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Djalil, un amour de jeunesse

Chapitre 4

Avilissement

Hétéro

Au petit matin, en réalisant que la veille, nous avions été trop saouls pour penser à fermer les volets, j’étais réveillée par la lumière du soleil. Bien qu’il soit trop tôt, un autre effet désagréable de l’alcool me força à me lever, direction la salle de bain pour boire un grand verre d’eau.


En retournant dans la chambre, je marquais un temps d’arrêt sur le pas de la porte, dans la lumière naissante du jour se dessinait un magnifique tableau, Djalil dormait étendu au centre de son lit, entièrement nu. Subjuguée par son corps d’Apollon, je ne pouvais m’empêcher d’admirer la scène.


Tout juste extirpée d’un lourd sommeil, et affectée par une légère gueule de bois, mes yeux se fixaient progressivement dans le flou à mesure que je me remémorais ce qui s’était passé la veille.


Cet homme que je convoitais, qui avait toujours été si respectueux et protecteur envers moi, qui me traitait comme sa petite sœur il y a tout juste quelques jours, m’avait, pour reprendre son vocabulaire, littéralement "baisée comme une chienne".

Et malgré tout mes principes, toutes mes croyances, ou la simple estime que l’on peut avoir pour soi même, le vocabulaire insultant et les remarques humiliantes qu’il m’avait réservés m’avaient excitée comme jamais. Mon expérience en la matière était pauvre bien sûr, mais quand même, rien que d’y repenser, et l’observant ainsi endormi, je sentais que l’excitation pouvait refaire surface.


Bien sûr, ses mots m’avaient heurtée, j’étais vexée et contrariée, et je ne savais plus où j’en étais ; mais déjà, je m’apercevais intuitivement que cette expérience était matière à forger mes futurs fantasmes.

Sans doute que si un autre homme m’avait insultée de la sorte, j’aurais été blessée au point de rompre toute relation. Mais aussi bizarre que ça me paraissait, venant de lui, ça me semblait naturel et sincère, il était comme ça. Je me disais qu’au moins désormais, je connaissais le fond de sa pensée, ce qui l’excitait, j’avais le sentiment qu’il avait aimé autant que moi ; alors malgré tout, après cet épisode, je ne pouvais m’empêcher d’espérer qu’il me désirerait encore plus.


Ces considérations à l’esprit, en retournant m’allonger près de lui, j’enjambais nos vêtements étalés sur le sol, j’aperçus alors mon collier de perles qui gisait au pied du lit. C’était un bijou précieux, il était à ma grand-mère avant qu’elle ne me l’offre, et il était visiblement cassé. Le prenant en main pour constater les dégâts, je me souvenais de ce qu’en avait fait Djalil, après qu’il m’ait déshabillée en me faisant savoir à quel point j’étais une "bourge".


Je le récupérais ainsi que mes vêtements, et fis demi-tour pour les déposer dans ma chambre. Jamais je n’aurais pu imaginer que ce collier destiné à être porté lors de grandes occasions puisse ainsi servir un jour. Les circonstances de sa casse étaient inacceptables, mais ça n’avait plus d’importance, car j’étais amoureuse, et cet état dissolvant mon amertume, je me disais simplement qu’il était réparable.


En rangeant mes affaires, je sentais venir un mal de tête qui pouvait potentiellement durer la journée, il me fallait au plus vite un cachet d’aspirine ; je n’en avais pas dans ma chambre et je ne pouvais pas atteindre le placard à pharmacie sans risquer de réveiller mes parents. Alors je partis chercher dans la chambre de ma cousine absente où je savais que j’en trouverais.


Sixtine devait revenir en fin de journée et je me demandais quelle serait sa réaction lorsqu’elle apprendrait ma relation avec Djalil, car c’était quand même son ex d’après ce qu’elle m’avait dit, allait-elle me le reprocher ou se montrerait-elle compréhensive ?


Du regard, je passais en revue le bordel étalé dans sa chambre, puis je commençais à ouvrir ses tiroirs. Dans le premier compartiment de sa table de nuit, une boîte de mouchoirs en papier, ainsi qu’une boîte de capotes vides, et éparpillées autour, les emballages déchirés d’une dizaine de préservatifs.


Il n’y avait pas d’aspirine ; mais surtout, il n’y avait plus de préservatifs, ces emballages étaient singuliers, et ils étaient les mêmes que celui que Djalil m’avait donné dans la camionnette, cinq jours auparavant. Toutes les capotes venaient de cette même boîte, c’était sûr, et je commençais à comprendre ce qui s’était tramé discrètement ces derniers jours, sans que je ne remarque rien.

Car si Djalil m’avait dit ne plus avoir de préservatifs, c’est parce qu’ils avaient tous été utilisés, et les emballages étant dans la table de nuit de ma cousine, ils avaient été utilisés ici, avec elle.


