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Emma et Sonia

Chapitre 16

Rien ne se passe comme prévu…

Travesti / Trans
Rien ne se passe comme prévu… Après le repas du soir, nous nous retirons très vite dans notre cocon. Une heure plus tard, nous sommes en nuisettes et au lit à nous faire des baisers.— Paula, je pense que la belle Emma doit maintenant avoir une grosse dose de plaisir. Je vais enlever sa minuscule prison, ma puce. Tourne-toi si cela te fait peur. Tu n’as pas à t’inquiéter. Je vais me charger de tout.— Sonia… Pour mériter ma place avec vous, il n’est pas question que je fasse preuve de « peur » ou « d’inquiétude ». De plus, je dois tester votre cadeau à toutes les deux et je vais le faire. Je n’ai qu’une peur, que je vous ai déjà avouée, vis-à-vis de vous : vous rendre jalouses. Donc, si je dépasse certaines limites, dites-moi juste d’arrêter.Effectivement, elle penche sa tête vers ma petite culotte, la baisse sensuellement et en douceur. Puis, avec habileté et charme, elle me libère tendrement de mon armure.— Eh bien, belle Emma, tu es vraiment un petit trésor, ma belle. Non seulement on peut te libérer avec tendresse, mais dès que cela est fait, ton adorable petit sexe se dresse immédiatement. Tu as une chance immense, Sonia. Tu possèdes vraiment la femme idéale.— Merci Paula, mais je crois que maintenant, le « nous » est de rigueur. Nous sommes les unes aux autres.— Je peux toucher alors ?— Ne te prive pas, belle rousse.— Hmm, elle est vraiment adorable et n’a rien d’effrayant. Jamais je n’aurais pensé que cela puisse être aussi mignon. Toute douce, toute lisse, toute dure. Je peux même la dissimuler dans ma main. Sonia ? Je peux la goutter ?— Arrête de me demander sans cesse. C’est Emma qui te dira « stop » si elle n’aime pas. Pas moi. Fais tout ce que tu as envie avec son accord. (Elle se met à rire avant de continuer) Sauf de la mordre ou de lui faire mal.— Emma, tu me mets une bonne fessée si je te fais mal. Ce que je vais faire, je ne l’ai jamais fait avant.Tout devient alors merveilleux. Je suis entièrement à l’intérieur de sa bouche douce, tiède et humide. C’est aussi tendre et agréable qu’avec ma petite femme adorée. Sa langue prend alors le réflexe du baiser. Parcourant chaque millimètre, tournant sans fin autour de mon sexe. Au bout de cinq minutes, Sonia se met à sourire en disant :— Effectivement, ma petite Paula, tu n’as aucune expérience… Je ne sais pas ce que tu lui fais, mais à voir son visage en extase, je suppose que c’est très agréable. Par contre, si tu veux l’entendre gémir un peu, il faut aussi la faire coulisser contre tes lèvres. Remonte un peu ta tête, puis redescend. Emma ne doit pas sentir tes dents. Juste tes lèvres pulpeuses et douces ainsi que ta langue.Je ne tarde pas à passer le « mur du son » avec les bons conseils de ma chérie. Je la bloque parfois dans ses mouvements, de peur de venir trop vite. Loin de comprendre que j’ai besoin d’une pause, elle redouble alors l’activité de sa langue.— Sonia… Je crois que l’on frôle l’incident diplomatique. Je n’en peux plus ! Paula, arrête un peu, sinon je pense que je vais te remplir la bouche.Elle se relève étonnée.— Je te fais mal, Emma ? Tu ne veux plus ?— Tu fais très bien, princesse, trop bien même. Mais tu sais ce qui est censé arriver à la fin ? Ma semence va gicler et tu vas en avoir plein la bouche.— Et je n’ai aucune chance d’y arriver ainsi ?— Tu es certaine d’y arriver ainsi, Paula. C’est bien ce qui m’inquiète.— D’accord ! Alors décontracte-toi et laisse-moi continuer. Je tremble d’excitation de découvrir cela aussi. Ton goût intime, ta texture.Elle se déchaine de nouveau sur mon petit sexe dressé et moins de trente secondes plus tard, je palpite dans sa bouche en laissant échapper des flots de semence tout en couinant de bonheur. Je m’attends à ce qu’elle se relève pour foncer à la salle de bain pour tout recracher, mais encore une fois, je me trompe. Je la sens saliver maintenant sur mon sexe qui rétrécit inexorablement. La semence semble avoir complètement disparu de sa bouche. Sa langue part à la recherche de la moindre parcelle oubliée. Enfin, elle me libère et elle se redresse pour venir baiser mes lèvres en disant :— Merci Emma. Je n’ai plus aucun doute : tu es délicieuse de partout.
