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Divorce Lioubov - Borderline - le jugement

Chapitre 1

Divers

L’an de grâce 1777 et le 23 Décembre



[Une foule bruyante se presse dans la salle du tribunal]



Comparaissent devant nous, Pierheim, Juge au tribunal de Louviers, la demanderesse

Dame Borderline, roturière, et le Sieur Lioubov, Comte de Jaipascompris (je suis un peu sourd avec l’âge, dit-on ; les mauvaises langues disent autre chose...), assigné en divorce par la demanderesse.


Cette demande m’a été transmise par la Juge Erika du tribunal de Paris qui s’est dessaisie du dossier au motif que la demanderesse s’est adressée à elle afin de bénéficier d’un jugement favorable en misant sur la solidarité féminine et abusant de promesses amoureuses non voilées à son encontre. Heureusement, notre Erika ne s’est pas risquée à se laisser corrompre, ne tenant pas à se retrouver au bagne pour quelques instants de plaisir.



Dame Borderline demande le divorce car elle reproche à Monsieur le Comte ses infidélités alors qu’il ne daigne pas s’occuper d’elle.

Il y aurait en outre la mise en gestation d’un petit « bâtard ».

Et, fait plus troublant, elle accuse Monsieur le Comte de Feule de se transformer en loup pour rejoindre une meute de louves en chaleur ; aurions nous affaire à une nouvelle bête du Gévaudan ?


Pour ces motifs, outre le divorce, elle demande :

— l’attribution du domicile conjugal ;

— les trois quarts du patrimoine du couple ;

— la somme de 25.000 euros au titre des dommages et intérêts ;

— les corrections à toute heure du jour et de la nuit de ses textes de la part du Sieur Lioubov.


D’autre part, elle affirme qu’un de ses amants, le Sieur StormX, peut témoigner en sa faveur.



Des enquêtes diligentées par mes soins, il ressort que :


— Dame Borderline a été de très nombreuses fois infidèle, et pas seulement avec StormX, mais aussi avec Fantasmix et très certainement une si longue liste d’amants divers et variés qu’un plein rouleau de parchemin ne suffirait pas.


— Le Sieur StormX, petit Suisse, est grandement crédible lorsqu’il témoigne en défaveur de la plaignante ; d’ailleurs, tous les Suisses, depuis la défaite de Marignan, sont dignes de foi, et surtout après leur brillante victoire en coupe des vices de pénis.


— Il n’a pas été nécessaire de soumettre la plaignante à la question ordinaire ni même extraordinaire du Grand Inquisiteur pour qu’elle avoue toutes ses fautes, et même celles qu’elle n’a pas commises : ses fuites répétées du village gaulois attestent de ses plus folles turpitudes. C’est une assoiffée de sexe. Ainsi, dès son plus jeune âge, elle fut plusieurs fois surprise à voler carottes, concombres et autres  légumes, non pas pour se nourrir, mais pour calmer ses ardeurs. La mère Adèle et un homme pas content de voir son jardin ainsi dévasté ont attesté à maintes reprises de ces faits à la Prévôté.



Il apparaît donc que sa demande est infondée, mais plutôt destinée à ruiner Monsieur le Comte et à s’enrichir à ses dépens.



Le Prévôt Yug0lit0, dans le cadre de l’enquête, a rencontré Monsieur le Comte qui a reconnu ses infidélités au titre du droit de cuissage. Pour ces faits, et en guise de contrition, il se proposait de rentrer dans les Ordres et de porter la robe de bure.


Sur la question du « bâtard » évoquée par la plaignante, le Prévôt nous rapporte que le Sieur Lioubov a donné ce nom à un mortier dans lequel il ajoute de la chaux (ça jette un froid). Il emploie également ce mot pour définir un petit pain de sa confection, assez moelleux et croustillant, ma foi, qui nous change bien des grosses miches de pain bis. Monsieur le Comte a d’ailleurs tenu à faire porter jusqu’ici des petits « bâtards » pour que tous puissent les goûter (greffier, j’ai dit : les goûter, pas l’égoutter !).


Il reste cependant un point que je n’ai pu éclaircir et qui reste ambigu, mais nous y reviendrons.



Compte tenu des faits énoncés, et en l’absence de nouveaux éléments, j’ordonne et prononce le divorce aux torts exclusifs de Dame Borderline ici présente.


En outre, je condamne la plaignante aux peines suivantes :


— Pour ne pas avoir respecté le titre de noblesse du Sieur Lioubov, Dame Borderline devra verser 25.000 euros (que dis-je : écus, mon cul !) au titre des dommages et intérêts à Monsieur le Comte de Jemerappellepluquoi, et une somme équivalente au Trésor Royal.


— À la dépossession du patrimoine commun.


— Pour ce qui est des corrections, Monsieur le Comte se chargera bien de lui faire rougir les fesses autant qu’il lui plaira, quand il aura purgé sa peine.


— En outre, tant que ses dettes ne seront pas apurées, elle sera enfermée et placée aux fers, nue, dans un cachot de la prison ; nous lui avons réservé, à cet effet, la cellule où rats et araignées aiment à se regrouper. Compte tenu de ses ressources, il est fort possible qu’elle reste sur la paille de ce cachot pendant de longues années.


