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L'écharpe rouge

Chapitre unique

Erotique

Je me souviens que cette année-là, nous avions un très bel été indien. Septembre semblait s’éterniser et rien ne laissait présager l’hiver rude qui allait suivre. J’étais passé chef d’équipe à mon taf, même si j’aurais préféré le terme de manager. Fort de dix ans d’ancienneté dans cette société, il me tardait de faire mes preuves à ce nouveau poste. Ma première mission fut de gérer le recrutement de deux aides administratives. L’exercice de fin d’année civile nous avait appris que nous n’étions pas assez nombreux pour gérer la paperasse et les réunions qui s’accumulaient et embaucher deux personnes pour des CDD de trois mois nous était indispensable. Le boulot était parfois laborieux, mais bien payé. C’était mon argument essentiel lors des entretiens d’embauche.


Trois personnes avaient retenu mon attention lors des nombreux entretiens que j’avais fait subir à de pauvres candidats parfois désœuvrés. Léa, une jeune femme de 24 ans plutôt dynamique, avec les qualifications que nous recherchions. Son embauche ne faisait aucun doute à mes yeux. C’était entre les deux autres candidatures que j’hésitais. D’un côté, Éric, qui venait juste de finir ses études d’ingénieur et qui cherchait des petits jobs en attendant de se mettre à son compte et de l’autre Alexandra, femme de 26 ans, sans qualification, mais avec un solide CV. Je dois avouer que la petite Alexandra m’avait vraiment tapé dans l’œil. Je ne suis déjà pas bien grand, mais elle faisait une tête de moins que moi, ses yeux encadrés par des lunettes carrées lui donnaient un petit air à la fois sévère et charmeur et le pantalon qu’elle portait dévoilait un ventre un peu rond et des fesses rebondies.


M’égarant dans des pensées salaces, je décidai de me reconcentrer sur les CV, les compétences professionnelles et la masse de travail qu’il y avait à abattre d’ici décembre.


Je dois admettre que c’est un peu la mort dans l’âme que je choisis Éric. J’aimais bien son dynamisme et préférais lui donner une chance pour son premier emploi. Je l’appelai sur-le-champ pour lui annoncer la nouvelle. Il était ravi et commencerait le lundi matin suivant. J’enchaînai par Léa, qui ne répondit pas et enfin, je conclus par Alexandra. Elle semblait bien évidemment déçue, mais c’est le genre de personne qui semblait ne pas se laisser abattre face à l’adversité.


Le lundi arriva, j’accueillis Éric en lui faisant signer son contrat de travail jusqu’à mi-décembre et lui expliquai ce qui constituerait l’essentiel de ses occupations au bureau d’ici trois mois. J’avais rappelé Léa à plusieurs reprises, mais elle n’avait jamais donné suite. Je ne savais pas si elle avait un problème ou si elle avait simplement trouvé autre chose entre temps, mais ne pouvant attendre plus longtemps, je lui laissai un message lui annonçant que son poste serait pris par quelqu’un d’autre et j’appelai Alexandra.


— Oui, allo ?

— Bonjour mademoiselle, je vous ai contacté la semaine dernière pour vous annoncer que je ne pourrais malheureusement pas vous accueillir dans notre équipe. Il se trouve que la personne que je devais recruter ne donne pas suite. Vous êtes toujours intéressée pour le poste d’aide administrative ?

— Bien sûr ! Quand voulez-vous que je commence ?

— Le plus tôt sera la mieux. Vous pourriez être là dans combien de temps ?

— Donnez-moi une heure et je suis tout à vous.

— Je n’en demande pas tant mademoiselle, dis-je en riant, alors je vous dis à tout à l’heure.

— Très bien, heu... si je peux me permettre, c’est madame.

— Toutes mes excuses, madame. A tout à l’heure.


A l’heure dite, Alexandra se présenta pour prendre son poste. Elle avait ce genre de sourire qui ne ment pas, qui se dévoile par réelle bonne humeur et qui illumine celui à qui il est adressé. Elle était vêtue d’un jean délavé haute taille rehaussé d’une large ceinture noire derrière laquelle s’enfonçait un petit chemisier mauve. Entre les pans du chemisier, un pendentif pendait sur le bas de son cou.


Rapidement, novembre transforma l’été en un lointain souvenir et les pulls épais remplacèrent imperceptiblement les petits hauts à manches courtes.


