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Echappée belle.

Chapitre 1

Partition pour un orgasme.

Histoire médaillée
Erotique

Lorsque la fin du mois de juin 2020 arriva, Luc et moi n’avions pas encore arrêté nos plans pour l’été qui s’annonçait. L’année scolaire avait été particulièrement chaotique ; l’essentiel de nos cours s’était déroulé à distance, et l’un comme l’autre avait eu du mal à rester mobilisé tout au long de l’année, si bien que nous avons dû passer le sixième mois à réviser comme des forcenés afin d’être prêts pour nos partiels. À la fin des examens, nous nous mîmes donc bille en tête de nous trouver un plan d’évasion pour la saison. Nous ne disposions que d’un tout petit budget, mais il nous tenait à cœur de partir. Tout comme Dunkerque, Nice avait subi un confinement de plusieurs semaines jusqu’à peu de temps auparavant, et la perspective que cela puisse arriver de nouveau et que nous nous retrouvions coincés dans la cinquième ville de France au mois de juillet m’inquiétait beaucoup.

 

Nous tombâmes rapidement d’accord sur l’idée de partir pour la montagne. Restait encore à choisir où, et un mode d’hébergement pas trop onéreux. Nous effectuâmes moult recherches infructueuses ; soit les auberges de jeunesse étaient complètes à cette date déjà avancée de la saison, soit le prix n’était pas à la portée de notre ambition. Nous commencions à nous faire une raison et envisagions de finalement passer les vacances dans la ville de la baie des Anges quand un jour, sur le marché, Luc fut accosté par une association qui cherchait des bénévoles pour des chantiers solidaires dans la vallée de la Roya.

 

La vallée de la Roya se situe dans l’arrière-pays niçois à environ une heure de route. Le début de l’année 2020 n’avait pas été marqué uniquement par le contexte sanitaire anxiogène : la vallée frontalière de l’Italie avait été ravagée à deux reprises par des inondations diluviennes qui avaient laissé derrière elles un paysage désolé. Ainsi, une première fois, des villages reculés n’avaient été reliés au monde que par un pont aérien. Rapidement, des routes avaient été rouvertes mais à nouveau la Roya était sortie de son lit, emportant tout sur son passage. Les dernières âmes qui, envers et contre tout, étaient restées après la première catastrophe avaient été évacuées après la seconde. L’arrière-pays avait besoin de bénévoles pour lui rendre ses couleurs et permettre à la vie de reprendre son cours normal, tout comme le torrent qui avait repris le sien.

 

Nous ne réfléchîmes pas longtemps. Nous prîmes quelques renseignements supplémentaires. Le trajet se faisait en Jumpy, et charge à l’association de nous conduire à Saorge. Nous serions nourris, logés et blanchis avec les autres bénévoles de notre groupe. Le deal nous plaisait. Comme tout le monde dans le Niçois, nous avons été affectés aux ravages subis par la région du Mercantour, et nous étions tout feu tout flamme à l’idée d’aller prêter main-forte. Par ailleurs, nous n’avions pas d’alternative plus alléchante. Trois jours plus tard nous étions sur la route.

 

Le trajet fut un véritable calvaire. La température était caniculaire, j’étais réglée, et les lacets que forment les routes montagneuses me donnaient une nausée digne d’un premier trimestre de grossesse. Enfin, c’est ce que dit la légende ; pour ma part je suis nullipare, et je ne souhaite pas avoir de descendance. J’avais 24 ans, j’étudiais l’italien et je projetais de m’expatrier pour vivre dans la Botte, avec ou sans Luc ; seul l’avenir allait me le dire.

 

Je passai le trajet entre sueurs froides et bouffées de chaleur, grelottant et transpirant à la fois. Je poussai un soupir d’aise en descendant de voiture et j’emplis mes poumons d’un air sans odeur parasite, de l’air vif et entêtant de la nature qui rendit aussitôt son rose à mes joues. Sur l’instant, je sus que j’allais m’y plaire. Le bruit d’un cours d’eau invisible rebondissait contre les flancs de la montagne, chantant à nos oreilles ; nous laissâmes nos sens se dégourdir quelques instants dans un silence quasi religieux. L’écho torrentiel venait de partout et de nulle part. Il fit naître en moi une âme d’exploratrice ; il me tardait de découvrir cette nature salvatrice.

