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Emma et ses tourments

Chapitre 2

La raison tue la passion

Inceste

“Le désir sexuel est une faim de l’autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque”.



Ce matin, je déjeune en silence. Pas un regard dans la direction de mon beau-père. Je n’en ai pas le courage. Je sens ses regards furtifs se poser sur moi de temps à autre. On le sait tous les deux, une barrière a été franchie hier soir. Et aucun retour en arrière n’est possible. Ma mère nous parle de tout et de rien comme à son habitude, mais ni lui ni moi ne l’écoutons.


— Hé réveillez-vous les deux, je parle dans le vide là ! s’agace-t-elle.

— Heu oui pardon maman. Je n’ai pas très bien dormi, je crois que je vais retourner me coucher.

— Bah alors ma puce, ça ne va pas ? Tu en fais une drôle de tête.

— Si si maman, ça va, je suis juste fatiguée, je te dis.


Je me lève, d’un pas rapide, je me dirige vers ma chambre sans même le regarder.

Je me glisse sous ma couette, attrape mon portable et m’apprête à envoyer un message à Marc. J’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans sa tête. J’ai besoin de réponses.

Est-ce qu’il regrette ? Y a-t-il pensé toute la nuit, comme moi ? A-t-il fait l’amour à ma mère en pensant à moi ? Raaaaah ! Pourquoi je me suis mise dans cette situation ?

Je tape sur le clavier tactile, consciente que ce message peut tout changer :


— Mes pensées dérivent, mais reviennent toujours à toi.


Envoyé.



Les jours sont passés, j’allais en cours, rentrais et sortais de ma chambre juste pour manger. Il n’a toujours pas répondu à mon message. J’ai arrêté d’attendre. Il doit sûrement vouloir oublier ce bref passage de sa vie. Je le comprends, mais je ne peux m’empêcher d’être déçue. Je devrais être soulagée, mais non. Je n’attends même plus d’un nouveau rapprochement, mais juste savoir ce qu’il se passe dans sa tête. Du moins c’est ce que j’essaye de me persuader depuis une semaine. Pas très concluant pour le moment.

Je ne me reconnais plus. Je pense à lui toutes les minutes, je sens encore sa main sur ma poitrine, comme si sa caresse avait laissé une brûlure indélébile sur ma peau. Je passe ma main sur mes seins, dans l’espoir de revivre ce moment. Je ressens son souffle chaud dans mon cou comme s’il était là. Le rythme de mon cœur s’accélère à cette simple pensée. Je suis tirée de mes fantasmes par la voix agacée de ma mère derrière moi.


— Oh chérie, ça va ?! Ça fait 5 minutes que je t’appelle, qu’est-ce que tu fais ?


Au son de sa voix, je sursaute, toute rouge, je la regarde morte de honte. Détends-toi, c’est pas comme s’il y avait écrit sur mon front « je fantasme sur ton mec » !


— Heu oui pardon maman, j’étais heu... au téléphone ! J’arrive tout de suite !


Niveau de crédibilité : 0.



Avant de les rejoindre, je passe devant le miroir, je respire profondément. Je rectifie quelques mèches de cheveux, je remonte bien mon petit short, je m’assure que ma poitrine est mise en valeur. Pas de soutien-gorge pour ce soir. Je me regarde sous tous les angles pour m’assurer que tout est en ordre. Depuis le fameux jour, c’est devenu mon rituel, je m’assure d’être toujours jolie, voire, sexy.


Comme tous les vendredis, c’est soirée Netflix et pizza. J’adore ces moments avec eux. Ça me donne l’impression d’avoir une famille normale à nouveau et ça fait du bien.


— Emma, on a commencé une nouvelle série avec ta mère, tu veux regarder ou tu veux qu’on regarde un film, c’est toi qui choisis, me dit-il d’une voix très sereine. Je lui réponds d’un ton neutre que cela m’était égal.

— T’es sûre que ça va Emma, tu n’as pas l’air dans ton assiette depuis quelque temps.


Oh le salaud, il a osé. A quoi il joue ? Un peu décontenancée, je rétorque :


— Je... Je vais bien. Merci de t’en soucier. Je le regarde droit dans les yeux sans sourciller. Ses yeux noisette brillent d’un éclat suspect. Je cligne des yeux, délibérément, pour ne pas avoir l’air de remarquer que son tee-shirt se tend au niveau de ses épaules athlétiques. Je vois ses yeux perçants sur moi et mon courage qui faiblit. Tout serait plus facile s’il n’était pas aussi attirant. Qu’est-ce que je suis censée comprendre dans son regard ? Quel message veut-il me faire passer ?


Ma mère brise le silence en lançant Vikings à la télé.


Après quelques bières, l’ambiance générale se détend, je me détend. On parle, on rigole tous ensemble.

L’alcool me donne le courage de le regarder plus intensément, je triture mes cheveux, me dandine sur le canapé. Ça y est, je perds de plus en plus le contrôle, même si ma conscience me rappelle que ma mère est juste à côté, je ne vois plus que lui. Son sourire charmeur, ses cheveux bruns, sa veine qui pulse dans son cou lorsqu’il rigole. Sa manie à passer sa main dans les cheveux lorsqu’il est gêné.

