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L'envers du décor...

Chapitre 12

Hétéro

Toute la nuit, les doutes m’ont empêchée de dormir. Et si ma mère avait tendu un piège à Julien ? Et si Julien était vraiment malade et qu’il s’était confié à elle pour me préserver ? Ouais, et le témoignage de Stéphane ! Pourquoi ma mère aurait mis une robe de soirée pour que Julien passe des examens ? Ils avaient juste envie de baiser, c’était l’explication la plus simple. Mais ce soir, Julien avait été particulièrement tendre et je ne pense pas que c’est ce que recherchait ma mère. Alors, Julien m’aimait-il encore ? Et moi, est-ce que je l’aimais encore ? L’avais-je même déjà aimé ? En fait, toutes mes questions habituelles me revenaient en boucle dans ma tête.


À côté de moi, Julien dormait paisiblement. Il ne se posait visiblement pas les mêmes questions et n’était visiblement torturé par aucun remords. En le voyant dormir, je regrettais encore plus de ne pas avoir su formuler une demande claire à Nicolas. Même si pour moi, nous avons eu un véritable rapport sexuel, même sans pénétration franche. Au fond de moi, j’aurais voulu m’offrir plus que je ne l’avais fait. Repenser à Nicolas et à cette danse me ramena à cette sensation agréable, quand il frottait son membre dur entre mes lèvres intimes. Entrer, pas entrer en moi... finalement, le plus important n’était pas là.


J’avais machinalement posé une main sur ma poitrine. Mes seins pointaient déjà, juste en repensant à ce souvenir. J’ai commencé à me caresser doucement la poitrine, imaginant les mains de mon ami à la place des miennes. Rapidement, ma caresse descendit de mes seins à mon ventre puis de mon ventre à mon intimité. Mes doigts ont alors remplacé le sexe de Nicolas pour me faire revivre les mêmes émotions, les mêmes plaisirs. En moi, je me répétais « Oui, Nicolas fais-moi l’amour ! » Ah si seulement j’avais réussi à le lui dire quand j’étais dans ses bras, ce n’aurait pas été mes doigts qui serait entrés en moi. Je me mordais les lèvres pour ne pas faire trop de bruit, mais je sentais mon cœur battre très fort dans ma poitrine. C’était bon et je ne me privais pas de ce plaisir. « Oui, Nicolas... régale-moi ! » Le plaisir qu’il m’avait fait vivre dans le bus, puis sur son canapé m’est revenu en mémoire. Libre à moi, cette fois-ci, d’atteindre un bel orgasme.


Rarement, j’avais été aussi mouillée quand je me masturbais. Mais là, ma tête revivait des bons souvenirs en fonction des signaux que lui envoyait mon corps. Peter, Helen, Beth, Nicolas... tous se sont joints à moi, tour à tour, et j’ai rapidement atteint mon but. J’ai eu un soupir tremblant, la tête dans les nuages, éprouvant un plaisir bien plus grand que celui que j’avais eu avec Julien l’heure précédente.


J’ai mis un peu de temps pour revenir à moi. Repensant à mon moment de tendresse avec Julien, je me demandais pourquoi je n’avais pas réussi à atteindre les mêmes sommets qu’à l’instant. Peut-être parce qu’il avait tenté à plusieurs reprises de prendre mon cul. Et dire que j’en avais terriblement envie... mais pas avec lui. Pas après qu’il est tenté d’abuser de moi ainsi alors que j’étais malade. Et si je profitais de mes doigts mouillés pour me faire moi-même plaisir par-là aussi ! Comme souvent en pareil cas, j’ai pensé à Peter. Le premier à m’avoir donné envie et surtout le premier à m’avoir convaincue. Avant lui, je n’avais jamais pensé me mettre un doigt et je repense toujours au soir où il m’a convaincue... pour mon plus grand plaisir. Depuis j’aime titiller mon anus. Et cette nuit-là, à côté de mon petit ami endormi, je me suis vraiment fait plaisir. Ironie du sort, il ne rêvait que de me prendre par-là.


Certes, je n’ai pas atteint l’orgasme, mais j’ai progressé dans ma recherche du plaisir anal. Entrant et sortant 1 doigt, puis 2, puis 3... me caressant mon petit bouton particulièrement ressorti. D’ailleurs, une fois terminé, même le drap m’était difficilement supportable tant il était sensible. J’ai fini par m’endormir, rattrapée par le sommeil, mais sans réponse à mes questions. Malgré tout, cette nuit de Noël ne fut qu’un intermède agréable dans mes vacances. Même si nous avons refait l’amour deux ou trois fois avec Julien, c’est très mécanique. J’avoue, j’ai simulé. Au moins, ces parties de sexe, parce qu’il n’y a pas d’autres termes, ont fini de me convaincre que je pouvais avoir des relations sexuelles sans être amoureuse. Car le constat était là, je n’étais plus amoureuse de Julien. Si tant est que je l’avais déjà été.


