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L'éducation de Sylvain

Chapitre 2

Première leçon.

Erotique

Le lendemain, Sylvain avait fait un effort de présentation, il portait un jean plus droit en moins chiffonné et un tee-shirt blanc repassé. Il avait aussi fait le ménage de son appartement. Piqué au vif, dans sa façon de vivre, il avait voulu prouver à cette femme qu’elle avait tort à son sujet. A 8h, elle sonna à la porte. Sylvain prit une grande inspiration et ouvrit la porte.

—    Bonjour, Entre !

—    Bonjour, merci.

La jeune femme commença par faire le tour de l’appartement, il y avait une pièce principale, un couloir et trois portes, donnant sur la salle de bain et les WC, la cuisine et la chambre. Appartement très simple. Elle revint dans la salle.

—    Mets-toi nu ! Que je constate les dégâts.

Sylvain hésita quelques instants, puis se déshabilla, il avait signé le contrat, il n’avait plus vraiment le choix. Plus le contrôle de son corps. Il se tint nu devant elle, aussi fièrement que possible. Manon attrapa le premier objet qui lui tomba sous la main et donna un coup dans le bas-ventre du jeune homme.

—    Je ne te demande pas d’avoir une érection. Tu es vraiment un c*n*r* de penser qu’à ça !

—    Pardon… Mais ça fait mal.

—    Allez relève-toi !

Sylvain se remit debout, Manon s’avança vers lui et commença à caresser son torse et son bas-ventre. Comment ne pas avoir d’érection, quand une belle femme vous caresse comme ça ? Pourtant il fit de son mieux pour se retenir. Elle passa dans son dos, en claquant ses talons sur le sol.

—    Tu as des cours de gym à prendre. On va commencer par faire dix abdos et cinq pompes.

—    Maintenant ?

—    Non, dans dix ans, évidement maintenant. Pas besoin de te rhabiller, dit-elle en s’asseyant dans le canapé.

Sylvain se retrouve à faire des abdominaux, nu, au milieu de son salon. Si on lui avait dit un truc de ce genre, il y a quelques jours, il ne l’aurait pas cru. Il aurait même ri aux éclats et pourtant, il en était là. Il fallait être sacrément maso pour faire une chose pareille.

—    Et dix ! finit-il.

Il avait dû mal. Il n’était pourtant pas gros, plutôt svelte, il se pensait plutôt sportif, mais en fait, il ne l’était pas du tout.

—    Regarder du foot à la télévision, je n’appelle pas ça être sportif. Les joueurs sur le terrain sont des sportifs, les abrutis assis à les regarder, je n’appelle pas ça des sportifs. Regardez des gens payaient des millions pour courir après un ballon… franchement !

—    C’est l’esprit foot, vous les femmes, vous ne pouvez pas comprendre…

Manon le fusilla du regard puis elle se mit à rire, elle éclata de rire. Il la regarda un peu surprise.

—    Je n’ai jamais rien entendu d’aussi macho. Ma sœur est sportive et une vraie footballeuse, pas la moitié d’un sportif. Et mon père déteste le foot. Ce n’est pas une question de sexe, mais de gout, d’intérêt. Une femme peut très bien s’intéresser au foot et un homme à la couture ou à la cuisine. Franchement, ces préjugés sont tellement … démodés. Les cinq pompes ! fit Manon.

Le jeune homme se mit en position et fit les cinq pompes, il avait vraiment l’impression d’avoir les bras en compotes et son sexe pendouillant entre ses jambes. Mais il parvint malgré tout à les faire.

—    Tous les matins, nous ferons une série de ce genre. Déjà dans une semaine, ça te paraitra plus facile. Tu peux t’asseoir. Je vais t’expliquer la semaine. Inutile de te vêtir !


Sylvain s’assit sur son canapé et observa la jeune femme qui se tenait debout au-dessus de lui, elle avait l’air vraiment classe dans son tailleur. Elle tenait dans sa main, une cuillère en bois, qu’elle avait récupéré dans son tiroir. Elle jouait avec, en le faisant taper dans le creux de sa main.

—    Qu’est-ce qu’un homme selon toi ? Que doit-il faire ? Ne pas faire ? demanda Manon.

—    Euh…  Il doit prendre soin de sa famille, de la femme qu’il aime.

—    Oui, de quelle façon ?

—    Euh…  

—    Comment on montre à une personne qu’on l’aime ?

—    En étant présent !

—    Oui, mais encore … Tu ne vas pas assez loin au fond des choses. Est-ce qu’être présent pour quelqu’un se limite à la présence physique. Genre, je te fais l’amour tous les soirs, tu vois je suis là pour toi.

