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Elysor

Chapitre unique

Erotique

Couvert d’une fine couche de sueur, mon corps n’arrive plus à sortir de cette chaleur étouffante. Neuf jours que la température avoisine les quarante degrés, autant de nuits où mon sommeil est rendu difficile par la canicule. Alors par chance, ma maison est isolée et je peux me balader à poils toute la journée. Quand je dis à poils, c’est sans rien sur moi vraiment. Et pourtant, je suis trempée de transpiration. Désespérante, cette vague inédite d’ensoleillement violent. Je vis donc le cul à l’air vingt-quatre heures sur vingt-quatre.


Ça fait rigoler Seb ! Sébastien, c’est mon mari. Nous sommes en couple depuis la fin de nos études. J’ai vingt-six ans et il est mon ainé de deux ans. Entre nous, tout se passe bien. Nous gagnons bien notre vie et sans soucis matériels, c’est sûr que c’est mieux. Nous payons notre maison à tempérament, et dans soixante-douze mois, ce petit nid sympa sera définitivement à nous. Hier soir, nous avons fait l’amour malgré la chaleur. Alors ce matin, un samedi ordinaire dans une vie tout aussi commune, il est parti promener notre chien. Oui ! Nous avons un animal. Un Leonberg qui souffre aussi un peu de ce temps affolant.


De grande de taille, une bonne cinquantaine de kilos, c’est un gros pataud placide. Notre ami à quatre pattes fait donc partie intégrante de la famille depuis deux ans. Un vrai coup de cœur en visitant la SPA locale où les yeux doux du gros nounours nous ont de suite séduits, Sébastien et moi. Nous ne connaissons pas vraiment son âge ni sa provenance, puisque notre pépère a été découvert errant dans une de nos forêts par les gardes de celle-ci et amené au refuge quelques jours auparavant. Pas de tatouage, pas de puce d’identification. Enfin bref, nous l’avons recueilli en lieu et place de cet enfant qui tarde à venir.


Nous vivons presque une existence de rêve en compagnie de ce nouvel ami, baptisé par Sébastien du prénom de Elysore ! Allez savoir pourquoi ! Si ! Je peux vous dire le secret… mon mari a un peu de cholestérol et il prend… prenait devrais-je dire, un médicament qui porte ce nom. Et depuis l’arrivée de notre brave toutou, plus rien dans les analyses médicales… d’où l’astuce. Bon, nous avons cependant opté pour un « Y » pour différencier un peu les deux. Vous voilà dans la confidence. À quoi peut bien tenir un prénom, nom d’un chien ? Mes deux gaillards, les amours de ma vie sont donc, malgré le soleil brulant, partis battre la campagne.


Moi, je déambule dans la baraque, chaque tâche quotidienne devenant calvaire par ces températures trop élevées. Je prépare le repas, avant de prendre une douche froide, histoire de me rafraichir. J’ai la vague sensation que mes « hommes » viennent de rentrer, certitude dès que je vois la porte de la salle de bain s’entrouvrir. Seb est là, qui me suit des yeux.


— Ça va ? Pas trop chaud, mon cœur ?

— Si ! Je vais faire comme toi !

—…

— J’arrive.


Après tout, ce n’est pas la première douche que nous prenons ensemble. Il n’y a aucun mal à cela. C’est donc un déshabillage minute qui a lieu à deux mètres de moi et de mon jet frais. Mon petit mari ne prend pas la peine de ranger ses fringues qui jonchent le sol. Il se précipite près de moi. Et bien entendu, ses pattes se font d’un coup baladeuses. Pourquoi pas ? Il me frotte le dos, je fais de même et tout va bien. C’est lorsque je savonne ce qui a une si nette tendance à prendre du volume que ça me chauffe aussi le sang.


