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Entorses (à la cheville et à la morale)

Chapitre 6

La Guérison

Inceste

Le mois de janvier passa. Début février, Manon me proposa une soirée théâtre, là encore un samedi soir. Je réservais les mêmes horaires de train que pour l’expo de Juliette Manet. 

Il était presque minuit lorsque nous fûmes de retour à son appartement. J’avoue que j’étais un peu curieux de voir l’attitude qu’elle allait adopter. L’après-midi et la soirée s’étaient déroulées comme si rien de spécial ne s’était passé entre nous lors de ma dernière visite. Elle se brossa les dents puis entrepris de se dévêtir dans la pièce. Cette fois, pas question de conserver sa culotte et d’enfiler une nuisette, même translucide. Lorsque je revins de la salle d’eau, elle était allongée nue sur les draps, la couette repoussée à ses pieds. Je retirai mon slip et m’allongeais à son côté.

Elle prit aussitôt l’initiative. Elle bascula sur moi, saisit ma tête entre ses mains, colla sa bouche sur la mienne et m’embrassa fougueusement. Je répondis volontiers à son ardeur, mes mains caressant ses fesses et ses seins. Puis elle abandonna mon visage et glissa jusqu’à mon entrejambe. Quelques secondes plus tard, elle engouffrait ma verge dans sa bouche.

Elle était provisoirement hors de portée de mes attouchements, mais je savais que mon tour allait revenir. Et qui se plaindrait de la magnifique pipe dont elle me créditait ?

Lorsque de longues et délicieuses minutes plus tard elle consentit à libérer mon gland de sa cavité buccale, je décidai à mon tour de m’occuper de son entrejambe. Elle m’en facilita l’accès en écartant largement ses cuisses. J’aimais promener ma langue et mes lèvres sur sa peau dépourvue de pilosité. Elle aussi devait aimer ça, car je sentais son excitation couler sur ma langue. 

Je m’efforçai de la maintenir juste en dessous du seuil de la jouissance. Je finis par décoller ma bouche de sa vulve et je remontai vers son visage, grignotant un mamelon au passage. Nous nous regardions tous deux dans les yeux, pleinement conscients de ce que nous faisions. Nous l’assumions. Je n’eus pas besoin de guider mon sexe : il trouva l’entrée tout seul. Je m’enfonçai d’un seul coup en elle.

― Oh ! Que c’est bon, gémit-elle.

Je la pénétrai avec vigueur, variant un peu les angles. Racée, puissante, agile

― Je vais jouir, m’avertit-elle.

― Vas-y, lâche toi. Je viens moi aussi.

Puis elle cria, et je sentis une contraction autour de ma verge. Je n’y résistai pas et éjaculai abondamment dans son vagin. Je m’écroulai sur elle, mais elle se dégagea gentiment.

― Oh, Thomas, qu’est-ce que c’était bon ! Je crois que je n’ai jamais joui comme ça !

Il ne me vint absolument pas à l’idée de mettre en doute cette affirmation, de l’attribuer à la domination qu’exercent toujours le temps présent et le passé récent sur les souvenirs plus anciens.

Elle me prit par le cou, se lova dans mes bras et m’embrassa. Mais pas comme elle l’avait fait un peu plus tôt, d’une manière que je qualifierai de péremptoire. Là, elle y mit de la douceur, de la tendresse, de l’implication. Elle me sourit.

― J’aime beaucoup faire l’amour avec toi, me confia-t-elle.

― Tu n’as pas de petit ami en ce moment ?

― Pas vraiment.

Ce qui voulait dire qu’elle voyait un gars, qu’ils faisaient l’amour de temps en temps, mais qu’elle n’y tenait pas tant que ça.

Je m’en moquai. Je n’étais pas jaloux. Manon était ma petite sœur chérie, et ça, personne ne pourrait me l’enlever. Et le fait que désormais nous couchions ensemble resserrait nos liens. 

