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Dix ans déjà

Chapitre 1

Avec plusieurs hommes

La soirée d’anniversaire de nos dix ans de mariage avait bien débuté. Marian, mon chéri m’avait emmené au restaurant et mon Dieu, que c’était agréable. N’avoir rien à faire qu’à glisser les pieds sous la table, être servie tout à fait comme une princesse me faisait presque regretter de ne pas avoir dix ans de mariage plus souvent. Bien entendu, comme chez tous les couples, nous avions eu des hauts et des bas, nous étions chaque fois sortis de ces crises éphémères, encore plus amoureux.


Je ne mentirai pas en disant que si la flamme était un peu retombée, nous avancions gentiment sur le chemin d’une vie tranquille. Trop peut-être pour ce mari de trente-neuf ans, de six ans mon ainé ? Je ne refusais pas souvent ses avances et prenait aussi un infini plaisir dans nos parties folles qui la plupart du temps avaient lieu dans notre nid. Là aussi, nous étions donc bien loin des débuts enchantés des premiers temps où nous faisions l’amour partout et le plus souvent possible.


Mais les années émoussaient évidemment les ardeurs et parfois, il m’arrivait de regretter ces moments bénis où mon mari savait, juste parfois d’un regard enflammer ma libido. Il restait cependant indéniable que si nous avions progressé dans le temps, nous n’en demeurions pas moins amants. Alors cette sortie pour un moment hors de chez nous avait un gout de bonheur. Le restaurant était « classe » et le diner avait pour un instant remis quelques étoiles dans mes yeux.


Après avoir réglé l’addition, Marian décidait de m’emmener danser. Il y avait un bail que ce n’était plus arrivé. D’une part parce qu’il n’était pas un très bon danseur, qu’il renâclait à l’admettre, mais également, parce que pris par son travail la semaine, il devenait pantouflard les week-ends. Alors avec un large sourire je souscrivais à son initiative que je qualifiais même d’heureuse. Je m’étais de toute façon faite belle pour le diner à l’extérieur, donc pas de souci. Et puis renouer avec quelques slows, valses ou autres danses n’était pas pour me déplaire.


Nous n’avions pas un long trajet pour atteindre le cœur de la ville et la boite qui nous accueillait, distillait une musique de bonne facture. Immédiatement, je me retrouvais dans l’ambiance de mes vingt ans. C’était dans ce même lieu que nous nous étions découverts pour notre première rencontre et elle devenait donc un pèlerinage obligé pour ces dix années de vie commune. Nous dansions à peine depuis quelques chansons, que les mains baladeuses de Marian me rappelaient que ma robe « bain-de-soleil » ne cachait rien de mon dos.


Ses pattes profitaient de l’impossibilité de mettre un soutien-gorge et il plaquait aussi son corps au mien. Bref, pour faire court, il était relativement chaud. Moi aussi et je devais bien me rendre à l’évidence, l’envie de faire l’amour montait en moi, telle une fièvre. Les quelques verres de vin pris au cours du repas n’avaient sans doute pas fait baisser la température. J’imaginais déjà une issue très positive à cette soirée bien engagée. Lorsque mon chéri me proposait donc d’aller boire un pot au bar, je n’objectais rien.


Nous venions de nous installer sur un des sofas libres qui bordait la piste de danse et en souriant Marian me laissait là, pour aller chercher deux coupes de champagne.


— Je reviens de suite ma belle. Tu es… très appétissante ce soir !

— Ce soir ? Parce que d’habitude, je le suis moins ?

— Ce n’est pas ce que je veux dire, Arielle ! Je t’aime…

— Quelle chance alors ! Parce qu’au bout de dix ans… si tu venais à découvrir que ce n’était plus le cas, nous serions mal, tu ne crois pas ?


Il riait aux éclats et je faisais de même. Puis je le voyais alors se diriger vers l’immense comptoir et les flonflons de la musique absorbaient de nouveau mon attention. À son retour, il tenait quatre verres et une bouteille entière de champagne. Devant ma tête qui ne comprenait pas vraiment, il se mettait à rire de nouveau.