Comment était-ce possible ?


Sixtine avait eu une relation avec lui par le passé et bien que nous soyons très proches l’une de l’autre, elle ne m’en avait jamais beaucoup parlé, je n’en connaissais pas les détails. Lorsque le sujet fut abordé quelques jours avant, elle me certifia qu’elle tenait à son couple et qu’il était par conséquent hors de question, par respect pour son copain, qu’il se passe à nouveau quoi que ce soit entre elle et Djalil.


Mais pourtant, si quelqu’un avait couché ici, ça ne pouvait être qu’elle, et uniquement durant la semaine qui venait de s’écouler. Et avec qui d’autre que Djalil aurait-elle pu ?


Personne.


Il serait exagéré de dire que le monde s’écroulait autour de moi, ou que ma vie défilait devant mes yeux ; mais sur le coup, c’était quand même mon impression. Sous le choc, je m’asseyais sur ce lit défait aux draps froissés, le sang me montait progressivement au visage, depuis mon cœur déchiré.


Reconstituant mentalement le fil des évènements, je comprenais pourquoi ces derniers jours, avant le départ de Sixtine, Djalil avait cessé de discuter avec moi jusqu’à très tard le soir. Je pensais naïvement qu’il était fatigué et qu’il partait se coucher, mais en fait il "baisait" sans doute ma cousine, dans son lit.

Et quand très tôt la veille, Sixtine est rentrée chez elle, il n’avait pas attendu longtemps avant de me demander de le sucer.


J’ouvris les autres tiroirs de la table de chevet et finis par trouver l’aspirine, puis je partis en titubant jusqu’à ma salle de bain pour l’avaler. Appuyée au-dessus du lavabo, nue face au grand miroir, complètement désemparée, je me regardais longuement dans le blanc des yeux.

Les marques des suçons qu’il m’avait faits sur la poitrine finissaient par attirer mon attention. Je m’inspectais dans la glace, décoiffée, portant toujours le porte-jarretelles et les bas de la veille, effilés. Comme pour marquer son territoire, il m’avait laissé un suçon jusqu’entre les cuisses.

Le souvenir de la chaleur provoquée par ses claques sur mes fesses ressurgit, et ses mots se mirent à résonner dans ma tête : "Putain je te baise comme une chienne !"


Quelle conne j’avais pu être !

Amoureuse et naïve, j’étais tombée dans le panneau, je m’étais fait des films quant à ses intentions, et sur la nature de notre relation. Pour lui, je ne devais qu’être un plan cul de vacances, un défouloir.


Malgré les circonstances, je n’arrivais pas à lui en vouloir, j’aurais même souhaité qu’il vienne me consoler. Sans doute que, bêtement, je continuais de le surestimer, et je ne pouvais pas m’en empêcher.


Ma rancœur, car j’en avais, n’était dirigée que contre Sixtine.

Elle qui était comme ma sœur m’avait en quelque sorte trahie, elle venait sans le savoir de voler mes espoirs et de ruiner mes vacances, pour le coup c’était mon état d’esprit.


Je pris une longue douche avant de descendre pour le petit-déjeuner, et dans la cuisine, ma mère m’attendait. D’entrée son regard foudroyant annonçait le menu, la veille au soir, elle avait entendu ce qui se passa dans la chambre du dessus. Furieuse, dans une colère froide, elle me fit sèchement la morale pendant un bon quart d’heure.

La remontrance commença par "Qu’est-ce que c’était que ce cirque hier soir ?" et se termina par "Tu n’es pas chez toi ici !", certaines remarques me touchèrent droit au cœur et j’étais désolée, mais le mal était fait.


Mon père, incrédule, qui dormait profondément, était mis au courant lorsqu’il passa furtivement se servir un café. Il eut l’air de préférer ne pas vouloir s’intéresser plus à cette histoire sous peine d’être obligé par ma mère de se mettre en colère contre moi, chose qu’il ne faisait jamais.


Le malaise prit encore plus d’ampleur lorsque ma mère prit la décision d’aller terminer ses vacances ailleurs, refusant "que je lui refasse subir ça", en me laissant ici avec Djalil.


Ma mère ne lui laissant pas l’occasion d’en placer une, mon père lui laissa le dernier mot et partit au calme dans le jardin.


Inaudible face à sa colère, j’encaissais sans répondre, car elle avait raison, la veille, j’étais tellement saoule qu’avec Djalil, nous avions fait n’importe quoi. Je n’ai jamais su ce qu’elle avait pu entendre, nous ne sommes pas entrées dans les détails, mais c’était de toute manière la honte ; pour moi, et aussi surtout pour elle.


Cette journée ne faisait que commencer, elle était déjà terrible.