Jusque-là, rien d’étonnant. Les relations intimes très « normales » d’un couple amoureux. Et puisqu’il me caresse aussi cet endroit qui chez moi, n’a aucune excroissance, mais bien un creux qui est fait pour recevoir la sienne, je ne refuse toujours pas. J’apprécie même à sa juste valeur cette envie qu’il me montre.


— Eh bien ! Ça te réussit mon chéri, les balades avec Elysore. C’est lui qui te donne des idées pareilles ?

— Hein ?


Il rigole quand il percute. Nous voici en chantier dans la cabine à l’italienne de notre douche, sous la pomme et le jet que j’ai ralentis au maximum. Cette fois, puisque les choses deviennent sérieuses, histoire de ne pas gâcher la flotte, je ferme le robinet. Il n’y a donc plus d’autres bruits que nos râles et gémissements. Les miens surtout puisque mon petit mari a une urgence. Il sait si bien me la montrer que je ne sais pas résister. Il me soulève, m’appuie le dos contre la paroi de droite, celle qui fait office de mur. Quand il me laisse glisser, je suis de suite pénétrée par son sexe en érection maximale.


Un pur bonheur. Mes cris se font plus rauques, mes mains aux doigts noués sur sa nuque, je le laisse me faire monter et descendre alors que lui a passé ses deux paluches sous mes fesses. Un régal. Le rythme est frénétique, mais je sais que la position adoptée réclame pour lui, une force impossible à maintenir bien longtemps. Alors je ferme les paupières et suis bercée par ses déhanchements forcenés. Il jouit vite, m’entrainant dans un orgasme qui nous soude quelques instants. Il me repose les pieds au sol avant de reprendre sa respiration.


Je dégouline de flotte, de sperme et de mouille. Il ne me reste plus qu’à rouvrir l’eau pour nettoyer tout cela. Et lui de nouveau s’affaire à l’aide d’une éponge bien douce. Je lui rends la monnaie de sa pièce, mais cette fois la grande joyeuse surmontant les deux orphelines ne tente plus de relever la tête. Il a beau être solide comme un chêne, pas moyen de faire revivre son gland pour un certain temps. Je sors la première de la douche, me frictionne le corps avec un drap de bain et m’avise soudain de la présence de notre vieil ami. Elysore est là debout qui nous regarde.


Je suis des yeux la robe brune de mon bon toutou et suis surprise d’un coup par… une longue épine d’un rose vif, qu’il entreprend de se lécher de suite. Mince alors ? Est-ce que ça ferait de l’effet aussi à notre animal de nous voir ou sentir faire l’amour ? Je ne veux pas croire ce que je viens de voir. Sébastien lui se prélasse encore une minute ou deux, la caboche sous le jet. Puis il me rejoint et c’est moi qui sèche son dos à l’aide d’une seconde serviette. Il en profite pour m’enlacer de nouveau. Un baiser vient clore nos ébats aqueux.


Il me murmure tout de même quelques mots gentils, alors que je file vers la cuisine avec le chien sur les talons, mais pas du tout vêtue. Je suis bien. Cependant la chaleur, elle, n’a pas du tout diminué. Il fait seulement quelques degrés de moins à l’intérieur et pourtant toutes les portes, les volets sont clos. Pff ! Cet épisode tropical commence à m’insupporter vraiment. Les salades vertes, des carottes râpées et le fromage vont constituer notre nourriture de midi. L’appétit n’est de toute manière pas au rendez-vous. Que faire par un temps aussi chaud ? Un après-midi télé s’annonce donc, bien au frais dans la maison.


Je suis servie côté images. Un match de rugby accapare l’attention de Sébastien et je file donc dans notre chambre à coucher pour une sieste loin des bruits du stade. Voir une trentaine de bonshommes s’amalgamer les uns dans les autres pour se disputer un ballon même pas rond, n’a rien de folichon pour moi. Mais puisque Seb apprécie ce genre de sport, autant qu’il en profite. Notre journée s’envole donc au gré d’un soleil devenu fou et des cris d’une meute de supporters de Toulon ou de La Rochelle.