— Figure-toi que je viens de rencontrer Franck et Ilan et puisque c’est la fête, je les ai invités à venir trinquer avec nous !

— Ah bon !

— Ça te dérange mon amour ? Tu aurais préféré que nous continuions la fête seuls ? Cela juste en tête à tête ?

— Ben… non ! Et puis c’est un peu tard pour me demander mon avis.

— … oui ! Évidemment. Je fais toujours les choses à l’emporte-pièce, sans penser à mal.

— Tant pis… pour toi surtout.

— Pour moi ?

— Ta punition sera d’attendre que nous rentrions à la maison pour… flirter un peu.

— Oh non ! Tiens ! Voilà mes deux gaillards.


Je connaissais depuis longtemps les deux amis de mon mari. Ceux-là travaillaient dans la même entreprise que lui et nous les avions croisés quelques fois. Mais aucun des deux n’était jamais venu à la maison et je ne savais rien de leur vie. Franck et Ilan avaient plus ou moins l’âge de Marian et ils semblaient au demeurant très sympathiques. Nous trinquions donc sans que j’y trouvasse à redire. La bouteille de champagne se retrouvait vide en peu de temps. Et l’un des invités de mon mari repartait vers le bar pour en quérir une seconde.


Pendant ce temps, l’orchestre entamait une série de valses. Et Marian trouvait fort judicieux de s’adresser au prénommé Franck.


— Je me souviens que dans notre jeune temps, tu adorais valser. Tu ne veux pas faire danser Arielle ? Je ne suis pas un grand amateur de cette danse, moi !

— Oh ! Marian, c’est notre anniversaire de mariage, tu pourrais au moins faire un effort.

— Ce serait mieux avec Franck, je t’assure et puis… je suis fatigué ! Mais fais-toi plaisir ma chérie. Danse avec mon ami…

— Mais !

— Vous avez peur que je vous marche sur les pieds ? Je valse très bien.

— Bon ! Mais c’est bien pour te faire plaisir, Marian…

— Oui… oui, allez-y et… soyez sages !


Soyez sages ? J’avais bien entendu ? Je ne comprenais pas vraiment cette remarque que je jugeais plutôt malvenue. Enfin, emportée par le tourbillon de la musique et des pas de cette valse, je tournais sur le parquet avec cet intrus qui n’avait pourtant pas menti. Il était un cavalier hors pair. Lorsque la série valsée prit fin, nous regagnâmes ensemble la table où les deux autres discutaient. Les musiciens repartaient pour une série de slows.


— Et là ? Tu ne veux pas venir sur la piste mon cœur ?

— Oh ! Tu ne veux pas faire quelques pas avec Ilan ? Comme ça pas de jaloux. Je pourrais discuter un peu avec Franck. On a rarement l’occasion de le faire en dehors du boulot…

— Pff ! Bon et bien use ta salive à discuter puisque c’est plus important que de danser avec moi.

— Je te jure que je te rejoins dans deux ou trois danses ma chérie.

— On verra…


Ilan était très grand et il m’avait déjà empoigné par l’épaule. Sa seconde main venant quant à elle, se loger dans la mienne. Et si la valse m’avait permis de tenir à bonne distance son ami, les slows n’offraient guère cette possibilité. Il me collait d’une manière que je jugeais déjà inconvenante. De plus, il venait de poser sa joue contre la mienne et je gardais les yeux fermés, pour oublier un peu que ce type devait avoir des pensées… osées. Dès le second morceau terminé, je repartais vers notre banquette. Marian m’avait resservi une coupe et nous portions un toast, de nouveau tous les quatre.


Cette fois d’autorité, j’empoignais mon mari par le bras et l’entrainais vers les couples qui continuaient de tourner. Je me collais à lui et ses mains retrouvaient une place qu’elles affectionnaient. Celle sur la peau nue de mon dos surtout était bouillante. Il me faisait de petits bisous du coin des lèvres dans le cou. J’étais aux anges, un peu pompette aussi, je m’en rendais bien compte. Il me murmurait des tonnes de je t’aime, que j’appréciais au plus haut point. Petit à petit, sa main descendait de plus en plus bas sur mes reins. Il insistait et me parlait doucement.