L’appétit coupé, je quittais la table pour retourner me morfondre dans ma chambre. Désabusée, je décidais de passer la matinée, allongée sur mon lit pour jouer machinalement à un jeu vidéo. Une activité parfaite pour anticiper avec appréhension une confrontation avec Djalil, et aussi le retour de Sixtine.


Plus tard, j’entendis Djalil sortir de sa douche et descendre à son tour dans la cuisine. Pas d’éclats de voix dramatiques, mais je pus quand même deviner quelques échanges secs et laconiques entre ma mère et lui.


En fin de matinée, le bruit distinctif des roues d’une valise sur le sol carrelé du rez-de-chaussée résonna jusqu’à ma chambre. Mes parents allaient vraiment partir et je devais leur dire au revoir.


Avec ma mère, ce fut glacial, et mon père visiblement embarrassé me demanda ce qui s’était passé, je dus alors lui expliquer rapidement en évitant absolument les détails.


Leur voiture disparut au bout du chemin, et je me retrouvais seule dans cette grande maison presque vide. Depuis la terrasse, je jetais un coup d’œil à la fenêtre grande ouverte de sa chambre, Djalil venait d’entendre mes parents partir.


Je remontais dans la mienne pour m’allonger à nouveau sur mon lit, et il ne tarda pas avant de venir frapper à ma porte.


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Il entre sans attendre que je le lui permette, et conscient qu’il n’y a plus que nous deux dans la maison, il ne referme même pas la porte derrière lui. De manière familière, il vient directement s’asseoir sur mon lit juste à côté de moi. C’est lisible sur mon visage, mais par convention, il me demande quand même comment je vais, je le regarde, partagée entre tristesse et circonspection, il continue alors.


— Ta mère n’était pas contente, vous avez parlé ensemble ?

— Oui... Elle était furieuse, c’est la première fois depuis longtemps. Elle nous a entendus hier soir et elle m’en veut maintenant. On a vraiment fait n’importe quoi. Et toi, qu’est-ce qu’elle t’a dit ?

— Entre autres, que j’étais culotté, sans-gêne, sans savoir-vivre et que c’était une erreur de m’avoir invité.

— Elle a raison.

— Pourquoi, t’as pas kiffé hier soir ?

— C’est pas la question.

— Ben alors ? me dit-il, en posant sa main sur ma cuisse.


Ramenant mes jambes vers moi pour éviter qu’il me caresse, je m’assois en prenant mes genoux dans mes bras. Djalil me jette un regard interrogatif.


— A cause de ce qu’on a fait, mes parents sont partis sans moi, et je me sens mal.

— Sah, je trouve que c’est pas plus mal qu’ils soient partis.

— Ah bon, mais du coup, comment tu vas faire toi ?

— Pour rentrer ? T’inquiète, Sixtine pourra me prendre dans sa voiture et me déposer, sinon je me débrouillerais.

— Non, mais je veux dire, comment tu vas faire avec Sixtine et moi ?

— Comment ça ?

— Ben tout à l’heure, je suis allée dans sa chambre, à Sixtine...

— Et alors... ?

— Et alors j’ai vite compris que visiblement, tu couches aussi avec elle.


Alors que les larmes me montent aux yeux, il est surpris et prend un air agacé, mais il ne peut pas nier. Malgré ma voix qui risque de trembler, j’essaye d’en savoir plus.


— Pourquoi tu ne m’as rien dit ?

— J’étais censé ne rien dire à personne, c’est ce que j’avais convenu avec elle, m’avoue-t-il.

— Je sais que vous aviez déjà été ensemble il y a quelque temps.

— Ouais il y a deux ans, et depuis, on s’est revus plusieurs fois, mais c’est de l’histoire ancienne ça.

— Non visiblement, c’était pas terminé, et elle a un copain je te signale. Quand elle est arrivée il y a deux semaines, elle m’a dit qu’il ne se passerait plus rien entre vous, alors je ne comprends pas là.

— Comme moi, elle n’avait pas prévu qu’on coucherait ensemble. Ca s’est fait comme ça...

— Et en fait à partir de quand, à quel moment vous avez couché ensemble ?

— A partir du soir où on a déménagé la camionnette chez ton oncle, et jusqu’à la nuit d’avant-hier, avant qu’elle ne reparte hier matin.


Voyant les larmes couler sur mes joues, il continue de se justifier.


— En fait ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait tellement de monde pour le mariage que j’ai dû laisser ma chambre à des gens de ta famille. Je ne savais pas où dormir, alors j’ai demandé à ta cousine, elle m’a dit que je pouvais dormir dans la sienne. Au début, on devait être quatre ou cinq personnes avec un lit gonflable supplémentaire, mais finalement au dernier moment, ceux qui devaient être avec nous ont dormi ailleurs.


On s’est retrouvés seuls tous les deux, et voilà...


— Et tu trouves ça normal de coucher avec nous deux ?

