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Emma et Sonia

Chapitre 5

Le Salon : Dimanche

Travesti / Trans
Le lendemain, je suis fidèle au poste à 9h45. Tous mes collègues provisoires me félicitent pour ma tenue impeccable. Pour la plupart ils sont étonnés de me revoir. Tout comme la veille, les affaires marchent bien, et lorsqu’à 10h55 une belle femme dynamique fait son apparition près de notre espace, le comptoir déborde à nouveau de monde. Elle me voit accompagner une nouvelle cliente, et sitôt la transition effectuée, fonce vers moi.— Bonjour, Emma je suppose ?— Bonjour Madame. Oui je suis Emma et je travaille ici. Puis-je vous aider ? Souhaitez-vous que je vous oriente ?— Non Mademoiselle, merci. Je suis Agnès, la directrice de la société pour laquelle vous œuvrez aujourd’hui. J’ai entendu parler de vous. Pierre ne m’a pas menti : vous êtes magnifique et toujours fidèle au poste. Félicitations ! Je la vois hésiter avant de continuer.    - Et votre compagne est là aussi ?      - Oui, elle visite le salon avec Marie, mon enseignante, qui m’a affirmé qu’elle serait ici à 11h00 pour votre arrivée.    - Ma complice Marie est ici aussi ? Super ! Bon je vous laisse, je vais essayer de saluer tout le monde. C’est l’effervescence ici… 11h30 ? C’est d’accord ?    - Oui Madame, j’ai bien noté.    - Bon courage Emma, je suis épatée par votre professionnalisme.
Je file reprendre ma place dans l’allée centrale, et aussitôt je suis de nouveau abordée. J’ai juste le temps, avant de répondre, de voir la patronne sourire en me regardant. Il y a encore plus de monde que la veille et je suis vite cernée par des visiteurs que j’arrive maintenant à diriger par groupes entiers vers notre petite installation. J’en déduis que la marque doit vraiment fabriquer des produits de qualité. Je teste d’ailleurs aujourd’hui une de leurs serviettes hygiéniques dans mon tanga très échancré, ce qui a fait sourire Sonia quand elle m’a vu faire ce matin :    - Tu comptes t’exciter toute seule toute la journée ma chérie ?    - Non ma puce, mais comme je suis au travail, je préfère prévenir que guérir et me mettre à l’abri autant que possible. Je n’oublie pas tes leçons : protection et merveilleux parfum !    - Je t’adore Emma. J’ai parfois l’impression de te torturer avec mes conseils. J’adore te faire discrètement mouiller par des caresses appropriées quand nous sommes ensemble à l’extérieur de chez nous : c’est tellement féminin. En fait, je crois que tu mouilles autant que moi quand je joue avec toi.     - Quand tu es à mes côtés, c’est évident Sonia, mais tu ne me tourmentes absolument pas. Je crois que je commence à être conditionnée. Je réagis presque toujours parfaitement : quand tu la libères, elle se comporte normalement et quand elle est emprisonnée, elle ne fait que m’humidifier et me chatouiller lorsque tu m’excites…
A 11h25, c’est ma chérie qui vient me récupérer dans l’allée, alors que j’embarque un nouveau groupe de clientes. Dès que je les ai confiées à une de mes collègues au comptoir, elle me tire par la main pour m’entrainer à sa suite. Je découvre que le grand hall possède aussi des petits bureaux accolés.     - Il parait que ces bureaux sont prévus pour les VIP ma princesse. Viens, Agnès nous attend déjà et m’a même suppliée d’aller te chercher avant que tu ne fasses exploser tout son personnel ! Nous sourions devant l’entrée, puis elle frappe et une voix nous demande d’entrer.    -Asseyez-vous jeunes femmes. Nous n’en aurons pas pour longtemps. A 11h45 c’est la pause de mademoiselle Emma, et Pierre m’a imploré de te retenir jusque-là. Donc je récapitule : Emma termine son BTS et Marie m’a affirmé que c’était déjà acquis, et vous Sonia vous terminez l’ENS ? Vous me semblez bien jeune pourtant ?    - J’ai eu mon bac avec deux ans d’avance, Madame. De plus, je suis née en décembre, et j’avais donc presque trois ans de moins que mes camarades quand j’ai obtenu mon bac avec mention très bien. Ensuite, autant en préparation des grands concours qu’à Normale Sup, j’ai tout fait en accéléré : de l’agrégation à la thèse, que je viens de soutenir et qui a rencontré, sans me vanter, un franc succès. Je suis donc depuis peu docteur en mathématiques et je vais soutenir en parallèle une deuxième thèse, déjà écrite également, en management. Fin juillet, tout devrait être bouclé.