Le dimanche est une copie conforme du samedi. À cette seule différence que je prépare des affaires pour Sébastien qui doit demain, dans le cadre de son boulot, se taper un séminaire à trois heures de TGV de notre nid. Il sera donc parti deux jours et une nuit. Apparemment, la météo annonce une baisse de dix points du thermomètre. Tant mieux, parce que c’est harassant cette fournaise. Il fait toujours entre vingt-trois et vingt-cinq degrés lorsque nous nous couchons ce dimanche soir. Et c’est moi qui viens à la rencontre de mon mari. Je l’asticote pour un devoir conjugal dont il s’acquitte avec un zèle tout particulier.


Une vidange sévère pour qu’il n’aille pas voir ailleurs lors de son séjour loin de la maison. Il y a sans doute un peu de cela dans mon cerveau. Bien que je lui fasse aveuglément confiance. Il ne m’a jamais menti ni trahi, alors il n’y a aucune raison pour que ça commence là. Mais comme on n’est jamais trop prudente, je me surpasse dans une pipe qui l’enchante et dans des prouesses sexuelles auxquelles il ne résiste pas. Et mon loulou me rend coup pour coup, sans aucune arrière-pensée. Je nage dans le bonheur… et la sueur, à l’heure de fermer les quinquets pour dormir. Je ne sais pas comment lui fait pour roupiller et ronfler telle une masse dans les cinq minutes qui suivent nos corps-à-corps.


C’est surement très masculin de s’éteindre telle une bougie aussi vite ! Moi, eh bien, je rumine un peu cette absence qui va me le voler un certain temps. Mais nous n’avons guère le choix, alors autant prendre ça du bon côté. C’est simplement à l’heure où je voudrais roupiller qu’il me faut me lever pour l’emmener à la gare TGV à une demi-heure de voiture de la maison. Le ciel est dégagé, pas la moindre trace d’un nuage. Promesse d’une autre étuve pour cette journée qui s’annonce. Zut ! C’est vrai que ça commence à singulièrement me perturber, cette affaire.


— xXx —


Cinq heures cinquante-deux ! La rame où Sébastien a pris place s’ébranle vers sa destination. Il ne me reste plus qu’à rentrer à la maison. Là, je n’ai plus envie d’aller me recoucher et comme les heures creuses pour l’EDF se terminent à sept heures trente, donc c’est le moment le moins étouffant de la journée, je me colle au repassage du linge que j’ai lavé. Mais à peine ai-je franchi la porte que je vire ce qui me colle à la peau. Intégralement nue, je me sens plus à l’aise. On y prendrait vite gout à ce naturisme dû à la météo. J’ai une pensée pour mon minet, qui lui voyage dans un wagon climatisé… quelle chance il a !


Tant que je bosse un peu à la maison, je ne songe pas au manque engendré par son départ. Il en est autrement à partir de la fin de mon repassage. Elysore aussi tourne en rond. Inquiet, il sent bien que c’est anormal, que son maître a quitté notre demeure. Il fait ce que font sans doute tous les chiens, il se raccroche à la seule personne qui reste proche de lui. Dès que je fais un pas, il est dans mes jambes. Je prends quelques minutes pour jouer avec lui, lui lance deux ou trois fois son jouet, un morceau de corde nouée, mais je suis rapidement rattrapée par une transpiration désagréable.


Résultat, je dois aller me doucher et lui qui me poursuit, avec dans la gueule son joujou.


— Non Elysore ! Il fait trop chaud pour moi. Tu restes là ! Je suis juste à côté.


