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Il est des mirages...

Chapitre unique

Lettre à mon futur amant !

Divers

Il est des mirages…


Exercice difficile que de raconter l’inénarrable ! Mais pour vous, je veux essayer de revivre un moment que d’ordinaire, je ne réserve qu’à moi… Oui, celui-ci est uniquement pour vous !


Alors oui… tout commence par une musique douce, du piano. Un instrument qui me hante autant qu’il me fascine et duquel je joue avec plaisir. Mais ce soir, dans la douceur de ces notes qui s’égrènent, c’est d’un autre archet que se tirent et montent des sons différents. Frissons de renvois en rut majeur qui virevoltent sous les va et vient, ponctués par seulement des gémissements ou plaintes qui grimpent vers le ciel d’un salon confortable, cuisses entrouvertes et bouche béante.


Puis voilà que la lumière baisse, celle du jour, remplacée par la lampe aux couleurs tamisées. Et les yeux mi-clos, sur le divan, je prends quelques minutes pour gouter au calme de cette maison qui me transmet comme des murmures. Ceux-là, se font écho de ces frémissements que je voudrais vous offrir. Vous êtes roi sans couronne, vous êtes hôte privilégié d’un crépuscule naissant où les fantômes semblent surgir de partout, de nulle part. Vous êtes là et je suis presque à vous.


D’abord, je me redresse juste pour que glisse en corolle cette nuisette qui me couvre, qui me couve. Et sur les chevilles, le nylon voit chacun de mes pieds s’en extirper toujours en cadence avec une des quatre saisons d’un Vivaldi qui sanglote sur la chaine stéréo. Il n’y a plus rien à cacher, plus rien à démasquer, tout est libre de droits. Et l’assise du divan me reçoit pour ces instants magiques... ou que je voudrais tels.


Ma poitrine se soulève déjà un peu plus vite, oppressée, mais confiante de savoir que cinq nains vont venir très délicatement leur offrir un voyage. Les frères jumeaux de ces voyageurs abandonnent le flanc de ce corps que je laisse s’affaler plus profondément sur une couche de fortune. Et la danse, ou plutôt les danses débutent. Il y a ces deux petites pointes sombres sur des aréoles gonflées d’une impatiente impatience. Deux pics qui très vite se gorgent d’un afflux de sang en sachant pertinemment que la fête va les cueillir.


Les cinq lutins soudés, mais si indépendants, eux se frottent déjà entre mes deux cuisses qui sont si largement ouvertes que j’en imagine l’obscénité malheureuse. Et sur le plumeau de ce buisson qui camoufle la blessure, le plus ingénieux d’entre eux, index facétieux fait un premier aller et retour comme pour activer tous mes sens. La pente est douce, sans à coup et les prémices d’un frisson font de nouveau enfler cette poitrine à demi caressée. Seins d’un paradis languissant, qui semble vouloir venir crever le plafond de la solitude de la semi-nuit qui m’environne.


Sur le violon, le visiteur a changé de direction, il remonte en compagnie de son plus fidèle copain le majeur, pour venir entrouvrir les grandes lèvres, entrebâillant de la sorte la porte aux plaisirs. Une minuscule pince, vient allonger un téton dur comme du bois, pendant que bien plus bas, un petit chapeau de chair s’écarte pour faire vivre sa vie propre à ce clitoris chatouilleux. Il n’y a plus de vrai silence. Ce sont quelques soupirs qui tuent le calme, qui engendrent aussi des gémissements.


Au fil des secondes, les doigts qui font vibrer l’archet s’embuent d’une rosée de plus en plus visible. Mes yeux, cette fois sont complètement fermés et derrière les volets qui les obturent, des images folles viennent alimenter, soutenir le rythme, la cadence de cette branlette qui vous est destinée. Je pousse une sorte de cri rauque alors que l’étirement de ce second sein trop délaissé rattrape son retard sur son frère d’armes. Je mouille vraiment pendant que je caresse de plus en plus rapidement cette chatte qui se voudrait remplie.


Combien de temps dure cette branle avec au fond du crâne des images de bites, de queues qui dansent elles aussi ? Puis l’idée me prend que peut-être… oui peut-être, heureux hasard de la vie, loin de cette pièce où je veux jouir, votre main serre ce qui fait défaut à mon ventre. Les images deviennent folie et mes sens en alerte m’irradient d’une chaleur insoutenable…


Je serre les dents et mes suisses se referment dans un claquement sur cette patte qui me fait jouir… en rêvant que vous éjaculez d’un jet si puissant que tout mon ventre en est souillé. Pour m’assurer que je ne vis qu’un songe, je porte mes doigts à mes lèvres et… désolations… il n’y a que mes sécrétions pour toute saveur…


Eaux d’amour, odes d’amour aux gouts incertains, rêves lointains qui font vagabonder les esprits, vous venez humecter mes lèvres de saveurs chaque fois différentes. Mais n’est-ce pas là aussi un bienfait de cette mère Nature qui nous anime tous ? Les recettes de cuisine n’ont jamais, bien que réalisées par un identique maitre queue, un bouquet parfait. Trop ceci, pas assez cela et l’éternel insatisfait se perd en conjectures.


Ma main au repos, les images dans ma tête, enfin calmée, haletante de votre absence, il ne reste donc qu’une bonne douche pour remettre en place cette caboche dont vous ignorez toujours les traits. Pourtant, je suis déjà prête à faire ce chemin de moi à vous, de vous à moi, et de nous à nous. La peau douce est empreinte d’une fragrance délicate, je peux désormais me reposer sur un duvet d’oie ou s’étale ma chevelure.


Vous veillez sur mon sommeil, et mes songes sont emplis de cuir, de cris, de douleurs douceurs. Mon corps transpire une attente qui se joue des espaces, des kilomètres et même de l’heure et du temps qui passe. Vous êtes là, niché au fond d’un cœur qui bat le tocsin à la moindre alerte d’un message… Et à mon réveil, écran désespérément vide de vos mots, j’enrage de ne pas vous lire. Je reviendrai toutes les heures de cette longue journée. Pour croire encore en ce courrier promis et si long à arriver.


Pas encore dans ma boite mail ?


Dommage ! Mais ça viendra… j’en suis certaine.



Bonne nuit à vous si vous lisez ces mots, sinon, bon réveil demain matin.


Louise


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