesse grand « V ». La patte qui lui touche les couilles ? À qui appartient-elle ?


Il est des instants dans la vie, où mieux vaut fermer les yeux. C’est bien un de ceux-là que vit l’avocat. La folie gagne tous les corps, même si au fond des esprits un reliquat de bon sens titille toujours les méninges. Une seconde possession de la chatte de son épouse est nécessaire à Matt pour calmer ce vieux démon qui lui taraude le ventre. De son côté, Adrien n’a toujours pas stoppé ses longs mouvements du bassin, toujours fiché dans une Alexandra qui râle. C’est presque au même moment que les femmes partent dans un orgasme libérateur. Et leurs cavaliers se laissent aller à s’épancher dans les calices bouillants. Quelle cavalcade que cette partie de cul partagée !


— xxXXxx —


Le calme est de retour dans ce lieu quelques minutes auparavant bien agité. Lorsque l’hôte de la maison a voulu changer de crèche, Solène l’a gentiment repoussé. Quant à Matt, il ne cherche pas non plus à saillir la belle blonde. Chacun caresse désormais son partenaire avec amour. La brune et son mari jugent que c’est bien suffisant pour un galop d’essai ! Pas question d’aller au-delà des désirs ou des envies de ces invités si sympathiques. Finalement personne ne parle de ce qui vient de se jouer là, dans le bassin. Et c’est peut-être bien mieux ainsi. Les flutes sont à nouveau remplies et la bouteille est rapidement vide.


Il est l’heure pour Solène et Matthieu de prendre congé de leurs « amis si particuliers ». Ça se fait dès que les embrassades d’usage sont terminées. Du perron Alexandra adresse au couple qui s’en va un signe de la main en guise de coucou. Si les premiers instants sur le trajet de retour se font sans un mot, elle et lui restent dans une sorte de bulle. Mais… l’épouse desserre enfin les dents.


— Merci de cette belle soirée mon amour. Je peux te poser une question Matt ?

— Tu vas de toute façon la poser, alors… vas-y je t’écoute. Discuter c’est un peu exorciser ce qui vient d’arriver à mon avis.

— Ouais… pourquoi ne l’as-tu pas baisé ? Elle n’attendait que cela !

— Tu veux la vérité ou que je te raconte des salades ?

— C’est mieux de ne pas mentir ! Soyons honnête jusqu’au bout, tu veux bien ?

— J’avoue que j’ai été tenté, mais je t’ai vu refuser que son homme te prennes. Je ne pouvais décemment pas faire autrement.

— Ah ? Parce que tout bêtement j’en avais eu assez avec toi. Je ne suis pas capable de faire trois fois l’amour dans une même soirée, sans doute !

— Arrête de dire n’importe quoi. Tu n’as pas voulu tout simplement parce que tu ne savais pas comment j’aurais réagi, j’en jurerais.

— … il y a un peu… non beaucoup de cela, c’est vrai. Mais sur le fond ? Ton avis ?

— Je dois dire que si au début, j’ai eu un nœud à l’estomac, au fil des minutes, je crois que j’ai apprécié… Les voir, mais surtout l’entendre elle gémir, puis venir chercher ta bouche alors que son mec la baisait… ça m’a redonné un coup de fouet

— J’ai bien vu et senti aussi… c’était bien bon ! Et tu sais quoi… je crois que le fait d’en parler là, tous les deux… ça me rend de nouveau, comment dire, disponible.

— Oui ? Mais ce n’est pas tellement possible là ! Nous sommes en pleine ville, ma chérie.

— Et alors ? Tu te rends compte que pour la première fois de notre vie de couple, nous venons de faire l’amour près d’un couple qui lui aussi se livrait aux mêmes activités. Et que pour un peu nous échangions nos… cavaliers ou cavalières ! Tu sais quoi ? J’aimerais que nous recommencions, mais chez nous cette fois. Au moins nous serions dans notre nid et il me semble que ce serait moins… difficile à imaginer chez nous !

— C’est vraiment ce que tu désires ?