Comme Julien avait passé le repas de Noël dans ma famille, j’ai passé celui du Nouvel An dans la sienne. De toute façon, lui comme moi n’avions que peu d’amis. Je me préparais à une soirée pénible. Ce n’est pas que je n’appréciais pas ça famille, c’est juste que... en fait si, je n’appréciais pas sa famille. Aucun centre d’intérêt commun, pas vraiment les mêmes considérations. Il n’y avait qu’à voir comment son père me regardait. Comme un bout de viande ! Il a même eu quelques mots ressemblant à des avances à un moment où je me suis retrouvée seule avec lui. Il n’a pas eu de mains baladeuses, mais je pense que si nous étions restés tous les deux ne serait-ce que deux minutes de plus, il m’aurait certainement mis la main aux fesses. Heureusement que je n’avais pas mis la même robe que pour le repas de Noël ! Son frère n’était pas mieux. Il m’a déshabillée du regard toute la soirée. Et je n’ai même pas pu trouver une alliée, car la mère de Julien ne m’a jamais appréciée.


Autant dire que j’ai eu beaucoup de mal à me détendre quand Julien a posé ses mains sur moi une fois couché. Il faut reconnaître également que j’avais pris moins d’alcool.


J’allais bientôt reprendre mes cours, ça allait me faire du bien de prendre un peu de distance. Mais j’entendais déjà l’appel de la liberté la veille de mon départ. C’est sans doute pour cela que, quand tout le monde dormait dans la maison, j’ai remis un pantalon et un gros pull avant de sortir pour marcher un peu. Je suis allée au parc où j’avais l’habitude de jouer quand j’étais petite. J’y avais beaucoup de souvenirs heureux, même avec Julien.


Seule dans la nuit froide, j’ai pu faire le point sur mon couple. Avais-je vraiment été amoureuse de Julien ? Maintenant que j’étais folle de Peter et que j’avais des sentiments des plus qu’ambigus vis-à-vis de Nicolas, je me rendais compte que je n’éprouvais qu’une grande affection pour mon petit ami, rien de plus. Je crois même que ça avait toujours été le cas. Ce n’est pas pour autant que je regrettais notre histoire, mais j’avais besoin d’en parler et j’ai hésité à appeler Nicolas. Il était près de 2h du matin et j’ai finalement opté pour une personne neutre, Charlotte. Je lui ai envoyé un message du genre « Salut, c’est Gaëlle. Tu dors ? » au cas où elle serait disponible. Je n’y croyais pas vraiment et je me suis mise à pleurer. Pourtant, à peine une minute plus tard, mon téléphone sonna. « Allo. Gaëlle ? » J’ai répondu en sanglotant. Charlotte m’a demandé où j’étais, je le lui ai dit. « Bouge pas, je suis là dans... 5 minutes ».


Montre en main, elle était là à l’heure dite et nous sommes allées chez elle. Nous habitions à 20 minutes qu’à pied l’une de l’autre et nous ne nous étions jamais croisées. Pourtant nous n’avions que 6 ans d’écart.


Sur le trajet, nous n’avions échangé que des banalités. Ce n’est qu’une fois chez elle, une tasse de thé dans les mains, que Charlotte m’a fait parler plus intimement. J’en avais vraiment besoin et ça m’a fait du bien. Beaucoup de bien. Je me suis livrée comme jamais je ne l’avais fait. Sans tricher. Sans rien cacher. Ni mes difficultés, ni mes peurs, ni mes sentiments si ambigus soient-ils. Une fois mon histoire terminée, Charlotte prit mes mains dans les siennes. « Ma pauvre... je comprends que tu sois perdue. Tu veux mon avis ? » Oui, je le voulais. Mais je ne voulais pas d’un simple « Laisse tomber ce connard ! » et elle l’avait très bien compris. Oui, il fallait que je quitte Julien, mais pas tout de suite. D’abord, l’arracher des griffes de ma mère pour ne pas qu’elle jette son dévolu sur mes futurs petits amis. Et puis, tendre à piège à Julien pour partir la tête haute.