 

Mon mal des transports ne m’avait pas permis de profiter du panorama, mais Philippe – le doyen de notre petit groupe et conducteur de notre escapade – m’expliqua que Saorge est un village classé et que nous étions à 600 mètres d’altitude. Nous étions garés en amont du village car le site protégé est piéton. Philippe, Luc, Sacha, Gustave et moi vidâmes donc le Jumpy, bien qu’il nous restât du chemin à parcourir jusqu’aux locaux censés nous accueillir. 

 

Philippe, âgé d’une cinquantaine d’années, était natif du village. C’est donc naturellement qu’il avait décidé de venir passer ses vacances d’enseignant dans son berceau natal meurtri par l’assaut de la rivière locale.

 

C’est chargés comme des mulets que nous entamâmes la descente vers le cœur du village, nos sacs de randonnée dépassant d’une tête la nôtre, Luc se chargeant en sus de notre tente : comme nous ne savions pas grand-chose des conditions d’hébergement qui nous attendaient, nous avions envisagé cette solution de repli pour parer à un éventuel manque d’intimité.

 

À peine avions nous pénétré dans le village aux allures de sanctuaire que je notai l’absence de lignes électriques, ce que je fis remarquer à haute voix. Celui qui nous servait de guide nous expliqua qu’ici tout était conçu pour préserver les lieux dans leur état ancestral.

 

Nous parcourûmes une distance que je serais bien incapable d’évaluer à travers un dédale de ruelles médiévales. Des rues pavées très pentues alternaient avec des escaliers ardus. Depuis notre véhicule jusqu’à nos quartiers, nous ne croisâmes pas âme qui vive. La beauté des lieux inspirait à tous un silence pourtant très joyeux. Nous regardions tantôt nos pieds pour ne pas les prendre dans un pavé trop haut, tantôt les façades de ces maisons enchevêtrées qui donnaient un air de village tibétain à celui-ci qui était presque italien. Nous empruntâmes des passages couverts et obscurs qui ne nous laissaient pas apercevoir la nature avant de débarquer sur la place principale qui offrait une vue imprenable sur le ciel estival.

Nous descendîmes encore une large rue semblable à un escalier dont les longues marches se seraient affaissées, puis nous arrivâmes au logement qui devait nous servir de chez nous pour les jours à venir. 

 

Devant la maison aux volets clos, Philippe nous fit un topo : 

 

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— Je vous présente la maison de mon enfance. J’ai grandi ici ; faites comme chez vous. Mes parents sont en EHPAD depuis la catastrophe. Ils nous laissent la maison à disposition. Mais ne restez pas comme ça ! Entrez et posez vos affaires.

 

Gustave, Sacha, Luc et moi étions cérémonieusement restés agglutinés sur le seuil de la porte à attendre d’être invités à entrer. Nous posâmes de bon cœur nos bardas qui ajoutaient à la température ambiante. Le dos de mon débardeur était trempé de sueur par mon sac. Philippe nous proposa à boire, et une fois de plus nous ne nous fîmes pas prier. Je le remerciai de son attention en sirotant mon panaché qu’il avait mis au frais quelques heures plus tôt. Il reprit :

 

— Je vous fais faire le tour du propriétaire ? 

 

Nous lui emboîtâmes le pas en direction de la pièce attenante, chargés de nos sacs, et quittâmes la cuisine par laquelle nous étions entrés. 

 

— Ici c’est le salon. Je vous préviens : y a pas la télé. Ici, la salle de bain et les toilettes mais y en a d’autres au premier étage. Là, c’est la chambre de mes parents ; c’est celle que j’occupe.

 

Nous retournâmes au salon dans un coin duquel se trouvait un escalier en colimaçon et suivîmes Philipe sans piper mot, avec Sacha et Gustave sur nos talons.  J’étais légèrement intimidée d’être chez des gens en leur absence, et le trajet ne m’avait pas permis de briser la glace avec nos colocataires.

 

Le couloir du premier étage distribuait une salle de bain puis une chambre d’un côté, et deux chambres de l’autre. Pour plus d’intimité, Luc et moi déposâmes nos bagages dans celle du fond qui n’avait que la salle de bain pour voisinage ; les autres se répartirent entre celles d’en face.

