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L'envol des tourterelles

Chapitre 25

Prémonition

Lesbienne

Eh oui, je croyais moi aussi cette histoire terminée. Mais en fait il n’en est rien. Au contraire, les aventures de nos deux coquines Maskoutaines ne font que commencer. La vie n’est pas aussi rose que nos rêves les plus secrets, les plus insensés, voudraient bien le faire paraître. Les contes de fées n’existent malheureusement que pour l’imaginaire des gens, des utopies inaccessibles pour le commun des mortels. De fortes turbulences attendent donc nos amies qui ont récemment entrepris leur envol. Des moments critiques et parfois douloureux, mais ponctués aussi à l’occasion d’intenses périodes de joie et de tendresse. Laissons-les donc en attendant savourer l’instant présent, celui de deux amoureuses enfin unies pour le meilleur... et pour le pire.


***


C’est au terme de nombreuses années de fréquentation et d’attente que Sophie Durocher a finalement épousé son amie d’enfance Alicia LeBel. Une période interminable au cours de laquelle les deux tourterelles à peine sorties de l’adolescence ont grandi ensemble, se sont de plus en plus connues, se sont de plus en plus désirées. Désirées au point de ne plus entrevoir leurs vies futures l’une sans l’autre. Désirées dans une passion les amenant à vouloir se fondre l’une dans l’autre.



Caressant chacune dans son intimité respective la boule anale reliée à la chaîne qui les unit amoureusement, Sophie et Alicia filent le parfait bonheur. Serrant avec volupté en elles les sphères métalliques qui occupent leurs fondements noyés dans l’onde rafraîchissante, les jeunes mariées se donnent chacune l’impression d’emprisonner dans leur chaleur intime une partie de l’être aimé.


Face à face et d’un geste commun, les deux amoureuses laissent émerger leurs têtes et leurs poitrines hors des flots. Leur nudité ruisselle devant leurs yeux toujours émerveillés. En silence elles se sourient. Alicia porte sa main au visage de Sophie. Ses doigts parcourent des tempes fraîches et mouillées, descendent le long d’une joue à la peau soyeuse, effleurent des lèvres souriantes d’où s’écoule encore un tiède filet d’eau salée. La rouquine accroche un baiser furtif aux doigts qui caressent sa bouche.


— Tu es à moi, petite biche. À moi, tu entends?

— Je t’appartiens, gros minet chéri. Pour la vie.

— Tu es si belle avec tes cheveux de feu, tes yeux amoureux et tes taches de rousseur. Si longtemps je t’ai désirée.

— Et si longtemps je t’ai attendue. Embrasse-moi.


S’étant rapprochées, leurs poitrines nues hors de l’eau, elles se collent l’une à l’autre, seins contre seins, et s’abandonnent chacune de nouveau dans un passionné baiser lesbien tout en serrant davantage leur muscle anal, se donnant pourtant à leur insu en spectacle à des parents ravis qui les observent de loin depuis la falaise au sommet de laquelle ils ont laissé leur véhicule.

Mais la rouquine possède une excellente vue, aussi c’est du coin de l’œil qu’elle aperçoit au loin du mouvement en provenance de la crête rocheuse, mettant abruptement fin à l’union charnelle partagée avec sa bien-aimée.


— J’aperçois du monde là-haut, s’exprime-t-elle tout bas à l’autre, quelque peu surprise. Ils sont deux, non: trois.

— Bof, fait laconiquement Alicia. Ce sont probablement des voyeurs en mal de scènes croustillantes à mater.


Elle ajoute, en portant doucement la main aux menues mamelles de Sophie dans l’intention de les cajoler:


— Et puis, on n’a rien à cacher. Je n’ai pas honte de notre amour.


Ces mots étant prononcés, elle s’incline dans l’intention de téter tendrement les seins de son amoureuse alors que celle-ci, prise d’un soudain accès de pudeur, se couvre la poitrine de la longue chevelure d’ébène qui l’étreint, tentant toujours d’identifier au mieux les personnes qui les observent de haut et qui leur adressent d’ostensibles signes des bras. Une situation quelque peu dérangeante qui ne lui fait apprécier qu’à moitié les douces mais prenantes sensations que sa plus profonde féminité éprouve.