Ma mère se blottit contre son compagnon. Je la regarde envieuse.


— Viens te réchauffer avec nous ma puce.


N’accepte pas, n’accepte pas, n’accepte pas...


Puis merde.


Je me lève, doucement je me dirige vers lui. Il me regarde, je le regarde, il sourit, je souris... Ce ne sera peut-être pas si terrible après tout.


23h51, la soirée touche à sa fin, ma mère s’éclipse prendre sa douche, mon beau-père range et fait la vaisselle. Je suis toujours sur le canapé, je termine une bière en regardant par la baie vitrée la ville encore éclairée.

Je repense à Marc, ses regards indescriptibles de la soirée.

Puis je pense à ma mère. Qu’est-ce que j’ai foutu ? Comment j’ai pu lui faire ça ? Je me sens tout à coup pleine de culpabilité. Comme si mon sens moral venait de regagner mon corps après une semaine de cavale. C’est bon, j’arrête ce jeu complètement ridicule et malsain. Je vais clore cette histoire, cette histoire qui n’a même pas eu le temps de commencer. Je ne veux pas qu’il s’imagine des choses, enfin c’est peut-être un peu tard pour ce point-là. Quelle conne égoïste j’ai été !


Perdue dans mes pensées, je n’ai pas entendu mon beau-père revenir de la cuisine. Je sens sa présence derrière moi. OK, c’est le moment d’avoir une petite discussion. Et comme un flash-back, sa main ferme et à la fois hésitante reprend contact avec ma peau.


Oh merde, ça m’avait manqué.


Un frisson me parcourt toute l’échine. Ses doigts se baladent autour de mon cou avant de se glisser sous mon tee-shirt, il y trouve un contact direct avec mes seins.


Mais qu’est-ce qu’il fout ?


Mon cerveau me crie de repousser cette main, de lui dire de ne pas me toucher, mais mon corps a une autre idée. Les pointes de mes seins se dressent. Mon cœur saute dans ma poitrine, une longue minute passe, ni lui ni moi ne prononçons le moindre mot.


Ses mains explorent ma poitrine, ses caresses se font plus insistantes.

Nos respirations et le bruit sourd de la ville, en dessous, brisent seuls le calme de la pièce. Il attend que je l’arrête, ce que j’aurais dû faire depuis plusieurs minutes déjà, le repousser. J’ai qu’une envie c’est de le gifler, puis la seconde d’après de le tirer par son tee-shirt et de lui lécher le cou.


Sa tête se rapproche de la mienne, nous avons désormais nos deux joues qui s’effleurent. Je bascule ma tête en arrière, elle vient heurter son épaule. J’ai les yeux fermés, je ne veux pas le voir, comme si le regarder c’était prendre conscience de ce qui était en train de se produire une nouvelle fois. Son bras s’avance pour que ses doigts atteignent le tissu de ma culotte. Il approche son index et son majeur sur le dessus de ma dentelle.


Oh...il a touché le point sensible. Je sens mon string s’humidifier au rythme de ses mouvements circulaires. Je mords mes lèvres en essayant, sans succès, de réprimer un gémissement. Je ne suis plus que désir, pur désir. C’est diaboliquement agréable. Il accélère ses mouvements sur mon clitoris à travers ma lingerie rouge. Mes doigts se crispent sur le canapé, je sens son souffle sur ma peau, de plus en plus saccadé. Mes membres tremblent, tendus par l’effort de rester immobile.


Je suis au bord de l’explosion. Je sens son sourire contre mon cou et, quand il ouvre la bouche et presse ses dents contre ma peau, j’explose. Il plaque sa main contre mes lèvres atténuant le râle que je n’ai pas pu contenir.


C’est le deuxième. Le deuxième orgasme à cause de lui.


Essoufflée par ce qui vient de se passer, je reste muette. Je tourne la tête pour enfin affronter son regard.

Ses yeux dans les miens. Une fois encore, je suis frappée par sa beauté. Les secondes à le regarder me paraissent des heures, je lis dans ses yeux le désir. Le désir de me prendre, là, tout de suite, sur ce même canapé. Je suis complètement bouleversée.

Comment arrive-t-il à me faire ressentir autant de choses ? Il y a encore quelques minutes, j’avais pris la décision de reprendre une relation uniquement père fille. Mais sa présence me rend si faible.


Sans un mot, il se relève et reste de nouveau immobile.

Quelle bataille se passe dans sa tête ? Sa raison et ses envies se disputent-elles ? La raison remporte cette manche, il s’en va.


La pression redescend, mes muscles se relâchent. Les jambes flageolantes, je regagne ma chambre. Je m’écroule sur mon lit, encore sous le choc, à peine en train de réaliser les dix dernières minutes qui viennent de s’écouler. Un large sourire est collé à mon visage.

Les vibrations de mon smartphone me sortent de mes pensées. Je l’attrape sur ma table de chevet et y lis la notification :


«Tu penses à quoi ?», je souris... Puis réponds:


«A tes doigts qui se promènent sur moi».

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