Est-ce qu’il comprend vraiment ce que je lui baragouine gentiment ? Je n’en sais rien. Je gagne le seul endroit de la baraque où je sais trouver un peu de fraicheur. Pas d’attente puisque je suis à poils. Me voici directement sous la pomme qui me distille son eau qui me fait un bien fou. Je n’ai comme d’habitude pas fermé la porte qui mène dans le corridor des chambres et des pièces à vivre. Pas de savants savonnages non plus. Le strict minimum pour rafraichir mon corps et mes idées. Alors que j’ai les yeux fermés sous la flotte qui inonde ma chevelure, une impression étrange que je ne suis plus seule.


Quoi ? J’ouvre les quinquets, juste à temps pour voir le chien se dresser sur ses pattes pour se coller contre moi. Il est sous le jet lui aussi, et ses poils sont trempés.


— Oh non ! Vilain garçon. Je vais être obligée de te sécher, maintenant. Elysore bon sang ! Tu ne trouves pas que cette chaleur est déjà assez désagréable sans que tu en rajoutes en faisant des bêtises ?


Il me regarde avec ses grandes mirettes noisette, s’ébroue joyeusement, collant de la flotte partout. Merde ! Je suis bonne pour nettoyer toute la salle de bain désormais. J’ai donc un mouvement d’humeur. Mais lui s’en fiche éperdument. Je suis là, son maître non, et il veut jouer. À moins que lui aussi ait trop chaud ? Qui sait ! De toute façon, il est trop tard et crier n’arrangerait rien. Il ne comprend pas lui. Je le repousse pour qu’il ne s’appuie pas avec ses pattes avant sur ma poitrine. C’est qu’il est costaud le bestiau. Une fois hors de la cabine, je l’enroule dans un drap en éponge.


Je frotte vigoureusement mon gentil toutou et il prend ça pour un nouveau jeu. Il se couche sans faire de difficulté, me lèche les mains. Il semble adorer. Recherchant même plus de caresses. Et mes bras encerclent donc ce gros nounours sympathique qui se vautre de tout son long sur le tapis. La serviette essuie le plus gros de l’eau. Il est toujours sur le dos, les quatre pattes en l’air. Et je persiste à câliner Elysore avec une fougue de plus en plus visible. Mais d’un coup, comme ça, sans que je comprenne vraiment ce qui se passe, alors que je porte mon visage contre le sien, mes mains heurtent quelque chose de surprenant.


Instinctivement je ferme ma paume sur ce que je sens sous lui et redresse le menton pour visualiser.


— Eh bien ? Dis donc canaille ! Qu’est-ce que c’est que ça ? Monsieur est dans de bonnes dispositions. Tel maître, tel chien, hein ?


Je souris de mes conneries. Voilà que je parle toute seule au cabot ? Est-ce qu’il comprend ce que je lui marmonne ? Machinalement ma patte reste bloquée, ne se retire toujours pas et la pine que je cramponne là est de plus en plus démesurément sortie de son fourreau. Incroyable ! Je me surprends d’un coup à avoir peur de ce truc que je tiens. Dans cette folie je persiste à discuter avec lui, comme s’il s’agissait de mon mari, ou d’un ami.


— Ben mon vieux… tu es… Je ne sais ce qui te fait un tel effet, mais tu bandes drôlement, mon cochon.


Les yeux noisette qui sont sur moi me font froid dans le dos.


— Non ! Non, tu n’as pas le droit Elysore, pas pour moi. Et dire que ton maître n’est pas là. Heureusement sans doute, il serait surement fâché de voir ce spectacle. Calme-toi mon bon ami. Allons, rentre-moi ton fourbi. Il fait suffisamment chaud sans que tu me files encore des vapeurs. Merde ! En plus, tu es vachement dur.


Il me regarde avec un regard presque humain. Je dois stopper ce léger tremblement de ma main qui parait scotchée à son machin. Je suis a-croupi près de lui et… nue évidemment.