Certes nous étions aussi fautifs l’un que l’autre, mais moi, j’avais juste cédé après avoir lutté contre mes sentiments. Selon elle, je n’avais rien à me reprocher, même si j’avais cédé à mes pulsions plus que de raison durant mes trois derniers jours à Brighton. Mes sentiments envers Peter et Nicolas étaient ce qu’ils étaient et je n’y pouvais rien. Lutter davantage aurait été me mentir.

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— Juste un truc. Pour le moment, j’ai juste des suspicions. Peut-être est-il vraiment malade.

— Bon, je ne voulais pas te le dire pour t’épargner, mais... comment dire ?

— Vas-y direct, je ne suis plus à ça près.

— OK... quand tu es venue au shop avec ta mère et ta sœur... ta mère est revenue un peu plus tard pour prendre un ensemble en disant qu’elle avait rencard avec son amant.

— Et ?

— Je n’ai pas eu besoin de demander pour qu’elle se vante de se taper ton mec.


Charlotte m’a rapporté bien plus tard les termes dans lesquels ma mère s’était exprimée. « Je vais à l’hôtel rejoindre mon amant. C’est le copain de ma conne de fille. » Sûrement s’imaginait-elle que je ne donnerais jamais suite au message de la vendeuse. Mais au moment où Charlotte m’a dévoilé cette trahison, je ne savais pas comment me considérait ma propre mère. Et je n’avais aucune idée de comment faire pour lui reprendre Julien. Charlotte eut un petit rire. « Rends-le dingue de toi ! Fais-lui des trucs de folie ! » Je l’ai regardée d’un air interrogateur. « Non, je ne peux pas t’aider là. Mon truc c’est plutôt les nanas ! » Je m’en doutais fortement, mais je savais à qui demander. J’étais certaine que Nicolas serait ravi de me faire faire des travaux pratiques.


J’allais beaucoup mieux moralement d’avoir parlé à Charlotte. Elle avait été très complaisante et très compatissante. De nature très tactile, elle m’avait prise à plusieurs reprises dans ses bras. D’ailleurs, j’étais appuyée contre sa poitrine, lui tournant le dos, quand elle aborda ma première fois avec Helen et si j’avais aimé. Je voyais totalement où elle voulait en venir, mais je ne savais pas si j’étais prête à cela. Elle me tenait dans ses bras et sa main passait et repassait sur mon épaule. J’étais bien et je me sentais en confiance.


— Tu as encore froid ?

— Ça va mieux. Ton thé et... ton contact m’ont réchauffée.

— C’est super. Je suis heureuse que tu m’aies contactée malgré l’heure tardive.

— Je ne savais pas vers qui me tourner.


Charlotte posa ses mains sur mes hanches. « Je suis touchée par ta confiance, Gaëlle. » Elle passa ses mains sous mon pull et je la laissais faire. « Tu n’as pas trop chaud avec ce pull ? » C’est vrai qu’il faisait chaud dans son appartement. J’ai tourné la tête vers elle et nous avons échangé un regard complice. J’ai vu l’étoile dans ses yeux quand elle commença à lever mon pull et que ma seule réaction fut un sourire entendu. Nous nous sommes embrassées pendant que Charlotte finissait de me retirer mon pull en caressant mon vente et mes seins. J’ai profité qu’elle me fasse passer la tête par mon col pour lui signifier mes peurs. « Pas de problème ma belle, laisse-moi te faire du bien... le reste on s’en fout. » Nous nous sommes embrassées à nouveau comme pour sceller notre accord et j’ai repris ma position initiale, morte de trouille. Lui tourner le dos me permettait de ne pas affronter son regard. Avec Helen, nous étions aussi novices et mal à l’aise l’une que l’autre.


Charlotte, elle, était ouvertement lesbienne et je craignais de ne pas être à la hauteur de ses attentes malgré ses paroles. Mais la douceur de ma nouvelle amie envoya voler toutes mes craintes au moment où elle passa sa main sur ma poitrine pour me tirer vers l’arrière. Je penchais la tête vers elle et elle m’embrassai passionnément. Je n’ai pas cherché à la repousser, bien au contraire. Ça me faisait du bien de me sentir désiré pour moi, même si ce n’était que sexuel. Elle commença à sortir mon sein droit de mon top alors que nos langues trouvaient leur affinité. Je me suis relevée un peu et Charlotte embrassa mon sein sorti de sa cachette tout en caressant l’autre. Je l’embrassais dans le cou en savourant notre tendre complicité. Puis nous nous sommes à nouveau embrassées à pleine bouche pendant que ses mains parcouraient ma poitrine. Je soupirais de bien-être alors que Charlotte reprenait position dans le fond du canapé et que je me blottissais dans ses bras.