—    Non, j’imagine que non.

—    Alors que fait une personne pour prouver qu’elle a de l’amour pour une autre ?

—    Des petites attentions, des mots doux, des câlins, l’écouter parler, la consoler, rire avec elle.

—    Ah ... C’est déjà bien. Est-ce que tu faisais tout ça avec ton ex ?

—    … Non, pas vraiment.

—    Et elle l’a-t-elle fait ?

—    Oui, au début… et puis …

—    Le foot, c’est mis au milieu !

—    D’une certaine façon. Je passais mes soirées avec les copains à regarder les matchs de foot ou à boire ou d’autres trucs.

—    Chaque personne a le droit d’avoir un moment à lui, c’est même primordial ! Mais il faut savoir gérer son temps et être en phase. Je suis sûre qu’un simple dîner aux chandelles lui aurait suffi. Elle ne te demandait pas surement pas la lune.

—    Ça parait tellement facile dit comme ça.

—    Mais c’est facile. Bon je dois aller au travail. Alors voilà tes devoirs du jour, tu vas faire une liste de toutes les attentions que tu peux avoir pour une personne, des mots doux que tu peux laisser. De même que toutes les choses sur tes habitudes que tu peux revoir. Et dernier point, j’aimerais avoir ta taille de vêtements.

—    Je fais du 40 et du M.

—    Parfait. Oh une dernière chose, je reviens à midi, je veux te voir lavé, brossé et essaye de discipliner tous ces poils.

—    Me raser ?

—    Je n’en demande pas tant. Mais que tu sois plus un homme, qu’un singe.


Manon quitta l’appartement à 9h, il soupira et se retrouva tout seul au milieu de son salon, nu, avec des devoirs à faire. Mais étrangement, cette première discussion, l’avait fait drôlement réfléchir sur sa façon de faire avec les femmes. C’est vrai, Justine, sa petite amie, ne demandait surement pas la lune et un dîner à l’écouter parler n’aurait pas été la mer à boire. Mais il n’y avait tout simplement pas pensé. Quand avait-il préparé un repas pour elle ? Avaient-ils fait une simple balade dans un parc ?  Il ne s’en souvenait même pas ! Par contre les soirées à boire avec les copains, oui, ça il s’en souvenait. Et étrangement, en mettant en perspective les choses, ça n’avait rien de souvenirs heureux.


Sylvain passa de longues minutes sous la douche, quand est-ce la dernière fois qu’il avait vraiment pris soin de lui ? Il s’était toujours moqué de Justine et tous ses produits de beauté, crèmes et compagnie, mais … au fond, elle avait raison. Prendre soin de soi, c’est déjà un début, cela permet peut-être de prendre soin des autres. Il utilisa un rasoir et des ciseaux pour dompter ses poils. Bon Manon avait un peu exagéré en disant qu’il ressemblait à un singe, mais c’est vrai qu’il y en avait beaucoup. Il se sentait étrangement plus libre et plus propre avec le corps ainsi libéré de quelques poils. L’odeur de son gel douche et de son shampooing, le rendait euphorique. Il avait plus d’entrain et d’énergie.


Il s’installa sur sa table, pour plancher sur les attentions qu’il pouvait avoir envers les autres, la femme qu’il aime en particulier. A part, un restaurant ou un dîner à la maison, les exemples que Manon avait cités et la balade main dans la main dans un parc, il n’avait pas beaucoup d’idées. Est-ce qu’il était à ce point idiot ? Quelqu’un cogna à la porte, Manon était là, elle entra dans la pièce. Et soupira d’une étrange déception. Il manquait de … prévenance, ce brave garçon.

—    Tu as dix minutes pour me préparer un repas ! fit Manon, en s’asseyant à la table de la cuisine, elle tira la feuille de l’exercice vers elle.

Il n’y avait pas grand-chose d’écrit, elle avait misé sur une semaine de cours, mais à ce rythme-là, il lui faudra un mois pour parvenir à faire de ce petit garçon, un homme. Il avait pourtant le même âge qu’elle. On dirait un adolescent ! Cet homme n’en était pas un dans sa tête et dans son comportement.


