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La dispute

Chapitre 21

La réaction d'Eliane surprend.

Travesti

La journée de la veille avait été riche en jeux amoureux, Anne avait été une initiatrice accomplie. Ce fut pour Éliane l’occasion de découvrir l’ensemble des équipements installés dans cette grande pièce. Du chevalet à la croix de saint André en passant par divers objets fixés au sol, aux murs ou même au plafond, ils furent tous utilisés. Il en fut de même avec tous les accessoires soigneusement rangés dans des tiroirs. Comme le matin précédent, Éliane s’éveilla la première. En voyant partenaire toujours endormi, elle se leva sans perturber la dormeuse. En se dirigeant vers la salle de bain dans leur chambre à l’étage, elle se disait que ces journées lui en avaient beaucoup appris sur elle. Ce matin, elle était certaine d’une chose, elle préférait et de loin revenir à l’essentiel et ne pas s’égarer dans des voies qui ne lui correspondaient pas. Après s’être fait couler un bain, elle s’allongea dans la grande baignoire. « Oui, je l’aime, non, je n’aime pas ces bidules ! » D’entendre sa voix résonner dans la pièce la fit rire. Elle s’était exprimée de la sorte parce que son esprit venait de faire la relation entre l’existence de la pièce et Sandra. Anne n’avait pas eu le temps nécessaire pour mettre en place tout ce bazar. Ce constat la contrariait énormément, peut être que cela remettrait en cause tout ce qu’elles avaient construit ? Maintenant, elle était certaine d’une chose, elle pouvait être passive, soumise quelquefois, mais sans plus. La sensation d’une présence dans la pièce la sortit de sa réflexion. En levant les yeux, elle découvrit le regard et le sourire d’Anne.


- C’était donc ici que tu te cachais.

- Je ne me cache pas, je voulais prendre un bain, ce qui n’est pas possible dans une douche à l’italienne.

- Ce n’est pas...

- Stop ! Je t’arrête tout de suite, oublie la pièce supposée secrète.

- Mais...


La réaction d’Éliane, son air déterminé venait de déstabiliser Anne. La jeune femme venait de découvrir une autre facette de celle qu’elle pensait dominer. Le sourire affiché semblait s’être figé et le regard devenait des moins en moins assuré.


- Pourtant ma gazelle, tu aimais beaucoup cela.

- En fait non ! Je me suis rendu compte que cela allait bien au-delà du plaisir.

- Ah ! bon, tu veux dire que pour nous...

- Ceci n’a rien à voir avec cela, tu me plais beaucoup et j’aimerais que cela continu d’une manière plus conventionnelle.


Ces quelques mots prononcés ramenèrent un franc sourire et firent pétiller le regard de la jeune femme.


- Cela me va, est-ce que je peux profiter de ton bain ? Cette baignoire est suffisamment grande pour accueillir encore deux personnes.


Avant qu’Éliane n’ait émis une réponse, Anne la rejoignit et se colla contre elle. De sentir qu’il n’y avait pas de rancune l’incita à lui pratiquer des caresses plus voluptueuses les unes que les autres. Ce fut Éliane qui mit fin aux ébats, elle était satisfaite d’avoir précisé les choses. Pendant l’heure qui suivit, les deux femmes papotèrent dans la salle de bain tout en finissant de se préparer. Le petit déjeuner qui s’ensuivit permit de préciser les quelques détails qui paraissaient essentiels à Éliane. Ce qui ne gâcha par la bonne humeur ambiante. Jusque là, les deux femmes étaient restées nues, ce qui favorisait les petites caresses.


- Oups ! J’ai failli oublier, j’ai du travail qui m’attend. La patronne devrait bientôt montrer le bout de son nez.


Après avoir embrassé langoureusement sa partenaire, Anne sortit de la pièce en courant. L’idée du retour imminent fit sourire Éliane. Pourtant, bien que cela lui fasse énormément plaisir, elle se sentait inquiète. Elle allait devoir parler de la pièce secrète et aborder le sujet du S/M et lui demander de renoncer à ce genre de pratiques. Elle savait que Sandra avait un caractère affirmé et qu’elle n’aimait pas qu’on lui tienne tête. En soupirant elle se dirigea vers le salon après avoir pris un livre au passage. Le titre lui avait plu : « L’arpent du bon Dieu d’Erskine Caldwell. » Contrairement à Anne, elle était restée nue. La situation avait changé et il lui semblait que c’était la meilleure manière de le faire savoir. Allongée sur le canapé en cuir, Éliane appréciait cette sensation de liberté retrouvée. Elle se dit qu’il serait bon de proposer d’aller dans des lieux naturistes. Captivée par la lecture du roman, elle n’avait pas vu les heures défiler. Ce fut une caresse sur la poitrine qui la ramena à la réalité.


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- Hum ! Mon petit cœur, tu es toujours aussi belle.


Le contact sur sa peau venait de la faire tressaillir, elle quitta des yeux le livre pour adresser un sourire chaleureux à la nouvelle venue.


- Je suis heureuse de te voir de retour. Je n’ai pas aimé cette longue absence, même si des choses, que je qualifierais d’agréables pour certaines.