Je savais qu’un de ces jours, elle rencontrerait un homme auquel elle tiendrait, et que sans doute notre relation amoureuse ne survivrait pas à cette rencontre. Et que cet homme, ou un de ses successeurs, finirait par l’épouser, puis lui faire des enfants. On boirait des bières ensemble, il me taperait dans le dos, m’appelant « beau-frère ». Et moi je lui sourirais, peut-être même que je l’apprécierais sincèrement. Et ça durerait jusqu’à ce qu’ils divorcent et qu’il retourne alors dans le néant. Mais pendant tout ce temps, pendant leur union, après, Manon resterait ma petite sœur chérie. Pourquoi voudriez-vous que je sois jaloux ?

― J’éteins ? Me demanda-t-elle.

― D’accord.

Cette fois, elle ne me tourna pas le dos et resta dans mes bras, mon torse lui servant d’oreiller. J’étais un peu désarçonné. Déjà, je n’avais plus accès à ses seins, et cela me manquait. Ensuite, ses cheveux me chatouillaient un peu les narines. Mais j’étais bien quand même et je finis par m’endormir.



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* * *


Je fus réveillé par le bruit de la douche. Manon s’était donc levée sans que je ne m’en aperçoive. Comme quoi, quand elle voulait se faire discrète, elle y parvenait. 

Elle revint dans la pièce, et, voyant que j’avais les yeux ouverts, bondit sur le lit en m’embrassant sur la bouche.

Je l’écartais un peu et filai à mon tour sous le jet d’eau.

De retour dans sa chambre-salle à manger-salon-cuisine, je la découvris sur le lit, allongée, légèrement tournée sur le côté, les yeux et les jambes grand ouverts. L’angle obtus que faisaient ses deux cuisses était une invitation que je ne pouvais ignorer. Je glissai ma langue dans sa vulve. Elle ne tarda pas à gémir. Puis je remontais au niveau de ses seins avec lesquels je jouais un moment, avant de coller ma bouche sur la sienne. J’aimais l’implication qu’elle mettait dans ces baisers et je n’en étais pas en reste. 

Elle finit par m’écarter et sa langue entreprit le même périple que la mienne quelques instants plus tôt, mais en sens inverse. Arrivée à la hauteur de mon sexe, elle l’engloutit. Ses mains pressaient mes bourses. Lorsqu’elle fut convaincue que ma verge ne pourrait plus se développer ni durcir au-delà de sa forme actuelle, elle m’enjamba et s’empala.

Elle remuait son bassin alternativement d’avant en arrière et latéralement. Mes mains passaient de ses hanches à ses seins, les malaxant fiévreusement. Elle me regardait en souriant, les yeux à moitié fermés. Sa bouche était ouverte et laissait échapper de petits gémissements. Elle semblait apprécier ce moment autant que moi. Qu’est-ce qu’elle était belle !

Puis j’agrippais son dos, et forçant un peu sur mes abdominaux, je me redressai, jusqu’à ce que mes pectoraux entrent en contact avec ses mamelons. Elle déplia ses jambes et les noua autour de ma taille. Je glissai une main entre ses fesses, jusqu’à ce que mon majeur trouve sa rondelle. Elle avait repris ses déhanchements. Nos visages étaient à la même hauteur et nos bouches se soudèrent à nouveau dans un tendre baiser qui s’éternisait. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris qu’entre nous, c’était un peu plus que du sexe. 

Sa respiration se fit plus haletante, signe qu’elle n’allait pas tarder à jouir. Je la serrai un peu plus fort dans mes bras et renforçai la pression de mon doigt sur son anus. Elle éclata, tandis que mon sperme se répandait dans son vagin.

Elle s’effondra sur moi. Je me tournai un peu pour la faire basculer sur le dos. J’essayai de maintenir ma verge dans sa vulve et mon doigt dans son anus.

― Oh, qu’est-ce que c’est bon, murmura-t-elle.

Je finis par sortir de ses deux orifices et nous passâmes le reste de la matinée à nous caresser, nous embrasser et à parler de tout et de rien.

J’aurais bien aimé louper mon train, mais ça n’aurait pas été bien malin.