— Je t’aime Arielle. Tu n’aimes pas mes amis, n’est-ce pas ?

— …

— Ils sont sympas pourtant. Et si seuls. J’aurais aimé te voir flirter un peu avec l’un ou l’autre.

— Tu es malade ou quoi ? Le jour de notre anniversaire de mariage, à quoi tu penses bon sang ?

— Je ne sais pas… je me suis dit que c’était peut-être l’occasion de vivre autre chose. Une expérience que nous ne vivrions qu’une seule et unique fois…

— Qu’est-ce que tu me baragouines là, Marian ? Je ne pige pas vraiment…

— Tu ne veux donc pas me faire plaisir à moi ? J’ai envie de…

— Tu ne songes tout de même pas à me voir baiser avec ton, ou pire, tes amis ? Tu es devenu fou mon pauvre mari ?

— Mais non ! Un petit flirt, juste que je t’imagine dans les bras de Franck ou de Ilan. Ils ne te plaisent pas ? Pourtant, ils sont pas trop mal foutus pour leur âge.

— Qu’est-ce que ça vient faire là-dedans l’âge ? Je ne suis pas une pute tout de même… Je ne suis pas capable de faire ce que tu me demandes là !

— Si tu n’essayes pas, nous ne le saurons jamais… j’en ai si souvent rêvé et là… ce soir, alors que je pourrais toucher du doigt mon rêve, tu n’es pas d’accord !

— Attends là, Marian ôte moi d’un doute… tu n’as tout de même pas provoqué cette rencontre dans le seul but de… me prêter à tes deux potes ?

— Ben… tu ne veux pas vraiment que nous les ramenions chez nous ?

— N’importe quoi ! J’ai raison, ils ne sont pas là par hasard n’est-ce pas ? Avoue-le ! Allons dis-moi la vérité.

— Je… je…


Marian avait bredouillé et comme il venait de décoller sa bouche de mon oreille sa réponse se trouvait diluée dans le brouhaha de la musique. Les autres couples nous frôlaient et il me guidait de moins en moins bien. La série de slows prenait fin et nous regagnions notre place où les deux gaillards nous épiaient. Je devais être rouge de honte, une chance encore que la lumière tamisée ne leur permette pas de voir la couleur de mes joues. Nous buvions un autre verre et Ilan m’entrainait sans rien me demander sur la piste. D’autres slows faisaient encore et encore s’étreindre les couples sur le parquet.


Je repensais à la proposition malhonnête de mon mari, alors que le mec me serrait contre lui. Une drôle d’idée s’allumait dans mon esprit. Bandait-il ce type qui me frottait trop ? Je n’avais pas le temps d’avoir une réponse. D’un coup, Marian venait de nous rejoindre et il était dans mon dos, s’accrochant à moi pour un slow à trois. Un peu étrange comme situation ! Puis une de ses mains empaumait un de mes seins sur le tissu. Il se tenait serré contre mes fesses et je me faisais l’effet d’être une tranche de viande dans un sandwich.


L’alcool n’avait pas vraiment arrangé mon cerveau. Quant à ces tripatouillages, ils m’enivraient plus encore. Et Ilan me tenait de plus en plus près, de sorte que j’avais du mal de suivre les pas en musique. Marian recommençait à me susurrer des mots doux à l’oreille. Et il joignait le geste à la parole. Les autres danseurs devaient regarder cet étrange trio que nous formions sur la piste de la boite de nuit. À quel moment le troisième larron était-il venu nous rejoindre ? Je n’en savais vraiment rien. Cette fois six bras me maintenaient en cadence et la main de mon mari avait allègrement franchi la barrière de l’ourlet du bas de ma robe.