La tête de Elysore qui vient d’avancer vers mes jambes. Ça ne me parait pas permis ça. Ses babines sont là, presque à me toucher. Et l’irréparable arrive. Il fait un bruit très bizarre, sa langue vient de frôler… ma chatte. Non ! S’il te plait, c’est réservé à ton maître ça mon gaillard. Mais là, c’est seulement dans la mienne de caboche, que les mots se baladent. Lui d’un coup recommence et il me lèche bruyamment. Je dois impérativement me retirer, reculer. Oh ! Sabine ; relève-toi et mets fin à ce qui pour le coup va trop loin.


Je suis de toute ma hauteur à surplomber l’animal qui n’est nullement inquiet. Il sait surement que je ne vais pas lui faire de mal. On se connait si bien tous les deux. Jamais sacripant, tu ne m’as touché de cette manière.


— C’est interdit ce que tu viens de faire, compris ? Tu n’as pas le droit de me toucher comme ça !


Quel regard il me lance ! Je viens de lui balancer cette phrase nette et claire. Il n’a surement pas saisi que c’est interdit. Mais le pire, c’est que… j’ai comme dès que son maître me frôle de trop près, les muscles du ventre qui se crispent. Cinglée ! C’est ton chien, ton animal de compagnie, tu ne peux pas avoir envie de baiser avec ton cabot tout de même. Pourquoi Sébastien n’est-il pas là aussi ? Tu vas voir que c’est de ma faute si… bon sang de manque, de vide. Qu’est-ce qui te prend, Sabine de dérailler comme ça ? C’est la chaleur ou quoi ?


— Et puis toi, sale bête, file… allez ouste ! Va voir dehors si j’y suis ! Allez, va faire un tour maintenant que tu t’es rafraichi sous la flotte.


Je viens de le pousser hors de la pièce. Je retourne sous la douche. Un dernier coup de jet, rapide et puis c’est à mon tour de me sécher. J’hésite entre m’habiller ou non. Je ne vais tout de même pas avoir peur de me promener nue devant mon cabot ? Voilà autre chose ! C’est complètement dingue, dément. Qu’est-ce qui me prend ? Quelle idiote ! Mon mari s’en va et ça me perturbe au point de croire que mon animal veut me violer ? D’abord, il n’a rien fait, c’est simplement qu’en le frottant avec le drap de bain… ça a dû l’exciter. Ouais ? Mais alors pourquoi c’est moi qui suis dans un pareil état ?


Il a senti mon trouble ? Allez savoir avec ces bestioles-là. Ils sont capables du pire comme du meilleur. Ça tourne en boucle là-haut dans mon ciboulot. Je regagne ma cuisine, me fais un café. Le chien est sur la pelouse. Il court après un papillon ou je ne sais quel insecte rampant ou volant. Ça me rassure. Tout va bien ! Tout un plat pour pas grand-chose. Vraiment ma fille, ça ne te vaut rien de rester seule chez toi. Quelle heure est-il ? Seb doit être bientôt arrivé. Je lui téléphone ? Oui. Au moins sa voix va me remettre les idées en place.


— xXx —


— Allo ! Je t’entends mal mon chéri.

— Sabine… tout va bien ? Tu as une voix bizarre, non ?

— Non ! Non, tout va bien. Je me languis déjà de toi. Tu n’es pas encore arrivé ?

— Non ! Le TGV a pris du retard. Des travaux sur les voies, et il roule moins vite… encore une vingtaine de minutes, je pense. Tu veux que je te dise… toi aussi tu me manques.

— Ah bon… pourquoi ?


Je sens aux accents de sa voix qu’il a l’air d’un coup enroué.


— Tu as des voisins de siège ?

— Oui… une dame d’un certain âge. Une grand-mère avec son petit-fils sans doute. Mais elle somnole depuis un moment, et le gosse lui aussi dort sur ses genoux.

— Ah…

— Pourquoi ma chérie ? Tu… je te manque au point de me dire des trucs cochons ?

— Humm… si tu étais là, hein.