— Oui… Oh Matt… je ne parle jamais pour ne rien dire, voyons ! Et tiens… le parking du cinéma… tourne voir par-là !

— Mais pourquoi veux-tu que je fasse un pareil détour ?

— Chut… trouve-nous un petit coin bien sombre. Je… et toi aussi, d’après ce que je découvre là…

— Hein ?

— Chut ! Arrête toi par ici ! S’il te plait Matt !


La voiture avance doucement, vers une ruelle plus du tout éclairée, et il s’avère que c’est un cul-de-sac. Les maisons qui forment ce quartier ne montrent aucune lumière. Et comme Solène caresse doucement la verge qu’elle vient d’extraire de la braguette, il ne reste plus au chauffeur qu’à se garer. Il coupe le contact, verrouille les portes et il la laisse faire ce qu’elle veut. La femme se glisse entre le siège passager qu’elle occupe et la continuité du tableau de bord. Elle branle quelques secondes, un manche qui a repris une forme olympique. Comment ne pas lui poser les mains sur le sommet de ce crâne qui dérive au gré de sa pipe ?


Elle est la première à vouloir sortir de l’habitacle. Et c’est sur le capot de leur bagnole que ces deux-là prolongent la soirée qui reste imprimée dans leur caboche. Oh ! C’est juste un coup rapide, alimenté par la rétrospective des images qui leur montent au cerveau. C’est donc sans bruit que dans cette rue, ils se donnent un plaisir décuplé par la possibilité d’être aperçu. Les deux mains posées sur l’avant de la voiture, jupe relevée, Solène est enfilée par son mâle qu’elle a mis en condition à grand renfort de coup de langue.


Souffle court, chacun des protagonistes de cette partie de cul y trouve un délicieux frisson. Celui de l’interdit, celui de cette adrénaline distillée par une situation insolite. Lui songe peut-être que quelques heures auparavant, il n’aurait jamais osé jouer de la sorte. Elle se dit qu’elle a été bête d’attendre si longtemps pour expérimenter ce genre de truc. Et de soupirs retenus en gémissements ravalés, ils partagent un orgasme monumental. Ils libèrent toutes les tensions qu’ils ont accumulées depuis cette soirée durant laquelle leur vie de couple a pris un tour très spécial. Toutes leurs sensations sont fixées par la possibilité d’être découvert dans une posture inappropriée.


Tout aussi vite qu’ils ont littéralement baisé, ils remontent dans leur automobile pour un retour qui a une saveur inconnue. Solène a simplement rabattu le tissu de sa jupe sans prendre le temps d’essuyer les sécrétions qui coulent de sa chatte, quant à son petit mari, il reprend le volant sans seulement même refermer une braguette d’où dépasse toujours un oiseau aux ailes rognées. La douche dès leur arrivée dans leur nid devient essentielle. Mais c’est ensemble que les amants s’en délectent. Enfin, les draps bien frais d’une couche où ils se lovent l’un contre l’autre avec ce sentiment d’avoir accompli un exploit ce soir les accueillent pour un repos bien mérité.


Il fait jour depuis longtemps lorsque Matthieu s’éveille. Là contre lui, les formes douces de sa compagne épousent les contours de son propre corps. Elle dort encore. La main de sa femme est en travers de sa poitrine, sa tête appuyée contre son épaule. Comment résister au plaisir de lui caresser le front ? De remonter une mèche de tifs rebelle qui lui barre le visage ? Il fait cela avec une certaine délicatesse, pour ne pas la faire sursauter. L’index masculin qui s’enroule dans la tignasse éparpillée sur son torse d’homme suit ensuite les contours de velours d’une joue tiède. Elle a une drôle de moue, s’ébroue lentement et par pur réflexe, la jolie dame coule sa patte sur le ventre de son mari.


Forcément, comme souvent au réveil, il a une érection matinale et les doigts sont stoppés dans leur descente par ce bâton qui fièrement se plaque sur le bas-ventre de Matt. Elle pousse un grognement dont il ne sait s’il est de satisfaction ou de stupeur. Mais les doigts qui entourent gentiment la trique ne la lâchent plus. Et toujours d’un geste qu’il juge machinal, cette pince se met à branler doucettement la queue tendue. Pourquoi ne pas la laisser faire ? Prendre le meilleur de ce qu’ils ont à s’offrir, n’est-ce pas là un merveilleux cadeau ? Et Matthieu referme alors ses paupières, goutant ainsi à un plaisir tout bête d’une masturbation aux accents d’amour.