Il me parlait doucement, et ses doigts en même temps me caressaient les fesses sur ma culotte. Je m’imaginais bien les regards envieux des couples qui nous entouraient. Et pourtant, je n’avais plus une réaction normale. Il aurait sans doute suffi que je dise stop à ces attouchements auxquels seul mon homme se livrait. Mais tout mon corps était devenu un brasier et je ne savais plus trop ce que je faisais. Ou plutôt si, je ne le savais que trop bien et n’avais aucune envie que ça s’arrête. Dans mon oreille, les mots s’égrenaient comme pour me plonger plus avant dans cette ambiance bizarre.


— Tu veux bien ? Dis ma Chérie, tu veux bien me faire plaisir ? Nous ne sommes pas obligés de rentrer chez nous. Un endroit discret et calme pourrait aussi faire l’affaire.

— … ! Tu… arrêtes ! Je ne veux pas être vue par tout le monde.

— Alors, on rentre tous les quatre, on prend un verre et puis… nous verrons ce qui se passera ?

— Je voudrais bien t’y voir toi ! Tu vas me prendre pour qui ? Pour quoi, si je fais ce que tu me demandes ?

— Pour mon unique amour, je peux te l’assurer…

— Ouais ? Tu es certain que demain, tu n’en profiterais pas pour m’humilier, me traiter de cochonne, de salope ou de pute peut-être ?

— Mais non ! Et puis… donne-moi ta main…

— Pour quoi en faire ?

— Je veux que tu rendes compte toute seule de l’effet que tu fais à mes deux amis.

— Quoi ? Comment ça ? Je ne comprends pas

— Eh bien donne-moi ta main… je vais juste la guider… et tu pourras constater… après tu te décideras.

— … ?


Marian avait saisi mon avant-bras, celui dont la main était posée sur l’épaule de mon cavalier. Je laissais faire et soudain lentement, mais surement, il dirigeait ma patte vers… la braguette de Franck qui se tenait sur mon flanc gauche. Mes doigts entraient alors en contact avec une bosse qui déformait le devant du pantalon de toile du type. Puis ma main se trouvait à nouveau à se balader vers Ilan qui me tenait toujours fermement contre sa poitrine. Là encore mes doigts venaient se poser sur ce qui tendait le tissu, sous la ceinture du gaillard.


— Alors ? Tu imagines combien ça pourrait être bien ?

— Marian… tu me fiches la trouille là. Tu ne veux pas que nous rentrions chez nous seulement tous les deux ? Tu auras autant d’amour et de sexe que tu le désires… sans témoin !

— Tu sais bien de quoi, j’ai envie là ! Ça fait dix ans que tu me fais bander, mais je crois que rien que de songer à ce que ces deux pourraient faire avec toi… je suis au bord de l’explosion et puis, ma chérie, tu ne peux pas nier que ta culotte est trempée… mes doigts sentent ta foufoune… Tu pues le cul et je suis certain que seule la peur te fait te retenir.

— … ?

— Pour une fois dans notre existence, faisons un truc qui sort de l’ordinaire ! Allez sois gentille.

Gentille, gentille c’est facile pour toi ! Et si moi je te demandais l’autorisation de baiser avec mes potes ?

— Ce n’est pas tout à fait pareil !

— Ah bon ? Alors ce qui est normal pour toi ne le serait pas pour ma pomme ?

— Oh ! Bon et bien… allons tous boire un dernier verre et puis n’en parlons plus. Je n’ai pas envie que nous nous prenions la tête aujourd’hui… après dix piges d’un bonheur presque parfait. Allez venez les gars… nous allons finir la bouteille de champagne.


Une envolée de moineaux quittait alors le parquet où les couples tournaient toujours, très collé serré. Et Marian qui me donnait la main devenait moins bavard. Déçu sans aucun doute par mes hésitations, mais comme c’était compliqué. Tout mon être tendait vers un abandon qu’il me réclamait et un zeste de pudeur me disait de ne pas lâcher prise. L’envie au creux de mon ventre était pourtant de plus en plus pressante. L’impression douloureuse que nous finissions notre soirée sur une note de nostalgie… Et d’une voix peu assurée, malgré le barouf de la musique, dans mon crâne résonnaient des mots que je n’aurais jamais voulu prononcer.