— Tu as tout avalé, Paula ?— Ben oui, Sonia. Il ne fallait pas ? C’est du poison ? Tu ne le fais pas toi ?— Si, tu as bien fait. C’est juste une grande preuve d’amour et aussi un signe de ton côté, « petite cochonne ». Je fais strictement la même chose parfois. Même si je varie en gardant tout dans ma bouche de temps en temps pour lui faire tout avaler dans un baiser. Bienvenue au Club ! Maintenant, tu peux imaginer tous les petits spermatozoïdes qui nagent dans ton adorable petit ventre. Et toi, Emma, tu devrais renforcer son imagination en allant vite te perdre dans sa belle petite chatte, ma chérie. Elle mérite bien ça. Je peux t’assurer qu’elle est délicieuse.Je ne me fais pas prier. Quand je baisse sa belle culotte pour plonger dans sa cavité d’amour, je la trouve trempée et dégoulinante. En moins d’une minute, elle part dans un formidable orgasme. Tous ses muscles se tendent. Son corps tremble sans contrôle et elle crie son plaisir. Je vois, du coin de l’œil, Sonia guider sa main vers mon sexe qui reprend de la vigueur, excitée que je suis de la voir perdre la tête ainsi. Quand elle s’en saisit, le flot qui s’était un peu tarit recommence à couler au niveau de son sexe. Elle se lubrifie naturellement. À peine a-t-elle récupéré de son premier orgasme qu’elle quémande d’une toute petite voix :— Je la veux en moi. S’il vous plait, mes chéries ! Emma, fais-moi l’amour. Va juste très doucement pour me pénétrer. Je ne veux pas souffrir et je veux tout sentir. Je jette un coup d’œil à Sonia qui me fait un signe affirmatif de la tête. J’installe Paula confortablement, en lui mettant un oreiller sous la tête. J’écarte ses longues jambes fuselées tout en douceur. Je me positionne entre ses cuisses et Sonia guide elle-même mon sexe à l’entrée de sa grotte merveilleuse. Puis elle se positionne à califourchon au niveau de ses seins. Commence alors une grande danse d’amour à trois. Je suis scrupuleusement ses consignes. Millimètre après millimètre, je la sens s’ouvrir devant ma lente progression. Devant moi, tout s’agite aussi. Sonia commence à Haleter et Paula également. Aucune trace de douleur à l’horizon. Trois minutes plus tard, j’arrive en butée dans son puits d’amour. Vu la longueur plus que modeste de mon membre, vous pouvez vous douter de toute la délicatesse de mon avancée en elle. Je vois aux magnifiques petites fesses fermes de Sonia qu’elle vient d’obtenir son premier orgasme sous la langue de Paula. Dès que je recommence à bouger dans cette dernière, elle aussi part dans un monde de plaisir presque immédiatement. J’accélère doucement mes translations et elle réagit bien. Ses gémissements, étouffés par l’abricot lisse de ma chérie, n’expriment aucunement la souffrance, mais bien un grand plaisir. Elle quitte provisoirement la grotte où elle est enfouie pour me crier :— Oui, Emma ! Ne te retiens plus ! Fort, très fort maintenant ! Ne t’avise pas de stopper ou de ressortir à la fin, sinon je te gifle, ma chérie. Je te veux en moi. Je n’attends que toi. J’ai déjà obtenu trois orgasmes, donc ne te soucie plus de mon plaisir. Oui !!!! Comme ça !!!!Maintenant, je me déchaine en elle. Mon pubis claque ses lèvres intimes. Je sais que je vais bientôt venir, mais j’espère un autre miracle. Qui se produit, semblant répondre à mes attentes : Lorsque je palpite en me plantant au maximum en elle, elle tremble à nouveau en hurlant de plaisir. Sonia, certainement touchée en plein cœur par nos deux explosions, se cambre elle aussi de plaisir sur les seins écrasés de la belle rousse. Lorsque mon sexe commence sérieusement à rétrécir et alors que ma blonde et belle femme ne semble pas vouloir changer de position, je m’agenouille entre les cuisses de la belle rouquine pour la nettoyer et la remercier de son cadeau immense. Ma langue fouille sa caverne et sa fente. Mon bijou joue avec son clitoris que j’ai déniché et que j’agace sans retenue. Ses cris s’élèvent à nouveau. Je sais que je vais une nouvelle fois la conduire à une petite mort et je ne m’en prive pas. Ce n’est qu’après ce dernier orgasme que Sonia la libère enfin de son adorable petite croupe. Paula se redresse alors, féline et souple. Puis elle nous fait signe de nous rapprocher d’elle. Quand nous sommes toutes les trois à genoux et enlacées au milieu du lit, Paula éclate en sanglots en nous disant :— Merci, merci mille fois, mes chéries. Jamais je n’ai vécu cela. Jamais je n’ai cru mourir de plaisir ainsi. C’était merveilleux. Je n’oublierai jamais. Je vous aime à la folie. Et je ne rêve plus que d’une chose. Pouvoir vous rendre un jour le millième de ce que vous venez de me faire vivre. Je ne savais même pas que cela pouvait exister.Nous essuyons ses larmes en la serrant très fort. Alors que nos propres yeux pleurent également. Sonia lui avoue :— Paula, ne te tracasse pas de ce que tu penses nous devoir alors que tu nous as déjà tout rendu. Tu étais pourtant aux premières loges pour me voir couler de désir dans ton adorable bouche et sentir mes cuisses trembler de plaisir. Je suis certaine qu’Emma a eu plus que son compte également. Jamais, pas un instant, nous ne nous étions imaginées que tu te donnerais à nous ainsi. Si toi tu n’avais pas peur, moi j’avais une trouille bleue de ne jamais arriver à te conduire au plaisir auquel tu as mille fois droit, ma belle rouquine. Alors ne pleure plus. Nous ne te lâcherons plus jamais. Si nous pouvons te faire mourir de plaisir, nous ne nous en priverons pas.— Merci, Sonia. Dites, mes chéries, après la douche, je pourrai remettre Emma « en prison » moi-même ? Pas question qu’une autre personne, à part nous deux, Sonia, ne goûte à cette merveille.— Et moi alors ? Je fais ceinture ce soir ?Elle rougit immédiatement en répondant :— Oui, je suis conne et égoïste, Sonia. Toi aussi, tu souhaites certainement avoir le même plaisir que moi.