C’est avec regret que je vis Alexandra remiser ses magnifiques robes légères contre des vêtements plus adaptés à la rudesse du climat. Mais novembre, c’est également le grand rush au boulot avant les vacances de Noël. Semaines à rallonge, heures supp’ et parfois, retour au bureau le samedi. Si Éric brillait par son efficacité et son organisation, Alexandra, ou Alex, comme elle voulait dorénavant que je l’appelle, se montrait tout aussi efficace avec en plus une humeur toujours égale et une joie de vivre non feinte. Nous nous retrouvâmes souvent seuls pendant de longues soirées à trier papiers et dossiers. Nous échangions sur nos vies, son mari, ma femme, sa fille... Je pense que nous prenions tous les deux les anecdotes de notre propre vie comme des remparts à une attirance mutuelle discrète, mais vivace. Elle riait un peu trop fort à mes blagues moisies, je regardais un peu trop longtemps ses yeux d’un vert presque transparent.


Quand décembre arriva avec les premiers flocons de neige, le contrat d’Alex toucha à sa fin. J’en étais à la fois triste et heureux. Triste parce que je perdrais bientôt une collègue efficace et une confidente joviale, et heureux parce que je n’aurais plus à refréner mes folles envies de l’embrasser dès que je la croisais.

Le travail avait été bien avancé et je savais que je partirais en vacances l’esprit serein. Grâce à Éric, certes, mais surtout grâce à Alex.


Pour son dernier jour, Alex était vêtue d’une robe moulante noire, de longs collants gris et de petites bottines à talon. Elle m’offrit une boîte de cannelés qu’elle avait cuisinés elle-même. Je la remerciai chaleureusement en lui embrassant tendrement la joue. Elle avait un parfum délicat et la peau aussi douce que je l’imaginais. Elle me dit au revoir et me remercia encore pour le contrat de travail. Puis, elle quitta mon bureau. L’après-midi fila vite et l’heure de la fermeture approcha. Un mois de vacances pour tous, une perspective qui m’enchantait malgré le petit pincement au cœur que je traînais depuis le départ de ma chère collaboratrice blonde.


Une fois tous les collègues partis, je retournai à mon bureau pour finir de ranger mes affaires et éteindre mon PC. Je fis le tour des locaux pour m’assurer que tout était fermé et que les lumières étaient bien éteintes. Ce qui était le cas. Excepté la lumière des toilettes, mais comme il s’agissait d’un allumage automatique avec détecteur de mouvement, je ne pris pas la peine de m’y déplacer. Quand j’entendis un bruit métallique.


— Y a encore quelqu’un ? m’enquis-je.


Pas de réponse. Puis à nouveau un petit bruit. Comme si quelque chose tanguait et se cognait contre la faïence d’un lavabo. Je me dis que le velux était peut-être resté ouvert, provoquant un courant d’air et je poussai la porte entrouverte. Personne.


— Quelqu’un est là ? Parce que je vais fermer...


Soudain, la porte d’une des toilettes s’ouvrit et une main agrippa ma chemise. A peine eus-je le réflexe de me dégager, que des lèvres se posèrent sur les miennes. Je saisis ce corps qui me sautait dessus, d’abord dans le réflexe de le repousser, puis, reconnaissant mon agresseur, pour le maintenir tout contre moi. Alex s’était pendue à mon cou. A peine remis de mes émotions, sa bouche dévorait la mienne et son souffle court traduisait toute l’impatience, toute l’envie qui émanait de son être. Nous ne prononçâmes pas un mot. C’était inutile. Inutile de mettre des paroles sur le double adultère qui allait avoir lieu, car il était inévitable, la passion était trop forte, le désir trop puissant.


Alors que sa langue dansait sur la mienne, mes mains frénétiques la plaquaient contre moi, touchant son dos, ses fesses, ses cheveux. Rapidement, ses mains s’étaient lancées sous ma chemise, caressant mon ventre, mon dos, écrasant mes fesses pour que son corps se colle au mien. Aussitôt, mon sexe prit une place conséquente sous son armure de tissu et déjà, ses doigts se lançaient à l’assaut de la boucle de ma ceinture. D’un geste vif elle écarta les pans de mon jean noir et libéra le monstre de sa prison trop étroite. Elle masturba mon sexe déjà dur tout en continuant à m’embrasser, son souffle plus puissant et ses gémissements naissants. Elle mordit ma lèvre, me lança un regard fiévreux à travers ses lunettes et se mit à genoux devant moi. Elle contempla un instant mon membre dressé et posa ses lèvres sur son extrémité. Sa langue s’enroula autour de mon gland, m’arrachant un râle de plaisir.