Allez savoir pourquoi, je n’étais pas vraiment certaine que cette bouche qui disait ces phrases, c’était bien la mienne.


— Bon ! Je ne sais pas ce que mon mari vous a promis. Allons boire ce dernier verre à la maison… mais sans autre engagement de ma part, n’est-ce pas ?

— … Oh mon cœur… tu fais de moi le plus heureux des hommes. Allez mes amis… nous avons une « Veuve Clicquot » au frais chez nous. Vous nous suivez avec votre voiture ?

— Oui ! Pas de souci.


Puis les trois lascars avaient discuté à quelques pas de moi, sans que je sache ce qu’ils pouvaient bien se raconter. Mais à mon avis, ils se sentaient pousser des ailes. Surtout mon mari qui se voyait déjà… jouer un rôle dans un fantasme qu’il rêvait de me voir partager. Je me mordais déjà les doigts, de ne pouvoir ravaler ces mots que je venais de prononcer. Le trajet du retour avec les phares de nos suiveurs me donnait quelques crampes à l’estomac. Mon homme n’avait pas esquissé un seul geste, lui pourtant si prompt autrefois, à venir me tripoter, même au volant.


Il me parlait tout en inspectant son rétroviseur, histoire de s’assurer que nous ne perdions pas nos suiveurs.


— N’aies pas peur mon amour ! Je te promets que je n’irai et que personne par voie de conséquence n’ira plus loin que ce que tu décideras.

— Et si… c’est rien ?

— Au moins aurons-nous bu un bon coup et voilà tout. Ne t’en fais pas, je ne t’en voudrai pas, quelle que soit ta décision.

— Et si ce que tu projette arrivait ? Comment me regarderas-tu demain ? J’ai une de ces frousses de tes yeux, de ce que tu pourrais penser de moi…

— Je me doute bien que ce n’est pas facile. Mais pour une première fois, tu pourrais commencer à jouer à l’aveugle !

— Comment ça ? Explique-toi, parce que c’est du chinois ce que tu me racontes là.

— Ben, tu sais ce loup que tu mets parfois pour dormir… tu pourrais essayer avec celui-là sur les yeux. Ainsi tu ne sauras pas tout de suite qui est qui et je te promets de mon côté de veiller sur toi, pour qu’il ne t’arrive rien de fâcheux.

— Vous… tu avais donc l’intention de me donner des claques ou je ne sais quoi ?

— Mais non ma belle ! Simplement avec un bandeau, tu n’aurais pas trop, ou moins peur en fait. Et puis la honte est plus facile à supporter lorsque l’on ne voit pas les gens en face.

— Et… ils mettraient une capote ?

— C’est à toi de décider de ce genre de truc. Si tu le désires alors oui… Et tu n’es pas obligée de consommer, avec les deux autres.

— Alors à quoi ça servirait qu’ils nous accompagnent ? Parce que là, j’imagine qu’ils doivent sourire dans leur voiture et que déjà, ils étaient chauds comme de la braise en boite, alors chez nous… tout proche du but…

— À toi de décider. Un verre et tout le monde va se coucher, eux chez eux et nous chez nous, ou alors…

— J’ai une de ces peurs, tu ne peux même pas concevoir combien tu m’angoisses avec tes désirs bizarres.

— … !


Nous étions sur le point d’arriver. À la sortie de notre véhicule, mes jambes tremblaient tant que j’avais dû m’accrocher au bras de Marian pour faire les quelques pas qui nous séparaient tous les quatre de l’entrée. Dans la lumière de celle-ci, j’avais détourné les yeux. Pas très envie de voir ceux des invités de mon homme, brillants d’espoir. Je les avais alors plantés là pour aller de nouveau soulager ma vessie un peu trop pleine, suite aux nombreuses coupes ingurgitées. Et je les entendais dans le salon qui parlaient fort. Je venais de retirer ma culotte, bonne à mettre au panier de linge sale. Et ma robe aussi l’accompagnait presque de suite.