 

Très avenant, Philippe continua : 

 

— Je vais vous laisser ; j’ai promis à mes parents de passer les voir en fin de journée. Mais si ça vous tente, on se retrouve ici pour le dîner : j’ai prévu un barbecue de bienvenue, ça sera l’occasion d’achever les présentations. Je file. Si vous sortez, ne vous cassez pas la tête avec la porte d’entrée : y a pas de voleurs ici. Mais laissez bien les volets fermés, sans quoi nous pourrions le regretter !

 

Nous acceptâmes tous de bon cœur. 

 

Philippe parti, Sacha s’enferma pour téléphoner à ses parents qu’elle disait être inquiets. Agée de vingt ans, Sacha était la plus jeune de notre équipe, et c’était la première fois que l’oiselle quittait seule le nid parental. Nous proposâmes à Gustave de se joindre à nous pour un tour d’horizon des environs, mais il se moqua :

 

— Vous ne seriez pas un peu masos, vous ? Il fait une chaleur à crever à cette heure-ci ! Merci, mais non merci. On est presque en Italie, et « À Rome, fais comme les Romains. » Pour moi, c’est l’heure d’il pisolino (la sieste). 

 

À cet instant, je ne savais pas encore que Gustave est Breton, ce qui expliquait – non pas son chapeau rond – mais son aversion à partir en expédition à cette heure. Il venait pourtant d’achever un tour de France : c’est en sa qualité de Compagnon du Devoir qu’il avait proposé ses services.

 

Je quittai mes sandales pour des tennis plus adaptées, pris une gourde d’eau, et Luc et moi nous entre-badigeonnâmes d’écran total, copieusement pour moi dont la peau diaphane ne souffre pas d’être exposée sans cette protection, et sommairement pour lui dont la peau n’est pas fragile. Le soin qu’il mit à enduire mon corps moite ne m’a pas laissée de marbre ; du coup, je le taquinai en lui faisant quelques peintures indiennes sur le visage puis sautillai dans la pièce bêtement, comme une enfant dansant autour du feu de son imagination.

 

Faisant mine de chercher les parties de son corps qui avaient besoin de mon attention, je me mis à quatre pattes pour enduire de crème ses mollets que son short laissait à ma disposition, prenant une langueur infinie à les caresser. Ma bonne humeur était contagieuse, et lorsque je fis glisser mes doigts sous son vêtement le long de la face interne de sa cuisse, il y répondit en déclarant d’un ton plein de malice :

 

— Je ne me suis jamais tapé une Indienne…

 

D’humeur provocante, je levai mes yeux aguicheurs vers lui, posai mes deux mains au sol à ses pieds et en approchai le plus possible mes genoux, m’obligeant presque à poser mon visage à terre et offrant mes fesses dans une cambrure féline à celui qui les toisait avec une tendresse sublime.

 

— Tape l’Indienne, lui dis-je en pouffant de rire. Trêve de balivernes : on part en repérage, général Custer !

 

Beau joueur, Luc me mit une petite tape sur la fesse et ajusta son érection de façon à éviter une situation embarrassante si nous venions à croiser Sacha ou Gustave dans la maisonnée, et nous partîmes en balade main dans la main.

 

Nous errâmes sans nous soucier des chemins que nous empruntions. Dans le dédale que formait le village, nous étions tentés par toutes les ruelles sur lesquelles nos regards se posaient. Dans l’alcôve au fond de l’une d’elles, un nouvel escalier. Une fois grimpé, une voie pavée. Une place carrée, une envolée de rapaces. Chaque fois que nous avancions de quelques mètres, nous faisions une nouvelle découverte : ici une vue dégagée, là un passage ombragé. Tout n’était qu’entrelacs de hauteurs et de couleurs. Nous alternions entre des escaliers raides comme une échelle de meunier, des chemins pour écoliers et des passages secrets. La ville était à nous ; nous chahutions dans ce paradis désertique au silence post-apocalyptique. Seules les cigales semblaient avoir survécu au désastre de la vallée noyée. La fin du monde au jardin d’Eden.

 

Au sortir d’une venelle arborée de branches d’olivier, nous aperçûmes au loin des arches qui semblaient abriter un bassin. Bien curieux sont les amoureux, et aussi vicieuse que tricheuse je détalai en criant les règles du jeu :

 

— Le dernier arrivé doit à l’autre un orgasme au débotté !