Sa main droite descendit sur mon ventre pendant que sa gauche effleurait ma poitrine. J’ai levé la tête vers elle pour chercher un nouveau baiser qu’elle m’accorda.


Durant ce doux baiser, Charlotte glissa sa main de mon ventre jusqu’à mon pantalon, qu’elle dégrafa doucement sans que je ne l’empêche puis sa main continua sa course descendante jusqu’à mon entrejambe. Elle commença à me caresser agréablement à travers ma culotte. J’en ai frémi de plaisir. Mon cœur s’emballa plus qu’il ne l’avait déjà fait depuis que Charlotte avait entrepris de poser ses mains sur moi. Ma respiration devint plus profonde et des petits gémissements de satisfaction s’échappaient de notre long baiser langoureux. Je sentais mon corps réagir positivement aux sollicitations de ma nouvelle amie et je me suis laissée submerger par tous les signaux de plaisir qu’il m’envoya. Mes seins pointaient d’excitation et mon petit bouton se gonflait de désir alors que je sentais ma culotte s’humidifier. Mais quand Charlotte glissa sa main dans ma culotte, je me suis crispée un instant. « Détends-toi ma belle.


Laisse-moi te faire du bien et savoure ! » J’ai relâché sa main que j’avais bloquée dans la mienne et Charlotte recommença sa douce caresse. Dans le même temps, je lui caressai la joue pour lui montrer mon approbation.


Mes interrogations sur ma manière de me donner du plaisir me sont revenues en mémoire et j’espérais que Charlotte puisse combler mes caresses. A minima, elle pouvait certainement m’aider à me faire débrancher le cerveau et atteindre un vrai orgasme. Je pourrais ainsi vérifier si ce que j’avais considéré comme tel jusque-là en était vraiment un ou pas. Dans tous les cas, elle pouvait me montrer de nouvelles choses. D’ailleurs, sa caresse intime était particulièrement efficace et je ressentais déjà beaucoup de plaisir. Les réactions de mon corps étaient déjà plus nombreuses et plus délicieuses que ce que j’avais connu jusque-là. J’avais l’impression que mes seins avaient gonflé et qu’ils étaient plus sensibles aux agréables caresses de mon amante. Et puis mon clitoris était plus dur et plus gonflé que jamais. J’avais l’impression d’avoir une érection et c’était une sensation aussi étrange qu’agréable.


J’étais déjà bien mouillée de plaisir et d’envie quand j’entrepris un mouvement de bassin synchronisé avec la caresse de Charlotte. Je gémissais dans notre agréable baiser qui n’en finissait pas. J’étais bouillante d’envie et je m’ouvrais de plus en plus aux sensations plus qu’agréables que me procurerait Charlotte. Elle n’avait pas besoin de glisser ses doigts en moi pour me faire décoller, mais j’avoue en avoir eu envie. Les ondes de plaisir parcouraient mon corps depuis mes seins, depuis mon sexe. J’en voulais encore plus. C’est certainement pour cela que j’ai baissé mon pantalon et ma culotte jusqu’à mi-cuisses. Charlotte ralentit alors ses caresses et allait un peu sur mes cuisses. J’adorais les sensations qu’elle me procurerait, surtout quand elle passait son doigt entre mes lèvres intimes, luisantes de mon plaisir, et que je sentais remonter plus qu’agréablement jusqu’à mon clitoris très ressorti. Regardant un instant mon entrejambe, j’ai pu vérifier mon ressenti.


J’étais trempée, plus que jamais, et mon clitoris avait une taille que je ne lui connaissais pas. C’était comme si j’avais un pénis miniature, fièrement dressé et d’une sensibilité telle que j’en gémissais bruyamment à chaque fois que Charlotte l’effleurait. Pour faire retomber un peu mon excitation sans pour autant briser mon désir, elle joua un peu avec mes lèvres intimes, les écartant et les resserrant à plusieurs reprises avant de faire un mouvement circulaire en appuyant sa paume sur mon bouton à plaisir. J’ai penché la tête en arrière en gémissant doucement de bonheur. « C’est bien ma belle, laisse-toi aller ! »


J’étais en totale confiance et j’appréciais énormément cette découverte de moi-même. Débrancher le cerveau, ne pas tenter de garder le contrôle. C’était comme si les sensations que j’avais connues jusque-là étaient démultipliées. Je ne pouvais d’ailleurs pas m’empêcher de me caresser les seins tant cette sensation agréable augmentait mon désir et mon plaisir. Puis Charlotte ralentit et commença à masser doucement mes lèvres intimes en passant et repassant son majeur entre elles. Elle avait toujours sa paume bien appuyée sur mon clitoris et mon excitation monta d’un cran quand j’ai senti le bout de son doigt entrer en moi. Elle n’a pas eu besoin de rentrer profondément, l’expertise de son mouvement suffit à me faire suffoquer. Puis elle accéléra petit à petit son mouvement, entrant un peu plus en recourbant son doigt vers le haut. « Oh, c’est bon ! » Charlotte m’a souri. C’est la dernière image que j’ai eue d’elle avant de fermer les yeux.