À l’autre extrémité de cet inattendu contact visuel, les commentaires vont bon train:


— Observe comme elles sont mignonnes, suggère, la larme à l’œil, Jasmine à son amante Sonia. Ta grande qui s’abreuve à la source-même de l’amour de ma gamine, tout contre son cœur. N’est-ce pas sublime?

— Tout à fait, ma chérie, acquiesce celle qui a fait hériter sa fille de sa noire chevelure. Et j’ajouterais même que...

— Bon, ça va, les enfants! Notre place n’est plus ici, les rappelle promptement à l’ordre Jérôme qui, d’un signe de tête, désigne la voiture qui les attend. Laissons à présent nos progénitures profiter de leur intimité. N’est-ce pas à ça que ça sert, la période des noces?

— Ton mari a raison, renchérit Sonia. Rentrons tous à la maison et inaugurons notre nouveau triolisme.

— Là tu parles, beau bébé! approuve Jasmine. Un tout premier plan à trois. J’en mouille déjà!


***


Les filles se sont finalement endormies au terme d’une autre soirée débridée au cours de laquelle elles ont de nouveau laissé libre cours à leur amour passionné, ponctué de tendresses saphiques, les cunnis s’étant succédé en alternance avec des baisers langoureux où les langues s’en furent donné à cœur joie. Le tout sans avoir, bien sûr, oublié de se livrer une fois de plus à leurs fantasmes les plus délirants:


— Viens, minet d’amour, refais-le-moi encore et viens m’enculer avec ton joli strapon!

— Petite biche cochonne! Allez, approche un peu que je prépare bien ton petit trou serré!


C’est encore une fois analement unies par leur chaîne-fétiche qu’elles se sont abandonnées aux bras de Morphée.

Mais survient toutefois dans la nuit un événement troublant. Alors que les deux tourterelles profitent d’un profond sommeil entrecoupé de mini-périodes de réveil au cours desquelles elles s’assurent toujours de la présence du corps étranger dans leur intimité, voici qu’une étrange silhouette a furtivement fait son apparition dans la pièce qu’elles occupent. Un spasme soudain et douloureux tire violemment Sophie de son sommeil alors qu’on lui arrache du cul l’objet qu’elle gardait au chaud. Le visage déformé par la douleur, se retournant avec peine, elle aperçoit devant elle la présence d’une jeune femme séduisante arborant cependant dans son visage un regard de fiel. Sa courte chevelure glauque jure avec l’élégance de l’intruse qui extrait avec la même violence le corps étranger que porte Alicia.


— Qui êtes-vous, et que venez-vous faire ici? demande la jeune rouquine agressée à l’adresse de l’inconnue.

— Vous m’avez rendue jalouse! clame l’indésirable créature. Je te sépare donc de ta dulcinée et je viens pour te l’enlever.


Alicia s’est entre-temps à son tour réveillée. C’est à la grande surprise de Sophie qu’elle exprime son soulagement:


— Cela m’a fait du bien de ne plus rien avoir dans les fesses, chuchote-t-elle faiblement. Mais ce que je me sens épuisée! Vais-je survivre à tout cela?


La plus jeune, à la fois désemparée par les événements et désolée de voir sa compagne à ce point abattue pour ne pas dire moribonde, tourne de nouveau la tête et voici: la cruelle visiteuse qui se dirige à présent vers Alicia a maintenant pris l’aspect d’une jeune et attirante fille aux cheveux de soleil et aux yeux bleu de mer. Ayant étreint dans ses bras la femme aux yeux pers, toujours sous le regard ébahi de Sophie, elle l’embrasse et se met à la baiser.


— Qui êtes-vous, et que venez-vous faire à ma meuf? Laissez-la-moi! l’implore l’autre qui au même moment fond en larmes.