Comment me vêtir ? J’aurais bien opté pour un chandail et un pantalon de jean, qui leur auraient de suite montré qu’ils se serreraient la ceinture après les libations faites lors de notre soirée. Mais il y avait cette petite voix dans ma tête qui me hurlait de ne pas décevoir mon mari. C’était aussi l’anniversaire de son mariage à lui et il devait attendre sans trop savoir qu’elle serait ma décision. Finalement avec une certaine appréhension, je passais juste une nuisette que je savais bien affriolante, comme si cette tenue plutôt légère déterminerait la suite des évènements. Et puisqu’apparemment, je ne revenais pas assez rapidement au gout de ces messieurs, Marian était venu me récupérer à la salle de bain.


D’abord scotché par ma tenue plus que transparente, il était resté coi. Puis d’une voix plutôt faiblarde, il me murmurait.


— Tu es décidée ?

— …

— Est-ce que je dois mettre le loup dans ma poche ?

— Je voudrais…

— Oui ? Tu veux quoi mon amour ?

— Eh bien… que tes potes fassent aussi un brin de toilettes… je ne veux pas renifler leurs odeurs… tu vois ce que je veux dire.

— Je suis entièrement d’accord avec toi… comment fait-on ? On va ensemble les rejoindre ou tu me laisses repartir devant, pour leur demander de prendre une douche.

— À toi de décider… à partir de maintenant, c’est toi qui gères parce que moi, je n’ai plus de courage… je vais me laisser bercer par les évènements.

— D’accord ! Alors, juste une seconde, je reviens…


Il m’avait plantée là, au beau milieu de la salle de bain. Un instant plus tard, il revenait avec dans les mains ce fameux bandeau qui me servait jusque-là à m’endormir. C’était donc d’un mouvement rapide qu’il l’avait posé sur mes yeux et que sa main me tirait enfin vers le salon… Il avait encore raison. Je ne me sentais pas plus rassurée avec ça sur le visage, mais au moins n’avais-je pas à supporter les regards concupiscents de ses amis. Il s’adressait alors à eux…


— Mes amis, la fête va prendre une autre tournure. Mais auparavant, la salle de bain vous tend les bras. Et une douche est obligatoire avant de passer à l’acte. Vous trouverez tout ce qu’il vous faut dans le meuble du lavabo. Serviettes et gants de toilette, du gel et du shampoing sur l’étagère dans la douche elle-même… Je vous attends… mais avant voyez ce merveilleux cadeau d’anniversaire.

— …

— Et bien, je vois que vous avez tous perdu votre langue. Allez, filez vous débarbouiller et surtout nettoyer consciencieusement tout votre attirail. Sinon, pas de jeux…


Au bruit dans le couloir, je comprenais qu’ils n’y allaient pas, ils y galopaient. Marian était resté tout près de moi. Il avait doucement posé ses lèvres sur les miennes et nous nous roulions un patin appuyé. Je ne pouvais rien voir, mais j’appréciais pourtant ce baiser qui me donnait des frissons. Tout mon corps était secoué par des spasmes incontrôlables. Mon mari me tenait par le cou et délicatement persistait à m’embrasser. Abandonnée dans ses bras, je me sentais fondre. Ma peur renaissait pourtant lorsqu’une main effleurait mon genou. Les deux « amis » étaient donc de retour ?


Ils s’étaient montrés très discrets et je n’avais pas entendu les pas dans le corridor. Cette fois, je me doutais bien que je n’avais plus que deux alternatives possibles. Dire non tout de suite et renvoyer les deux lascars, ou… me laisser faire. Mon mari vraisemblablement avait perçu ma crispation prononcée. Et il redoublait de petits mamours et autres baisers tendres. Lequel de Franck ou de Ilan venait d’empaumer un de mes seins ? Je n’avais pas eu l’occasion de me poser la question, que déjà le téton se trouvait aspiré entre deux lèvres gourmandes.