— Mais dans un souci de la réargenter afin qu’elle puisse payer ses dettes, le tribunal fait preuve d’une grande mansuétude à son égard et l’informe de sa mise à disposition quotidienne de l’établissement « Au Chat qui Pêche » tenu par la très sévère mère Dalors pour satisfaire les bestiales pulsions sexuelles des manants du Comté.


— Pour lui éviter d’incessants allers et retours entre la prison et le bordel, un cachot identique à celui de la prison sera aménagé, à ses frais, dans l’établissement précité.


— Comme demain c’est la Grande Foire de Noël du Comté (n’en faites pas un fromage), elle sera exposée pendant toute cette journée au carcan sur la Grande Place. Ainsi, les manants pourront se divertir et auront tout le loisir de remplir, gratuitement, ses  insatiables orifices avec  tout ce qu’il leur plaira. Pourvu qu’il n’y ait pas un abruti avec son carrosse qui renverse tout le bazar…



Agenouillez-vous et remerciez le Juge pour sa clémence à votre encontre ; certaines, pour des faits similaires, ont été déportées au bagne de l’ile du Diable.


Gardes, dénudez totalement la condamnée, mettez-lui les fers, serrez bien l’écrou et conduisez la au cachot !!!



Il est possible que le bon Père Manganate, le chanoine de notre paroisse, vienne nous demander – après la messe de minuit – la mise à disposition de la condamnée pour sucer l’âne de la crèche vivante afin que la pécheresse (non, pas Valérie !) expie ses fautes et obtienne la rédemption de son âme en cette douce nuit de Noël.



Quant à vous, Sieur Lioubov, Comte de Feule, je me dois de faire vérifier les allégations de Dame Borderline, car même si le test de la poignée de gros sel que vous avez dû garder en bouche pendant plusieurs heures n’a produit qu’une faible salivation, rien ne prouve que vous n’êtes point une des ces créatures mystérieuses capables de se transformer en loup.

Aussi, s’agissant de phénomènes surnaturels, je me vois dans l’obligation de vous condamner à effectuer un long séjour en l’abbaye de Ker Ozen.


Sous l’autorité du Père Fide, le Père Mutant aidé de son assistant le Père Malien ont concocté à votre intention un programme destiné à lever le doute sur les allégations de Dame Borderline.


Puisque certains hommes deviennent loup la nuit, durant votre séjour à l’abbaye, chaque nuit, de l’Angélus du soir à celui du matin, vous serez crucifié nu sur la grosse croix de chêne plantée au milieu du cloître. Il n’est pas question que vos précieuses mains pétrisseuses soient abîmées avec ces clous Schlomo, dont la réputation n’est plus à faire : de solides cordes suffiront pour cet usage. Il est possible que certains moines, venant sonner les mâtines, vous secouent également les grelots.

Pendant la journée, vous pourrez consacrer votre temps, sous la surveillance du Père Mie, à pétrir les délicates miches de vos petits bâtards. Le Père Huche sera chargé d’entreposer et de nous faire porter chaque jour ces petits pains si moelleux, si croustillants.


Un dernier conseil : n’approchez pas trop près du Père Forateur ; vous prendriez des risques pour votre intégrité physique. N’allez pas non plus taquiner le Père Vert qui a mauvaise réputation, et laissez le Père San ronronner ses litanies. Puissiez-vous plutôt être bercé par les douces mélodies de l’ensemble philharmonique de l’abbaye de Ker Ozen dirigé conjointement par le Père Fusion et le Père Cussion.



Gardes, retirez à Monsieur le Comte ses beaux habits de serge rouge ! Le Père Huck va maintenant se charger de lui faire une coupe monastique, puis vous lui passerez la robe de bure et le conduirez au monastère.



[La foule assiste, narquoise, à la mise à nu puis à la tonte de l’épaisse chevelure du Comte de Feule, qui est bien honteux d’être ainsi donné en spectacle aux manants : dura lex, sed lex ! La séance est levée sous les applaudissements d’une foule hilare d’où fusent quelques quolibets.]



Louviers, le 24 Décembre


Au petit matin, dans l’aube épaisse et fraîche, les camelots installent leurs étals pour la foire de Noël ; on entend dans le lointain le grincement des roues d’une charrette. Les rares passants à cette heure matinale s’arrêtent pour laisser passer l’attelage cahotant sur les pavés disjoints, qui lentement débouche sur la grande place.


Au centre de la place, sur l’estrade où est installé le carcan, le bourreau regarde la condamnée arriver et se délecte de voir sur la charrette une jeune fille nue, à la peau diaphane, toute en rondeurs. La vision d’une bonne paire de fesses le met en joie rien qu’en pensant qu’il va bientôt pouvoir faire rougir en cinglant la peau blanche de ce joli petit cul bien rebondi, avec le fouet qui orne sa ceinture. Seules les initiales du bourreau, DS, figurent sur sa cagoule pour respecter son anonymat...



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