— Oui ? Eh bien dis-moi ce que tu me ferais… la dame dort et puis le téléphone collé à l’oreille, elle ne peut pas entendre de toute façon…

— Je te caresserais, avec mes mains…

— C’est tout. Tu peux faire mieux non ?

— Il fait trop chaud pour… le reste.

— Oh non ! Maintenant que tu m’as donné des idées, j’ai des images qui défilent là, dans la tête.

— Lesquelles, mon cœur ?

— Je fourrerais bien mon nez entre tes jambes. Tu imagines… ma langue, là qui se promène sur tes lèvres ? Je te goute, je te bois, je te bouffe.

— Humm ! Attends ! Laisse-moi branler ce qui doit être dur comme du bois, Seb… Oh oui ! Encore… tu sais y faire, je mouille mon amour, je mouille pour toi.

— Eh bien ma Belle ! C’est du propre ça ! Me faire le coup du téléphone rose alors que je ne vais pas pouvoir revenir avant après demain ! Qu’est-ce que je vais en faire de l’érection carabinée que tu viens de me filer ?

— Vois avec ta charmante voisine. Qui sait… et moi ? Tu t’en fiches que je sois trempée ? Avoue que ça te fait plaisir que je sois impatiente ou malheureuse de ne pas pouvoir me faire sauter par toi…

— Comment tu me parles ? J’adore ça ! Qu’est-ce qui t’arrive ma belle salope ?

— Eh ! C’est quoi ces mots crus ?

— Tu aimes bien, non ? Mais tu as de la chance toi dans ton malheur…

— Pourquoi ça, Monsieur Sébastien ?

— Ben au pire… il te reste… Elysore !

— Quoi ? Tu es fou ? Tu me prends pour qui ? Ou pour quoi ?

— Ne te fâche pas, c’est juste une mauvaise blague…

— Ouais… je vais peut-être te prendre au mot après tout ! Comme ça j’aurai des choses à te raconter, à ton retour…

— Cette fois, c’est toi qui dépasses les bornes… on ne va tout de même pas s’engueuler au téléphone. Je te rappelle ce soir ? Je t’aime mon amour et je t’embrasse, là où je suis le seul à avoir le droit de le faire…

— Je t’aime Seb… reviens-moi vite. Baisers tendres mon cœur.


Mince ! Voilà que je deviens aussi susceptible ? Dès qu’il a parlé de notre clebs, je me suis sentie honteuse. Bon sang ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? De plus, l’autre drôle, avec ses grands yeux, il est là qui se demande ce que je fabrique. Je suis assise sur le divan et je frictionne ma touffe. Zut, notre début de dialogue m’a donné aussi trop chaud. Je suis vraiment mouillée, à tel point que ça me coule sur les cuisses, ça dégouline sur les coussins du divan.


— File, toi ! Va jouer sur la pelouse, va courir après les mouches. Ne me regarde pas comme ça, tu n’auras rien, c’est bien compris ?


Il dresse ses oreilles, se demandant sans doute ce que je lui raconte. Ça devient une manie de le rabrouer comme s’il pouvait devenir gênant. Pourquoi j’ai failli lâcher le mot « amant » ? Il se tourne vers la porte et marche dans sa direction. Inouï, j’ai la nette impression qu’il est… vexé ! Ça ne peut pas être vrai, c’est impossible, non ? Cette fois, je suis bonne pour l’asile si ça continue. Bon ma petite Sabine, va chercher de quoi nettoyer les saloperies que tu viens de faire sur le canapé. Je regagne la salle de bain pour y attraper une serviette. J’essuie grosso modo la tache humide et colle le linge sous mon cul.