Elle ne m’accompagna pas à la gare et nos adieux eurent lieu dans son appartement. J’étais habillé, mais elle était restée nue. Nous nous embrassâmes longuement à plein gosiers, puis je l’abandonnai pour une autre bouche, celle du métro le plus proche.

 

Les semaines et les mois passèrent. Manon et moi nous voyions toutes les trois ou quatre semaines. Souvent à Paris, parfois à Bordeaux. Nous ne parlions pas de lendemain, ni de nos éventuelles rencontres.

J’étais toujours persuadé qu’elle n’allait pas tarder à rencontrer un gars qui lui plairait vraiment, ce qui sonnerait le glas de nos relations intimes. Mais rien ne venait. Il ne me semblait pas que Manon était déjà restée aussi longtemps sans petit ami, j’entends de ceux dont elle voulait bien nous parler, ce qui excluait les coups d’un soir.

Le printemps s’installa, et avec lui quelques belles journées délicieusement chaudes.



* * *


Je n’avais pour ainsi dire plus eu de nouvelles directes de ma mère depuis le jour de l’an. Je ne l’avais pas appelé, elle non plus. Cette situation me gênait. Nous étions en train de devenir des étrangers. Comment allions-nous nous comporter lors de la prochaine réunion de famille ? L’un de nous deux allait-il sortir de nulle part une excuse bidon pour ne pas être disponible ce jour-là ? Et tout ça pour quoi ? Comment en étions nous arrivés là ?

Je me repassai le film de ces derniers mois. Nous avions pris l’habitude de prendre notre douche ensemble dans le chalet. Je crois sincèrement qu’elle avait apprécié ces moments d’intimité peu conventionnelle.

Nos relations avaient basculé lorsque je l’avais caressée, ou peut-être seulement au moment où je lui avais avoué que j’avais envie de faire l’amour avec elle. Elle avait refusé.

Enfin, pas tout à fait, j’avais fait les questions et les réponses, et elle s’était contentée de m’approuver. Pas exactement non plus. En réalité, elle n’avait rien dit, elle s’était mise à pleurer. Mais elle n’avait pas protesté lorsque j’avais entrepris de lui faire un cunnilingus. Je ne savais plus que penser.

Je devais trouver un moyen de normaliser nos relations, pour qu’elles redeviennent ce qu’elles étaient avant cet étrange réveillon. Mais je ne trouvais pas d’approche qui me parut satisfaisante. Les jours, puis les semaines passaient, et je ne décrochais toujours pas mon téléphone.

 

Nous étions un samedi en début d’après-midi, j’étais chez moi, seul, et je surfais sur le Net, procédant à quelques achats en ligne, lorsque la sonnette de ma porte d’entrée retentit. Je découvris la silhouette de ma mère au travers de l’œilleton. Mon cœur se mit à battre plus vite et j’ouvris la porte.

― Bonjour, me dit-elle avec un petit sourire gêné. Je ne te dérange pas ?

De mémoire, elle n’était jamais venue chez moi sans que nous ayons pris rendez-vous ou qu’elle ne m’ait prévenu à l’avance de sa visite. J’étais donc particulièrement surpris de la trouver sur mon paillasson.

― Non, tu ne me déranges pas.

― Je peux entrer ?

Je m’aperçus alors que j’avais à peine entrouvert la porte et que je la maintenais sur le palier comme je l’aurai fait pour un démarcheur quelconque.

― Bien sûr, entre, fis-je en ouvrant l’huis en grand et en m’effaçant.

Elle avança jusqu’au milieu du salon. Elle était vêtue d’une robe printanière sans manches qui démarrait au-dessus des genoux. Je l’aidai à retirer sa veste. Je lui fis un signe vers le canapé où elle s’assit. Je me posai à ses côtés, n’ayant pas de deuxième canapé ni de fauteuil.

― Tu veux boire quelque chose ?

Après l’avoir un peu trop faite mariner à l’entrée de mon appartement, je m’étais transformé en hôte parfait. Peut-être même en faisais-je un peu trop.

― Non, ça va, merci.

Puis le silence s’installa, menaçant de s’éterniser. Aucun de nous ne savait comment le rompre. Ce fut elle qui se lança.

