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Dressage d’une flic arrogante

Chapitre 6

Esclave et Maître

SM / Fétichisme

Me voilà dans une belle merde ! Et encore une fois, je m’y suis plongée la tête la première, toute seule, comme une grande… J’aurais du deviner que c’était bizarre le comportement de Tarek envers moi. Si gentil et attentionné, sans me laisser vraiment le temps de réfléchir. Si j’avais un peu cogité, j’aurais peut-être fait le lien avec cette voix que je connaissais. Et voilà que maintenant, Yassine en a fait les frais, moi qui avais promis de tout faire pour le protéger !  

Après ma macabre découverte, Tarek m’a menottée au lit à nouveau, mais cette fois, je suis habillée. J’enrage, partagée entre l’effroi, la colère de m’être faite manipulée et surtout la culpabilité. Yassine ne méritait pas un tel traitement, j’aurais du faire quelque chose pour le protéger… Tarek m’observe, un air vicieux fiché sur le visage. J’espère vraiment qu’il ne me touchera pas mais s’il le fait, je suis prête à me défendre. Il me tourne autour comme un vautour, agitant une arme entre ses doigts. Génial… Ma seule solution, c’est de le faire parler, je dois résister le plus longtemps possible. Cette fois encore ma vie est en jeu.


— Pourquoi tu fais ça Tarek ? T’as oublié que tu étais flic ? 

— Flic n’a jamais été une vocation, plutôt un moyen de parvenir à mes fins… Avoir un œil dans la police est très utile quand on dirige un trafic. 

— C’est toi ce fameux Monsieur T dont toute la brigade des stups parle ? 

— Je vois que ma renommée me précède… Et bien, oui, c’est bien moi. Disons que quand les collègues ont bouclé les barons du réseau, ça a laissé la place libre aux plus petits dealers comme moi. Je te laisse deviner qu’avec cet atout dans ma manche, ça a été un jeu d’enfant de monter mon propre réseau. 

— Et pourquoi me garder ici ? Pourquoi ne pas me tuer tout de suite ?

— Mais je ne comptais pas te tuer au départ… Te séduire et profiter de ta naïveté me suffisait. Mais il a fallu que tu fourres ton nez dans ce qu’il ne te regarde pas... Toi et Sokolov, vous êtes les seuls à pouvoir m’identifier. Je lui ai laissé un petit message. S’il tient un peu à toi, il devrait rappliquer d’ici peu. Seul évidemment. Comme ça, je pourrais me débarrasser de vous deux en même temps. C’est pas génial ça ? 

— Tu es complètement fou. Il ne viendra jamais de toute façon. Tu peux me tuer si ça te chante, ils vont te coincer je te le garantie. 

— Et comment ? Tu crois qu’on est ici par hasard ? C’est un coin complètement paumé et un nid à emmerdes pour les brigades d’assaut. On va attendre ton petit ami bien sagement, même si je t’avoue que te voir attachée comme ça me donne des envies lubriques…


Je lui crache au visage au souvenir de ces moments que nous avons passé cette nuit et lui me répond en m’assenant un violent coup de poing au visage. La douleur me vrille le crâne et ma lèvre, fendue, me brûle. Mais peu importe car une rage sourde bouillonne en moi. J’espère vraiment que Sokolov ne viendra pas. Quelle idiote de vouloir encore le protéger malgré la façon dont il me traite ! 


— Tu sais quoi ? En attendant, on va se regarder un petit film. 


Il sort une caméra de l’étagère à côté du lit et la branche au vieux téléviseur cathodique qui trône dans la pièce. Non… Il n’a pas osé  ?! Sur l’écran s’affiche alors une copie de la pièce et mon double attaché sur le lit en train de se faire sodomiser sauvagement. Il monte le son et on entend mes suppliques et ses grognements. Ces images me donnent envie de vomir. Je ne parviens pas à regarder cette vidéo, c’est bien trop horrible de se voir ainsi. Toute l’amertume de ces moments gâchés où finalement je me suis faite manipulée comme une marionnette, me revient en pleine face. Je comprends maintenant pourquoi je n’y ai pas trouver autant de plaisir. Mes cris résonnent dans mes tympans, assourdissants et écœurants.  


— Bien... Très intéressant tout ça, on en a pour quelques heures de visionnage. J’espère que le Brigadier va arriver avant la fin, ce serait dommage qu’il loupe ce spectacle…


Mais quel malade ! Je n’ose imaginer ce que penserait Sokolov en voyant ces images… Peut-être en aurait-il rien à foutre ? Après tout, il ne viendra pas, j’en suis persuadée. L’infime espoir que j’avais vient de partir en fumée. Je ne veux pas qu’il voit ça. 