    - Tout cela en vivant avec une petite amie qui a tout d’un top model ? Remarquez, dans votre cas ce n’est pas un handicap : vous êtes tellement belle vous-même que cela doit vous protéger un peu des nombreuses entreprises de séduction de la part des hommes. Je vais être brève : L’hygiène féminine n’est qu’une facette de notre groupe aujourd’hui. Nous produisons aussi des parfums et des vêtements de luxe. C’est au nom du groupe que je vous rencontre aujourd’hui, et je n’attends pas de réponse immédiate. A vous Sonia, nous proposons un emploi de directrice générale de la partie vêtements de luxe. Je sais, c’est très loin des mathématiques à première vue mais très exactement dans le volet management. Et à vous Emma, un travail de mannequinat dans la même société. Cette entreprise étant basée ici, à Paris. Voici le dossier avec le descriptif des deux postes, y compris les rémunérations envisagées. La directrice actuelle ne partant à la retraite qu’en février de l’an prochain, cela nous laisse à minima cinq mois pour vous épauler et pour vous former. Je n’en dirais pas plus. Je vous propose que l’on échange nos coordonnées, et je vous appelle dans un mois pour faire le point. Vous examinerez nos offres ? Si vous avez des questions, mon portable est noté en gros sur le haut des propositions.    - Bien évidemment, nous allons examiner tout cela, et nous ne manquerons de vous appeler si nous avons besoin d’autres précisions. Voilà un document que j’ai imprimé ce matin avec toutes mes coordonnées ainsi que mon cursus détaillé et justifié. Pour Emma, je jouerai les intermédiaires. Cela vous convient-il ?    - Parfaitement. Il est 11h45 passées : nous ne parlons plus travail. Je peux vous inviter à déjeuner à la brasserie ? J’ai déjà invité Marie. Nous nous regardons et quand Sonia constate qu’il n’y a aucune trace de désaprobation sur mon visage, elle accepte avec plaisir. Quand nous sortons, elle me murmure doucement tout de même : « J’espère, ma chérie, qu’elles ne vont pas te parler de ton rôle d’hôtesse pendant toute ta pause… »Mais non, bien au contraire. Agnès est complètement détendue quand nous retrouvons Marie. Nous déjeunons dans une ambiance très joyeuse et la patronne nous raconte plein d’anecdotes à propos de leur relation : en fait, les deux ont commencé ensemble comme hôtesse dans l’entreprise. Agnès a tout de suite acheté, avec le soutien de sa famille, de nombreuses actions de la société. Elle a ensuite tout fait pour évoluer. Aujourd’hui elle est majoritaire et c’est elle qui pilote le groupe. Pour sa part, Marie a suivi un autre parcours. Fidèle à son emploi, c’est sur recommandation médicale qu’elle a dû l’abandonner. Ayant un bagage universitaire conséquent, elle s’est reconvertie dans l’enseignement. Elles sont toujours restées amies. J’en apprends plus que pendant mes deux ans d’études avec ma professeure. Sorties de leurs travails respectifs, elles sont absolument charmantes et divertissantes, et nous ne sommes pas encore arrivées aux desserts lorsque je vois sur ma montre purement féminine qu’il est déjà 12h40 :    - Je vous laisse entre vous. Moi je dois reprendre le travail.    - Pas question Emma. Finissez tranquillement. Si Pierre vous repère dans l’allée centrale avant 13h15, il se suicide ! Les affaires marchent du tonnerre, mais mes trois collaborateurs, ainsi que les commerciales sont sur les rotules. Nous allons commander les desserts, et ensuite le café. Marie, d’après Pierre, il faut absolument que je te fasse raconter comment Emma s’est retrouvée volontaire sur notre stand ? Rien que de me demander cela, il en pleurait déjà de bonheur.Marie ne se fait pas prier. Et le « Et ma conviction » fait aussi rire aux éclats Agnès :     - Vos pieds ce soir vous rappelleront durement qu’il n’est pas bon de rêvasser en classe Emma.    - Au contraire ! Je vais remercier chaudement ma chérie de m’avoir convaincue de ne pas faire faux bond. Car j’avoue que j’étais doublement catastrophée en arrivant à la maison : Soit je perdais de façon idiote 200 euros, soit je me privais d’elle tout le week-end. Au final, non seulement je n’ai pas gaspillé bêtement notre argent, mais en plus elle est ici pour me soutenir. J’adore ce que je fais, et je suis admirative de mes deux collègues qui œuvrent ainsi à longueur d’année.     - Elles adorent toutes les deux également ce métier Emma. Nous savons que c’est épuisant, et plusieurs fois nous leurs avons proposé d’autres postes, mais elles refusent. C’est très bien payé et de plus le premier contact donne toujours des frissons. C’est l’occasion de faire connaissance, même de façon superficielle, avec des personnes remarquables. Notre entreprise est aussi très « cool ». Pas de discours tordu et imposé pour les prises de contact par exemple. Nous leurs demandons juste d’être naturelles et jamais « lourdes » dans les incitations à venir nous découvrir. Certains aimeraient enfermer tout le monde dans des « scripts » très cadrés, mais ceux-là n’ont jamais fait ce métier et n’ont jamais mis les pieds dans un salon. C’est l’humanité avant tout qui est recherchée ici et également la confiance des visiteurs. Ce n’est pas en trichant que le contact sera optimum, il faut les bonnes qualités humaines au bon endroit. Il n’y a sur le stand que des personnes fiables, qui gardent les mêmes valeurs au travail que dans la vie. Les hôtesses sont d’ailleurs invitées par roulement au CODIR de l’entreprise, et pas pour se taire ! Si elles pensaient une seule seconde orienter les gens dans une fourberie, elles craqueraient au bout de dix minutes. Désolée Emma de parler de ce rôle particulier, mais c’est un sujet qui me tient à cœur. Et à Marie également.    - J’avoue Emma, je ne serais jamais devenue enseignante si je n’avais pas eu un problème à une jambe. La vie nous envoie parfois des signes. Si ce soir vous êtes toujours parmi nous toutes les deux, vous verrez que la clôture du salon tourne ensuite à la réunion de famille.    A 13h15 je reprends mon poste encore plus joyeuse qu’avant le repas. J’avoue, j’aime la façon de voir les choses de la patronne. Je pense qu’elle pourrait s’appliquer à bien des aspects de la vie. Même si personnellement, je triche un peu avec mon apparence, mais ce n’est pas de la tricherie ouverte. Personne ne m’a posé la question et je me sens vraiment femme.     A 18h00, lorsque le salon ferme, je file embrasser mon adorable petite Sonia. Le baiser est doux et sans aucune retenue. Je ne me rends même pas compte qu’Agnès est de retour et qu’elle m’observe. Ce n’est qu’à la fin du long baiser qu’elle s’exprime :    - Formidable Emma ! Nul doute que vous étiez en manque et que ces deux jours ne vous ont pas enlevé toute votre énergie. J’adore. Vous ne nous auriez pas choquées avec Marie si vous vous étiez fait des câlins à midi.