— Je te faisais marcher, ma belle. J’ai eu autant d’orgasmes que toi et je suis épuisée. Enfin, notre puce n’est pas une machine à baiser. Tu sais, nous faisons l’amour tous les soirs au moins une fois. Je ne voudrais pas la voir se ratatiner en pleine « overdose », notre belle blondinette. Je préfère la savoir un peu frustrée même. Ce soir, c’est d’accord : c’est toi qui t’y colles. Tu verras, c’est hyper simple. À la fin de la douche, tu coupes l’eau chaude. Tu arroses copieusement son petit asticot en la regardant couiner sous l’eau froide. Elle est délicieuse quand elle sautille avec l’interdiction de se protéger. Dans la foulée, tu lui mets sa minuscule cage. Tu sais, il parait que c’est le plus petit modèle existant. Dans les plus grands, elle tiendrait largement toute excitée, je pense. Je sais, c’est un peu cruel, mais je suis certaine que toi aussi tu vas adorer la voir pousser ses petits cris aigus et se tortiller comme une anguille. Une fois que c’est fait, tu dois par contre compenser. Tu la sèches en la caressant, agenouillée devant elle. Tu la câlines. Puis tu lui roules une énorme pelle. Avant de lui enfiler sa belle petite culotte en la faisant glisser le long de ses longues jambes fuselées. Enfin, cette petite peste à toujours sa vengeance ensuite. Après une telle séance, moi, je suis à nouveau toute trempée quand je me couche. Elle le sait, cette petite traînée amoureuse, qu’elle m’excite tout le temps. Hop ! À la douche, les puces.Effectivement, tout se déroule comme Sonia l’a décrit. Sauf qu’elles se paient ensemble un fou rire lorsque je sautille comme une puce déchainée sous l’eau froide. Paula, toujours secouée par de gros hoquets, doit se concentrer pour remettre le dispositif en place. Le reste est aussi tendre et doux qu’avec Sonia. Elles se ressemblent terriblement dans leurs attitudes. Paula vérifie aussi, lorsque ma petite culotte moule mes petites fesses, que tout est bien en place et que les petits élastiques dentelés autour de mes cuisses toutes douces sont parfaitement disposés : ce que j’adore. Je suis par contre la seule à dormir avec un soutien-gorge sous ma nuisette. Cela me rassure et exacerbe ma féminité. Je suis de plus très fière des marques de bikini sur mon corps.Le lendemain, après le footing, la douche et le petit déjeuner, nous nous retrouvons cinq minutes seules avec Sonia avant de rejoindre Paula, Agnès et Serge.— Alors, Emma ? Tu en penses quoi de notre aventure avec Paula ?— Franchement ? J’adore. C’est un ange. Je n’imagine même plus ne pas l’avoir dans notre lit, sauf si tu en exprimes le désir. Et toi ?— Je ne m’en passerais plus ! Tu sais, entre femmes bio, c’est une première pour moi. Mais j’adore. Je l’adore.  Tout est bon et pur chez elle.— Tu as remarqué, Sonia ? Aucun cauchemar cette nuit. Ni pour toi, mais cela devient habituel, ni pour elle. De cela aussi, je suis très heureuse.— Oui, j’ai aussi fait cette constatation. J’espère que cela durera. Bon, allons vite la rejoindre maintenant.Le cours de Serge n’a pas changé. Mais pas question de dévoiler quoi que ce soit à Agnès et à Paula. L’effet de surprise est essentiel à sa formation. J’en suis admirative. Où a-t-il appris tout ça ? À l’armée ? Tout est sous contrôle. Jamais il ne se départit de son calme olympien. Puis, nous aussi nous en faisons les frais. Il rit quand il arrive à nous mettre à nouveau en difficulté. Quinze jours plus tard, elles obtiennent toutes les deux, haut la main, leur permis A. Pour fêter l’événement, nous partons à cinq le lendemain vers le restaurant qui sert de merveilleuses fondues. Le patron et la patronne nous reconnaissent immédiatement. Ils ne sont pas surpris quand nous commandons le même menu. Aucun doute, c’est un régal. Même en plein été ! Les autres ne manquent pas de confirmer notre ressenti. Le serveur, très sympathique, nous dit :— Non seulement vous êtes magnifiques, mais en plus vous faites des émules. Et vos motos sont terribles. Vous faites partie d’un club ?C’est Sonia qui répond :— Non, c’est entre amis uniquement. Serge, notre excellent instructeur ici présent, nous a donné le goût de rouler en deux roues. Emma et Paula, mes deux chéries, ainsi qu’Agnès, sa propre amoureuse, avons adoré venir au restaurant ainsi. Vous étiez le vrai but de notre balade.— C’est original et flatteur pour notre établissement. Pour les desserts, vous avez choisi ?— Oui, pour nous deux, des parts de votre merveilleuse tarte aux pommes avec ses boules de vanille et sa chantilly.Le compte monte très vite à cinq du même dessert.— Au moins, la commande est simple. Des cafés ensuite ?— Cinq également.— Parfait, cela arrive tout de suite.Sonia arrive encore à s’éclipser pour aller discrètement payer. Enfin, elle pensait ne pas se faire remarquer. Mais la patronne arrive à notre table peu après et s’adresse à elle :— Mademoiselle, je pense qu’un billet s’est échappé de votre poche quand vous avez payé.— Non, Madame, c’est volontaire. N’en parlons plus.— Alors, merci de votre générosité et nous espérons vite vous revoir tous les cinq. Mon mari ne sait plus où donner des yeux. Entre vos belles motos et les superbes femmes qui les pilotent.— Merci pour moi, Madame !— Mes excuses, Monsieur. Vous, ce sont les yeux de la patronne que vous monopolisez. Les femmes savent se venger de leurs maris voyeurs !Nous rions tous, en promettant de revenir bientôt. Il est 14 h 30 quand nous reprenons la route. Serge nous guide maintenant vers le lac de Joux. C’est une féerie quand nous le découvrons. Nous trouvons même un endroit tranquille pour nous baigner juste avec nos dessous, car nous n’avons pas de maillots. Le temps de sécher un peu, il est dix-huit heures quand nous redémarrons. Pour peu de temps en fait. Nous trouvons au bout de l’étendue d’eau, un petit hôtel sympathique situé entre deux lacs. L’endroit est tellement charmant que nous décidons d’y passer la nuit. Alors que la belle rousse est aux toilettes, Serge va demander s’il reste trois chambres de disponibles. Sonia rectifie aussitôt sa commande :— Non, deux chambres, Serge. Paula fait encore des cauchemars et dort avec Emma et moi.