Au bout de ce qui me semble être une éternité, j’entend le bruit d’une voiture qui approche. Il est venu ! Mon dieu il ne faut pas qu’il entre ! Je commence à hurler quand Tarek me fourre un bout de tissu dans la bouche. Au goût, je reconnais ma culotte, encore pleine de cyprine séchée. Ca me donne envie de vomir mais je me retiens et continue de hurler quand je le vois brandir son flingue. La silhouette de Sokolov se dessine derrière la fenêtre et malgré mes cris étouffés, il s’avance vers la porte. Non, ne rentre pas...


Au moment où il ouvre la porte, Tarek le tient en joue.


En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

— Tiens, Brigadier-chef Sokolov, on ne vous attendait plus !


Sokolov n’a pas l’air surpris de se trouver face au stagiaire. Son regard se pose sur moi et j’y vois la fureur grandir. Je ne peux m’empêcher d’être un peu soulagée. Pourtant, je sais que maintenant qu’il est là, ce sont nos deux vies qui sont en jeu. Et je ne veux pas qu’il meure, je tiens trop à lui. A part sa fureur, il ne laisse rien transparaître et une tonne de questions m’assaille. Mais ce n’est absolument pas le bon moment pour ça. 

Puis, ses yeux dérivent vers l’écran sur lequel je suis en train de me faire prendre par derrière et là, son visage blémit. Je le sens, quelque chose de profond se passe en lui quand il voit les images de Tarek, tirant sur ma crinière pendant qu’il m’administre de vives fessées, le sexe planté dans mon cul. J’ai tellement honte qu’il me voit comme ça, marquée, possédée par un autre. C’est insoutenable. Les larmes roulent sur mes joues. Stan serre les poings mais il reste silencieux, si bien que Tarek ne peut s’empêcher de le provoquer.


— Une brave petite chienne cette salope, je comprends ce que tu lui trouves. Je l’ai bien fait crier cette nuit, et comme tu le vois, elle était consentante. Tu vois comme elle a aimé que je la traite comme un sac à foutre ? Regarde son visage. Ah j’adore ce moment , regarde.


Sokolov grince des dents en observant l’écran sur lequel on voit le stagiaire en train de jouir sur ma peau en poussant un grognement victorieux.


— Tu es un malade… Finissons-en qu’est-ce que tu veux ? dit-il enfin

— Moi ? Maintenant que vous êtes là tous les deux, je vais me faire un plaisir de vous tuer. Quoique… Je me demande si je vais pas la baiser devant toi avant. Ça pourrait être fun !

— Espèce de psychopathe, le provoque Stan. Vas-y butes-moi ! Sors un peu tes couilles  ! 

— Je crois que tu oublies qui tient le flingue ici. Tu devrais faire gaffe à ce que tu dis.


Tarek perd un peu de son flegme, alors que Sokolov s’avance vers lui, le faisant reculer légèrement.


— Tu te prends pour un mâle alpha parce que tu as soumis une femme en lui racontant des salades ? Se moque-t-il. Tu peux la baiser tant que tu veux, j’ai eu mon compte avec elle. Mais moi au moins, je n’ai pas eu à ruser pour la soumettre. 

— Même sous la menace, t’es toujours un gros connard arrogant Sokolov. Tu vas regretter tes paroles, je te le jure. S’emporte Tarek en brandissant son arme 

— Et toi tu vas regretter de n’être qu’un bleu qui a voulu se la péter, déclare Stan avant de faire un pas sur le côté. 


Un fracas de verre brisé retentit et Tarek s’immobilise soudain. Une tâche rouge s’étale sur son épaule et bientôt le voilà qui s’effondre. Il l’a poussé sans qu’il s’en rende compte, pile poil dans la ligne de mire des tireurs d’élite. Une bouffée de soulagement me submerge et je ne peux retenir un sanglot, étouffé par mon bâillon de fortune. Sokolov récupère l’arme, donne un coup avec dans la télévision, qui s’explose, arrêtant enfin ce triste spectacle, et vient me délivrer de mes entraves, tandis que l’équipe au dehors débarque pour constater l’ampleur des dégâts.  


— Est-ce que ça va ? me demande Stan d’une voix assez douce.