― Ça faisait bien longtemps qu’on ne s’était pas vu.

― Oui, c’est vrai, confirmai-je.

J’essayai de l’aider, mais je n’étais pas très efficace. Elle rassembla tout son courage :

― Et tu me manquais.

― Toi aussi, tu me manquais.

― Je ne suis pas fâchée avec toi. Je n’ai aucune raison de l’être.

Un petit silence s’installa, me laissant le temps de bien intégrer ce qu’elle venait de dire. Elle rajouta :

― Je ne renie en rien ce qui s’est passé au chalet.

Mais pas le jour de l’an, conclus-je sans l’exprimer.

― Le jour de l’an, continua-t-elle, comme si elle lisait dans mes pensées, lorsque tu as commencé à me caresser, j’ai pris peur.

J’étais mal à l’aise. J’étais gêné qu’elle évoque mes attouchements, je voulais qu’elle se taise, qu’elle les oublie, mais en même temps, je savais qu’il fallait que ça sorte si on voulait que nos relations retrouvent une certaine sérénité. Mais je doutais qu’elles puissent redevenir comme avant. L’innocence et la confiance en avaient pris un sacré coup.

― Maman, excuse-moi. Je n’aurais pas dû. Je ne sais pas ce qui m’a pris.

Elle me regarda bizarrement.

― Ah, tu ne sais pas ? Quand tu m’as caressée, j’ai éprouvé du plaisir. Je le dis franchement. Mais ça m’a aussi effrayé. Où cela allait-il nous mener ? Voilà pourquoi j’ai fondu en larmes. Je ne t’en voulais pas, mais je ne savais pas comment réagir. Je ne veux pas que nous soyons fâchés.

Je l’attirai vers moi et la serrai dans mes bras.

― Maman, je ne suis pas fâché avec toi. Je m’en voulais, j’étais mal à l’aise, pas vraiment fier. C’est pour ça que je ne t’ai pas rappelée. 

― Thomas, tu n’as pas à t’en vouloir, puisque je te dis que j’y ai pris du plaisir.

Je la serrai un peu plus, lui déposant des baisers dans le cou. Je ne voyais pas ce que je pouvais rajouter, aussi commençai-je à faire dévier la conversation.

― Et ta cheville, elle est guérie ?

― Complètement et sans séquelle, dit-elle en levant sa jambe droite et en faisant tourner son pied pour me montrer qu’elle avait retrouvé toute sa souplesse. « Grâce à toi.

Je posai machinalement une main au-dessus de son genou, à la limite de sa robe. J’étais tenté de la remonter sous le tissu, mais je me contrôlais à temps. 

― Tu avais peut-être prévu de sortir ? Me demanda-t-elle. « Je ne voudrais pas abuser de ton temps.

― Je n’avais rien prévu du tout. Tu peux rester autant que tu veux. Tu m’as trop manquée.

Et je la serrai à nouveau dans mes bras. Elle se laissa aller bien volontiers à cette étreinte. Je sentais la pression de ses seins sur ma poitrine, au travers il est vrai du fin tissu de ma chemisette et de la double épaisseur de son soutien-gorge et de sa robe. Mais quand même.

― Ça te gêne si je m’allonge un peu ? Demanda-t-elle en grimaçant un peu. « J’ai des élancements dans le dos. 

Elle posa sa tête sur mes cuisses et s’allongea sur le canapé. Elle plia ensuite les genoux, ce qui eut pour effet de faire glisser la robe sur ses jambes. J’entraperçus un bout de tissu blanc, sans doute sa culotte. 

― Tu ne veux vraiment rien boire ?

― Peut-être un verre d’eau.

Je me dégageais et positionnais à la place un coussin pour soutenir sa tête, puis je me dirigeai vers la cuisine. De retour avec un gobelet, j’avais une vue imprenable sur ses cuisses et sa culotte, sans qu’elle ne songe à rabattre sa robe. Je l’aidais à reprendre une position assise en lui tenant la taille, le temps qu’elle vide son verre. 