— Mais je sais pas moi, vous m’êtes tombées dessus le même jour, j’avais rien prévu moi, et tu étais très consentante dans la camionnette, je te signale, alors où est le mal ? Rappelle-toi, après ça, t’étais venue me demander si je regrettais, je t’ai répondu que non, mais que j’étais pas sûr que ce soit une bonne idée de continuer. Tu m’as alors bien dit en insistant que c’était les vacances et qu’on avait le droit de s’amuser.


Enervée par ses explications, je ne peux pas m’empêcher de hausser le ton.


— Bien sûr, ça t’arrange bien !

— Comment ça, "ça m’arrange bien" ? Rappelle-moi, qui risque de perdre son taf à cause de ces histoires ?

— Tu ne peux t’en prendre qu’à toi, mes parents t’ont entendu hier soir !

— Si tu savais qu’ils nous entendraient, pourquoi on est pas allé dans ta chambre ?

— Je ne savais pas qu’ils nous entendraient, je n’ai pas l’habitude de baiser tout le monde ici, moi ! Et ils ont surtout entendu comment tu m’as traitée !

— Je te signale qu’on était saouls tous les deux.

— Et ça te permet de me traiter comme tu l’as fait ? T’as même cassé mon collier !

— Je suis désolé pour ton collier, je voulais pas le casser. Mais en tout cas, t’as eu l’air de bien kiffer quand même hein ?


Enragée par sa remarque, je bondis vers lui, la main levée, pour l’abattre sur son visage, mais il m’attrape au vol en bloquant mon attaque. Immobilisée dans ses bras, j’étouffe mes sanglots dans son polo.


— Wallah les meufs, c’est beaucoup de problèmes.

— T’en aurais moins si tu ne les traitais pas comme des putes.

— Ce que j’ai dit, c’est censé rester entre nous, et puis c’est juste que ça m’excite de dire ça.

— Tu veux me faire croire que tu ne pensais pas ce que tu disais ?

— Franchement, vu comment tu m’as chauffé dans la camionnette, et comment tu m’as sucé pendant que je parlais à ton père, tu vas quand même pas faire croire que t’es une sainte maintenant.


J’essaye encore de lui porter un coup, mais il m’immobilise à nouveau. L’idée de le mordre me traverse l’esprit.


— Donc pour toi, je suis une chienne, et aussi une bourgeoise qui s’habille comme une pute, c’est bien, au moins je sais maintenant à quoi m’en tenir avec toi.

— Hier j’ai fantasmé sur toi toute la soirée, comment t’étais habillée, tous les mecs qu’on a croisés se sont retournés, même le serveur passait son temps à te mater, t’as pas remarqué ? Je crois que ça m’a rendu jaloux, c’est tout. Et admets que t’as une famille de riches, et c’est pas un défaut, t’as des airs hautains de petite bourge, c’est comme ça, et c’est aussi ce qui fait ton charme Anne-Laure, moi j’aime ça.

— Tu as parlé de mon père en disant que tu "baisais sa fille comme une chienne", comme si c’était une vengeance envers lui. En fin de compte, tu voulais juste te faire la fille de ton patron sous son nez. Tu l’as fait avec Sixtine, et mon oncle est aussi ton patron, et maintenant, tu l’as fait avec moi.

— T’es sa fille et c’est mon patron, c’est comme ça, j’y peux rien. Et je ne vais pas te mentir, oui, je kiffe baiser la fille de mon patron. Mais de toute manière, qu’il soit mon patron ou non, tu me plaisais depuis longtemps. On s’entend pas toujours bien ton père et moi, mais "une vengeance" ? Non. C’est juste que tu couinais tellement fort hier soir qu’en dessous, il aurait pu t’entendre, et je t’en ai fait la remarque, c’est tout.

— Ben voyons... Et quand tu parles de ta "bite marocaine" et de ma "chatte de Française", c’est pas non plus limite de dire ça ?

— Mais arrête... Quand on a parlé près de la piscine, tu m’as dit que les rebeus pouvaient être ton type de mec, et je t’ai répondu que moi je préfère les blondes. Tu vas pas me dire que t’as changé d’avis entre-temps.


Affalée contre lui, j’essuie mes larmes dans ses vêtements, il a réponse à tout, j’abandonne. Djalil pose opportunément ses mains sur mes fesses et me ramène à lui, je voulais l’agresser physiquement et me voilà les bras autour de sa taille, blottie.


Je n’ai plus envie de lui faire des reproches, ça ne sert à rien, je ne sais plus quoi lui dire, je suis perdue. Si je laisse sa vulgarité de côté, je ne peux pas lui donner entièrement tort. Nous étions tellement saouls que de toute manière, s’il y a eu faute, elle est partagée, et il serait injuste de ma part de tout lui rejeter sur le dos.