À demi endormie, les mouvements du poignet féminin se font plus rapides, pour calquer leurs ardeurs sur les soupirs mâles de celui qui se laisse bercer par la branlette. À ces modulations de cadence perceptibles, il sait qu’elle ne dort plus. Mais il n’a pas envie de briser le charme d’une matinée dont il n’a aucune idée de l’heure. Mais dès qu’elle lâche son objet pour venir sur le flanc, dans la position de la petite cuillère, abandonner ses fesses contre sa bite, il comprend de suite qu’il est temps d’aller au bout de leurs envies. Et sans effort apparent, les deux sexes entrent en contact. Ils renouvellent ensemble leur serment d’amour charnel, et le duo prend son pied dans la tiédeur de leur chambre.


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Une odeur sympathique de café embaume la cuisine. Matthieu déboule dans celle-ci aussi nu qu’un ver. La porte-fenêtre qui donne sur la terrasse et le jardin est béante. Il se hasarde à appeler sans crier son épouse.


— Solène ! Solène ma chérie, tu es où ?

— Dans le jardin mon chéri ! Viens le petit déjeuner est prêt. Viens…

— Mais je suis à poils !

— Et alors ? Parce que tu t’imagines que moi, je suis habillée ?

—… mais…

— Allons, après ce qui s’est passé hier soir, tu ne vas pas encore te montrer frileux. De plus le soleil est déjà très haut dans le ciel et il fait bon. Viens me rejoindre, tu vas voir comme c’est agréable.


Le visage mangé par une barbe de la veille, les cheveux en bataille, il apparait enfin aux yeux de sa femme. Elle lui sourit, heureuse de le voir se décider à prendre le café à l’extérieur. Il a bien entendu aperçu sa réaction amusée et c’est presque d’une manière naturelle qu’il pose sa question.


— J’ai quelque chose qui cloche ? Pourquoi te moques-tu de moi ?

— Pas de toi mon chéri. Plutôt de ta dégaine… tu es mal rasé, mal réveillé…

— Ben, c’est un peu au radar ce matin, oui ! Et dis que la barbe naissante te gêne !

— Depuis hier je peux faire la différence, tu sais. J’avoue que les femmes sont bien plus douces… Ça t’a plu au moins ?

— Je n’en sais rien. Disons que c’était assez excitant.

— Au point de nous arrêter dans une rue de la ville et de faire ça au risque d’être vu ? Ça aussi c’était séduisant ? Moi j’ai kiffé, je t’assure. Et je suis prête à recommencer quand tu veux.

— Tu n’as pas peur qu’à force de tirer le diable par la queue, nous nous en lassions ?

— Nous avons eu une expérience assez concluante, et il reste mille facettes à expérimenter. Et puis… mon amour, « tirer le diable par la queue » ? Si tu considères que c’est toi le diable, alors, oui… avec plaisir…


Les mots suivants, promesses à venir se perdent dans le brouhaha de sons qui entourent le couple. Reste là une femme et un homme heureux de vivre, heureux de se faire plaisir. Cet avenir qui s’ouvre devant eux, ils ne le connaissent sans doute pas à coups sûrs. Mais ils ont bien la ferme intention d’en explorer chaque chemin, chaque sentier. Et surtout, d’éviter une routine mortelle qui a déjà usé tellement de couples de leurs amis… Ils savent les risques, ils en mesurent chaque pas. Et ensemble s’apprêtent donc à aller tirer le « diable par la queue »


Solène sourit à cette expression qui représente en fait exactement ce qu’elle ressent là… en cet instant. Toutes les promesses d’un monde inconnu qui s’ouvre devant eux… Le diable qu’est un bon diable a une si belle queue… et c’est tout ce qui importe !


Fin !

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