— Alors deux chambres, patron. C’est possible ? Et cinq repas ce soir ?— Oui, Monsieur. Voilà les clefs.— Est-il possible de vous régler tout de suite en comptant les petits déjeuners ?— Non, Sonia, c’est moi qui règle ! Je ne suis pas sans le sou ! Entre Agnès et vous deux, je n’arrive plus rien à payer.— Pas question, mon ami. Si tu veux régler, alors il ne faut pas te balader avec nous ! Désolée.— Si c’est un ordre…— Jamais je ne te donnerai d’ordre. Mais considère-le ainsi pour ce qui est de payer.— Au fait, ma petite Sonia… Paula fait donc des cauchemars ? Arrête tout de suite les mensonges ! Tu étais plus honnête à midi quand tu as parlé de tes deux chéries. Vous l’avez adoptée, ma belle adjointe ? C’est ça ?— Oui, Serge. Mieux qu’adoptée : nous nous aimons follement. Et pas de jugement, je t’en prie. Je sais que nous sommes de jeunes mariées. Je me doute que cela puisse choquer. Mais nous assumons. Nous nous aimons toujours à la folie, mais elle aussi nous l’adorons.— Vous faire la leçon ? Je suis au contraire enchanté. Elle vous mérite. Je me doute qu’elle doit faire des cauchemars. Mais je pense que vous arriverez à lui faire oublier le passé et à lui rendre le présent merveilleux. Vous êtes les seules à pouvoir réussir cet exploit. Vous avez ma bénédiction. Même si vous vous en moquez. J’adore cette nouvelle. À midi, je ne voulais pas y croire. Mais avec le coup de la chambre ce soir, je me suis dit que je pouvais rêver. Je comprends mieux votre envie de vous perfectionner en moto.Il rit et nous et Agnès aussi. J’ai le cœur plus léger. Je crois que nous n’aimons pas tricher avec nos proches.  À table, Paula est extrêmement surprise de constater qu’Agnès et Serge connaissent sa position exacte au sein de notre couple.— Pas d’affolement Paula, c’est Sonia qui nous l’a dit, un peu forcée en fait. Elle s’est précipitée pour rectifier ma commande d’une troisième chambre.Il y a pourtant de l’affolement dans l’air car Paula, qui est entre nous deux, se jette sur Sonia… Pour lui faire un baiser de morte de faim. Avant de faire de même pour moi. Et c’est Agnès qui dit :— Au moins, c’est clair maintenant.Je lui réponds alors :— Nous sommes complètement amoureuses d’elle, Agnès. Je touche du bois, mais depuis que nous couchons ensemble toutes les trois, elle n’a plus refait le moindre cauchemar. Celui qui se risquera à lui faire du mal, nous fera du mal également. Nous nous transformerons alors en tigresses.— Mes chéries ? Vous comptez le dire à tout le monde ?— Nous ne comptons pas le cacher, Paula. Sauf si tu le désires.— Je ne le désire pas, Sonia. Il y a plusieurs manières de se lier. Le mariage est l’une d’elles. C’est proclamer au monde que l’on est ensemble en faisant une grande cérémonie. Les autres sont plus douces et progressives pour la plupart. J’adore l’idée de ne plus jamais avoir à nous cacher pour nous dévorer les lèvres. Pour le reste, j’ai déjà tout le bonheur du monde : me blottir toutes les nuits dans vos bras et butiner quand je le désire chaque parcelle de vos corps. À ce sujet, j’ai une anecdote amusante, je crois. Pendant plus d’une année, je me suis consumée dans l’amertume et je me suis révoltée contre l’injustice du monde. Le jour où un miracle s’est produit, qui pouvait me permettre de gommer un peu mes tristes pensées, elles avaient disparu ! Je me préparais avec tristesse dans ma chambre pour assurer quelques heures de travail, quand soudain j’ai perçu des voix dans la rue. Le temps d’écarter discrètement les rideaux de ma fenêtre, je vous ai vus discuter avec ma mère. Serge, que je connaissais déjà et trois superbes femmes. Dont deux adorables blondes qui semblaient avoir à peu près mon âge… À cet instant précis, tout a changé : l’amertume à fait place à un amour intense, immense, dévastateur. Je vous ai aimé au premier regard. J’en tremblais quand ma mère m’a appelé pour me dire que j’étais attendue. Je ne sais même plus comment j’ai pu descendre l’escalier. Vous m’ameniez de la justice servie sur un plateau, celle que j’avais désespérément attendue si longtemps dans mes nuits de cauchemar et moi, je ne voyais que vous deux. Le reste m’a paru tellement dérisoire… Ce jour-là, je suis entrée de pleins pieds dans mes rêves, mes chéries. Depuis, pas une seconde, vous ne m’en avez fait sortir. Je ne suis pas tombée amoureuse en vous fréquentant. Juste en vous voyant. Au premier regard.— De nous deux, Paula ?— Oui, de vous deux.— Alors pourquoi cette insistance à vouloir monter derrière Emma en moto ?— Car elle me rassurait. Emma, tu étais adorable et silencieuse, la plus proche de moi. Sonia me paraissait inaccessible avec son esprit délié et libre quand elle décrivait la situation qui vous amenait à Gex. Je ne sais pas en fait… mais tu semblais me ressembler. Lorsque j’ai su que vous étiez mariées, j’ai refusé immédiatement de lutter contre l’amour que je ressentais pour vous. Vous étiez ensemble ? C’était parfait ! Tant que je te serrais dans mes bras, derrière toi, sur ta grosse moto, ce merveilleux rêve ne s’effondrait pas. Le plus miraculeux étant que vous y ayez répondu. J’ai été électrisée par nos premiers smacks.— Tu vois, ma Sonia chérie ? Même quand tu n’en parles pas, ta beauté et tes deux doctorats se ressentent et sont impressionnants. Je bénis le vent du jour de notre rencontre. Jamais je n’aurai osé t’adresser le moindre mot sans lui.