Nous sommes si différents l’un de l’autre et paradoxalement, ces différences ont concouru à développer l’attirance irrésistible que j’ai pour lui, alors je peux comprendre que de son côté aussi, ça puisse le travailler.

Seulement, il est si tranquille avec ça, et il en parle si crûment, sans retenue, avec une honnêteté et une spontanéité si inhabituelle, c’est déstabilisant et je suis choquée. Je me dis que je fais sans doute les frais de mon inexpérience.


Désormais, il caresse carrément mes fesses de chacune de ses mains à travers mon short en toile, comme si de rien n’était, ma mère avait raison, son culot est vraiment à toute épreuve. Mais au contact physique, son odeur particulière me donne envie de tout oublier, de tout pardonner, surtout après cette terrible matinée. Je ne peux m’empêcher de souhaiter de sa part un câlin qui serait un vrai soulagement. M’abandonnant dans ses bras, le temps pourrait rester suspendu éternellement, s’il ne parlait pas autant.


— C’est dommage que tu regrettes. En tout cas, moi, même si ton père me vire, je ne regretterais pas.

— Non, je regrette que mes parents nous aient entendus, et qu’en plus tu te tapes discrètement ma cousine dans sa chambre...


Tant qu’on y est, tu t’en es fait d’autres depuis que tu es ici ?


— Non, dis pas n’importe quoi, dit-il calmement en m’enlaçant pour me consoler, et se faire pardonner.


Si tu ne regrettes pas ce qu’on a fait, et que tu veux continuer, sache que moi, j’ai trop envie, Anne-Laure...


Mes larmes séchées, je me redresse à genoux devant lui et reste un temps figée dans ses yeux pour sonder ses intentions, ses lèvres viennent finalement se poser sur les miennes. Il goûte ma bouche, puis mon cou, et revient à ma bouche. Dans la confusion des sentiments, sans savoir où la dérive me mènera, espérant aussi me réconcilier avec lui, je me laisse emporter. Mes yeux se ferment, ma bouche s’ouvre et sa langue s’y engouffre, elle se mêle à la mienne de plus en plus longuement et intensément. Ses mains glissent sur mon ventre et s’infiltrent sous mon haut pour chercher mes seins qu’il sait libres, il les caresse fermement à pleines mains. Je m’arrache de sa bouche magnétique et le regarde à nouveau dans les yeux.


— Je suis sûr qu’on t’avait jamais baisée comme ça, m’assène-t-il.

— C’est bon, n’en rajoute pas. Je te signale que j’ai que 19 ans moi, pas 26.

— Je t’ai dit, fais pas trop l’innocente non plus.


D’un geste, il retire son polo puis m’aide à retirer mon haut, mon ventre brûle de désir et il semble parfaitement le sentir, il monte sur mon lit pour m’étreindre. Appuyée contre lui, alors qu’il malaxe ma poitrine, j’en profite pour parcourir les reliefs de son torse ciselé, de ses bras et de son dos musclés. Comme nos mains glissent sur nos corps, nos langues glissent l’une contre l’autre, un dernier spasme de sanglot survient, il quitte alors ma bouche et se met à sucer le bout de mes seins avec envie, je me redresse à genoux et glisse mes doigts derrière sa tête pour les lui donner.


L’excitation a repris le pas sur la raison. Ne venions-nous pas tout juste de nous disputer ? Le cocktail des sentiments que j’ai pour lui et de l’excitation qu’il fait naître en moi est plus fort que tout.


— T’es vraiment trop bonne, je kiffe ton corps, tu sais qu’en vrai, si t’étais pas la fille de mon patron, ça ferait déjà longtemps que j’aurais essayé de te soulever ?


Comme bien souvent face à tant de franchise, je ne sais vraiment pas quoi dire, mais je le prends comme un compliment et mon corps répond physiquement à ma place, vibrant sous ses baisers et caresses, me faisant oublier tout le reste.


— Regarde l’effet que tu me fais,


me dit-il en baissant son short et son boxer, libérant son sexe en érection totale, dressé comme un cobra. L’air prétentieux et sûr de lui, il reste figé en attendant un geste de ma part, il a l’air absolument persuadé que je vais le sucer.


Agacée par son assurance, j’empêche mes yeux de rouler au ciel, car il a raison, avec lui, je ne peux pas résister. Sans attendre qu’il me le demande, pour m’épargner la soumission à un ordre verbal et un degré de plus dans l’aliénation, je prends son sexe entre mes mains.


Il retire son short et son boxer et s’adosse contre la tête de lit, nu sur mes draps.

Me revoilà sur mes coudes et genoux, les seins à l’air, dans cette posture humiliante, prosternée, ayant toujours du mal à accepter cette envie de faire avec lui ce que j’ai toujours refusé avec d’autres.