Une main aussi montait sous le frêle voile de mousseline de mon déshabillé. Inutile de dire que je ne faisais rien pour faciliter l’accès à ma chatte à ces doigts dont je me doutais bien qu’ils n’appartenaient pas à mon mari. Surement que dès les abords de ma fente, l’autre s’était aperçu de son humidité conséquente. Et d’un coup, sans crier gare, je lâchais prise. Puisque Marian voulait ce genre de plan et bien tant pis pour lui. J’allais me laisser aller et non plus vraiment subir, mais bien orchestrer la montée de mon plaisir.


La bouche de mon amour s’éclipsait soudain et le poids de son corps ne pesait plus sur le canapé. Les deux copains, eux ne m’avaient pas laissée. Et ce doigt qui me caressait le sexe nu sous ma nuisette, en cherchait visiblement l’entrée. Quant à son compère, il remplaçait mon mari et de mon sein, sa bouche venait me rouler une pelle. Je répondais à cette intrusion, prise cette fois par le jeu et les sons qui m’entouraient je les visualisais mentalement. Mon homme se dessapait lui aussi à côté de ses potes qui me rendaient plus dépendante d’eux, de seconde en seconde.


Les choses s’accéléraient à grande vitesse. Les phalanges qui m’envahissaient la chatte ne s’écartaient pas pour interdire la venue d’un museau. Sans doute que celui qui me doigtait voulait aussi me lécher ? Enfin, Marian se calait de nouveau sur ma droite sur le sofa. Je ne résistais plus à rien, alors que mon voile transparent me passait par-dessus la caboche. Nue, j’appréciais finalement la léchouille de l’un et le baiser de l’autre. Mes seins caressés une fois de plus, je savais que les pattes qui s’en occupaient, c’était celles de mon mari.


Je n’aurais pas su identifier le possesseur de la queue qui venait folâtrer avec mes lèvres. Pour celle de mon homme, je pourrais la reconnaitre, encore que je n’en fusse plus si certaine. Et lentement je sombrais dans une sorte de délire sexuel où tout me paraissait presque normalisé. Quoi de plus naturel que ces six pattes de mâles qui se lovaient partout sur moi, voire depuis un instant, en moi. Et après tout, puisque ça faisait bander, monsieur mon mari, je n’allais pas être plus royaliste que le roi lui-même. Donc je tendais la menotte à la rencontre de la bite de mon cher et tendre.


Là où il se tenait, je pouvais être certaine que c’était la bonne. Et celui qui se coulait entre mes cuisses avait un savoir-faire délicieux. Ma situation devenait intenable. Mes premiers gémissements intervenaient alors que je masturbais l’auteur de cette situation. Ensuite, le reste se déroulait dans une sorte de brouillard. Tout devenait flou et dans ma tête plus rien ne s’interposait pour interdire quoi que ce soit. Chacun m’avait pris, au gré de leur fantaisie et bien préparée comme je l’étais, tout coulait de source. Je n’aurais su dire qui faisait quoi, pas plus que depuis combien de temps duraient ces assauts envoutants.


Je n’avais d’autres souvenirs que mes longues plaintes, pas vraiment de douleur. Juste un grand, un immense orgasme qui revenait sans cesse en me propulsant de plus en plus vers une perversité dont je ne me savais pas capable. Et je recherchais toute seule un sexe à sucer ou cet autre à masturber. Quand nous nous étions tous retrouvés au sol sur la moquette, pour avoir plus de place et surtout pour effectuer des figures plus libres, je n’avais même pas regimbé. Trois hommes pour moi, un incroyable festival qui me permettait d’un coup de savoir ce que le mot jouir pouvait receler de subtilités.


