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L'éducation de Sylvain

Chapitre 4

Jour suivant

Erotique

Chapitre 4


Manon et Sylvain partagèrent le repas tous les deux. Le riz était assez bon, et il avait ajouté un peu de ketchup, en guise de sauce tomate. Ils discutèrent de tout et de rien et il était tout à fait à l’aise de se retrouver à moitié nu dans son salon, devant elle.

—     Tu veux connaître le défi, avant de mettre tes points en gage ?

—     Oui.

—     Je veux savoir si tu es capable de faire jouir une femme. Tu devras choisir doigts ou langue, et me faire jouir avec, le tout en moins de six minutes.


Sylvain la regarda un peu surprise, c’était la première fois qu’elle parlait de sexe. En plus, c’était pour toucher son corps. Il allait enfin voir le sexe de la jeune femme. Il avait envie de le faire. Et c’était doublement diabolique, parce qu’il pouvait accepter qu’elle le branle, mais il n’était pas certain de pouvoir jouir en trois minutes. Mais s’il prenait le risque de vouloir une fellation, il fallait d’abord qu’il la fasse jouir, et s’il n’y parvenait pas. Il n’aurait rien du tout. Ni branlette, ni fellation. Elle serait la seule à avoir … eu une caresse.

—     Alors ?

—     Je … tente de le faire avec ma langue.

—     Tu es sûr ?

—     Oui !

—     Bien.


Manon se leva, ôta son pantalon et son string, il découvrit un sexe parfaitement épilé. Elle s’assit sur le canapé et écarta les jambes. Elle invita Sylvain à venir à genoux entre ses jambes. Le jeune homme s’installa et se pencha vers le sexe de la jeune femme. Elle mit une alarme à son portable. Elle pencha la tête en arrière et ferma les yeux, en gémissant de bonheur. Il fallait qu’elle tienne six minutes, ça ne devrait pas être trop difficile.

—     Pas le droit aux doigts, tu as choisi la langue, fit Manon.

Elle prit les mains du jeune homme et les tira vers elle, pour les coincer et l’empêcher d’utiliser autre chose que sa langue pour la faire jouir.


Sylvain, sa langue posée sur le sexe de la jeune femme, cherchait à la faire jouir. Il la lécha comme une glace, puis, sa langue fit des cercles autour de son clitoris, il le pinça entre ses lèvres. Et il sentit les jambes de la jeune femme se levaient pour les poser sur ses épaules, serrant sa tête entre ses cuisses. Il savait qu’il tenait le bon bout, qu’elle allait jouir, c’était une question de secondes maintenant. Il glissa sa langue entre ses grandes et petites lèvres et se perdit dans le sexe de la jeune femme.


Soudain le portable de la jeune femme se mit à sonner. Elle se pencha pour récupérer son téléphone, l’alarme annonçait la fin des six minutes. Sylvain continua quand même de lécher le sexe de Manon. De toute façon, sa tête était toujours coincée avec les jambes de la jeune femme. Elle se mit soudain à jouir, elle poussa des petits cris, en caressant les cheveux du jeune homme. Enfin, elle le lâcha et il se redressa.

—     Tu sais que tu n’as pas de récompense, et tu as quand même continué pour vouloir mon plaisir. C’est vrai bien.

—     Je voulais faire au mieux.

—     Je pense que ça mérite une récompense. Tourne-toi !


Sylvain, se mit de dos, et il sentit les mains de la jeune femme se posaient sur ses épaules, et elle lui fit un massage pour le détendre. Voilà quelque chose qu’il pourrait ajouter sur sa liste de petites attentions pour Justine. C’est pourtant simple de lui faire un massage quand elle rentre épuisée de son travail.

—     J’étais c*n, n’est-ce-pas ?

—     C’est-à-dire ?

—     Avec Justine, de ne pas penser à un simple massage pour la détendre, ou de faire la cuisine un soir, pour la soulager. Ou de faire une balade pour apprendre à la connaître. Comment je peux faire pour qu’elle voit que j’ai changé ?