Mes doigts fragiles vont et viennent autour de sa queue inflexible, la vue sur ses muscles abdominaux qui se contractent et le contraste de sa peau très foncée contre la mienne m’excitent terriblement. J’embrasse délicatement la chair énervée de son organe caramélisé, avant de le lécher, en remontant petit à petit jusqu’au sommet.


— Vas-y Anne-Laure, suce-moi, suce ma bite.


Il me presse, sachant parfaitement qu’il n’a pas besoin d’insister pour que je le fasse ; comme pour m’humilier, sentant que je ne suis pas à l’aise. Sans doute jauge-t-il mon seuil de tolérance.


Ma bouche s’ouvre et mes lèvres glissent autour de son gros gland, puis après l’avoir mouillé, je m’applique à le lécher et le sucer. Un mélange de honte et de contrariété me monte au visage lorsque relevant les yeux, je croise son regard plissé, et son sourire satisfait.


— Putain... T’es une bonne suceuse.

— Pourquoi tu dis ça  ?

— Je t’ai déjà dit, vu tes airs de petite Française distinguée, il y a encore quelques jours, j’aurais jamais pu imaginer que tu puisses me sucer comme ça. Ca fait plaisir.

— N’importe quoi... Et t’es la seule personne que j’ai vraiment sucée de ma vie.

— T’as jamais sucé ton ex ?

— J’ai essayé une ou deux fois, mais je n’aimais pas ça.

— Pourquoi t’aimais pas ça ?

— Je trouve ça dégradant, et ça me dégoute.

— Mais là t’es pas dégoûtée ?

— Non... Moins qu’avant... Les goûts changent, il paraît.


Gênée par la discussion, je reprends l’extrémité turgescente dans ma bouche et m’applique pour esquiver, mais il insiste.


— Alors c’est quoi qui a changé ?


La bouche pleine, je lui signale que je n’en ai pas la moindre idée.


— Tu kiffes ma grosse bite marocaine, avoue.

— Ca doit être ça, je réponds, décontenancée.


Bien que déjà prosternée physiquement devant lui, il essaye de me rabaisser encore plus, c’est son truc, ça doit l’exciter. Je me dis que je pourrais jouer le jeu, c’est peut-être la solution pour me démarquer de Sixtine.


Il attrape son téléphone, pianote quelques instants puis le repose sur ma table de nuit, l’air répétitif d’une chanson de rap se met à résonner. Il se penche ensuite pour baisser mon short en toile et mon string, caresse mes fesses et fait passer ses doigts entre mes lèvres en frottant mon clitoris.

Au rythme de la musique, je secoue sa queue de tout son long en en suçant passionnément le bout, gorgée à l’extrême, elle commence à frémir, j’ai l’impression de prendre le pouvoir sur lui. Djalil finit par marmonner quelques mots, sentant venir la perte de contrôle, il lâche mes fesses et pose une main sur ma tête, comme prête à m’arrêter. Je le sens au bord de l’explosion quand il se redresse, m’attrape avec force et se cale dans mon dos en m’allongeant avec lui.


Nos corps entièrement nus l’un contre l’autre, il cale son sexe contre mes fesses et presse encore ma poitrine dans ses mains. Sa cuisse passe entre les miennes pour les écarter, une main descend sur mon pubis pour le caresser pendant que l’autre continue de palper mon sein.


— Alors... Si j’ai bien compris, tu veux pas que je te baise comme hier soir.


Tu préfères que je te baise comme une princesse ce matin ?


Hébétée, je ne sais pas comment lui dire, je voudrais secrètement qu’il me refasse vivre l’expérience de la veille, mais c’est humiliant de l’avouer.


— Non... Comme tu voudras...

— Comme je veux ? Je te baise comme je veux alors ?


En attendant une réponse claire, Djalil m’enserre fermement entre sa cuisse et ses puissants bras, il me touche partout et mon corps tout entier frissonne en réaction, je lui réponds timidement par l’affirmative, plusieurs fois, au cas où il ne m’aurait pas entendue. Il peut bien faire de moi ce qu’il veut, au point où j’en suis.


— Et ton père au fait, il a dit quoi ? Il t’a forcément entendue hier soir.

— Non il dormait, il n’a rien entendu.

— T’es sûre ?


Peut-être qu’il préfère juste ignorer que sa fille chérie se fait tringler par son ouvrier du bled, et qu’elle kiffe ça ?


— N’importe quoi... C’est surtout toi qui aimes te faire les filles de tes patrons.

— L’un n’empêche pas l’autre.


Et tu sais, si des fois je m’engueule avec lui et ton oncle, c’est parce qu’ils m’ont souvent pris pour l’Arabe de service, et ça, ça a du mal à passer, tu comprends ?


— Je n’avais pas remarqué qu’ils te traitaient mal.

— Normal, c’est surtout au taf que ça se passe.

— Et donc, moi je serais ta Française de service, tu me traiterais comme telle, c’est ça ?