Puis elle se rallongea, occupant toute la longueur. J’étais vaguement assis sur le sofa, une fesse posée en équilibre instable et l’examinai. 

― Qu’est-ce que tu regardes, me demanda-t-elle.

― Toi. Tu es aussi sexy que dans mon souvenir.

Elle me sourit. Je posai une main sur sa chair nue, largement au-dessus du genou, sans m’en rendre véritablement compte. Elle la suivit des yeux. Elle ne pouvait pas ne pas s’apercevoir que sa robe avait glissé et dégageait complètement ses jambes à ma vue, mais elle ne fit rien pour la rabattre.

― Qu’est-ce que tu as au dos ? Lui demandai-je.

― Rien de grave. Un début de sciatique volatile. Enfin, c’est moi qui appelle ça comme ça. Ce n’est pas un terme scientifique. Un jour j’ai des élancements, et puis ça passe, et je ne sens plus rien pendant une semaine. Puis ça revient.

― Tu vas chez le kiné ?

― Non, pourquoi ? Ça ne servirait à rien. Le jour où j’aurai pris rendez-vous, je n’aurais pas mal, et ça reviendra le lendemain. Inutile de perdre du temps et de creuser un peu plus le trou de la sécu. 

― Hum. Pas très convaincant tout ça. Tu as mal où ? Au niveau des lombaires ou plus haut ?

― Là ! Me dit-elle en glissant une main sous son dos. 

Je ne voyais pas ce qu’elle désignait et n’étais donc pas plus avancé.

― Tu veux que j’essaye de te soulager ?

― Pourquoi pas ? De toute façon, ça ne peut pas me faire de mal.

Et elle se tourna. Je posai mes doigts au niveau de ses reins et entrepris de la masser au travers de sa robe.

― C’est là ? Lui demandai-je.

― Un peu plus haut. 

Je remontai mes mains.

― Ça te soulage ?

― Au travers du tissu, je ne ressens pas grand-chose.

― Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise.

― Je ne le suis pas. Et puis tu m’as déjà vue en petite tenue.

Et même sans aucune tenue du tout, songeai-je.

J’entrepris de descendre la fermeture éclair de sa robe jusqu’à la taille. Je dégageais un peu les épaules pour libérer son dos, bien qu’il restât l’accroche de son soutien-gorge.

Je repris mon massage de part et d’autre de sa colonne vertébrale, entre l’agrafe de son sous-vêtement et ses reins. 

― Tu sens quelque chose ?

― Hmm. Oui, ça me fait du bien. Le massage ne sert à quelque chose que quand on a mal, pas quand on ne ressent rien. Et puis j’aime bien le contact de tes mains. 

Je poursuivis un moment ma chasse à la sciatique fantôme. Elle semblait apprécier. Moi un peu moins. J’étais tordu, mal assis et j’avais tendance à glisser du canapé. Je forçais sur mes jambes pour compenser.

― Tu ne veux pas me masser les épaules ?

― Je croyais que ça ne servait à rien de masser une partie du corps lorsqu’on n’avait pas mal.

― Je les sens nouées, plaida-t-elle.

― Il vaut mieux que tu enlèves ta robe, alors. 

Elle se redressa pour dégager ses bras. J’en profitai pour faire des petits mouvements d’assouplissements. Elle les remarqua. 

― Ça ne va pas 

― Je suis un peu tordu…

― Bien sûr. Je me comporte comme une égoïste. Tu veux qu’on aille sur le lit ? 

Je n’avais rien contre, ma position serait beaucoup plus confortable. Mais je ressentais quand même un petit malaise, en même temps que de l’excitation. Etait-ce prudent, alors qu’elle venait de retirer sa robe, qu’elle aille s’étendre sur mon lit ? Mais je ne dis rien. Elle prit la direction de ma chambre, ne portant plus que ses sous-vêtements, sa tenue printanière restant en vrac sur le canapé du salon.

Elle s’allongea sur la couette. Je m’installai confortablement à son côté et commençai à lui masser les épaules.

― Ça te dérange si je dégrafe ton soutien-gorge ? Lui demandai-je.