— Je vais bien, il m’a juste mis une droite tout à l’heure. Rien de bien méchant.

— Mais pourquoi tu n’as pas répondu à mes appels ? S’énerve-t-il soudain. J’ai essayé de t’appeler toute la journée hier. J’avais compris pour le stagiaire, je voulais te prévenir. Si tu avais répondu, il ne se serait jamais rien passé ! 

— Je croyais que tu voulais me passer un savon. Faut dire que tu n’as pas été très loquace à l’hosto. Tu m’as envoyé chier comme une merde , j’étais sensée faire quoi ?

— Je suis désolé, je pouvais pas réagir autrement, il était juste derrière toi, il aurait tout compris. 

-Tout compris quoi ? Il savait déjà qu’on couche ensemble. 

— Putain t’es une emmerdeuse ! Compte pas sur moi pour te le dire. Allez, debout. Tu peux marcher ?


Mais qu’est-ce qu’il a voulu dire ? Je n’ai pas le temps de m’interroger davantage, voilà que notre collègue déboule dans la pièce.  


— Gavras ! Sokolov ! Nous interpelle Bertrand, le visage souriant. Vous m’avez flanqué une de ces frousse ! Vous comptez arrêter de vous faire prendre en otage ou il faut encore qu’on prévoit un assaut pour les jours à venir? 

— Je pense que ça va aller cette fois, dis-je en me relevant. Merci d’être venu les gars. 

— Mais c’est normal poulette. Ce mec est vraiment un taré… Tarek le taré ! Rit-il pour détendre l’atmosphère 

— Le point positif, c’est qu’on a réussi à étouffer un trafic qui débutait seulement. Je trouve qu’on s’en sort pas si mal… Je vais aller me passer un coup sur le visage. 


Un prétexte pour m’éclipser et tenter de récupérer la caméra qui trône encore à côté de la télé fracassée. Sauf que les collègues sont déjà là et parvenir à la prendre sans me faire voir ne va pas être simple. Il ne faut pas que les collègues voient ça, je dois le détruire absolument. Et Sokolov… lui non plus je ne veux pas qu’il revoie ces images obscènes. Il a déjà assisté bien trop longtemps à ma trahison. Trahison, c’est ainsi que je le ressens à présent. Comme si mon corps lui appartenait, sans que j’aie mon mot à dire. J’ai été souillée par cet homme et pire, devant mon Maître. C’est ainsi qu’il aime se nommer et je comprends maintenant qu’il a raison. Il est mon Maître et je suis esclave de ses désirs. C’est ce qui rend ma trahison encore plus douloureuse, même si j’ai été dupée. 

Mes pensées s’emmêlent dans ma tête et soudain, j’ai comme un malaise et je vacille. Un des membres du RAID me rattrape avant que je ne tombe et alors que je reprends mes esprits, je vois Stan qui s’empare discrètement de la caméra. Merde ! Je ne voulais pas que ce soit lui qui l’ait… Que va-t-il bien en faire ? Bien vite, on s’occupe de moi et je suis à nouveau transportée à l’hôpital. Je devrais prendre un abonnement tiens ! Les infirmières me voient plus que ma mère en ce moment.  


   

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Alors que je suis prête à partir, je suis surprise de me trouver nez à nez avec Sokolov. Dès qu’il rentre dans la pièce, c’est comme si mon corps tout entier réagit à sa présence. Une bouffée de joie m’envahit, mais bien vite étouffée par des souvenirs sombres, bien trop récents. Je n’ose pas le regarder en face tant j’ai honte de ce qu’il a vu sur cette vidéo. 


-Ils te laissent sortir ? me questionne-t-il d’un ton neutre

— Ouais, je crois qu’ils en ont marre de me voir. Vous êtes venu pour ma déposition ? Parce que je l’ai déjà faite avec Bertrand.  

— Je suis pas venu pour ça Meg.   


Tiens, il emploie mon prénom ? Cela attise ma curiosité. 


— Tu es prête ? 

— J’attends un taxi… il ne devrait plus tarder. 

— Je vais te ramener, allez, viens. 