— Nan, c’est pas comparable, je te donne du plaisir moi, et toi tu kiffes.



Il aime forcément cette idée, et je le devine derrière moi le sourire aux lèvres lorsqu’il plonge son majeur entre mes cuisses enflammées.


— Sixtine aussi, c’est ta Française de service ?


Il reste muet, mais en rythme avec la musique et mes soupirs, son doigt entre et sort de plus en plus intensément. Sa dextérité me fait bientôt gémir, puis trembler de manière incontrôlable, il s’arrête et après quelques instants, le moulin à parole redémarre.


— Putain comme tu mouilles... Ta cousine et toi vous êtes vraiment les mêmes. Les petites bourges bien élevées comme vous sont vraiment des coquines.


La chaleur de mon ventre coule le long de mes cuisses et trahit mon excitation infinie.

Ne souhaitant pas débattre, j’acquiesce à son analyse, si ça peut lui faire plaisir. La jalousie me transperce quand même le cœur chaque fois qu’il parle de ma cousine.

Qu’il soit plus âgé, plus expérimenté, et qu’il prenne l’ascendant sur moi, en me traitant comme il le fait, comme s’il voulait souiller une certaine pureté qu’il décèlerait en moi, ou assouvir des désirs de revanche sur mon père, son patron ; après tout, ce n’est pas si grave, si lui comme moi aimons ça.

Il peut bien raconter ce qu’il veut, je suis simplement attirée par lui et je n’y peux rien.


Après de longues minutes de caresses, il lève ma cuisse et frotte sa queue, je la guide, il pousse doucement, entre profondément puis glisse en moi répétitivement, à un rythme constant. Au fil des "fuck" distillés ci et là par la chanson, son souffle sur mes cheveux se fait de plus en plus lourd. Lorsque la chanson se termine, la musique ne couvre plus ma voix et je suis surprise de m’entendre l’encourager vivement, lui demandant de continuer avec des "oui !" approbateurs entrecoupés de gémissements enthousiastes.


La chanson suivante est en français, l’accent "des cités" exagéré du rappeur qui résonne dans ma chambre me semble illustrer le gouffre culturel qui nous sépare l’un de l’autre.


Djalil se retire après de longues minutes d’efforts et mes draps sont déjà mouillés. Il s’assoit sur mon oreiller, le buste redressé contre la tête de lit. Sur les draps roses et blancs de cette chambre qui est restée celle de la petite fille que j’étais, il a tout l’air du loup dans la bergerie. Il m’invite à m’asseoir sur lui, je l’enfourche, ses bras passent dans mon dos pour m’attirer autoritairement à sa bouche. Il capture mes lèvres avec les siennes, et ma langue accueille la sienne avec frénésie, il s’accapare encore ma poitrine avec la même envie que celle que j’ai d’avoir cet homme pour moi seule.


Je me redresse à genoux et m’assois sur lui, puis cambrée, fesses en arrière, je le chevauche avec application. Mes doigts s’enfoncent dans ses muscles pectoraux, entre mes bras, ma poitrine se tend et s’agite sous ses yeux, comme espéré, il ne peut résister et l’attrape pour s’en occuper encore. Sur son visage balayé par mes cheveux, je devine ses yeux hypnotisés par le mouvement. En rythme avec la musique, je monte et descends le long de sa fierté, et je m’affaisse irrésistiblement vers lui jusqu’aux frontières de l’orgasme, pour finalement l’étouffer dans ma poitrine. Je le laisse alors la lécher quelques moments avant de reprendre ma chevauchée.


— Regarde, tu voulais faire l’innocente, avec tes airs de sainte-nitouche là, et maintenant, tu sautes sur ma queue comme une chienne, dit-il en y joignant le geste, claquant ses deux mains sur mes fesses.


Hein t’es ma chienne ? reclaque-t-il quelques instants plus tard, pour me forcer à répondre.


Encore une fois dans mon état, je ne peux qu’acquiescer à l’outrance et accepter l’humiliation ; je deviens sa chienne, volontairement, et avec d’autant plus de facilité que ça me donne l’impression d’évincer ma cousine. Son sexe capturé en moi, dans l’intimité de mon lit, je lui appartiens physiquement, mais j’entre aussi sous son joug psychologique, laissant derrière moi une part d’innocence et de fierté.


A la suite de mes efforts, il prend le relais, il s’allonge et me bascule sur lui en me retenant avec ses bras dans mon dos. Ses fesses s’activent énergiquement et sa queue file entre mes cuisses jusqu’au fond de mon ventre bouillonnant. Le bout incandescent de mes seins se promène sur son torse et nos langues se cherchent, j’entends le rappeur déclarer des choses plus que sexistes, et comme encouragé, Djalil réagit en agrippant mes fesses pour redoubler d’efforts. Appuyée de chaque côté de sa tête, je l’entends réciter en choeur avec l’artiste des vers dont je ne parviens qu’à comprendre le verbe "baiser".