— Tu n’as rien à bénir, Emma… Cela m’a fait rire, mais même sans le vent, même sans mon foulard épris de liberté, tu ne m’aurais pas échappée. Avant le foulard, je t’avais déjà repérée. Je savais qu’entre nous deux, il se passerait quelque chose. Mais promis, ma belle, il s’est vraiment envolé sans aucune aide de ma part. Je ne t’ai pas fait sauter volontairement. Même si te voir ainsi a été le moment le plus merveilleux et le plus amusant de ma vie d’avant. Tu vois, Paula, quand parfois je suis cruelle et que je regarde en riant Emma se tordre et sautiller, je revis ces instants.Paula sourit et rougit en répondant :— Je vois parfaitement ce que tu veux dire, Sonia.— Confidences pour confidences, je crois que notre histoire d’amour à trois a commencé quand nous t’avons vu descendre l’escalier dans la petite maison de tes parents. Même si j’étais un peu vexée ensuite d’avoir tant parlé et de te voir insister pour partir avec ma chérie. Mais je me suis faite une raison. Cela allait forcément précipiter les choses. Je connais ma belle Emma. C’est elle que tu mettais dans une situation délicate, vu ce qui nous amenait vers toi. En finalité, tout a été parfait dans le meilleur des mondes. Moi aussi, je l’ai eu, mon Smack !Nous rions encore quand Serge y va de ses confidences :— Et bien moi, j’ai regretté un jour de ne pas être couvert d’or comme vous deux et Zian…— Impossible, Serge. Tu nous fais marcher. L’argent, tu n’en as rien à faire. Tu nous l’as déjà prouvé, monsieur vingt pour cent ! Ta seule philosophie, c’est d’avoir de quoi vivre et de faire ce que tu aimes chaque jour de ta vie.— Même si tu me décrits bien, tu te trompes, Sonia. C’est arrivé le jour où Agnès est venue chez vous avec Marie et que vous nous avez présenté. J’avais devant les yeux ma compagne idéale et je n’avais qu’une solution : l’éviter à tout prix. DG d’une grande entreprise… La tuile ! Moi, avec comme seule richesse un bateau avec des moteurs dépareillés. Oui, ce jour-là, j’ai oublié le merveilleux univers que vous avez mis en place aux Cœurs liés : pas de différence et pas de mépris entre de bonnes personnes. Comme quoi… Les bonnes choses de la vie doivent être écrites quelque part. Je ne suis pas plus fortuné. Mais moi aussi, « je nage dans le bonheur », comme vous le dites parfois. C’est peut-être aussi parce que mon bateau est en rade et que je suis obligé de nager ! Mais je veux bien le faire toujours avec toi, ma chérie.Agnès ne répond pas, si ce n’est par un tendre baiser à l’élu de son cœur. Mais fini par dire en se tournant vers Sonia :— Tu vois, ma belle, quand tu parlais de ta vexation tout de suite, moi aussi j’en ai eu une belle. Quand j’ai vu celui qui m’attirait me fourrer dans les pattes d’un de ses adjoints, si beau soit-il, pour se concentrer sur vous deux. J’ai même pensé que son seul critère était la fortune en millions et le pouvoir de ceux dont il devait s’occuper. Heureusement que depuis, nous nous sommes expliqués. Je l’ai mieux cerné, mon tendre et timide Serge.— Il vous reste quand même pas mal de chemin à faire tous les deux, mes amis. Même si avec Emma, cela nous fait bien rire. Parfois, nous jouons les conspiratrices pour vous et c’est difficile de garder notre sérieux. Comme le jour où Serge nous a proposé de nous rejoindre avec toi en moto. Vous en creviez d’envie tous les deux, en étant persuadés que vous alliez étouffer l’autre si vous en parliez. Votre besoin était intense de vous sentir l’un contre l’autre. Pensant que votre amoureux avait d’autres priorités. Et toi, Serge, si tu veux quelques millions, cela ne nous pose aucun souci, à Emma et à moi.— Vous plaisantez ! Surtout pas ! Cela déséquilibrerait ma relation de couple maintenant. Je l’ai si mal évaluée, au départ, la très belle Agnès. Non, je n’en veux pas. Gardez seulement le plus longtemps possible les cœurs liés tels qu’ils sont.— Nous ne plaisantons pas, Serge. Garde ma remarque en tête. C’est une proposition sérieuse. À moins qu’un jour nous devions donner tout notre argent à Paula pour l’avoir manipulée en l’attirant dans notre lit.— Pfff. Vous êtes bien des pouffes, toutes les deux, comme dit votre ami Zian. J’aurai donné tout ce que je possède pour une seule nuit dans vos bras, mes amours. Serge et Agnès, vous êtes témoins de ma déclaration ! Dans ce monde tellement procédurier, cela pourra leur servir. Cela gâchait un peu ma journée d’aujourd’hui de me dire que ce soir, nous nous retrouverions peut-être dans des chambres séparées si nous faisions étape. Heureusement, quand j’ai entendu Sonia nous présenter à midi comme « ses chéries », j’ai repris espoir. Sinon, j’aurai prétexté n’importe quoi pour rentrer, même de nuit.— Whaou, ma remarque au restaurant n’a échappé à personne ? Je vais finir par croire que certaines personnes m’écoutent. Non, Paula, il n’en était même pas question. Ceci dit, maintenant, tu es dans une sale galère belle princesse.— Pourquoi ?— En rentrant, tu vas devoir nous épauler, car j’en connais deux qui vont être en rage que nous ne leur ayons pas dit que nous allions bivouaquer ce soir. Enfin, je pense. Même si ce n’était pas prévu. Ceci dit, ils ne sont pas seuls vu que Marie et Oscar sont au domaine.Au même moment, alors que sans nous en rendre compte, nous en sommes déjà aux cafés, son téléphone sonne. Elle rit quand elle voit le numéro qui s’affiche en décrochant.— Allo ? Ici les grandes coupables. C’est à quel sujet, mon ami ?— …— Alors nous sommes exactement entre le lac de Joux et le lac Brenet dans une charmante auberge, Zian. Ce n’était pas prévu ce matin. Mais j’ai averti Maria par texto il y a deux heures.— …— Attend, je demande.Elle pose son téléphone pour héler le serveur :— Monsieur, il y aurait une autre chambre de libre dans votre charmante auberge, ce soir ?— Je demande au patron. Deux secondes… Oui, c’est possible.— Alors, je la réserve. Deux amis à nous seront ici dans une heure. Je fini mon appel et je vais la régler.— Allo, Zian ? Oui, c’est possible et je l’ai réservée.