—     Finissons la semaine, afin que tu aies toutes les cartes en main pour séduire cette jolie dame. Tu es mieux physiquement, petit singe, tu te comportes bien mieux, tu prends le temps de passer à l’autre avant de penser trop à toi. Si tu es sincère, elle s’en rendra vite compte.

—     Merci. Quand j’ai cliqué sur ce lien d’inscription, je ne pensais pas que … ça puisse marcher. Rendre un homme meilleur. Maintenant, je sais que c’était possible.

—     Tant mieux. Bon, il est vingt-deux heures, je vais rentrer.

—     Tu …. Commença Sylvain, il avait envie de lui dire qu’elle pouvait rester, mais elle n’était pas sa petite amie, elle était sa « professeur », sa tutrice pour cette formation.

—     Oui ! fit-il en se levant.


Manon se rhabilla, et  lui tendit une carte de visite, c’était un artiste qui proposait de faire des sculptures et des œuvres d’arts.

—     Je lui ai téléphoné, il t’attend demain pour faire le cartouche égyptien. C’est ton jour de repos, mais profites-en pour découvrir un peu plus ce que Justine aime.

—     Oui ! Merci !

—     Bonne soirée.


La jeune femme quitta l’appartement, et Sylvain se sentit un peu seul. Il soupira et s’allongea sur le lit, en fixant le plafond pendant de longues minutes avant de s’endormir.

 

Le lendemain, Anora et Manon se trouvaient devant la porte d’une charmante maison. Elles venaient de sonner à la porte et une dame d’un certain âge leur ouvrit avec le sourire.

—     Bonjour madame. Serait-il possible de parler à Justine ? Je m’appelle Anora et voici Manon. Nous aimerions lui parler de … Sylvain.

—     Vous êtes des amies à lui !

—     Non, pas vraiment. Toutefois, nous avons des informations, qui je pense, elle devrait connaître à son sujet.

—     Il l’a trompé, c’est ça, je sais que c’était un …

—     Non, rien de tout ça. Mais c’est un message privé que nous aimerions … transmettre à Justine.

—     Je veux bien leur parler, maman ! fit une voix dans la maison.


La mère de Justine les laissa entrer dans la maison. Les deux femmes ôtèrent leurs chaussures à l’entrée, vu le temps, c’était pour éviter les pas boueux dans la maison. Elles entrèrent dans le salon, où une jeune fille était recroquevillée sur un canapé, et regardait la télévision sans vraiment la voir.

—     Que voulez-vous me dire au sujet de Sylvain ?

—     Il a décidé de changer, de faire des efforts pour vous.

—    Les hommes disent tous ça, mais … rien ne change. Son père m’a fait le même coup.

—     Sylvain a décidé de suivre une …

—     Formation, proposa Manon.

—    Une formation comportementale afin de comprendre la raison de votre départ, et de pas refaire les mêmes erreurs. Nous offrons ce genre de servir dans notre association. Nous éduquons les hommes, afin d’améliorer leurs attitudes, vis-à-vis des femmes.

—     Et comment faites-vous ça, exactement ? demanda la mère de Justine.

—    Généralement en mélangeant récompenses et punitions. Manon, s’est chargé du cas de Sylvain.

—     C’est un élève attentif et appliqué. Normalement, il doit se trouver chez un artisan pour vous offrir une surprise. Et s’il a vraiment du talent pour l’art, il est bien possible qu’il décroche un travail.

—     Sylvain… Sylvain va travailler. !! commenta la mère de Justine.


La pauvre Justine observait les deux femmes debout devant elle, sans comprendre la moindre chose qu’elles étaient en train de dire. Elle comprenait les mots, mais mis avec Sylvain, ne correspondait pas du tout au jeune homme qu’elle connaissait. Sylvain et attentif, Sylvain et appliqué, Sylvain et cadeau, Sylvain et travail… rien n’allait ensemble.

—     Combien de personnes sont passés dans votre programme exactement ? ça se saurait si ce genre de trucs existaient ?