Soudain, une voix s’échappe des haut-parleurs de la salle :    - Chers exposants, le salon a fermé ses portes. Comme d’habitude, je vous remercie tous d’être fidèles à cet espace parisien. J’espère que les affaires ont été fructueuses. J’en profite également pour donner le nom de la plus ardente volontaire du week-end. A l’unanimité, tous les représentants des stands ont voté pour mademoiselle Emma XXX de l’école YYY. Je l’invite donc avec son enseignante à passer à l’accueil retirer le certificat et ses cadeaux. Bravo à cette école et à cette hôtesse !Marie m’entraine aussitôt et est toute fière de recevoir un magnifique certificat encadré :« Emma XXX, représentante de l’école YYY et œuvrant pour la marque YYY devient pour l’année YYYYY la lauréate du prix de la meilleure hôtesse d’accueil bénévole du Salon de la Beauté Féminine »Je suis étrangement soulagée de découvrir que le « Mademoiselle » ne figure pas sur le papier. Alors que Marie s’extasie devant le cadre, le responsable du salon me tend un énorme sac en me disant :    - Divers cadeaux pour que vous ne regrettiez jamais les deux jours passés parmi nous jeune femme. Une quantité de bons d’achats et des tas d’accessoires de mode. Félicitations pour votre sérieux et votre endurance. Quant à votre beauté et à votre sourire, ils ont charmé tous les professionnels présents. Merci du fond du cœur. Ne rougissez pas, vous êtes la seule non professionnelle à avoir tenu les deux jours sans faiblir. Vous méritez amplement votre nomination.    Je remercie, en rougissant encore, le brave homme et nous retournons bien vite vers le stand alors que ma puce farfouille déjà dans le sac. Je me rends compte que même les compliments et le plaisir me font mouiller ma petite culotte : je me félicite d’avoir mis la fine protection sur la patte de ma petite culotte. Sonia est en grande discussion avec Agnès et ses trois adjoints. Pour ma part, j’ai parfaitement conscience des choses : j’appartiens maintenant complètement à ma chérie. La plupart des hommes qui côtoient ces femmes peuvent en théorie les pénétrer. Moi, sans son autorisation, je ne peux physiquement que les admirer ou les bisouiller, et cela me convient. Je mouille même de plus belle en y pensant. Sonia, me voyant toute rose, me prend la bouche en me demandant dans un murmure ce qui me fait rosir comme cela. Je ne peux m’empêcher de lui expliquer, y compris le plaisir que cela me donne :    - Tu sais ma chérie, heureusement que j’utilise une protection. Je n’ai plus aucun doute, tu as bien fait de moi une personne féminine. Quand tu n’es pas avec moi, nous sommes à égalité. Je ne peux regarder les autres femmes que pour admirer leurs vêtements, leurs chaussures, leur maintien. Si je pense sexe quand tu n’es pas là, je ne peux que regarder les hommes.    - Et cela m’excite prodigieusement ma belle Emma. Je suis la seule femme que tu peux pénétrer, ce qui ne veut pas dire que tu doives regarder les hommes ! Un jour, si je te sens prête, je te ferais découvrir cela aussi. Mais ce sera sous mon contrôle et si je t’autorise une petite incartade dans cette autre branche du plaisir, je veillerais à rester à égalité avec toi. Je rougis à sa remarque. Mais je suis curieuse :    - Cela veut dire quoi Sonia, à égalité ?    - Que si tu te fais pénétrer par un monsieur, il faudra qu’il ait un ami qui me plaise à moi aussi. J’avoue que c’est un fantasme qui m’a parfois effleuré l’esprit quand je suis très excitée : me retrouver en levrette avec toi avec deux hommes qui nous plaisent. Mais tous les fantasmes ne sont pas bons à être vécus. Et celui-là me laisse très interrogative. Je suis vraiment possessive et jalouse avec toi ma chérie, et j’ai un pincement au cœur dans la réalité quand je te vois fixer incidemment une autre personne, homme ou femme, plus de deux secondes. Mais je sais aussi que tu es comme moi, cela me rassure, y compris que tu sois vierge… de ce côté-là. Soit il faudrait trouver deux extra-terrestres parfaits et absolument charmants, soit notre jalousie mutuelle et notre besoin d’être l’une à l’autre gagneront haut la main la partie contre ce type de fantasme.     - C’est certain ma chérie. J’avoue même que je suis un peu choquée, et que tu es une peste de me l’avoir mis dans la tête, surtout à l’instant où je t’ai confié que je me sentais vraiment femme avec toi. Heureusement qu’il nous faudra attendre une attaque de la planète Mars !