 

Je courais comme une dératée malgré la longueur d’avance que j’avais prise sur la concurrence, et c’est donc sans surprise j’arrivai la première, essoufflée. Mes petites rondeurs couplées à la chaleur m’avaient coupé la respiration et avaient infligé à mes cuisses qui se touchaient une certaine irritation. Derrière les colonnes archées aux couleurs ocre et terracotta se cachait un grand lavoir. Luc arriva un instant après moi, me prit dans ses bras et susurra d’un voix joueuse :

 

— Tricheuse… tu sais ce que je leur fais aux mauvaises joueuses ?

 

Je me défis de son étreinte et, culottée comme pas deux, je me déculottai en le fixant de mes yeux désireux. Comme le lavoir abrité nous offrait une intimité relative, je me mis dans le plus simple appareil en prenant des poses suggestives. Je m’assis nue comme un ver sur le rebord de pierre et mis mes pieds dans la cuve. La température glaciale de l’eau tranchait avec le fond de l’air proche d’une étuve. Aussitôt mon corps se para de chair de poule et mes seins se crispèrent à en être durs comme du fer. Je minaudai :

 

— Ahhhhhh, bon Dieu, mais c’est gelé ! Tu viens me réchauffer… ?

 

Luc se moqua :

 

— C’est ça de jouer l’exhibitionniste effrontée ! Et si quelqu’un venait à passer ?

 

En guise de réponse je me contentai d’ouvrir grand les cuisses, lui offrant une vue optimisée sur mon Jardin des délices, et l’éclaboussai. Faussement agacé, il sauta comme un fou dans l’eau qui lui arrivait plus ou moins aux genoux. D’un seul mouvement il m’enlaça, m’embrassa et tira sur ma chevelure détachée dans mon dos pour épargner les brûlures du soleil à ma peau. Je le laissai basculer ma crinière vers l’arrière, et mes pieds rejoignirent mon séant, finissant d’écarter mes jambes en grand. Je reculai mon postérieur, gardai mes jambes fléchies, les pieds de part et d’autre du baigneur ravi et trouvai appui sur mes coudes. Cabrée de la sorte je m’ébrouai et plantai mon regard entre mes rotules avant de demander, incrédule :

 

— Tu as peur qu’un indiscret me reluque, Luc ? Dois-je comprendre que tu ne vas pas t’acquitter de ton gage ? Diderot dit pourtant qu’être indiscret est l’apanage de mes bijoux. 

 

Tout en parlant je m’amusai d’un jeu de jambes pour être bien sûre qu’il bande. Je resserrais puis écartais alternativement mes cuisses, offrant à sa vue mon pubis impudique ou mon regard lubrique. Il n’en fallut pas plus pour que le perdant accepte de bon cœur d’offrir un orgasme à la gagnante.

 

Je l’observai à demi immergé, affairé à me faire frissonner. Mes cheveux se balançaient légèrement dans le vide en effleurant mes bras entre lesquels ils cascadaient en une chute torride. Il déposa une pléthore de baisers depuis la pointe de mes pieds, sur le galbe de mes mollets et le long de mes adducteurs qui s’écartaient, quémandeurs. Jambe droite d’abord, puis il rejoua la même partition sur la gauche.

 

Pianissimo, il écrivit la mélodie d’un Requiem sur mon corps en prévision de ma petite mort. Mezzo forte il posa ses lèvres sur celles de ma Prima Donna qui n’attendait déjà que cela. Il marqua la pause pour qu’allegro mon plaisir décolle, et je poussai un soupir pendant qu’il me rendait folle de désir. Il laissa mon chœur battre une mesure anarchique qui me rendit presque hystérique et entama une valse endiablée avec mon intimité. Dolcissimo, il caressa le bec de mon instrument auquel il apposa un tempo oppressant. Luc fit des rondes à l’orée de ce que j’aurais souhaité être habité. Crescendo, mon petit impertinent fit le dos rond pour se rendre intéressant ; alors le compositeur reprit son concerto sur le point d’orgue de ma jouissance, et c’est avec maestria qu’il enfonça ses doigts dans la déliquescence de mon allegria en effervescence. 

Fortissimo, je jouis sur le visage du chef d’orchestre de mon extase, et prestissimo je  retombai allongée sur le dos en chantant les notes de la sonate qui touchait à sa fin.

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