—     C’est encore un programme expérimental, mais il y a des effets spectaculaires. Sylvain est notre dixième client, mais il n’y a pas que des hommes, trois femmes y ont déjà participé, expliqua Anora. Si vous souhaitez donner une chance à Sylvain, de vous montrer qu’il a changé. Dimanche, il passe un genre d’examen, nous aimerions beaucoup votre participation. Venez à huit heures, devant chez lui, nous vous y attendrons.

—     Je vais… y réfléchir, fit Justine, les seuls mots qu’elle avait prononcé lors de cet étrange entretien.


Les deux femmes quittèrent la maison, elle offrait une chance de Justine, de découvrir que Sylvain avait bien changé. Il faisait ça pour lui, pour être un homme meilleur, mais aussi pour elle, pour lui apporter le bonheur qu’elle mérite.


Sylvain, de son côté, se sentait en joie, l’atelier de Martin était assez vaste, grand, et il y avait beaucoup de commande, en tout genre. Après la création de son cartouche où il avait écrit « Amour Justine. » les deux hommes avaient discuté arts, et Sylvain lui avait dessiné un croquis au fusain, et il avait été embauché. Il repensa à ses études de comptabilité que son père lui avait forcé à faire, alors qu’il avait toujours voulu suivre des cours d’arts. Il avait renoncé à son rêve, et voilà qu’il trouvait un travail… Un travail qu’il allait aimer faire et pas se perdre avec des chiffres dans un bureau au vingtième étage d’un immeuble. Trouve-toi un vrai métier, lui avait dit son père. Et bien voilà, il avait un vrai métier. Il avait presque envie de danser sous les rayons de soleil. Il ne savait pas aussi expansif.


Il ouvrit son téléphone et fit défiler les numéros vers celui de Justine, il hésita à lui envoyer un message pour lui parler de ce nouveau travail avec Martin. L’homme avait aussi suivit le programme de « dressage » avec Elizabeth, une autre femme de l’association d’Anora. Et il avait réussi à retrouver sa femme et il était aux petits oignons pour elle et c’était réciproque. Il y avait peut-être de l’espoir pour lui et Justine. Il rentra chez lui, sans envoyer de message. Il voulait faire quelques jours avec lui, pour être sûr, avant de lui annoncer la nouvelle. Il se prépara des pâtes, il cuisinait pour lui tout seul. Il passa aussi la soirée sur son ordinateur, à commander des livres sur la cuisine, le bricolage, le jardinage, et même des astuces de grands-mères pour le ménage, il est plus que temps qu’il apprenne tout ça.


Le lendemain matin, comme à son habitude, Manon frappa à 8 heures à la porte de la maison de Sylvain. Ce dernier lui ouvrit, il est propre, il avait pris une douche et un petit déjeuner l’attendait sur la table. Manon en fut particulièrement impressionnée, si Justine ne revenait pas, il trouverait sans aucun doute une femme à chérir. Pendant qu’elle prenait son petit déjeuner, il fit ses abdos et ses pompes, nu au milieu de son salon. Puis il se releva et vint vers elle, en lui tendant la cage. Elle la mit en place et tout ça, sans qu’elle ait besoin de lui rappeler les règles.

—     Parfait ! Nous allons passer la journée tous les deux. Nous allons faire une balade dans la forêt.


Sylvain hocha la tête, même s’il trouvait cette activité un peu banale. Il savait aussi qu’il n’était pas au bout de ses surprises avec elle. Il s’habilla et ils se mirent en route. Sylvain monta dans la voiture de Manon, ils roulèrent quelques minutes pour sortir de la maison. Ils passèrent devant la maison de son ancien parton.

—     Oh, c’est la maison de Mr Tarrin, mon ancien patron. J’étais comptable chez lui.

—     Ah bon ! fit Manon, étrangement surprise par cette révélation.


Manon se gara dans un chemin privé et Sylvain descendit de la voiture. La jeune femme ouvrit le coffre de sa voiture et regardait les arbres en attendant qu’elle le rejoigne. Quand elle vint vers lui, elle tenait dans sa main, une laisse et un collier de chien.

—     J’ai bien cherché un collier de singe, mais il n’y avait pas dans les rayons.