    Nous rions avant de nous mêler à nouveau à la conversation ambiante. Agnès est totalement ébahie quand Pierre lui remet une pile de dossiers traités. Jamais ils n’ont, semble-t-il, dégotté autant de potentiels clients que pendant ces deux jours, sans compter de l’impact sur l’image de la société. Je me prépare déjà à aider à démonter le stand et je regarde comment est assemblé le tout. Agnès, qui m’observe, me demande :    - Tu as l’intention de voler le comptoir et des cloisons Emma ?Encore une fois je rougis en répondant :    - Non, je regarde juste comment tout est fixé pour vous aider à démonter.Elle part dans un fou rire inextinguible, imitée par les autres membres du petit groupe qui ont entendu ma réponse. Et quand elle se reprend un peu, elle se tourne vers Marie :    - Je ne suis pas près d’oublier ta si pétillante et belle élève de cette année. Non seulement elle a abattu un travail de titan, mais en plus, maintenant, elle veut tout démonter et ranger !    - Rassure-toi Agnès, nous serons deux à ne jamais l’oublier. Gentille et serviable à l’extrême de plus. Si l’on m’avait dit cela il y a un mois !    - En deux ans, tu as dû t’en rendre compte de nombreuses fois Marie ? Déjà sa beauté incroyable t’a certainement marquée la première fois qu’elle a mis un escarpin dans ta classe.Je vois mon enseignante se mordre la lèvre, consciente maintenant d’évoluer en terrain miné. Moi, je rougis de plus belle.    - Oui, évidemment Agnès. Mais pour moi, avec son incroyable beauté, c’était avant tout une rêveuse. Ce que je voulais dire, c’est qu’elle a bien caché son jeu. Travailleuse, encore plus ces six derniers mois, mais toujours dans la lune en cours.    Je comprends. C’est vrai que la pratique permet de découvrir bien des facettes, c’est évident. Pour conclure : « Et ma conviction profonde est que tu as formé une perle ! ». La dernière phrase, prononcée d’une voix forte et autoritaire, me fait sursauter. Alors que Sonia, avec son esprit délié et son sens de l’humour développé, pleure déjà de rire à côté de moi, aussitôt rejointe par les autres et par moi quand nous comprenons.     - Plus sérieusement jeune fille, pour le démontage du stand, nous avons une équipe de pro. Ce sera fait demain à la première heure. Maintenant, nous ne parlons plus de travail. Pierre à fait un premier bilan, tous nos documents ont été récupérés : place au plaisir. Nous sommes douze, dont trois déjà en vêtements « civils ». Nous utiliserons les petits bureaux libres derrière pour nous changer. André, tu as pensé au mini-bus ?    - Oui Patronne. Il sera là dans une heure. Et le chauffeur raccompagnera tout le monde ensuite.    - Parfait !    - Madame ?    - Oui Emma ?    - Je vais rentrer avec ma chérie. Je suis idiote mais je suis venue directement en tenue ce matin. Je n’ai rien pris pour me changer.Sonia sourit de toutes ses dents et réponds avant qu’Agnès puisse le faire :    - Tu es vraiment une écervelée ma chérie. Après tu t’étonnes que je te donne des fessées ! Tout le monde rit car je suis à nouveau rougeoyante.    - Ne t’en fais pas mon cœur, moi j’ai tout ce qu’il faut pour toi. J’ai bien pensé que les uniformes de la marque ne doivent pas être portés ensuite dans les moments de détente, et que, de plus, ce serait plus simple de le rendre dès ta journée terminée. Suis-moi ma puce, une chérie cela sert aussi à cela, je vais t’aider à te changer. Elle regarde Marie et lui lance en souriant :    - Quinze minutes max… Tu veux parier ?    - Certainement pas Sonia, je suis certaine de perdre. Ceci dit, Pierre a perdu le sien aussi.L’intéressé lui répond aussitôt :    - Pas vraiment Marie, mais je ne peux pas t’en dire plus.         C’est sur cette phrase énigmatique que Sonia m’entraine et que nous trouvons un petit bureau vide. Elle a dans son autre main un grand sac., et en retire des affaires merveilleuses. Une parure en dentelle toute noire : Bas, porte-jarretelles, culotte, soutien-gorge. Je m’empresse de me dévêtir et de tout enfiler avec dextérité. A me changer sans cesse chaque jour, j’ai maintenant une bonne expérience. Puis arrive une merveilleuse petite robe noire et courte qui me moule parfaitement et je vois même qu’elle est siglée d’une maison très connue. Elle me tend ensuite des sandales « Louboutin » aux vertigineux talons noirs et rouges.    - Maria Frou Alta, ma puce.    - Mais tu as fait des folies !    - Absolument pas ma princesse. Tout vient de ce que nous avons glané Marie et moi pendant deux jours sur le salon. Et pour les chaussures, elles étaient dans le grand sac que tu as gagné ce soir. Je garde donc pour moi celles que j’avais prévues pour toi.Elle termine en me mettant un superbe ensemble collier et boucles d’oreilles en fausses perles, retouche mon maquillage et ma coiffure, me fait tourner sur moi-même en disant : Féérique. Elle me tend encore un charmant petit sac à main noir et une petite veste cintrée qui semble prévue pour s’accorder parfaitement avec la robe noire.    - Tu es faite pour porter de telles choses Emma. Moi je change aussi de chaussures, sinon je vais paraitre naine à côté de toi. Tu n’as pas trop mal aux pieds ?    - Un tout petit peu, mais quand je vois mes pieds, il faudra me fesser si tu veux me les faire quitter.Nous rions de bonheur et rejoignons ceux qui ne sont pas en train de se changer. Et là, toutes les bouches se mettent en O.     - Alors, elle n’est pas belle ma petite Emma ?    - Elle est bouleversante, Sonia. A la voir trottiner sur le salon, nous pensions l’avoir vue à la quintessence de sa beauté, mais maintenant je me rends compte de mon erreur ! Et puis toutes les deux vous savez choisir vos marques !    - Agnès, nous n’avons rien choisi du tout. Tout cela provient des cadeaux faits par les autres stands à Marie et à moi. Seules les chaussures étaient dans le grand sac que ma belle chérie a gagné. Si elle a énormément de gout, ma compagne m’a avoué faire les friperies pour s’habiller ces derniers mois : par économie. En fait, les super relations de Marie m’ont aidée à me sentir moins coupable ce week-end. Elle est tellement maline ma belle princesse que même dans ses vêtements d’occasion, je n’y ai vu que du feu. Et toi ma chérie, ma main ne quitte plus ta taille maintenant. Tu es tellement belle que je vais trembler toute la soirée que tu te fasses séduire par une autre personne. Quelqu’un aurait un gros autocollant avec écrit « SONIA » dessus ? Que je lui colle sur son dos dénudé par sa petite robe.    - Elle serait folle de te laisser Sonia. Déjà quand vous êtes venues essayer la tenue dans la classe, vous étiez aussi belles l’une que l’autre, et ce soir, c’est la même chose. Elle ne trouvera pas mieux ailleurs, rassure-toi.    - Merci Marie.    - Je confirme, mon amour. C’est moi qui m’inquiète le plus, et depuis le début. Tu es sublime Sonia adorée. Dis Marie, j’ai plié ma tenue avec soin, je peux te la laisser avec mes chaussures ?    - C’est une super histoire les filles. Emma, tu peux tout laisser dans la grande panière, dans le coin du stand. Tout va partir au pressing demain. Et les chaussures avec les autres à côté. Dire que je pensais que tu aurais ce soir les pieds en compote. Tu sais combien font tes talons ce soir ?C’est Sonia qui répond :    - Oui Marie. 160 ! J’ai regardé sur la boite. Mais il y a la plate-forme, heureusement pour elle. Pour ne pas être ridicule, j’ai mis des chaussures à plate-forme avec un talon de 14cm, et je peux te dire que je n’en mène pas large quand je marche.    - Marie, je m’en moque de la hauteur… Mais je tue celle qui essaie de me les enlever des pieds !    - Et tu auras bien raison Emma. Tu as plus de 1000 euros aux pieds.    - Vraiment Marie ? Aie… J’aurai dû rester dans l’ignorance, car avec ma petite robe ce sera très chaud de marcher sur mes mains pour ne pas les abimer. Tu sais qu’elles étaient dans le grand sac que j’ai gagné ? Je me demande bien comment le monsieur a pu connaitre ma taille.    - Agnès et moi faisions partie du jury, princesse. Nos voix n’ont rien changé, la décision était déjà prise avant notre venue, par contre j’ai pu être utile pour la pointure et ta taille.    - Elles sont trop belles Marie. Tu as vu, il y a même des froufrous derrière le talon. J’en suis folle. Tu es certaine que ce que j’ai gagné n’est pas qu’une location ?    - Certaine petite femme. Tout est à toi, et tu le mérites bien. Même celles qui lâchent bien avant la fin ont des cadeaux. C’est aussi pour cela que j’étais tellement en colère de ne pas trouver de volontaires, je pensais être obligée de faire un tirage au sort parmi les candidates pour désigner celle qui viendrait. Le but de l’opération n’est pas d’avoir de la main d’œuvre à bon compte, mais bien de montrer que ce diplôme peut déboucher sur un métier de rêve, même s’il est parfois difficile. Mais n’en parlons plus… Ma colère a généré le plus beau moment de ma carrière d’enseignante. Jamais l’école n’avait gagné avant toi. Je suis hyper fière de ce que tu as réalisé, et de la satisfaction que tu as donné à mes anciens collègues. Je pensais que j’allais leur fournir une bourrique… Ils ont eu le meilleur des chevaux de course.     - Si tu essaies de clouer des fers sous mes chaussures, je me transforme en furie, Marie.Encore une fois tout le monde rit. Peu de temps après, nous montons dans un minibus qui nous conduit dans un restaurant de rêve, où nous passons une soirée féérique. C’est certainement le meilleur repas de ma vie. Ce n’est qu’à l’arrivée des cafés qu’Agnès éclaircit le mystère « Pierre » quand elle annonce :    - Comme annoncé à Pierre, ce soir tout est pris en charge par la société. Le repas, le champagne et le reste. Sinon, je n’aurais pas choisi un endroit si huppé.    - Merci Agnès. Même si moi je me suis faite avoir par Pierre, il a parié mon repas et celui de nos deux princesses qu’Emma craquerait avant la fin.    - Alors sors ta carte Pierre ! Parier, c’est parier. Cela t’apprendra à ne pas le faire à la légère. Donc neuf repas pour moi et trois pour toi.    - Désolé Pierre, je n’aurais rien dû dire…    - Ne le sois pas Marie. C’est un honneur pour moi de payer vos trois repas, et rassure-toi, cela ne va pas grever mon budget.    - Au fait ma petite Emma, je suis certaine que tu étais aussi en train de penser à ton adorable Sonia quand j’ai dit que la volontaire serait dispensée de cours le lundi et le mardi en compensation du week-end ?    - Vraiment ? Mais je peux aller en cours demain Marie.    - Non, c’est entendu avec l’école. Demain, les autres auront un devoir en rapport avec la pratique qui comptera pour le BTS. Toi, ta note est déjà acquise. Tu peux déjà la compter dans ta moyenne. 19,5/20. Le demi-point retenu, c’est pour ne pas avoir été volontaire avant. Non, sans plaisanter ma note est très sérieuse. Et le contrôle pour les autres également. Cela va beaucoup m’amuser de voir la tête de tes camarades quand je vais leur dire que tu as donné entière satisfaction. Bien évidemment, tout le reste restera entre nous ma belle, ils n’ont pas besoin de détails. Mercredi, tu fais comme d’habitude, tu passeras certainement par la case chef d’établissement pour des félicitations. Agnès a aussi signé le rapport de stage que j’ai préparé. Promis, cela ne changera strictement rien à ton intimité.     - C’est la seule peur qui me restait Marie, car ce fut pour moi une expérience merveilleuse. Je tiens vraiment à toutes et tous vous remercier de votre accueil et de votre extrême gentillesse. Et même si elle va me dire que c’est son job de chérie de me soutenir, Sonia je t’aime d’un amour immense. Tu es la meilleure compagne du monde. La soirée se termine sous des applaudissements. Le petit bus nous dépose, nous et notre immense sac que nous sommes obligées de porter à deux, devant notre immeuble. Après une bonne douche, nous faisons l’amour très longuement, entre bonheur d’être toutes les deux et griserie causée par les quelques coupes de champagne.
    Marie avait raison, le mercredi, cette expérience fabuleuse n’a rien changé à ma vie privée. Comme prévu, je suis convoquée chez le chef d’établissement qui me remercie chaudement tout en me regardant avec un petit air interrogatif. Visiblement, lui aussi n’a pas de détail, sauf que j’ai remporté le prix pour l’école et que j’ai eu les félicitations de l’enseigne que je représentais. Il semble juste contrarié que sur le certificat, le concepteur n’ait pas prévu assez de place pour mon prénom en entier. Vis-à-vis de mes camarades, c’est un peu étrange. J’ai maintenant un petit parfum de mystère qui incite toutes les filles à venir échanger gentiment avec moi. Les quelques garçons, quant à eux, viennent me taper dans le dos, pensant que je suis vraiment un sacré lascar et que j’ai dû envoyer quelqu’un à ma place au nez et à la barbe de la terreur de l’école. Vu que je refuse la moindre explication, tout en reste là, je deviens juste bien plus populaire. Personne n’a oublié la tête de la volontaire de l’année précédente et sa narration de son calvaire du week-end. Peu importe en fait comment j’ai fait, tout le monde est très satisfait côté élèves. Je finis donc mon cycle, diplômée et sans que personne n’ait rien su de ma vie personnelle, hormis Marie évidemment. A la mi-juillet, Sonia soutient sa thèse en management, une nouvelle fois brillamment. Elle m’annonce par ailleurs que nous sommes toutes les deux invitées à une petite fête organisée par ses collègues d’étude à la fin de la semaine…

Fin du chapitre. N’oubliez pas, même si vous n’êtes pas inscrits, de cliquer sur "j’aime" si vous appréciez... Si cette histoire est hors sujet ici, autant que je le sache... Et que j’arrête de me torturer :). Un grand merci à celui qui a tout relu et corrigé afin qu’il n’y ait pas trop de coquilles. Bisous !
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