Son ton est si autoritaire que je me sens obligée de le suivre. Être près de lui est un supplice, je meurs d’envie de le toucher, de l’embrasser. Mais je ne peux pas. Déjà, je ne sais pas ce qu’il veut. Ensuite, la honte est bien trop puissante pour le laisser de nouveau me toucher… Même si j’en meurs d’envie. Je suis folle de penser au sexe après tout ce que j’ai fait, pourtant, c’est plus fort que moi, j’ai envie de lui. Qu’il me prenne et me fasse sienne à nouveau. Qu’il me marque, qu’il me punisse, peu importe ! J’ai juste besoin de lui appartenir à nouveau. C’est assez inexplicable comme sentiment. Une sorte de besoin, mêlée à des pulsions primaires, le tout dissimulant une profonde affection. Putain… Je l’aime. Je m’en rends compte maintenant, alors que nous sommes dans sa voiture, emplie d’un silence pesant.  

Et ben, je suis pas dans la… Sokolov et l’amour  ? Autant demander à un manchot de se gratter le nez ! Et même si… non, de toute façon, il ne voudra jamais plus me toucher après ça, c’est certain.  

Le paysage défile mais je ne reconnais pas le chemin. 


— Où est-ce qu’on va ?

— Chez moi. Il est hors de question que je te quitte des yeux une seconde. 

— Si tu as peur que je me fasse de nouveau kidnapper, je pense qu’il n’y a pas de risque… Je suis une otage qui porte la poisse. Ramène-moi chez moi.

— Meg, tu viens avec moi, c’est non négociable. 


Une fois encore, je n’arrive pas à savoir dans quel état d’esprit il est. Est-il en colère ? Triste ? Totalement indifférent ? Il se contente de rester silencieux, comme toujours et ça me perturbe plus qu’autre chose. Arrivés à son appartement, je ne suis pas étonnée de constater qu’il vit dans un endroit sobre, dépourvu de toute marque de fantaisie. Aucun écran, juste les meubles de rigueur et un grand canapé en velours noir. Les murs sont nus, d’un blanc éclatant, ce qui donne à la pièce une atmosphère aseptisée. Aucun tableau, affiche ou même poster, pas de bibelot sur les meubles dépoussiérés, rien. Un lieu froid et sans âme qui me donne des frissons. 


— Tu as froid ? Me demande Sokolov

— Non, ça va… 

— Ja vais commander à manger, tu devrais aller prendre une douche.

-Je n’ai pas d’affaires propres.

— Je te donnerai de quoi t’habiller. La salle de bain est par-là, à côté de la chambre.  

— D’accord…


Son ton est assez froid, suffisamment pour que je le prenne comme un rejet de sa part. Est-ce qu’il n’ose pas me toucher à cause de ce qu’il s’est passé ? Ou bien n’en a-t-il plus envie ? En tout cas, il ne semble pas vouloir m’accompagner dans la douche… J’y reste plus d’une heure, engourdie par la chaleur de la vapeur qui m’entoure. J’ai beau frotter ma peau aussi fort que je peux, la crasse ne part pas, je me sens toujours aussi sale. Je sais que la semence de l’autre est partie depuis bien longtemps, j’avais quand même eut le temps de me doucher au chalet, mais c’est plus fort que moi. Je peux presque encore le sentir ma peau. Pourtant j’étais d’accord. Consentante et c’est bien là le problème. Ce n’est pas ma peau que j’essaie de nettoyer, mais ma trahison et ma culpabilité. 


— Est-ce que ça va ? m’interroge la voix de Stan dans mon dos. Je suis venu t’apporter les vêt... Mais qu’est-ce que tu fous ? !

— Rien… 


Stan entre dans la douche sans même prendre le temps de se déshabiller et m’empoigne le bras pour m’en sortir. Il m’attire jusqu’au grand miroir couvert de buée, puis y passe sa manche pour me dévoiler son reflet. Ce que j’y vois me stupéfie.

Je ne me suis même pas rendue compte que mon épiderme est maintenant couvert de plaques rouges à force du frottement. Je parais frêle, fragile, mes yeux sont cernés de noir et mes cheveux trempés n’ont plus aucune forme. Un sanglot me prend alors, mon corps se secoue convulsivement et je ne peux retenir mes larmes qui roulent sur mes joues. 


— Pardon...pardon… sangloté-je 


Ce sont les seuls mots qui réussissent à sortir de ma bouche. Stan porte sa main à mon menton et relève doucement mon visage pour plonger son regard dans le mien. 


— C’est à moi de te demander pardon, j’aurais du être plus clair avec toi. 


Je le fixe, sans vraiment comprendre ce qu’il me raconte. Devant mon silence, il continue. 


— On a pas vraiment eut le temps de clarifier ce… truc entre nous depuis la prise d’otage. Tu n’as rien fais de mal. Ce malade a juste profité de la situation. 