— …— Soyez prudents et bonne route.Elle raccroche dans les deux secondes et se lève pour se diriger au comptoir. Lorsqu’elle revient, elle annonce toute heureuse :— Restez assis, mes amis. On nous amène du champagne et beaucoup de jus de fruits. Zian et Isabelle veulent absolument nous rejoindre. Donc pas question d’aller au lit dans l’heure qui vient. Je propose de continuer de papoter gaiement et ensuite d’aller faire une petite promenade digestive au bord du magnifique lac qui semble nous tendre les bras.Nous sommes tous enchantés, à l’annonce de l’arrivée de nos deux amis.— Tu vois, Paula, dans une heure, ton cauchemar va commencer. Je me suis dit, quand ils ont insisté pour venir, que le cadre était idéal pour leur annoncer à eux aussi que nous t’avons pervertie. Ne buvez pas trop, car je pense que quand ils vont arriver, ils souhaiteront eux aussi arroser cela. Enfin je l’espère…— Pervertie ? Sale peste. Je n’ai jamais été si heureuse de ma vie. Serge, Agnès, Zian et Isabelle informés le même soir, notez-le bien, mes chéries : entre nous, c’est presque un mariage. Même si je ne suis pas vraiment un bon parti, question fortune.— N’importe quoi ! Tu nous gaves tous les jours de ton immense beauté pure et radieuse. De plus, ce qui est à nous est à toi.La discussion reprend ensuite plus légèrement et la promenade, de nuit, sur les rives de ce lac encore assez sauvage, est un délice. Lorsque nous rentrons, nos amis sont déjà là. Attablés, ils monopolisent un serveur et le patron, qui, heureusement, semblent en fin de service. Ils rient tous ensemble. Les deux personnes de l’établissement profitent de notre arrivée pour s’éclipser.— Vous voilà enfin ! Vous avez déniché une merveille, tous les cinq. Quel charme ! Nous avons un peu révolutionné cette petite auberge en débarquant avec la Bugatti « Veyron » il y a quinze minutes. Je me demande si j’aurai encore mon permis de conduire demain. Quelle voiture, Serge !— Franchement, Zian, je n’en sais rien. C’est une de celles que je n’ai jamais osé conduire. Mon initiation de Sonia et d’Emma s’est arrêtée à la Ferrari.— Alors, je te l’annonce : c’est une merveille. Même Isabelle, qui m’incite sans cesse à la prudence en voiture, trouvait que je me trainais, alors que je dépassais déjà allègrement les vitesses autorisées. Enfin voilà, quand j’ai annoncé au patron que je devais avoir une chambre réservée chez lui, il a insisté pour que je la rentre dans son garage privé. Cela a permis de faire connaissance. Vous, les deux pestes, je vous retiens ! Vous auriez pu m’ajouter en destinataire du message pour Maria. Surtout que ce soir, j’attendais le repas avec impatience. Je me disais juste, avec ma chérie, que votre absence à notre footing rituel n’était que passagère.— Mauvaise nouvelle pour toi, Zian. Tu vas hériter d’une peste supplémentaire.Visiblement, Sonia l’a coupé net dans son élan et dans son enthousiasme alors que le couple la regarde maintenant avec des yeux interrogatifs…— Ne me regardez pas comme cela, vous deux. Je vais me sentir mal. N’oubliez pas : il faut être très doux avec moi : je suis une pauvre petite femme fragile et enceinte. Comme toi, Isa. Ceci dit, nous vous annonçons que nous vivons une histoire d’amour, de grand amour même, avec notre chérie Paula. Nous comptons bien, même si nous devons déménager pour ça, pouvoir nous faire des baisers quand bon nous semble.Les deux partent dans un fou rire.— C’est donc Paula, la peste supplémentaire ? Alors là, ce n’est pas une surprise ni une nouvelle. Ma femme et moi le savions depuis pas mal de jours déjà. Nous avons un grand espace comme vous dans l’autre aile du château, ne l’oubliez pas. Quand vous vous embrassez toutes les trois sous nos fenêtres en rentrant des écuries, vous devriez être plus discrètes. La seule chose que nous nous demandions en riant, c’est quand vous cesseriez votre jeu de cache-cache. On va enfin pouvoir arroser cela ! Bon, j’en étais où, moi ? Avant cette histoire de pestes ? Ah oui, j’en arrivais justement à Paula. C’est à elle que nous devions parler au repas de ce soir. Nous avons décidé de le faire à la méthode helvète. Ma chère Paula, voilà une petite mallette pour toi et, comme le disent les banquiers Suisses : rassure-toi, elle n’est pas pleine de billets de banque. Je vais te l’ouvrir.Immédiatement, je reconnais le même type d’attaché-case que lors de notre réunion au sommet à Genève. Il soulève le couvercle devant elle et elle inspecte le contenu. Aussitôt, elle lance à Zian de grands yeux interrogatifs et il comprend immédiatement :— Oui, Princesse. Tu as maintenant une double nationalité : Française ET Suisse. Tu as aussi une carte bancaire, un chéquier et le relevé de ton compte qui est dans le même établissement que les nôtres. Tu y auras aussi les mêmes facilités, car ils appellent cela ainsi, que nous, si tu veux bloquer une partie de la somme. Je m’en suis assuré. Tu as rendez-vous demain à onze heures à la Banque pour qu’ils t’expliquent. Mais tes chéries, puisque maintenant je peux le dire ainsi, t’en parleront avant, je pense. Donc financièrement, l’accord est respecté. De plus, demain à 16 h 00, nous avons tous rendez-vous dans la salle communale du village d’à côté. Il y aura nous sept, notre avocat Genevois, deux représentants du gouvernement suisse, dont celui chargé de suivre les contrats du cabinet de conseil. C’est là-bas que se présenteront Loïc et ses parents pour les excuses. Qui resteront de fait plutôt privées. Mais elles doivent être faites. Sache également que l’attitude des géniteurs de ton violeur a, semble-t-il, évolué. Plus question de donner un franc suisse à leur fils dorénavant. Il devra maintenant assumer pleinement sa vie et sa pitance avec son seul salaire tout en effectuant un début de remboursement planifié de la somme qu’ils