- Ha ha ha ! Je vois que tu as les fesses à l’air. J’aime te voir nue et offerte. Dis-moi, Anne ne s’en est elle pas offusquée ?

- Non, pas du tout, pourquoi l’aurait-elle été ? En bonne gouvernante, elle s’est appliquée à suivre tes instructions à la lettre.


En prononçant la dernière phrase, Éliane s’était levée pour faire face à sa conjointe. Même si elle continuait à sourire, le regard et le ton utilisé étaient la démonstration de la tension qui l’habitait maintenant. Elles se faisaient face, l’une dénudée et l’autre dans son tailleur strict et élégant. Surprise par la répartie, Sandra avait haussé les sourcils et écarquillé ses yeux. Avant de se lancer, Éliane prit une profonde inspiration. Elle craignait pour son couple, mais elle était pourtant déterminée à dire les choses sans détour. En voyant la poitrine se soulever, Sandra avança ses mains pour caresser les deux petits lobes. D’une main ferme, mais sans brusquerie, sa compagne écarta les doigts aventureux.


- Mais ?...

- Chut ! Laisse-moi parler, tu auras l’occasion de répondre.


Affichant un regard étonné Sandra se tut. Elle était surprise de découvrir que sa femme pouvait réagir, lui tenir tête d’un ton ferme.


- Tout d’abord, Anne n’est en aucun cas fautive. Je sais que tu es l’organisatrice de tout cela. Pour l’instant je ne sais pas encore jusqu’à quel point tu comptais aller. Je dois dire que je ne tiens pas à le savoir. Je t’aime, c’est indéniable, par contre je ne suis ni l’objet ni la chose de quiconque. En quarante-huit heures, je me suis rendu compte que je tenais aussi à Anne.

- Ah ! Nous y voilà ! Tu m’as cocufiée.


Éliane venait de perdre son sourire et le regard qu’elle venait d’adresser à sa compagne était un bon indicateur de la colère qui montait en elle.


- Vois-tu, j’ai ressenti de la honte et de la peine à ton égard. Puis j’ai fini par comprendre que la paternité de cette salle secrète et bien équipée te revenait. Alors, je te le dis tout simplement ; tout ceci doit disparaître sans espoir de retour.


C’était comme si Éliane venait d’envoyer une salve d’obus, les pommettes de Sandra rougirent pendant qu’elle écarquillait les yeux. Elle était stupéfaite de découvrir que sa moitié avait tout de même du caractère.


- Euh ! C’est à dire que... oui, bon d’accord ! Je le reconnais, excuse-moi. Je vais faire en sorte que cette pièce soit entièrement réhabilitée. Quant à la gouvernante, je vais me séparer d’elle.

- Ah ! Non ! Elle n’est pas fautive, elle ne doit pas payer pour tes caprices de capitaine d’industrie.


Éliane se surprit elle-même d’avoir autant d’assurance et de mordant dans ses propos. Pour l’instant elle n’était sûre de rien, peut être que son couple allait voler en éclat. Pourtant, les mains sur les hanches elle tenait tête à Sandra. Il était évident que face à elle Sandra avait déjà envisagé toutes les éventualités. L’échange verbal, qui au début s’était déroulé sur le ton de la conversation avait évolué. Depuis quelques instants, il n’y avait pas besoin de tendre l’oreille pour tout entendre. Éliane se rendit compte de la présence d’Anne dans l’embrasure de la porte du salon. Elle se dit qu’après tout il était normal qu’elle soit présente.


- Bbbon ! D’accord, je vais faire comme tu le demande. Pourtant Anne n’est plus d’aucunes...

- Elle n’est plus d’aucune utilité ! C’est ça ? Je ne suis pas d’accord. De plus je n’aime pas les agissements empruntés à Danielle. Et puis pourquoi ne pas lui demander ce qu’elle en pense ? Entre donc Anne ! Tu peux dire ce que tu en penses,


Pour bien montrer que les relations entre les deux jeunes femmes avaient beaucoup évolué, elle tutoya la gouvernante. Sandra avait tourné la tête vers la nouvelle arrivée, celle-ci, en rougissant, s’avançait lentement vers elles. Voyant qu’elle hésitait Éliane se déplaça pour lui prendre la main et l’emmener vers les fauteuils. De voir que les deux femmes hésitaient fit sourire Éliane. Comme ultime provocation, elle déposa un baiser sur la bouche d’Anne.


- Tant pis, je l’ai fait. Avant ton fameux voyage d’affaires, tout me semblait simple et harmonieux. Concernant notre couple, je tiens à dire qu’il compte beaucoup pour moi. Nos promesses sont toujours d’actualité, à moins que tu ne veuilles me jeter aux ordures. Dans ce cas fait un lot, je ne repousserais pas Anne.

- Merci beaucoup, mais ne dis pas des choses comme ça. Tu sais, je peux m’en aller. Sandra a prévu dans mon contrat un dédommagement confortable.