― Non, bien sûr. Tu m’as déjà vue et même touchée toute nue.

― Oui, mais tu en as été gênée.

― C’est vrai, mais ça m’a plu, aussi.

― Comment savoir ce qui domine à un moment donné ?

― On ne peut pas. Il faut essayer.

― Essayer quoi ? Tu m’encourages à te caresser ?

― Parce que tu as besoin d’encouragements ?

J’étais troublé par ses réponses. Où cet échange ambigu allait-il nous mener ?

J’avais défait son sous-vêtement et elle avait dégagé ses bras, si bien que j’avais un plein accès à son dos depuis les épaules jusqu’à la taille. Je passai mes mais sur chaque centimètres carrés de sa peau, y compris le renflement de ses seins qui débordaient sous son torse. Elle gémissait doucement. 

― Finalement, je rectifie : ça fait du bien de se faire masser, même là où on n’a pas mal, dit-elle.

Je ne savais pas comment interpréter cette phrase. Etait-ce une invitation pour aller plus loin ? Je décidai que oui, et mes mains commencèrent à pétrir son postérieur. Elle ne protestait pas. 

― J’aime tes mains sur ma peau.

― Là, elles ne sont pas directement sur ta peau, lui fis-je remarquer.

― C’est vrai, constata-t-elle, sans que je parvienne à interpréter le fonds de sa pensée.

Etait-ce du soulagement qu’il reste une fine barrière entre mes doigts et ses fesses, ou exprimait-elle une sorte de regret ? J’étais perdu. Je m’éloignai de son contact.

― Je ne veux pas que… Enfin…

Je bafouillais.

― Je ne veux surtout pas que tu disparaisses à nouveau de ma vie, lâchai-je d’un seul coup.

― Je ne disparaitrai pas de ta vie. Et j’aime beaucoup tes mains sur ma peau, répéta-t-elle.

Franchement, pouvait-elle être plus claire ? J’attrapai l’élastique de sa culotte et commençai à la faire glisser sur ses cuisses. Elle redressa son bassin pour me faciliter le mouvement. Je la retirai complètement.

Je lui pétris les fesses, puis glissai une main entre ses globes de chair. Mes doigts ne tardèrent pas à entrer en contact avec son sexe.

― Mais tu mouilles ! Lui fis-je remarquer.

― Et ça t’étonne ? Ou bien ça te gêne ?

― Ni l’un ni l’autre. Ça m’excite.

Je lui caressais l’entrejambe de plus en plus franchement.

― J’ai l’impression d’être revenu au jour de l’an. Et ça s’est mal terminé. 

― Mais là, il y a une différence : on se parle, me fit-elle remarquer.

Je ne pus m’empêcher de déposer un baiser sur une fesse, bientôt suivi par un autre, puis un autre.

― J’ai envie de te lécher le sexe, lui confiai-je.

― Déshabille-toi d’abord.

Je me dévêtis à la hâte. Pendant ce temps, elle s’était tournée sur le dos, offrant à ma vue ses seins de femme mûre et sa vulve luisante de cyprine. Elle écarta les jambes, m’invitant ainsi à prendre place entre ses cuisses.

Je ne me fis pas prier et collai ma bouche sur ses petites lèvres, tandis que ma langue explorait l’intérieur de son vagin et titillait son clitoris.

― Oh, oui. J’aime quand tu me lèches ! 

Je continuais donc, et elle ne tarda pas à se crisper, puis à jouir dans un râle.

― Excuse-moi, me dit-elle, mais j’en avais tellement envie, depuis le jour de l’an.

― Tu es toute pardonnée, voyons. J’avais très envie moi aussi de te donner du plaisir.

Et, n’ayant pas joui, j’étais prêt à remettre ça au plus vite. Je remontais au niveau de son visage et commençai à jouer avec ses seins, les empoignant, pinçant ses tétons qui durcissaient aussitôt, promenant ma langue sur ses aréoles et sur ses pointes.

― J’adore te caresser, lui confiai-je. Tu es sûre que cela ne te gêne pas ?

― Ça fait trois mois que j’attends ce moment. 