ont perdue à cause de lui. Ce qu’une vie normale ne suffira pas à combler. En effet, il ne possède que des certificats sportifs. Il devra donc retrouver rapidement un emploi. Cela ne sera pas du tout aux mêmes conditions que chez nous, je pense. Serge m’a raconté qu’il t’avait remplacé pour une mission dans une maison de retraite. Je crois que cela va devenir rapidement le quotidien de cet homme. Il doit déjà gouter à la dure réalité de la vie. Personnellement, connaissant le rapport à l’argent de cette famille, je ne pense pas que ses parents lui feront des cadeaux. Il a commis le crime suprême pour eux : avoir raboté trois quarts de la fortune familiale en liquidité. Vu les termes de l’accord, ils seront je pense les premiers à le dénoncer s’ils sentent qu’il dérive. Ce qui leur reste ne servant maintenant que de fonds de roulement à leurs affaires. J’espère donc que demain, il aura tellement changé que tu ne souffriras pas trop de la confrontation. Voilà, je crois que j’ai succinctement fait le tour de la question. Tu as des interrogations ?— Oui, Zian. La somme est vraiment énorme. Je vais vraiment pouvoir en utiliser une petite partie pour faire rénover entièrement la maison de mes parents ?— Autant que tu veux, Paula. Tout est disponible. Même si nous te conseillons d’en bloquer au moins les deux tiers. Tu comprendras pourquoi demain. Mais il te faudrait moins du centième de ce que tu laisserais libre pour faire même reconstruire leur petite maison. Bien entendu, tes chers parents seront toujours les bienvenus au domaine.La pression est trop forte maintenant et ses larmes se mettent à couler abondamment. Heureusement, quelques baisers plus tard, elle affiche de nouveau un grand sourire.Zian reprend alors :— Formidable ! Maintenant, Champagne et jus de fruits pour arroser la grande nouvelle de cette soirée. Que vous êtes toutes les trois amoureuses. Je me demande si César acceptera de venir dans la chapelle alors que je célébrerais un mariage entre trois femmes ?Nous rions franchement à sa déclaration, sauf Paula qui est toujours dans ses réflexions et qui n’en sort que lorsqu’il continue :— Vous avez manqué une autre chose importante, ce soir. Mais je suppose que les intéressés ont profité de notre nombre limité à table pour nous annoncer la nouvelle. Oscar et Marie vont se marier. C’est la première fois que je dois autant réconforter mon beau-père, après que Marie nous a annoncé qu’elle aussi est enceinte à 43 ans. Ce satané Oscar a toujours en arrière-pensée que j’ai épousé Isabelle pour ses perspectives, en tant que fille unique, de l’héritage qui arrivera un jour. Voir même que nous l’avons aidé à financer l’extension dans ce but. Il semblait à la fois heureux, mais mort d’angoisse que Marie nous fasse cette annonce. Pourtant, Isabelle a sauté de sa chaise pour les embrasser et les féliciter tous les deux et j’ai fait exactement comme elle. Mais cela est devenu très vite gênant, quand ils nous ont annoncé qu’ils allaient faire un contrat de mariage pour ne pas léser Isabelle. Oscar a même interprété mon air soucieux, dû uniquement au fait de ne pas vous voir à table, ainsi ! Ma belle Isabelle s’est même mise en colère contre son père quand ils nous ont décrit cette idée farfelue. Elle a foncé à l’appartement, est revenue avec notre dernier relevé de compte pour le mettre sous le nez de son père en disant :« Tu vas enfin me croire maintenant ! Mon mari n’a jamais songé à mon héritage quand nous nous sommes mariés ou quand il a proposé de te donner de l’argent pour ton projet ! Notre enfant ne manquera jamais de rien. Uniquement s’il doit être puni ou s’il devient comme Loïc. Songe exclusivement à Marie et à mon futur demi-frère ou demi-sœur, papa chéri. Avec moi, tu as déjà fait plus que ta part avec ton éducation et tout l’amour que tu m’as donné. »Comme habituellement, notre ami fait une petite pause dans son discours pour augmenter notre soif d’en savoir plus. Puis il continue :— Pour être un peu « cash », Il en est resté sur le cul, son cher papa chéri. C’en est heureusement fini du fameux contrat envisagé. Heureusement qu’il n’a vu que le montant « libre » et pas celui bloqué, sinon il nous faisait une syncope. Voilà pour les événements du jour. Sachez que depuis le premier jour de leur rencontre, ils ne se sont jamais vraiment quittés, tous les deux. Marie venait tous les week-ends à l’hôtel et la semaine, Oscar avait très souvent des affaires à régler à Paris : comme par hasard. Rendez-vous compte. Notre bébé aura un oncle ou une tante plus jeune que lui !C’est Isa qui embraye :— Ah oui, je n’avais même pas pensé à cela !— J’espère que l’enfant de Marie et de ton papa ne va pas naitre avec une moustache !Les rires fusent à nouveau aux paroles de l’homme aux long cheveux blonds. La soirée est super agréable, et ce n’est que vers minuit que nous décidons tous de rejoindre nos chambres. Zian pourtant n’en a pas fini, car il demande encore à Sonia :— Dis, ma belle, je pourrais passer demain soir, après le footing, chez vous pour te montrer un truc ?— Évidemment, Zian.— Ce sont de tes talents de mathématicienne et de ton esprit structurant dont j’aurais besoin. Je butte sur une difficult酗 Oh ! Je dois me préparer psychologiquement, alors. C’est entendu. Nous nous voyons entre la douche et le repas, mon ami.— Merci Sonia.Nous passons une nuit merveilleuse. Même si nous devons un peu réfréner les gémissements de notre adorable Paula qui exprime toujours aussi bruyamment ses plaisirs. Le lendemain matin, après que je sois allé voir le patron pour solder tout ce qui nous reste à devoir, notre départ ne passe pas inaperçu. Cinq grosses motos qui précèdent une Bugatti, ce n’est pas si habituel. La veille, avant de faire l’amour, Sonia a passé 15 minutes à expliquer à Paula les conditions de blocage et ses avantages. Nous arrivons à 10 h 00 au domaine. Juste le temps de prendre une douche rapide avant de repartir pour la Banque genevoise. Paula insiste pour que nous restions avec elle. C’est le directeur qui nous reçoit et qui sourit en nous reconnaissant :— Bonjour, mesdemoiselles. Vous êtes bien entourée, Mademoiselle Paula. Je pense qu’avec de tels conseils, ça sera rapide. Vous avez pris une décision ou vous préférez que l’on refixe un autre rendez-vous ?