— Elle en avait besoin, répond laconiquement la blonde. C’était pour son bien. Elle ira mieux maintenant. Je la garderai avec moi pour un temps, puis je te la rendrai.

— Mais qui es-tu? insiste Sophie qui sent maintenant une certaine familiarité s’établir entre elle et son inattendue interlocutrice.

— Une bienfaitrice. Un jour peut-être tu comprendras mais tu me détesteras d’abord. Je serai alors prête à l’assumer. Je vous aime toutes deux.


Ces mots prononcés, l’intruse unit de nouveau les deux filles en leur réintroduisant leurs boules enchaînées. Cette fois-ci, Sophie trouve l’exercice fort agréable et connaît un orgasme sous les soins de sa visiteuse alors que c’est maintenant une Alicia complètement régénérée qui se répand en larmes:


— Pardonne-moi, chérie, d’avoir été si conne!


***


Visiblement perturbée par le songe, Sophie n’en dit mot à sa nouvelle compagne de vie mais décide plutôt de se confier à sa mère Jasmine qui possède un certain don d’interprétation.


— Un malheur semble vous guetter, affirme tristement la sexo-psychologue à sa puce chérie. Une mésaventure qui pour un temps vous séparera, les filles. Une douloureuse épreuve. Vous serez entraînées dans une étrange histoire où on vous cherchera du mal en vous enlevant dans le but, peut-être, de vous asservir sexuellement.

— Mais qui est cette femme méchante qui apparaît soudainement dans ce songe et qui se transforme ensuite en sympathique jeune fille?

— Il s’agit d’une femme cruelle et perfide qui parviendra par ses manœuvres à vous enjôler puis à vous engeôler. Mais quelqu’un de très mystérieux interviendra pour vous sauver. En fait, je vois ici deux personnages, deux femmes tout à fait différentes, plutôt qu’une seule et même personne.


Elle ajoute, accentuant ainsi le caractère obscur du songe:


— Un esprit plane sur la deuxième femme. Un esprit bienveillant. Un être mystique se cache probablement derrière elle. Un homme peut-être, pourquoi pas?

— Je vais assurément détester cette femme si jamais je la rencontre!

— Mais peut-être qu’en apprenant la vérité tes sentiments changeront à son égard? Mais tout ça n’est qu’un rêve, ma puce. Tu ne devrais pas t’en formaliser à ce point!

— Mais je me sens tout de même inquiète et bouleversée par toute cette histoire!

— Allons viens, mon bébé, veut la rassurer Jasmine en prenant sa fille dans ses bras. On sait tous que tu as toujours eu une imagination débordante! Parle-moi plutôt de votre nuit de noces. As-tu bien mis en pratique les conseils que je t’avais donnés?

— Oh oui, Maman, tout ce que tu m’avais dit! J’ai été une jeune mariée aimante, abandonnée et soumise!

— Ton petit trou de derrière a bien supporté vos premiers rapports? Et qu’en fut-il de l’autre?

— Tu m’avais si bien entraînée, Mamichou. Et Alicia pour sa part sait très bien comment me cochonner, en douceur et avec ardeur!


Elle ajoute, sourire en coin:


— Et mon Ali m’a déflorée avec tout l’amour qu’on lui connaît!

— À la bonne heure! Et puisque maintenant tu n’es plus vierge nulle part, j’aurais une petite faveur à te demander.

— Tout ce que tu désires, Maman chérie! Que puis-je faire maintenant pour toi?

— Je me suis procuré un tout nouveau gode-ceinture. Long et flexible, il garantit des sensations incroyables. J’aimerais bien l’étrenner dans ta chaude grotte d’amour!


***


Le songe de Sophie, interprété par sa mère Jasmine, était-il prémonitoire ou n’était-ce que le produit de son imagination débridée?

Est-il véritablement annonciateur des événements qui attendent nos deux Maskoutaines dans leurs aventures à venir?

Et qui sont ces mystérieux personnages dont la jeune femme parle dans son rêve?

C’est ce que le lecteur aura l’occasion de découvrir en parcourant le récit suivant Le Resort.

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