Sylvain leva son nez vers la cuisine, c’est comme si voyait une poêle pour la première fois de sa vie. D’ordinaire, il se fait des repas tout prêts dans le micro-onde, quand ce n’est pas sa mère ou Justine qui cuisine. Il ouvrit son congélateur, croisant les doigts qu’il reste un plat que sa mère a fait. Il soupira de soulagement en découvrant une ratatouille. Ça ne devrait pas être trop compliqué à faire réchauffer. Il prit une casserole et mis le « bloc » de ratatouille dans le fond, le feu dessous et voilà. Le jeune homme ouvrit les placards pour sortir assiettes et couverts, l’envie d’impressionner cette femme qui le tenait par les c*u*l*e*. Pourquoi est-ce qu’il n’avait pas eu … cette envie avec Justine ? Dans le fond, il l’aimait. Il aurait dû vouloir lui rendre la vie belle. Mais il lui avait tout laisser gérer, le ménage, les courses, la cuisine, en plus de son travail. Ce n’est guère étonnant, qu’elle soit fatiguée à la fin de la journée. M*r*e pourquoi il n’avait rien compris ?


—    Franchement, c’est quand même très limite, comme liste. Tu n’as … pensé à rien pour lui plaire.

—    C’est que, je crois, je me suis laissé vivre !

—    C’est plus facile en effet. Mais tu comprends bien que cela n’est pas bien pour celui qui doit tout porté le reste. Et ne rien recevoir en retour. Ou alors juste une partie de jambe en l’air. Laisse-moi deviner ! Tu es tombé des nues quand elle est partie, tu as cru que tout se passait bien entre vous.

—    Oui…

—    Et pourtant, elle a dû t’envoyer des signaux d’alerte. Continuait-elle de jouir quand tu lui faisais l’amour ? Ou même ça, tu ne t’en es même soucié ?

—    Je ne sais pas… fit-il en se grattant la tête.

—    Franchement, c’est désespérant ! Je me demande si une semaine va suffire. Ça ne sent pas le cramé ?  

—    M*r*e ! fit Sylvain en se précipitant vers la casserole.

Le fond avait commencé à cramer, alors que le haut n’était même encore chaud. Il soupira, est-ce qu’il était bon à rien ?

—    Est-ce qu’il y a quelqu’un pour te donner des cours de cuisine ?

—    Ma mère, je suppose.

—    Mmmh ! A mon avis, il vaut mieux aller dans un cours de cuisine collective. Nous avons une adresse à proposer, nous leur avons déjà emmené des clients. Je ne dis pas que ta mère ne sera pas bien, mais vous risquez revenir à vos routines, où elle finit par le faire. Et c’est naturel de la part d’une mère, mais pas toujours le mieux à faire.


Manon eut quand même son repas, pas trop cramé et en dehors du gout du décongelé, ce n’était pas mauvais. La mère de Sylvain avait du talent en cuisine, après tout, c’est comme ça qu’on garde un homme, avec son ventre.

—    Il va falloir que tu complètes cette liste. Tu peux regarder sur internet, mais il faut quand même des choses, qui te correspondent que tu pourrais faire sans y « penser ». Demain, c’est mon jour de repos, nous allons le passer à faire ton relooking. Je vais revoir ta garde-robe. J’ai déjà passé commande pour les vêtements. La coiffure, c’est à peu près ça, mais on ira quand même voir notre partenaire. Sinon as-tu toujours ta fourrure de singe ?

—    Non, j’ai fait un effort !

—    Fais-voir.

Sylvain se mit à nu, devant Manon, ce n’était plus si honteux, ni même excitant. Juste … enfin presque normal de se mettre à poil devant elle. Il était mieux ainsi, la jeune femme hocha la tête et il se sentit heureux d’avoir pu réussir son travail. Manon tendit la main et prit son sexe entre ses doigts.

—     C’est bien plus agréable sans avoir les doigts coincés dans des poils, n’est-ce pas ?


Sylvain n’avait pas envie de lui donner tort, mais le fait que son sexe soit nu était plus agréable entre les mains d’une femme. Elle le branla et il était debout, la jeune femme était à côté de lui et il avait sa main sur la table, pour éviter de tomber, elle était douée avec sa main.

—    Je vais venir… murmura-t-il.

—    Plus tard alors ! dit-elle en se penchant vers lui avec le sourire. Interdire de jouir sans moi. D’ailleurs, pour cet après-midi, il t’est interdit de jouir, je le saurais, je sais toujours ce genre de choses. Et tu vas continuer cette liste, elle doit au moins avoir une trentaine de petites attentions.