D’entendre qu’elle était défendue par sa copine, cela lui avait embué le regard. Anne regardait Éliane en souriant, pendant que la jeune femme lui tenait toujours la main. Sandra qui était silencieuse depuis quelques instants semblait avoir rapidement réfléchi. La nouveauté de la situation ne lui paraissait pas incompatible. Le ménage à deux pouvait s’agrandir sans difficulté. Il lui semblait évident qu’Éliane s’étant attachée à l’employée, elle désirait cette évolution. Observer le comportement et l’attitude de son épouse lui avait confirmé certains traits de caractère très appréciables. Ce qui en même temps lui avait permis de découvrir qu’elle était capable de prendre des risques pour protéger quelqu’un contre ce qu’elle ressentait comme une injustice. Ce qui somme toute, lui plaisait, elle ne s’était pas trompée, sa moitié valait son pesant d’or. Sandra se dit qu’elle allait devoir manœuvrer finement pour reprendre la main. Bien sûr, elle avait voulu utiliser la gouvernante uniquement dans le but de satisfaire sa libido et ses fantasmes, elle allait devoir l’admettre. En souriant, elle s’approcha d’Éliane et lui caressa le visage.


- Mon petit cœur, nous allons procéder comme tu le voudras. Je t’aime, je reconnais avoir été trop loin. Si c’est ton choix, je peux m’écarter de ta vie, te rendre ta liberté sans cri et sans heurt.


Sandra se dit qu’elle avait peut-être exagéré et que ses propos risquaient de la desservir. Dissoudre cette union n’était pas du tout ce qu’elle voulait. C’est tout ce qu’elle avait trouvé pour tenter d’effacer la mauvaise impression laissée par la pièce secrète. Cela aurait été trop long et risqué à essayer d’expliquer les choses. Quant à les justifier, il ne fallait même pas y penser.


- Te quitter ? Non ! Ce n’est pas ce que je veux. Ce dont je suis certaine, c’est que tu t’es arrangée pour que Anne entre dans ma vie. J’ai ressenti de la honte et des regrets, mais depuis mes sentiments ont évolué.


La réponse donnée par Éliane venait de rasséréner Sandra. Le sourire crispé s’était changé en une expression affichant le plaisir ressenti. Anne quant à elle avait assisté à cet échange sans y participer. L’expression sur son visage avait évolué au rythme des paroles prononcées. La main d’Éliane la tenait toujours fermement ce qui la rassurait sur sa détermination.


- Oui, oui, j’ai compris. Je ne suis pas certaine qu’Anne...

- Ce qui change pour elle, c’est son statut, elle ne sera plus notre employée. Dorénavant, elle fait partie de la famille.

- Ah ! Bien ! D’accord !


Sandra se sentait soulagée, visiblement l’orage s’éloignait avec les questions dérangeantes. En voyant Anne déposer un baiser furtif sur la joue d’Éliane, elle comprit que le trio se mettait en place. Sans réfléchir, elle prit la main des deux jeunes femmes qui lui faisaient face pour les porter à ses lèvres. Sans prononcer la moindre parole, Sandra venait de sceller le nouvel accord. Ce geste fut pris pour un signal, rapidement les mains partirent en exploration. Bien qu’elle fasse de son mieux, Éliane était le centre de toutes les attentions. Peut-être était ce dû à sa nudité ? À moins qu’il n’y ait déjà une lutte entre ses deux amantes ? Cette idée la fit rire aux éclats, mais elle s’abandonna volontiers à ces caresses qui prenaient possession du territoire en entier. Quand les trois furent nues, le silence de la pièce fut remplacé par des petits cris, des gémissements accompagnant les petits bruits humides. Les trois complices firent l’amour à même le sol. Éliane fut comblée par tous les orifices en même temps. Une lutte amoureuse qui dura longtemps et les laissa toutes les trois épuisées.


- Aaah ! Je suis morte. Je ne pensais pas que cela soit possible. Toutes les deux, vous êtes de jolis petits monstres et avec tellement de ressources, je vous aime.


Éliane allongée sur le sol se sentait heureuse entre ses deux amantes. De sentir les mains de Sandra et Anne posées sur son ventre se rejoindre la fit rire.


- Ha ha ha ! N’oubliez pas, vous êtes à moi.


Elle fut prise d’un fou rire provoqué par ce qu’elle venait de dire. Elle venait de penser à ces mêmes paroles prononcées quelque temps auparavant par sa conjointe et sa copine. Cela la faisait d’autant plus rire que dans sa bouche les mots n’avaient pas le même sens. Les deux jeunes femmes joignirent leurs rires au sien.


- Ho là, là ! Pipi ! Pipi !


Éliane prit la fuite en riant pour permettre à la nature de s’exprimer. Les deux jeunes femmes restées seules mirent à profit cet abandon pour entamer un jeu à quatre mains. Sandra avait découvert au cours du déshabillage l’hermaphrodisme d’Anne. Elle se dit que ce nouvel arrangement lui plaisait énormément. La vie à trois s’annonçait sous les meilleurs augures. Éliane, revenue des toilettes, les observait depuis la porte. En souriant, elle rejoignit le couple.


- Attendez-moi !

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