— Tu … tu ne m’en veux pas ? 

— Un peu, bien sûr. Je ne peux pas le nier. Mais je crois que tu t’en veux plus que moi. 

— Tu veux toujours de moi, même après ça  ?

— Meg, la seule chose qu’il faut que tu retiennes, précise-t-il d’un ton sans appel. C’est que tu m’appartiens. Ton corps, ton âme, tes fantasmes, tes désirs, tout ton être m’appartient. 

— Je sais… 

— Et moi aussi je t’appartiens, conclue-t-il assez péniblement. 


Ces mots résonnent dans ma tête, j’ai du mal à réaliser ce qu’il vient de me dire. Une douce euphorie s’empare de moi et mes lèvres esquissent un sourire. Lentement, la main de Stan glisse de mon menton à ma joue et il approche mon visage du sien pour les souder en un long baiser, intense et empli d’émotions. Jamais encore il ne m’a embrassé de cette façon, avec autant de douceur. Moi qui aime tant la violence dans les ébats, j’ai tendance à peu apprécier ce genre de baiser. Mais là… C’est un putain de tsunami qui déferle dans chaque partie de mon corps et m’attire inexorablement vers lui, mon Maître.  


Nos baisers nous mènent jusqu’à la chambre et je ne prends même pas la peine de m’attarder sur la déco, trop enivrée par la saveur de ses lèvres. Hélas, nous sommes bien obligés de briser cette étreinte, mon pauvre Brigadier-chef a encore le bras en écharpe et pour une fois, je prends tout mon temps pour le déshabiller. 

Une fois nus, mon regard explore chaque parcelle de sa peau, et alors qu’il se couche sur le lit, mes doigts continuent le trajet de mes yeux, effleurant chaque ecchymoses, chaque cicatrice. J’en remarque plusieurs, bien rondes mais anciennes sur son avant-bras. Sans doute des brûlures de cigarette… qu’a-t-il bien pu lui arriver ?


Je n’ai pas le temps de me poser plus de questions, le voilà qui vient reprendre possession de ma bouche, glissant sa seule main valide sur ma cuisse pour la remonter sur lui. Pas besoin de mots pour comprendre ce qu’il veut : que je le chevauche. Mais avant, ses doigts fouillent mes replis humides, me rendant complètement dingue. J’ai trop besoin de le sentir en moi… Il me faut peu de temps pour me retrouver sur lui et empoigner son sexe bien raide. Il est là, juste à l’entrée de ma grotte, qui ne désire que l’engloutir dans ses ténèbres et pourtant, j’hésite.  


Pas bien longtemps, car de sa main libre et d’un mouvement du bassin, Stan vient m’empaler lentement, alors que je reste immobile, savourant chaque centimètres de cette chair qui s’immisce en moi. Le plaisir est si fort… il m’en faut plus ! Je relâche mes jambes, plantant sa chair dans mes profondeurs, me délectant de sa présence. Enfin, je retrouve ce plaisir intense, cette sensation d’être enfin complète, entière. Il m’assène des coups de reins, se propulsant jusqu’au fond et moi je suis bien trop enivrée de sensations pour bouger. C’est la douleur de sa main s’abattant sur ma fesse qui me fait réagir et enfin, j’ondule sur lui, cherchant à lui faire atteindre la jouissance. Mes mains se crispent sur les draps alors que la vague déferle sur nous, mes cris d’extase répondent en écho aux siens et nous chavirons, emportés dans les bras de Morphée.  


C’est la sonnette de son appartement qui nous tire de cette petite sieste improvisée et, alors que Stan se lève pour aller récupérer notre repas, je ne peux m’empêcher de le dévorer des yeux. Je ressens alors une bouffée de fierté au souvenir des mots qu’il a prononcé tout à l’heure. Je suis à lui et il est à moi. Ce n’est pas le genre de mec à déballer ses sentiments et je sais que cette phrase lui a coûté, mais j’ose penser que c’est sa façon de me dire qu’il m’aime. Parce que pour une fois, notre étreinte était douce, mêlée de tendresse et de sentiments. Pour une fois, ce n’était pas de la simple baise, ni même une baise explosive comme on en a l’habitude, non. Pour une fois, on a fait l’amour. 


Et c’était bon. Même si je préfère toujours la fougue dans nos étreintes, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour me sentir de nouveau moi, de nouveau sienne. Mais il manque encore quelque chose. Et je sais quoi. 