Mon corps tressaille, foudroyé par un orgasme intense, Djalil s’accroche à mes fesses pour rester au fond de mon ventre et se délecte de ma poitrine. Après quelques moments, il me bascule sur le dos en prenant soin de rester en moi. Allongée à mon tour, la tête redressée sur l’oreiller, je l’observe appuyer ses mains sur chacune de mes cuisses pour les écarter de tout son poids. Les lignes de bronzage sur ma peau se révèlent sous les rayons du soleil qui traversent la fenêtre. Mes lèvres roses gonflées autour de sa queue si bronzée dénotent, de même que mon pubis pâle comme le lait. Enfiévrée, je pare le soleil d’une main, devant moi Djalil se tient droit, respirant la bouche ouverte, il scanne mon corps, ses yeux le balayent plusieurs fois de mes cuisses à ma bouche, prenant son temps pour décider de la suite.


Son regard se fixe sur sa queue qu’il sort, puis qu’il refait glisser en moi jusqu’à la garde, de manière lente et douce, avant de la ressortir entièrement et de l’essuyer sommairement, tantôt sur la toison blonde de mon pubis, tantôt dans les draps roses et blancs, répétant l’opération plusieurs fois.


— Ca t’excite de te faire secouer par l’arabe de service hein ? me lance-t-il en m’appelant par mon nom de famille, précédé d’un "Mademoiselle" sarcastique.


Toujours aussi excitée, je continue de jouer son jeu en acquiesçant encore, bien consciente du sous-entendu qu’il fait en citant mon nom de famille.

Appuyé sur mes cuisses grandes ouvertes, il se penche vers ma bouche et y plonge sa langue, tout en recommençant à habilement aller et venir.


— T’en veux encore ?

— Oui j’en veux.

— Demande-moi alors, demande-moi de te baiser.



Je lui réponds du tac au tac, avec enthousiasme, résignée, complètement soumise.


— Si ton père voyait ce qu’est devenu son petit trésor. Ta cousine et toi, des vraie chiennes, t’as pas idée comme je kiffe glisser dans vos petites chattes blondes de bourges.


Les yeux exaltés, il relâche mes cuisses et saisit ma taille de ses grandes mains pour garder en place mon corps de poupée de chiffon, pendant qu’il le bouscule sans ménagement. J’observe son corps d’athlète s’efforcer devant moi ; ses muscles tendus, son front perlé de sueur, sa peau brune se frottant contre la mienne.

Les sensations intenses qui m’envahissent de nouveau font que ne peux bientôt plus réfléchir à rien, ni me contenir davantage et me remet à gémir vivement, me contentant de garder les cuisses grandes ouvertes pour lui. Il prend ça comme un encouragement et accélère encore, éructant quelques insultes à l’occasion, comme un animal, rivant ses yeux sur ma poitrine qui sursaute.


— Putain... Mais quelle... Je te... !


Après quelques moments lorsqu’au pinacle de ses efforts primaires, je sens qu’il ne se retiendra plus, il se retire subitement, prend d’une main son sexe en vol tout en agrippant ma jambe en l’air de l’autre, et se déverse progressivement sur mes lèvres et mes draps, en quelques profonds râlements. Ses yeux sortent du vide, essoufflé et vacillant, il réintroduit son sexe et s’allonge sur moi. Je passe mes mains sur sa tête et dans son dos, les cuisses toujours écartées pour lui, tendre et docile, en véritable soumise. Il reste le front planté dans mon oreiller tout près de mon oreille le temps de reprendre son souffle.

Il revient m’embrasser longuement et prend son téléphone pour regarder l’heure.


— Sixtine revient bien tout à l’heure ?

— Oui...


Il recommence à m’embrasser dans le cou tout en caressant fermement ma poitrine, et je me demande bien pourquoi il me parle encore de ma cousine alors qu’il vient quand même juste de me "baiser" dans mon lit.


— Tu dors dans mon lit cette nuit ou je dors dans le tien ?

— Je ne sais pas encore. Sixtine va revenir.

— Et alors ? Pourquoi tu me parles encore d’elle ? Attends, ça veut dire quoi, tu veux coucher avec qui, cette nuit ?

— Je préfère ne pas choisir.

— Comment ça tu veux pas choisir ? Non, mais attends... Tu nous voudrais toutes les deux ?

— Ouais, me répond-il tranquillement, avant de sucer une dernière fois mon sein, puis de se retirer et de sortir de mon lit, en me laissant sous le choc.


Le regardant quitter ma chambre tel un voleur, j’eus soudain l’horrible et précis rappel de ce que j’avais fait pour cet homme, de cet amour insensé où je m’étais abaissée, abdiquant jusqu’à ma dignité pour susciter en lui le désir et le frisson du plaisir.

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