Sa main à la base de mon sexe s’agita lentement pour remonter jusqu’à sa bouche qui m’avalait déjà. Ses soupirs accompagnant le rythme qu’elle m’imposait firent durcir encore plus mon sexe dont les veines saillaient à présent de part et d’autre. Je posai une main dans ses cheveux et la regardai à son œuvre. Elle m’engloutissait avec fébrilité, se délectant de ce dard puissant, le faisant disparaître entièrement et provoquant des bruits de succions qui me faisaient monter au-delà de l’excitation. Je n’étais qu’une chose fébrile entre ses mains et ses lèvres, et mes muscles se contractèrent quand je sentis arriver le point de non-retour. Elle comprit par mes gémissements que je n’y tiendrais déjà plus et se mit à me masturber de plus belle. Sa langue léchant le frein de mon gland, elle posa ses yeux larmoyants à force de m’engloutir sur les miens, comme une invitation à en finir. Un long jet de liquide stria son visage.


Elle n’eut même pas un mouvement de recul et continua de me masturber avant de me prendre totalement en bouche. Son nez s’écrasa contre mon ventre, ses mains se crispèrent sur mes fesses pendant que je sentais mes forces se vider en elle. Cet instant d’éternité se figea en moi à travers un orgasme puissant et dévastateur. Mon corps entier était concentré dans la chaleur humide de sa bouche, elle m’avait complètement saisi, totalement annihilé, je n’étais plus que jouissance et elle me contenait entièrement entre ses lèvres humides et douces.


Je mis quelques instants à me remettre de ce coup de tonnerre avant de constater dans quel état était ma partenaire improvisée. Je m’étais propulsé sur elle en une impressionnante quantité de fluide qui recouvrait maintenant ses lunettes, son visage du menton jusqu’au front et tachait par endroit sa jolie robe noire en de petites étoiles aqueuses. Son sourire me fit comprendre qu’elle ne m’en tenait pas rigueur.


La relevant, je lui nettoyai le visage avec de l’essuie-main et l’embrassai langoureusement. Je compris quand le haut de sa jambe se frotta à ma cuisse que même si mon état de fébrilité ne me le permettait pas encore, il allait falloir que je me ressaisisse rapidement afin d’apaiser à mon tour ses ardeurs. Sa langue chaude tourbillonna sur la mienne et son souffle se fit plus court lorsque mes mains firent remonter sa robe au-dessus de ses fesses que je saisis à pleine main. Fermes et généreuses, ses formes suaves firent rapidement remonter en moi l’envie de découvrir ce corps brûlant. Mes doigts se perdaient maintenant sur son ventre un peu rond et remontaient vers sa poitrine emprisonnée sous un cocon de dentelles noires. Elle poussa un léger soupir lorsque je libérais l’emprise du tissu sur sa peau pour dévoiler deux petits seins légers et pâles. D’un geste vif, j’engloutis son téton et elle gémit en serrant mon crâne contre elle.


Tandis que je goûtais à sa chair si délicate, ma main libre fit lentement glisser sa robe au sol. Elle était si petite dans mes bras. Se mêlait alors en moi à son propos un sentiment de fragilité, de féminité, mais aussi d’assurance et de force. « Cette fille-là est en or », me dis-je à moi-même alors que j’abandonnai son sein pour retourner l’embrasser à nouveau.


Je saisis son visage entre mes mains et descendis à la découverte de son intimité. Sous ses seins délicats, un ventre indolent dont de délicieuses vergetures parcheminaient la peau surplombait une culotte noire échancrée. Je promenai mes lèvres sur cette peau que la maternité avait usée avant de m’arrêter face à son triangle de tissu. Lentement, du bout des doigts et entre mes dents, je saisis l’élastique et le fis glisser jusqu’au bas de ses cuisses avant de la caler sur le rebord du lavabo. Ses mains s’agrippèrent à mes cheveux et son bassin se cambra quand mes lèvres entreprirent de déguster sa toison auburn. L’odeur musquée de son sexe et le goût salé de ses lèvres provoquèrent un remous de plaisir dans mon bas-ventre et je sentis mon sexe se contracter entre mes jambes. Je me régalai de ses chairs moites comme on se délecte d’un fruit bien mûr. De mes doigts, j’écartai ses fines lèvres pour dévoiler entièrement son intimité.