— J’espère que tu as faim, dit-il en entrant avec deux sacs bruns en papier dont une forte odeur de poulet émane. 

— Je veux que tu me punisses. 


Il en reste muet de stupeur et me regarde sans comprendre. 


— J’en ai besoin, s’il te plaît…

— Meg…

— Punis-moi je t’en prie... C’est le seul moyen pour que tu puisses me pardonner. 

— Mais je n’ai pas besoin de te pardonner.

— Et bien fais-le pour moi. Pour que Je me pardonne. 

— D’accord… Faisons ça maintenant alors ! dit-il en laissant les sacs tomber au sol.

— Mais et ton écharpe ?

— Je n’ai besoin que d’une main pour empoigner un fouet. 

— Un fouet ? déglutis-je 

— Tu as quelque chose à dire sur la punition ? 

— Non, répondis-je d’un air plus assuré 

— Bien. A quatre pattes alors, mets-toi en position. 


Stan va chercher le fouet pendant que je me positionne comme il le désire. Je frémis d’anticipation à l’idée de sentir la morsure du fouet sur ma peau. Jamais encore je n’ai expérimenté ça et je dois dire que ça ne m’a jamais vraiment attiré. J’ai peur. Mais plus que tout, j’ai hâte que s’abattent sur moi cette douleur salvatrice, ma pénitence pour ma trahison. 


— Tu es prête ? 

— Oui Maître. 

— Si tu veux arrêter, ton safeword sera Lagon. Tu as compris ? 

— Oui Maître. 


Sokolov recule et j’attends que le premier coup s’abatte, ne sachant ni où ni quand il va frapper. Enfin, j’entends le bruit caractéristique du fouet dans l’air et ne peux retenir un cri et un sursaut quand le cuir mord la chair de mon dos. La douleur me lance mais derrière elle, l’absolution montre le bout de son nez et je serre les dents pour encaisser le prochain coup qui cette fois, laisse une empreinte sur ma croupe. Un troisième coup suit, puis un quatrième, un cinquième et au bout du dixième, la douleur est telle que mes larmes roulent sur mes joues. Il vient alors passer sa main sur ma peau rougie et sa caresse apaise la brûlure. Quand ses doigts viennent s’aventurer entre mes cuisses, je suis surprise d’y constater que je suis trempée. Il m’effleure à peine le bourgeon et je suis obligée de serrer les jambes pour le freiner. 


— Ouvre les cuisses ! ordonne-t-il


Docile, j’obéis, le laissant me fouiller comme il le désire, pendant que je me retiens de jouir. Son pouce s’aventure sur mon oeillet et tourne autour, le lubrifiant avec ma mouille. Soudain je sens quelque chose de bien plus gros que son pouce, pousser sur mon petit trou et il m’arrache un cri au moment où il fait cèder le muscle , entrant brutalement son gland dans mon anus serré. Il pousse alors plus fort et je le sens s’imposer en moi alors que mon corps n’y était pas encore préparé. Ça fait mal. C’est brutal. Mais putain qu’est-ce que c’est bon !

Comme si la douleur décuplait mes sensations, chaque allées-et-venues dans mon cul me déclenche des décharges de plaisir si intense que je ne peux retenir ma jouissance. Je jouis, m’époumonant pendant qu’il continue de me sodomiser. Ses assauts se poursuivent et s’accélèrent frénétiquement. Il va tellement profond que je me retrouve plaquée au lit, sa main sur ma nuque pour amplifier sa domination me donne des frissons dans l’échine. Je suis surprise quand cette main quitte ma nuque pour pour venir se glisser vers mon intimité et lorsqu’il saisi mon clitoris entre ses doigts et le tord, un deuxième orgasme m’emporte alors. Puissamment, il s’enfonce encore en moi quelques fois puis s’immobilise pour exploser dans mes tréfonds. 

Quand il ressort pour venir s’allonger à mes côtés, il me prévient d’une voix mi-sérieuse mi-amusée: 


— La prochaine fois, je t’en mettrai plein le visage. J’ai bien envie de te recouvrir de mon foutre… Comme ça tu comprendras vraiment à qui tu appartiens. 

— On va passer une sacrée nuit alors… Merci...pour tout. 

— Ne me remercie pas, ça m’a permis d’évacuer ma colère. Bon, il va d’abord falloir que je me nourrisse si tu veux que je sois en forme. Mais promis petite esclave, cette nuit va être particulièrement agréable… 

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