La jeune femme le laissa là, avec son érection sur le point de jouir et il n’avait pas le droit. Alors là, il n’en était pas question. Dés qu’elle quitta son appartement, il se remit à se masturber, pour enfin éjaculer sur le sol de sa cuisine. C’est bien la première fois qu’il faisait un truc pareil. Quand il se retourna, il vit que la porte de sa maison était grande ouverte. Il n’avait même pas fait attention. Il se précipita vers la porte, il n’avait pas envie que sa voisine le voie nu. Il dut aussi nettoyer le sol de sa cuisine. Il se demanda si Manon avait pu le voir ou pas. Il aurait pu attendre qu’elle soit loin avant de jouir sur le plancher de sa cuisine.


Il passa l’après-midi à faire sa liste d’attentions. : Faire la cuisine, acheter des bijoux, des vêtements, faire des petits mots, dessiner des portraits, amener le petit déjeuner au lit, promenade main dans la main, aller au cinéma, ne pas oublier les anniversaires, aller danser, la faire rire, partager une activité avec elle, écouter l’autre et aider ou soutenir l’autre.


Quand la jeune femme revint, elle avait un drôle de sourire sur le visage. Elle le poussa, avança vers la cuisine, ouvrit le tiroir, récupéra la cuillère en bois.

—    Baisse ton pantalon ! Tout de suite !

Sylvain baissa son pantalon. Elle le poussa contre la table, elle le força à lever les fesses et donna un premier coup avec la cuillère en bois.

—    Sais-tu pourquoi tu dois être puni ?

—    J’ai … joui ?

—    Exactement, je te l’avais interdit. Combien de fois te masturbes-tu dans une journée ?

—    Euh… deux ou trois fois.

—    Sérieux !? C’est beaucoup trop. Trois fois par semaine et encore. Il faut que tu fasses confiance au programme, fit-elle en donnant un coup sur la fesse de Sylvain.

Elle donna plusieurs coups sur les fesses du jeune homme, puis elle lui dit de préparer le repas du soir. Sylvain se retrouva à cuisiner, il avait plus cuisiné en un jour, qu’en pratiquement un an de vie avec Justine. Le repas du soir était un peu moins cramé que celui du midi. La jeune femme s’installa dans le canapé, après le repas et observa l’homme. Il avait quelques progrès, il avait fait une liste un peu plus longue.

—    Faire des portraits ? Tu peins ?

—    Je dessine, ce sont surtout des croquis.

—   C’est un talent à valoriser. Si ce n’est pas professionnel, les femmes vont adorer les dessins. Mais à petites doses. Il faut que cela reste « exceptionnel » pour avoir de la valeur. Ce soir, nous allons commencer la leçon N°8, fit Manon.

La jeune femme ouvrir son sac et sortit une étrange cage. Sylvain mit quelques instants avant de comprendre de quoi il était question. Une cage de chasteté. Mais elle n’allait pas bien.

—    Tu …

—   Silence ! Tu te masturbes beaucoup trop, l’abstinence augmente la confiance en soi, le taux de testostérone, le bien être, l’énergie du quotidien, de motivations. Sans parler du gain de temps. De toute façon, tu es sous contrat, elle ne va pas te mordre ! fit Manon avec le sourire. Je te l’enlève dans une heure.


Sylvain s’avança vers la jeune femme et elle lui mit la cage en place. Il ne pouvait pas jouir, ni même bander. Le machin lui paraissait lourd et il se sentait … prisonnier. Une fois, dans sa cage, le jeune homme s’assit et Manon posa des questions sur sa vie, sur ses études, sur ses emplois. Il lui parla des journées qu’il avait, souvent assis sur ce canapé, à regarder des séries à la télévision, ou à jouer à des jeux-vidéos. Elle trouva ça déplorable, quand même, elle avait de la peine pour cette pauvre Justine. Au bout d’une heure, Manon lui enleva sa cage. Il se sentait à la fois, soulagé et en même temps … vide.

—    Bon, je vais te laisser pour ce soir. Demain, je serais là toute la journée, nous passerons à plus grande vitesse. As-tu choisi ta journée de repos ? Mercredi ou Jeudi, c’est le mieux.

—    Jeudi ! répondit Sylvain.

—    Bien à demain. N’oublie pas, pas de masturbation ! Je le saurais.

—    Oui !

Le jeune homme se retrouva seul, il s’allongea sur son lit et fixa le plafond pendant de longues heures en se demandant ce que cette semaine allait bien pouvoir donner comme résultat. Mais déjà en une journée, il se sentait différent, comme en proie à une nouvelle énergie. Et il n’arrivait pas à trouver le sommeil. Il fit des pompes et des abdos, histoire d’occuper son corps et de s’épuiser un peu. Il finit par s’endormir.

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