Je devenais liquide plus que de raison et des ondes de plus en plus fortes m’envahirent délicieusement. J’ai sorti mes seins de leur cachette et je les massais pour augmenter encore mon plaisir. Ma respiration était de plus en plus bruyante et désordonnée, mais je me sentais en total accord avec moi-même et ma partenaire. « Laisse-toi aller, ma belle, laisse-toi aller ! » Un bruit liquide accompagna soudain les agréables mouvements de Charlotte. Se pouvait-il que je sois suffisamment en confiance, suffisamment à l’aise pour avoir un orgasme ? Je sentais des tremblements dans mes jambes et le temps s’est mis à ralentir. J’allais avoir un orgasme, j’en étais désormais certaine. Mais je ne m’imaginais pas encore son intensité. « Me laisser aller ! Me laisser aller ! » Je répétais cette injonction en boucle.


L’orgasme était là et je me suis laissée submerger sans retenue par le plaisir. Mais Charlotte continua sa caresse pendant celui-ci. Tremblante de tout mon corps, je me recroquevillais en agrippant sa main entre deux gémissements. « Laisse-toi aller ma belle... » J’étais en pleine extase, ne le voyait-elle pas ? « ... aie confiance... » serait-il possible qu’il y ait un après encore plus agréable ? « ... laisse-toi aller ! » J’ai relâché sa main, la laissant continuer librement la caresse qu’elle n’avait pas arrêtée, et je me suis penchée en arrière dans un gémissement tremblant, cherchant sa bouche de la mienne. Notre baiser me fit définitivement lâcher prise. Mon corps m’envoya des signes de plaisir de toutes parts et mes gémissements résonnèrent dans notre baiser. J’ai eu l’impression de sentir mes seins et mon sexe tripler de volume et une douce chaleur s’empara de moi.


Une sensation un peu étrange pointa le bout de son nez, comme une envie de pipi accompagnée de chatouilles étrangement agréables. « Me laisser aller, me laisser aller ! » J’étais dans une sorte de transe, envahie de pur plaisir, de pur bonheur provoqué par cette caresse intime prodiguée par Charlotte.


Ce fut une véritable explosion des sens. Plaisir, joie, bonheur, bien-être... tout cela se mélangeait dans ma tête. J’en pleurais tellement c’était bon. Dans le même temps, j’inondais la main de Charlotte, éjaculant de plusieurs jets une belle quantité de cyprine sur le canapé de mon amie. Le souffle court et le corps tremblant, je lui souriais en signe de remerciement. Il m’a fallu quelques minutes pour que je me remette d’une telle décharge de plaisir. Minutes durant lesquelles Charlotte porta les doigts à sa bouche pour se délecter de mon nectar. « Tu es délicieuse ma belle ! »


Quand j’ai réussi à me relever, mon corps tout entier était électrique et mes jambes tremblaient toujours. Je me suis tournée vers Charlotte pour l’embrasser et lui ai caressé les cuisses tant bien que mal. « Ne te sens pas obligée... j’ai pris beaucoup de plaisir à t’en donner ! » Je me suis effondrée dans ses bras, heureuse et assouvie. Nous avons seulement échangé quelques doux baisers avant que Charlotte ne me ramène chez moi. Je suis rentrée au petit matin, sans faire de bruit, comme une adolescente ayant fait le mur.


La fin des vacances sonna comme une libération pour moi. Prendre un peu de distance avec Julien, mettre mes idées au clair sur ce que je voulais vraiment faire. Dans le train qui me ramenait vers ma vie estudiantine, j’ai pu faire un premier point. Charlotte avait totalement raison. Il fallait que je montre à ma mère que MON petit ami était à MOI et pas à ELLE. Si ça ne servait plus à grand-chose pour Julien, ça servirait à éviter qu’elle mette la main sur le (s) suivant (s) ou ceux d’Heidi. Et pour cela, je devais être irrésistible. Julien allait devenir mon cobaye.

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