Sylvain la regardait surprise, elle était sérieuse. Elle voulait se promener dans cette forêt avec lui en laisse. Mille et une pensées traversèrent la tête du jeune homme. Dire oui, dire stop, que là c’était trop quand même ! Surtout avec la maison de son ex-patron juste à côté. Et en même temps, portait un collier et une laisse, ce n’était pas la « mer à boire ». Il s’avança vers elle et elle lui passa le collier autour du cou, sans rien dire.



Puis ils se mirent en route tous les deux. Sylvain était très nerveux, bon ils n’étaient pas en ville, donc la probabilité de croiser quelqu’un était mince. Ensuite parmi ses personnes éventuelles, la probabilité de voir quelqu’un qu’il connait était tout aussi mince. Pourtant, il sursautait à chaque brindille qui craque.

—     Détends-toi ! On dirait une flipette.

—     Et si on croise quelqu’un ?

—     Tu lui dis bonjour ! Qu’est-ce que tu veux faire d’autre ?

—     Me cacher !

—     Tu es un singe ! Alors chut, les singes ne parlent pas.

—     Si je dois dire…. Aïe !

—     Je viens de te dire que les singes, ça ne parle pas, fit la jeune femme qui venait de tirer un coup sec sur la laisse.



Manon marchait, en parlant à son téléphone portable, sans se soucier de lui. Il devait se contenter d’être là à ses côtés sans rien dire. Est-ce que c’est ça qu’on ressent quand on est ignoré ? Combien de fois avait-il renvoyé balader Justine en lui disant qu’il jouait à son jeu, ou regarder une série ou un foot. La veille de son départ, il y a quelques mois, encore, elle avait voulu lui dire quelque chose, et il l’avait complétement ignorée. Elle était partie le lendemain sans un mot, sans un bruit. Juste un post-it, où il avait écrit « au revoir Sylvain ».


Non, mais il était vraiment le dernier des c*n*. Et il fallait qu’il se promène dans une forêt en laisse comme un chien… comme un singe pour le comprendre. Soudain, un homme arriva en face d’eux. Sylvain paniqua comme un fou et regarda autour de lui, dans l’espoir de se cacher derrière un arbre. Mais Manon continuait de marcher en parlant au téléphone et tenu en laisse, il était obligé de suivre.

—     Ma…

—     Silence !

—     Ma….


Manon lui donna un coup de laisse et s’arrêta, elle le fixa du regard et l’homme passa près d’eux, en les regardant avec le sourire.

—     Bonjour ! fit-il en continuant son chemin.


Que pouvait-il bien avoir pensé de ce spectacle. En tout cas, mis à part un sourire en coin, il n’avait fait aucun commentaire et la probabilité qu’il le recroise un jour, était mince, la ville était grande.

—     Il t’a fait peur, oh mon pauvre singe ! Tu es … ridicule !

—     Je sais ….

—     Silence.


Le duo reprit la route, et Manon envoya un message à Anora : On vient de croiser Jack, il est à tomber… Dommage qu’il soit homo. Le reste de la promenade se passa étrangement bien et après s’être posé de nombreuses questions sur son comportement avec Justine, après son inquiétude sur cette rencontre, il commença à apprécier la balade. Même la laisse, ne le déranger plus vraiment. Ils rejoignirent la voiture et la jeune femme lui enleva son collier.

—     Tu n’es plus un singe.

—     Je peux parler.

—     Tout à fait !

—     Je me suis rendu compte à quel point, ça pouvait faire mal, d’être ignoré, et pas écouté. J’ai été odieux, n’est-ce-pas ?

—     Je crois oui !

—     Comment on fait pour réparer ce genre de choses ?


—     On s’excuse, en espérant que l’autre va nous pardonner, et ensuite… on ne refait plus les mêmes erreurs.


Manon redémarra sa voiture et le duo repassa devant la maison de l’ex-patron de Sylvain. La jeune femme ne lui dira pas que le bois appartenait à lui : William Tarrin, le père d’Anora la responsable de ce programme.


 

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