Je me recouche sur l’assise, la nuque sur l’accoudoir. Et mon envie est toujours là. Comment la faire passer ? Je ne connais qu’un seul moyen d’y parvenir. Maudit coup de téléphone qui a fait plus de mal que de bien. Mes doigts tripotent désormais ce qui me démange le plus. Et je ferme les paupières. Mon Dieu, comme c’est d’un coup agréable. Bien sûr, ma chatte pleure de nouveau. Et… mais ce n’est pas vrai. Elysore est lui aussi de retour. Je ne veux pas stopper ce début d’orgasme, non, non et non ! Tant pis pour toi. La voix dans mon crâne, c’est bien celle de Seb ? Qu’est-ce qu’il me raconte donc ?


* « Ben au pire… il te reste… Elysore ! »


Il a dit ça comme ça, ou il le pensait carrément à cet instant-là ? Le souffle, je le rêve ou il s’est approché de mes cuisses ? Ne fais pas ça, Elysore. Laisse-moi tranquille. Tu vois bien que je suis occupée. J’ai les jambes largement entrouvertes et le museau de mon gros nounours qui est posé à quelques centimètres de la main qui… joue sur mon sexe. Le coup de langue, sur mes doigts ! Oui, sur ceux qui vont et viennent sur ma fente, je ne l’ai pas inventé tout de même. Forcément je dois puer le cul. C’est une odeur aphrodisiaque pour les chiens, cette fragrance ? De toute façon je devrais le faire sortir, pour m’enfermer dans le salon.


Je déraille ou quoi ? Je ne suis plus la maitresse dans ma propre maison ? Je fais une fixette sur mon Leonberg ou quoi ? Elysore… attend un peu que j’aie fini de me faire plaisir, tu vas te faire gronder. Le souffle, cette fois j’en suis certaine, il a approché son mufle de… mais non ! Ah ! Zut, ça fait un bruit très spécial. Et en plus la langue est terriblement humide, rugueuse aussi. C’est fou ! Je retire mes doigts, juste pour lui faciliter son léchage ? Mais quelle dinde ! Pourquoi est-ce que je tolère ce genre de chose ?


C’est… hors norme, c’est monstrueux, oui… mais comme ça fait du bien, une bonne grande langue qui entrouvre les chairs, qui va et vient sur mon sexe. Je suis dans un brouillard qui m’empêche de réagir ! C’est trop. Trop oui trop… bon ! Je plaque mes deux paumes sur le sommet du crâne de mon lécheur à quatre pattes. Et… merde, je jouis, comme ce n’est pas permis… je suis au paroxysme de cette envie, emportée par une lame de fond qui me soulève. Il n’y a plus que mes talons et ma caboche qui sont ancrés sur le canapé. Tout le reste de mon corps s’arcboute pour trembler. Je pars dans quelque chose qui n’est pas descriptible…


Quelle heure est-il ? Qu’est-ce que c’est que ce bourdonnement sourd qui me réveille ? Mon téléphone ! Zut, où est-il ce foutu machin ?


— Allo ?

— Ah Sabine ! Il est presque minuit. J’ai essayé au moins dix fois de t’appeler et je n’ai jamais rien eu que ta messagerie. Je me suis inquiété. Ça va au moins ?

— Oui mon cœur… Mais il fait si chaud, je dors si mal. Je me suis endormie sur le sofa, devant ma télé. Plus de son plus de lumière.

— Bon… tant mieux… Je t’aime et je me suis fait un sang d’encre, bon sang !

— Pourquoi ? Tu ne devrais pas t’inquiéter… Notre Elysore veille sur ta femme…

— Oui… bon et bien je vais moi aussi me coucher, puisque je sais que tout va bien…

— Bonne nuit mon amour… et… j’ai toujours et encore envie de toi… reviens-moi vite pour que tu me fasses l’amour.


Elysore relève la tête. Il ne bronche plus. Je me lève, et passe à la douche une fois de plus. C’est fini. Il n’y aura pas de suite à ce moment d’égarement… Les quinquets noisette qui me fixent semblent ne pas être totalement d’accord avec ce que je pense… mais… la morale… ne doit pas être bafouée !

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