La semence de l’un ou de l’autre me coulait tantôt sur les fesses, parfois sur les seins, mais le seul qui s’épanchait dans ma bouche avait pour prénom Marian. Et pour m’en faire vraiment profiter, il avait d’un coup arraché mon bandeau. Franck s’activait dans ma chatte, alors qu’allongée sur lui je criais en finissant de lécher les dernières gouttes de sperme. Ilan lui se masturbait lentement, mais sentant que lui aussi allait en finir, il était venu derrière moi et je pressentais d’un coup une pression sur cette dernière voie de libre. Lentement, sans à coup, il plongeait son chibre dans cet étroit canal, alors que son complice lui cessait de bouger.


Deux sexes en moi et celui de mon mari dans la bouche, je me sentais bizarrement femme dans tout ce que cela pouvait comporter. Une femme à qui de vigoureux gaillards offraient un plaisir magistral et je n’avais à ce moment précis de l’action, aucun remord ou regret. Mais les plaisirs, tant féminins que masculins auraient toujours une limite. Celle physique décidait pour ces messieurs. Une fois vidés de leur substance, ils devraient attendre un peu pour recharger les batteries. Je me sentais plus femelle que femme après ces échanges si spéciaux. Et je mettais à profit l’accalmie du repos des guerriers pour filer vers la salle de bain.


Mon mari venait me rejoindre quelque quinze minutes plus tard. Il me câlinait la joue, quémandant un baiser langoureux. Dans mes petits souliers, j’attendais ses réactions à chaud sur ce qui venait de se passer. Mais très amoureux, il se gardait bien de faire la moindre allusion à ce qui venait de se produire.


— Franck et Ilan peuvent dormir à la maison ?

— Au point où nous en sommes… tu ne vas pas les renvoyer chez eux en voiture avec ce qu’ils ont picolé…

— Tu es toujours très sensée et raisonnable. Mon Dieu comme je t’aime.

— Tu leur donneras des draps pour qu’ils dorment au salon ?

— Oh ! Pas de souci. Ils vont venir se doucher et puis, ce sont de grands garçons et je ne vais pas les materner. Une couverture et un oreiller chacun, ça devrait faire l’affaire. Ils peuvent aussi dormir à la dure… sur la moquette. Après tout, ils en ont bien profité !

— … De quoi ? De la moquette ou d’autre chose ?

— Ben, ma chérie, de l’ensemble de ce que tu leur as offert. Tu as été… merveilleuse. Je t’aime !

— Ouais ? Tu crois que prêter sa femme à ses amis c’est une vraie preuve d’amour ?

— Que tu te sois laissée aller, par contre en est une que j’ai su apprécier. Et je t’ai bien regardée, tu ne peux nier que tu as pris un énorme plaisir… jusqu’à braver ce que tu aimes le moins…

— Quoi ? Tu penses à quoi là ?

— Une sodomie… et pas par moi en plus… dire que j’étais inquiet avant… je suis désormais rassuré.

— Je ne sais pas si tu as bien raison d’être aussi heureux et fier de toi…

— Pourquoi ?

— Tu m’as ouvert les yeux en me faisant écarter les cuisses pour tes potes. Alors, ne t’étonne pas si maintenant, je me sens libérée et si parfois, je donne un coup de canif dans notre contrat… après tout, tu n’as pas fait autre chose toi en me livrant à tes amis…

— Mon amour ! Viens, allons-nous coucher. J’ai encore envie de toi, mais juste toi et moi… tu viens ?

— … va leur dire que la place est libre. Ils peuvent venir se laver… Quant à toi, je n’en ai pas fini avec ça !


Nous avions gagné notre chambre sans autre forme de procès et la suite se devinait largement. Une réplique, un remake de ce que nous aimions le plus. Un mano à mano où mon champion se montrait encore bien vert, malgré une soirée d’anniversaire débridée et plus pornographique qu’érotique. Mon esprit lui avait accumulé une somme inouïe de clichés, d’images, et bien malin celui qui les sortirait de ce tiroir secret où je les avais fourré. Le bruit de la douche s’était tu depuis bien longtemps lorsque blottis l’un contre l’autre, nous nous étions endormis avec de drôles de rêves dans le ciboulot !


— oOo —


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