Je déposais un baiser sur ses lèvres et m’y attardait. Elle ouvrit à son tour la bouche et sa langue vint à la rencontre de la mienne. Tandis que notre baiser se prolongeait, je sentis ses doigts enserrer ma verge. Je ne me souvenais pas qu’elle ait déjà esquissé ce type de geste.

Après quelques minutes de ce traitement, je me mis à genoux à la hauteur de son visage. Je forçai mon sexe vers le bas pour que mon gland effleure ses lèvres.

― Tu veux que… Commença-t-elle sans parvenir à terminer sa phrase.

Allais-je trop loin, trop vite ? Mais oui, j’avais envie qu’elle me prenne en bouche.

― Oui, si tu en as envie. Non si ça ne te dit rien.

Elle entrouvrit ses lèvres, et le bout de sa langue commença à jouer avec mon méat. Puis elle ouvrit un peu plus sa bouche et mon gland disparut petit à petit hors de ma vue. Ses mains se saisirent de mes bourses, tandis que ses babines effectuaient des va-et-vient le long de mon pénis qui s’enfonçait à chaque mouvement un peu plus au fond de sa gorge. Mon excitation était décuplée par le fait qu’elle me regardait fixement, droit dans les yeux. Je sortis ma verge de sa cavité buccale et la fis se promener sur ses lèvres entrouvertes.

― Je n’ai pas souvent pris un sexe dans ma bouche, me confia-t-elle, tout en promenant sa langue sur mon gland.

Je n’avais jamais eu de relations intimes avec une femme de son âge. Je pris conscience que je ne devais pas forcément la traiter comme Manon, par exemple. Elles n’avaient sans doute pas eu le même vécu sexuel. En une génération, les mœurs avaient évoluées. Je n’aurais pas d’état d’âme à éjaculer au fond de la gorge de ma sœur, mais ce n’était peut-être pas quelque chose à faire avec ma mère.

― Et tu n’aimes pas trop, lui répondis-je.

― Si, en fait, je crois que j’aime bien.

Et elle avala à nouveau mon membre. Voir ses lèvres enserrer consciencieusement mon chibre, sentir sa langue frotter contre mon gland  m’excitaient au plus haut point. Mais pas question cependant de jouir dans sa gorge. Je profitai un moment encore de cette situation inédite, tout en lui caressant les seins. Puis je me retirai en douceur.

― J’ai envie de te pénétrer, lui dis-je.

― Moi aussi, j’en ai envie.

 

Elle leva les jambes et les écarta, livrant à mon regard attentif les trous accueillants de sa vulve et de son anus. Je posai mon gland sur sa fente inondée de cyprine et entrepris de le faire coulisser. Puis, me penchant un peu en avant, je la pénétrai.

Elle poussa un petit gémissement qui mêlait sans doute surprise et plaisir. 

Une femme nue qui s’abandonne sans retenue à la jouissance d’une pénétration est quelque chose de très excitant. Mais lorsqu’en plus cette femme est votre mère, et qu’elle assume pleinement ce moment unique de communion, les mots me manquent pour décrire ce qu’on ressent.

Elle gémissait, m’encourageant cependant par des petites phrases hachées.

― Oh oui, vas-y mon chéri. V… Viens bien au fond. Oh ! Comme j’aime te sentir en moi !

J’étais dans un tel état d’excitation que je savais que je ne pourrais me retenir longtemps.

― Maman, je vais bientôt jouir.

― Vas-y. Moi aussi.

Je me laissai aller, amplifiant mes va-et-vient. Elle n’articulait plus rien, et ses gémissements étaient devenus des cris. Puis je la sentis se cabrer en même temps que j’envoyais ma semence de jeune homme au fond de sa grotte.

Il nous fallut quelques instants pour reprendre nos esprits et être à nouveau en capacité d’articuler.

― Pas de regrets ? L’interrogeais-je.

― Aucun regret, et plus de fausse pudeur. Je ne vais pas jouer, à mon âge, les vierges effarouchées. Je ne suis plus ni l’une, ni l’autre. J’avais envie de coucher avec toi, et je l’ai fait. Et si tu le veux bien, nous recommencerons. Aussi souvent que nous en aurons envie.