— Non, je pense que tout est clair dans ma tête, Monsieur. Je désire garder 2 millions de francs suisses disponibles. C’est plus que suffisant. De quoi faire rénover entièrement la maison de mes parents. Avec ce qui restera je pourrais inviter régulièrement mes deux amies au restaurant ou ailleurs et participer à nos frais de vie.— Je complète immédiatement le document, mademoiselle. Voilà. Je l’imprime, je le signe, je mets le cachet de notre banque. Maintenant, il ne vous reste qu’à signer également.Ce qui est fait dans la foulée. Le directeur nous remercie avec chaleur après avoir donné un exemplaire à notre chérie et à 11 h 50, nous sommes à nouveau dans le parking souterrain du château. Voilà une affaire rondement menée ! Nous fonçons ensuite toutes les trois pour dénicher Marie et Oscar, que nous retrouvons près de la piscine. Je vais prendre dans mes bras mon ancienne enseignante pour doublement la féliciter. Avant de faire de même avec Oscar. Seule Paula, qui est encore intimidée par le couple, est un peu moins expansive. Marie nous annonce dans la foulée :— Merci, vous trois. Vous savez, les nouvelles vont vite ici. Alors, belle Paula, tu comptes supporter ces deux terreurs ?— Oui, Marie. Enfin, non, j’espère de tout mon cœur que ces deux « terreurs », comme tu le dis, me supporteront longtemps.— Je crois que tu as toutes les qualités pour cela. J’aurai bien du mal à déterminer laquelle est la plus belle des trois. Si un jour vous devez me poser une question, interrogez-moi plutôt pour que je vous dise quelle est la meilleure mathématicienne ou la meilleure hôtesse d’accueil.Elle rit en disant cela.— Tu sais, en mathématiques, je me défends plutôt bien aussi, Marie. Seul mon amour des chevaux m’a fait prendre une direction plus sportive. Ces animaux ont souvent été mon plus grand réconfort par le passé.— À ce sujet, quand Zian nous a appris qu’il y avait des chevaux ici, j’étais folle de joie. J’adore aussi l’équitation. Nous y sommes allés deux fois ces derniers temps avec Oscar. Mon chéri a encore des progrès à faire. Mais moi, j’ai tout de suite accroché avec Magic, le cheval noir. Il m’a fallu batailler un peu avec Rodolphe pour pouvoir le sceller et le monter, mais je ne regrette pas. Ce cheval est un véritable amour. Il a très vite compris que je suis une écuyère accomplie et une amie attentionnée.— Tu as monté Magic, Marie ? Mais c’est une excellente nouvelle. Je pensais que j’étais la seule à le faire courir. Pour Rodolphe, ce cheval a un caractère de cochon. Alors que je suis d’accord avec toi. C’est un amour, pour peu que l’on s’occupe bien de lui et que l’on entre dans son cercle d’amis humains.— C’est exactement ce que j’ai pensé, Paula. Cela ne te dérange pas si je le monte régulièrement, après m’être occupé de lui, quand je suis ici ?— Non, absolument pas. Bien au contraire. Il adore faire de l’exercice. Il en a besoin. Pense juste à arrêter à ton sixième mois.— Je sais, ma chérie. Même si je n’y ai jamais été confronté, j’ai cette limite en tête. Et je ne l’abandonnerais pas pour autant. En fait, Emma, j’ai envoyé ma démission de notre école parisienne. Je vais travailler avec mon futur époux dès la rentrée. Il me laisse la charge de tout l’accueil de l’hôtel. Bloquez déjà votre week-end des 16 et 17 septembre : c’est notre mariage.— Quelle révolution ! Si j’avais su tout cela quand tu étais mon enseignante !— Et moi donc. Au fait, tu as raconté à Paula ton premier stage ?— Non. Pas encore. Elle sait juste que j’ai été hôtesse bénévole pour Agnès.— Alors écoute, Paula. Tu vas bien rire, je pense.Elle lui raconte alors tout en détail. Ma méprise la fait se tordre de rire alors que nous nous dirigeons vers la maison pour le repas de midi. Oscar se rapproche alors de moi :— Alors, tu es vraiment ce que Marie vient de dire ? Alors, le bébé de Sonia…— Oups. Tu ne savais pas Oscar ? Je pensais que ta fille te l’avait dit !— Non, je ne savais pas, belle Emma.— Donc, oui, je confirme. C’est bien notre bébé et je suis bien ce que ta future épouse vient de dire.— Quelle nouvelle ! Tu es tellement craquante, féminine et charmante. C’est merveilleux. Je t’adore toujours autant, belle princesse.— Je suis désolée. J’étais persuadé que tu savais toi aussi. C’est d’ailleurs pour cela que César voulait me voir le dimanche après-midi, le jour du mariage à l’église de ta fille. Lui avait deviné. Juste à mon expression quand Sonia a annoncé la veille à la chapelle qu’elle est enceinte. Lui aussi a accueilli la nouvelle avec une réelle joie. Nous avons tous dû nous dire la même chose : que tu avais été informé.— Marie aurait dû me raconter ce fameux salon bien avant. (Il rit encore en évoquant le sujet). Ne t’en fais pas : je suis très heureux de le savoir et la discrétion fait partie intégrante de mon métier.Après le repas, nous allons toutes les trois faire un peu de cheval jusqu’à 15 h 00. À 15 h 45, nous sommes douchées et habillées pour nous rendre ensemble à la fameuse salle municipale. Il n’est pas question que nous lâchions Paula d’une semelle. Heureusement que nous retrouvons sur place l’ensemble de nos amis. Ainsi qu’un Zian égal à lui-même qui nous présente les deux représentants du gouvernement Suisse. Je suis surprise de voir que César est présent en civil. Nous nous dirigeons vers lui… 
 
Fin du Chapitre.

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