Ma langue tourbillonna sur l’orifice de son vagin avant de trouver son clitoris. J’enfonçai lentement deux doigts en elle et je sentis rapidement mes muscles chauffer dans mes bras tant ses râles m’invitaient à poursuivre. Son liquide mêlé à ma salive s’écoulait le long de ma main et de ses poils pubiens trempés. Je sentis alors en elle un spasme, sa respiration se coupa et son corps se contracta en un orgasme silencieux. Quand ses muscles se décontractèrent, je remontai, embrassant son ventre, ses seins, avant de retrouver la chaleur de sa bouche. Je la serrai contre moi, mon torse contre ses seins et j’écartai ses cuisses pour entrer en elle. Elle passa une main autour de mon cou et ferma les yeux. Je m’invitai lentement, contractant mes abdominaux pour que chaque centimètre de mon sexe qui la pénétrait soit parfaitement contrôlé. Elle gémit et me serra avec force quand mon pubis se colla au sien.


J’entrepris de lents mouvements de reins en la tenant par la taille. Je la prenais totalement et elle m’accueillait entièrement. Ses mains s’agrippèrent à mes hanches alors que j’accélérais le rythme. Elle mordilla ses lèvres en me fixant, le souffle court, de la transpiration coulant le long des courbes de son ventre et de ses seins. Elle frotta son bassin contre moi, gémissant plus fort encore. Les sons étouffés qui s’échappaient d’elle étaient de plus en plus incontrôlés, sa respiration se dispersa et je sentis que je montais. Voulant prolonger cet intense moment de plaisir, je me retirai, la fis descendre du lavabo et la laissai se retourner. Elle posa ses coudes sur la faïence et m’offrit le bas de son dos. Sur une de ses fesses, un grain de beauté semblait former un sourire. Je saisis sa taille et m’enfonçai brusquement en elle, sans ménagement.


Elle gémit à nouveau et chacun de mes coups de reins semblait lui procurer d’intenses ondes de plaisir. Déjà, je sentais l’explosion imminente. Je me contractai, pour retarder l’inévitable, gémissant à mon tour. A chacune de mes saillies, ses fesses ondulaient et ses râles s’intensifiaient. Des mots tentèrent de sortir de sa bouche, mais ils étaient incompréhensibles tellement je martelais mon sexe en elle. Entre deux gargouillis aigus, j’entendis un « je jouis ! ». C’en était trop pour moi. J’aurais voulu lui dire que moi aussi, je l’accompagnais dans cet orgasme, mais la jouissance fut trop forte. Je serrais les dents quand mon sexe tressaillit, je sentis chaque jet de fluide s’éjecter de mon corps brûlant, mes abdominaux me firent mal tellement je me contractai et me crispai. C’était ce mal qui fait du bien, cette douleur de plaisir intense avant de sentir monter la chaude vague de l’abandon et de la petite mort.


Le reste de mes souvenirs est plus diffus. Nous nous embrassâmes encore longtemps avant de recouvrir nos corps de nos vêtements. Je me souviens que je souris quand je vis qu’elle avait pris des habits de rechange. Elle avait tout planifié. Elle voulait quelque chose, elle avait tout fait pour y arriver, et elle avait réussi. A mon grand bonheur.


Je fermai la porte des bureaux à double tour et nous rejoignîmes la rue éclairée des décorations de Noël. Nous marchâmes jusqu’à son arrêt de bus. Elle en loupa volontairement deux tant nous parlions. Le troisième et dernier bus de la soirée arriva alors que le froid se faisait plus vif. Elle enroula son écharpe rouge autour de mon cou, m’embrassa sur la joue, me dit « au revoir » et le véhicule l’engloutit avec quelques badauds.


Je ne l’ai jamais revue.

Chaque année, le dernier jour de bureau de décembre, je pars systématiquement en dernier. Je fais le tour des locaux, je vérifie les fenêtres et je m’assure qu’il n’y a personne aux toilettes. Je ne sais pas pourquoi. Je crois même que je n’espère rien, si ce n’est de ne pas perdre ce souvenir.

Je marche ensuite jusqu’à l’arrêt de bus, j’attends le dernier et je rentre chez moi, mon écharpe rouge autour du cou.

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