J’empoignai ses seins et l’embrassai sur la bouche.

― C’est avec le plus grand plaisir que je baiserai à nouveau avec toi, ma petite maman.

― Baiser ! Non, mais comment tu t’exprimes ? Surveille un peu ton langage. Tu parles à ta mère, quand même ! Me sermonna-t-elle avec un petit sourire.

Puis elle redevint sérieuse.

― Il ne faudra rien dire à tes sœurs. Elles ne comprendraient pas et n’approuveraient pas. Il ne faut absolument pas qu’elles aient le moindre soupçon !

Naturellement, j’étais d’accord.



* * *


Les mois, les années passèrent et rien ne changea. Ma relation avec Manon se poursuivit. J’allais régulièrement la rejoindre à Paris, elle venait parfois à Bordeaux. Nous sommes même allés faire du ski ensemble dans les alpes, et avons passé une semaine à Venise. Toujours pas de futur beau-frère à l’horizon. 

Les week-ends où je n’étais pas avec ma sœur, je les passai en grande partie avec ma mère. Il m’arrivait assez souvent aussi de la voir en semaine. Nous faisions un cinéma ou un resto et passions la nuit ensemble.

 

Manon et Sandrine avaient deux caractères et deux corps différents, mais j’avoue que j’appréciais autant les attributs de l’une que de l’autre. Je ne me lassais pas d’elles. Avec tout ça, inutile de dire que ma vie privée en dehors du cercle familial était au point mort. Je n’avais plus vraiment le temps ni surtout l’envie de conquérir et de découvrir une inconnue. J’étais comblé.

On peut penser que c’est compliqué de jongler pendant des années avec deux femmes, qui se connaissaient très bien en plus, chacune ne devant rien savoir de mes relations avec l’autre. Peut-être lorsqu’il s’agit d’étrangères. 

Mais, croyez-moi, c’est beaucoup plus simple lorsqu’elles font partie de la famille. Je n’avais pas à inventer une fausse réunion sur Paris pour visiter Manon : je disais la vérité à ma mère : j’allais au théâtre avec Manon. De même, je pouvais dire à ma sœur que j’avais passé le week-end avec Sandrine sans qu’elle ne s’en émeuve. Elle ne se demandait pas pourquoi je ne passais pas mes fins de semaine avec une petite copine. Elle pensait sans doute que je me consacrai à elle.

Et Laura dans tout ça ? Sans doute certains se diront que j’aurais pu, que dis-je, que j’aurais dû la séduire elle aussi. J’aime beaucoup ma sœur ainée, mais son caractère méthodique, pour ne pas dire rigoriste, dressait une sorte de barrière entre nous. Je m’accommodais mieux du tempérament agressif et bordélique de Manon, et de celui de Sandrine, à la fois doux et décontracté. Je lui rendais parfois visite à Toulouse, histoire de maintenir un certain équilibre, mais nous ne devînmes jamais intimes.

Et puis, il y a avait les vacances communes. Elles étaient devenues bizarres, selon mon point de vue en tout cas. Pendant trois jours ou une semaine, je n’avais plus le droit de toucher des corps dont je me rassasiais largement le reste du temps. Ce n’est pas tous les hivers qu’on reste bloqué par la neige, sans chauffage et sans lumière. Cela n’arriva d’ailleurs plus jamais. Plus d’excuse pour partager une couette ou une douche avec sa sœur ou sa mère.

Je ne me pose pas de question sur ce que la vie me réserve. Je suis heureux ainsi. Mais je crois toujours que Manon finira par me présenter un futur beau-frère, et que Sandrine vieillira. J’imagine qu’elle prendra alors de moins en moins de plaisir à nos galipettes.

 

Je sais que je devrais me remettre un jour sur le marché. Je ne sais pas quand. Peut-être autour de mes soixante ans, et à ce moment-là, ce sera loin d’être facile. Mais j’ai encore le temps, et en attendant ce futur incertain, je suis pleinement heureux.

FIN

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